Accueil

rugby

Rubriques

>> Toutes les rubriques <<
· Batista (60)
· Big Show (15)
· Bobby Lashley (12)
· Carlito (17)
· Catcheuses (48)
· Chanteurs (29)
· Cinema (11)
· Cody Rhodes (1)
· D-X (14)
· Dessin wwe (14)
· Edge (40)
· Football (111)
· Gagner de L'argent (1)
· Hardy Boys (19)
· Jeff Hardy (70)
· Jeux video (17)
· John cena (64)
· Kaka (4)
· Kane (24)
· King Booker (9)
· Kofi Kingston (1)
· Kurt Angle (21)
· Les Simpsons (2)
· Mark Henry (3)
· Matt Hardy (26)
· MVP (2)
· Pirlo (4)
· Poème (10)
· PPV WWE (84)
· Randy Orton (51)
· Rey Mysterio (33)
· Ric flair (16)
· Rob Van Dam (15)
· Ronaldinho (3)
· Rugby (10)
· Shawn michaels (42)
· Shelton Benjamin (2)
· Steve Austin (1)
· Super voitures (22)
· T-shirt de la WWE (11)
· The Great Khali (6)
· The Miz (1)
· The Rock (32)
· The Undertaker (43)
· Triple H (48)
· Umaga (13)

Rechercher
Derniers commentaires

tes con tes nul tes moche...
(Voir la suite)
Par Anonyme, le 23.11.2009

trop belle t ai ma prefere avec jonh cena...
(Voir la suite)
Par Anonyme, le 23.11.2009

il est trés fort et c'est mon fan...
(Voir la suite)
Par Anonyme, le 22.11.2009

cest bien...
(Voir la suite)
Par Anonyme, le 22.11.2009

john cena il est tro bo c le 1 de ma la liste des catcheur je t aime tro ...
(Voir la suite)
Par oceane, le 22.11.2009

foivg...
(Voir la suite)
Par Anonyme, le 22.11.2009

je m appelle ylan je suis ton plus grand fan j aimerais bien te rencontrer...
(Voir la suite)
Par Anonyme, le 21.11.2009

je taime a mort jhon t mon frere jmappelle fares et je rve de te voire...
(Voir la suite)
Par Anonyme, le 21.11.2009

www.comboutiqu e.com/loba-mod e tee shirt de dx et d'autres tee shirts...
(Voir la suite)
Par Anonyme, le 21.11.2009

john cena et bien meilleur que randy orton et c gugus et puis il va se faire demolire par l'equipe de mvp...
(Voir la suite)
Par julien, le 21.11.2009

il vont se fair demolir par mon pere ...
(Voir la suite)
Par luther, le 21.11.2009

il vont se faire demolir par mon pere ...
(Voir la suite)
Par Anonyme, le 21.11.2009

tu es trop beau jhon cena!!!!!!!!!! !! ...
(Voir la suite)
Par Anonyme, le 21.11.2009

tu es archie fort je t'adort rey mysteyrio...
(Voir la suite)
Par Anonyme, le 21.11.2009

jtd jef hardy...
(Voir la suite)
Par Anonyme, le 21.11.2009

Articles les plus lus

· Des Bruits sur Batista
· triple H
· Maria Kanellis
· Stacy Keibler
· john cena

· john cena
· rey misterio
· big show
· Batista
· encore une fois Batista
· matt hardy
· John Cena
· jeff hardy
· Ric Flair
· Pirlo

Voir plus
 

Statistiques

Date de création : 23.07.2007
Dernière mise à jour : 20.11.2009
1618 articles


Blogs et sites préférés

· rap974
· shockeygiant
· mysterio91
· tripleh974
· wwe-champions
· wwe


rugby

Afrique Du Sud

Publié le 06/10/2007 à 12:00 par shawnmichaels974
Afrique Du Sud

Afrique du Sud Afrique du Sud
Surnom les Springboks
Stade {{{stade}}}
maillot vert, col jaune or maillot vert, col jaune or maillot vert, col jaune or
short blanc
bas vert, rayure jaune or
 
'
Entrée au Board 1949
Sélectionneur Jake White
Capitaine John Smit
Record de sélections Percy Montgomery : 89
Record de points Percy Montgomery : 808
Record d'essais Joost van der Westhuizen : 38
Premier match officiel
30 juillet 1891
Lions britanniques et irlandais 4 - 0 Afrique du Sud
Plus large victoire
11 juin 2005
Afrique du Sud Afrique du Sud 134 - 3 Japon Japon
Plus large défaite
23 novembre 2002
Angleterre Angleterre 53 - 3 Afrique du Sud Afrique du Sud
Coupe du Monde
-Phases finales
-Meilleur résultat
Phases finales : 3
1er (1995)
Tri-Nations
Tournoi des six nations
{{{nombre de victoires aux 6 nations}}} fois vainqueur,
dont {{{nombre de Grand chelems}}} Grand chelems
Tournoi des six nations
voir Rugby à XV

L'équipe d'Afrique du Sud de rugby à XV est l’équipe nationale de rugby à XV d'Afrique du Sud.

En raison de son palmarès, elle est considérée comme l’une des meilleures sélections nationales au monde et est actuellement troisième au classement des équipes nationales de rugby[1].

Elle porte le surnom de « Springboks », du nom des gazelles d'Afrique méridionale, et dispute chaque année le Tri-Nations contre les équipes de Nouvelle-Zélande et d’Australie; elle effectue aussi régulièrement des tournées pour se confronter aux équipes européennes qu'elle affronte tous les quatre ans lors de la coupe du monde de rugby.

Rivale séculaire des All Blacks, l'équipe néo-zélandaise, la sélection sud-africaine a souffert de son isolement. Longtemps mise à l'index en raison de la politique d'apartheid, l'équipe d'Afrique du Sud n'a pas attendu longtemps pour retrouver son rang dans la hiérarchie mondiale. Les Springboks enlèvent en effet le titre de champion du monde à domicile en 1995.
Sommaire
[masquer]

* 1 Historique
o 1.1 Introduction du rugby
o 1.2 Premières compétitions internationales
o 1.3 Le début de la légende de l'Afrique du Sud
o 1.4 La meilleure nation du rugby à XV (1919-1939)
o 1.5 Au sommet du rugby mondial (1949-1955)
o 1.6 Passage de témoin (1956-1969)
o 1.7 (1970-1979)
o 1.8 (1980-1991)
o 1.9 Retour couronné de titres (1992-1999)
o 1.10 Le nouveau millénaire (2000-2007)
o 1.11 Palmarès
+ 1.11.1 Coupe du monde
+ 1.11.2 Tri-Nations
* 2 Tenue, emblème du XV sud-africain
o 2.1 La tenue vestimentaire
o 2.2 Les « Springboks »
* 3 Stades
* 4 Statistiques
o 4.1 Statistiques sur les matchs
o 4.2 Statistiques concernant les joueurs
+ 4.2.1 Record de sélections
+ 4.2.2 Record d'essais
+ 4.2.3 Record de points
+ 4.2.4 Record de capitanats
* 5 Composition du XV sud-africain
o 5.1 L'équipe actuelle
+ 5.1.1 Les avants
+ 5.1.2 Les arrières
o 5.2 Joueurs emblématiques
o 5.3 Entraîneurs notables
* 6 Annexes
o 6.1 Notes & références
o 6.2 Bibliographie
o 6.3 Articles
o 6.4 Articles connexes
o 6.5 Liens externes

Historique [modifier]

Introduction du rugby [modifier]

Premières compétitions internationales [modifier]
Lions britanniques - Colonie du Cap, en 1891, première rencontre de la tournée
Lions britanniques - Colonie du Cap, en 1891, première rencontre de la tournée

La première tournée des Lions britanniques a lieu en 1891, avec le déplacement financé par Cecil Rhodes le premier ministre de la colonie du Cap et le président Paul Kruger de la république du Transvaal. Ce sont les premiers matchs représentatifs disputés par les équipes sud-africaines, qui apprenaient encore le jeu. Les touristes jouent et gagnent un total de vingt parties, ne concédant qu'un seul essai dans toute la tournée. Trois matchs disputés contre des équipes régionales sont considérés comme des tests, quoique l'« Afrique du Sud » n'existe pas encore comme unité politique en 1891. Un des évènements marquants de la tournée est que l'équipe britannique offre la Currie Cup au Griqualand West, pour avoir fourni la meilleure opposition. Les Britanniques ne l'avaient emporté que 0-3 contre eux[2].

L'équipe d'Afrique du Sud dispute quatre test matchs en 1896 contre les Lions britanniques. Le 30 juillet 1896 l'équipe conduite par Ferdie Aston dispute le premier test match contre les Lions britanniques et perd 8-0. Le 5 septembre 1896 Fairy Heatlie conduit les Sud-africains au Cap au Newlands Stadium, pour une victoire 5-0. La série est perdue 3 tests à 1 mais c'est la première victoire des Sud-africains sur les Lions britanniques[3]. Les avants sud-africains sont déjà impressionnants.

Le début de la légende de l'Afrique du Sud [modifier]
Article détaillé : Grand chelem en rugby à XV de l'Afrique du Sud en 1912-1913.
Paul Roos capitaine en 1906
Paul Roos capitaine en 1906

L'équipe d'Afrique du Sud dispute trois tests match en 1903 contre les Lions britanniques. Le temps des tournées faciles est terminé. Le 12 septembre 1903 l'équipe conduite par Ferdie Aston remporte le troisième test match contre les Lions britanniques 8-0, après deux matchs nuls[4]. Il faudra attendre un demi-siècle pour que les Sud-africains perdent une série de test matchs à domicile ou à l'extérieur.

Les Sud-africains font une tournée en Grande-Bretagne et en Irlande en 1906. Ils y gagnent un nom, les Springboks et ils marquent l'histoire. Ils perdent contre l'Écosse 6-0, ils l'emportent 15-12 contre l'Irlande et surtout ils battent le pays de Galles 11-0 à Swansea. Ils font match nul ensuite à 3-3 contre l'Angleterre[5],[6]. Le dernier match non officiel de la tournée est une large victoire 55 - 6 sur la France à Paris. La France est représentée par les deux clubs parisiens: le Stade Français et le Racing Club de France. L'équipe officielle joue en même temps contre l'Angleterre. Les Springboks inscrivent 13 essais... 4 ans seulement après la Guerre des Boers qui a divisé le pays opposant les « Afrikaners » aux « Coloniaux britanniques », les Springboks rassemblent les deux parties autour d'un maillot, d'une cause: battre les équipes de rugby à XV britanniques et irlandaise.
Springboks en 1906
Springboks en 1906

L'équipe d'Afrique du Sud de rugby à XV devient la meilleure du rugby mondial, aucune nation ne pourra les battre dans une série de test matchs pendant 50 ans.

En 1910 les Lions britanniques se déplacent en Afrique du Sud. Deux victoires et une défaite permettent aux Springboks de remporter la série.

Avant une interruption due à la première Guerre mondiale les Springboks font une tournée en Grande-Bretagne, en Irlande et en France en 1912-1913. Les Springboks rentrent dans l'histoire. Ils l'emportent sur l'Écosse 16-0, l'Irlande 38-0, sur le pays de Galles 3-0, ils gagnent l'Angleterre 9-3. Ils gagnent ensuite au Bouscat 38-5 contre la France. C'est le premier grand chelem.

La meilleure nation du rugby à XV (1919-1939) [modifier]
Article détaillé : Grand chelem en rugby à XV de l'Afrique du Sud en 1931-1932.

La rivalité entre les Springboks et les All Blacks[7] commence en 1921 à l’occasion d’une tournée des Springboks en Nouvelle-Zélande. Cette première confrontation se conclut sur une égalité entre les deux équipes (une victoire, une défaite et un match nul)[8]. La rivalité entre All Blacks et Springboks se poursuit aujourd'hui avec les trois rencontres annuelles du Tri-Nations.

En 1924 les Lions britanniques reviennent en Afrique du Sud. Trois victoires et un nul consacrent les Springboks[9].

Les All Blacks font leur première tournée en Afrique du Sud en 1928. Cette tournée se solde par une égalité entre les deux équipes[10]. Les Néo-zélandais perdent à Durban (0-17) et à Port Elizabeth (6-11) mais l’emportent à Johannesburg (7-6) et au Cap (13-5). Le bilan des All Blacks est globalement positif avec 5 défaites seulement en 23 rencontres contre les Springboks ou des équipes de provinces sud-africaines.

Les Springboks font une tournée en Grande-Bretagne et en Irlande en 1931-1932. Ils battent le pays de Galles 8-3 à Swansea, ils l'emportent 8-3 contre l'Irlande. Ils gagnent le 2 janvier ensuite 7-0 contre l'Angleterre. Puis ils battent l'Écosse 6-3 avec deux essais de Danie Craven et du capitaine Bennie Osler. C'est un nouveau grand chelem. Flip Nel participe également à la tournée.

Les Wallabies effectuent leur première tournée en Afrique du Sud en 1933 pour une série de cinq test matchs, qui est gagnée par les Springboks 3 victoires à 2. Ce sont leur premières confrontations[11].
équipe d'Afrique du Sud de 1937
équipe d'Afrique du Sud de 1937

En 1937, les Springboks rendent visite d'abord aux Wallabies (2-0), puis les Springboks remportent leur série contre les All Blacks (2-1) lors d'un passage en Nouvelle-Zélande[12]. Les All Blacks remportent le premier test match mais s’inclinent lors des deux suivants. Ils ont affaire à forte partie car cette équipe d'Afrique du Sud de 1937 est parfois décrite comme la meilleure qui ait joué en Nouvelle-Zélande[13]. Ferdie Bergh, Gerry Brand, Danie Craven, Boy Louw, Fanie Louw, Flip Nel et Dai Williams participent à la tournée.

En 1938 les Lions britanniques sont à nouveau en Afrique du Sud. Deux victoires et une défaite laissent une nouvelle fois les Springboks vainqueurs finaux[14].

Au sommet du rugby mondial (1949-1955) [modifier]
Article détaillé : Grand chelem en rugby à XV de l'Afrique du Sud en 1951-1952.

Après une interruption due à la seconde Guerre mondiale de 11 ans, le premier test match d'une série de quatre se dispute en 1949 contre l’équipe de Nouvelle-Zélande. Les All-Blacks n'emportent aucun match de cette série[15], perdant 15-11, 12-6, 9-3, 11-8. Danie Craven débute comme entraîneur en 1949, et il commence sa carrière en réalisant un exploit: série victorieuse 4-0. Les Springboks enchaînent 10 victoires consécutives[16], les Springboks font une tournée en Grande-Bretagne, en Irlande et en France en 1951-1952. Les Springboks de 1951-1952 ont marqué l'histoire. Ils l'emportent sur l'Écosse 44-0, l'Irlande 17-5, sur le pays de Galles 6-3, ils gagnent l'Angleterre 8-3. Ils gagnent ensuite à Paris 25-3 contre la France après une victoire contre les Barbarians. Hansie Brewis, Salty Du Rand, Chris Koch, Hennie Muller font partie de cette tournée.

En 1953, les Springboks dispute une série de 4 matchs contre les Wallabies et pour le premier test à l'Ellis Park, c'est une victoire de l'Afrique du Sud 25-3. Les Australiens sortent applaudis debout le 5 septembre 1953 à Newlands au Cap après une victoire 18-14 dans le 2e test. Le capitaine wallaby John Solomon est porté en triomphe par deux joueurs sud-africains[17]. C'était la première défaite des Springboks depuis 15 ans et 1938[18],[19]. Les deux matchs suivants se traduisent par deux victoires sud-africaines.

En 1955 les Lions britanniques se déplacent en Afrique du Sud. Deux victoires et deux défaites aboutissent à un résultat équilibré. L'année suivante les Springboks gagnent les deux rencontres contre les Wallabies.

Passage de témoin (1956-1969) [modifier]
Article détaillé : Grand chelem en rugby à XV de l'Afrique du Sud en 1960-1961.

Les Sud-africains se déplacent ensuite en Nouvelle-Zélande, et la série est perdue trois défaites à une au bénéfice des All Blacks[20]. La tournée des Springboks en Nouvelle-Zélande de 1956 voit la suprématie mondiale du rugby changer de tête: les Springboks perdent la place de numéro 1 au bénéfice du pays du long nuage blanc. La machine verte et or n'avait jamais été battue dans une série depuis 1896. Dans les deux premières tournées des Springboks en Nouvelle-Zélande ils avaient réalisé un bilan équilibré (1921: 1 victoire, 1 défaite, 1 match nul) et remporté la seconde série (1937: pour les Springboks 2 victoires, pour les All Blacks 1 victoire).

Les Springboks affrontent en 1958 les Français dans une série historique pour les Bleus. Le 16 août 1958, l'équipe de France remporte sa première victoire par 9-5 face aux Springboks à l'Ellis Park de Johannesburg, sous la conduite de Lucien Mias[21],[22], le Docteur Pack. La tournée en Afrique du Sud de l'équipe de France, pourtant handicapée par plusieurs absences, est un succès complet car lors du premier match elle avait fait match nul 3-3.

En 1960, après avoir avalé le hors d'oeuvre écossais, les Springboks disputent à domicile une série de quatre matchs contre les All Blacks. Le résultat est satisfaisant : victoire 13-0, défaite 3-11, match nul 11-11 et la dernière victoire 8-3 permet de remporter la série.

Les Springboks enchaînent sur une tournée en Grande-Bretagne, en Irlande et en France en 1960-1961. Les Springboks de 1960-1961 rejoignent les glorieuses générations précédentes dans l'histoire en réalisant un grand chelem. Ils l'emportent sur sur le pays de Galles 3-0, l'Irlande 8-3, ils gagnent l'Angleterre 5-0 et enfin l'Écosse 12-5. Ils jouent ensuite à Paris et concèdent un 0-0 contre la France. Johan Claassen, Frik du Preez, Jannie Engelbrecht, John Gainsford font partie de cette tournée.

L'équipe d'Afrique du Sud dispute quatre test matchs en 1962 contre les Lions britanniques. Les Springboks gagnent les trois derniers tests après le match nul initial. Johan Claassen dispute là ses dernières sélections.

En 1963 la réception des Australiens est sanctionnée par un partage des victoires 2-2. Les Wallabies gagnent même deux matchs consécutifs en Afrique du Sud, performance jamais plus réalisée depuis les Lions britanniques en tournée en 1896. Et en 1964 si les Gallois sont largement battus, la France l'emporte 8-6 en Afrique du Sud, début d'une série de sept défaites consécutives. L'Irlande, l'Écosse, l'Australie deux fois, enfin la Nouvelle-Zélande par deux fois aussi, battent les Springboks. L'équipe est assez inexpérimentée devant, seul Frik du Preez compte une dizaine de sélections. Une victoire contre les All Blacks met fin à cette série calamiteuse.

En 1967 les Springboks et les Français s'affrontent à quatre reprises, le dernier mot revient aux Sud-africains. Les Bleus ont gagné durant cette décennie leurs lettres de noblesse. En 1968 l'Afrique du Sud gagne de nouveau trois tests pour un match nul contre les Lions britanniques. En 1969 c'est une série victorieuse 4-0 contre les Wallabies.

(1970-1979) [modifier]

(1980-1991) [modifier]

Retour couronné de titres (1992-1999) [modifier]
Articles détaillés : Afrique du Sud en coupe du monde de rugby 1995, Équipe d'Afrique du Sud du Tri-nations 1998 et Afrique du Sud en coupe du monde de rugby 1999.

Jusqu'aux années 1990, le bilan cumulé des Springboks dans les confrontations directes avec chaque nation affrontée est positif. La politique de l'apartheid est abolie le 30 juin 1991. L'Équipe d'Afrique du Sud de rugby à XV est de nouveau admise dans le concert international en 1992 et il faut d'abord lutter pour retrouver le haut niveau.

La première rencontre pour le retour voit les Springboks perdre 27-24 à domicile contre les All Blacks le 15 août 1992.[23] Seuls Naas Botha et Danie Gerber ont une dizaine de sélections à leur actif.[24] Les résultats difficiles s'enchaînent : défaite 26-3 à domicile contre les Wallabies le 22 août 1992, une victoire 20-15 et une défaite 29-16 contre la France, une défaite 33-16 contre les Anglais lors de la tournée d'automne 1992.

Les Sud-africains perdent les séries contre la France et l'Australie lors de la tournée de juin 1993 des Bleus (1 nul, 1 défaite 17-18) et la visite en juillet-août des Springboks en Australie (1 victoire, 2 défaites). Après une tournée en Nouvelle-Zélande l'été 1994 qui se solde par 2 défaites et un nul, Ian McIntosh (4 victoires, 2 nuls et 6 défaites) est renvoyé, il a fait guère mieux que John Williams (1 victoire et 4 défaites) en 1992. Kitch Christie prend les rênes de l'équipe, il mènera l'équipe à 14 victoires consécutives, l'heure est pourtant au doute avant le grand rendez-vous.[25]

La coupe du monde de rugby à XV 1995 s'est tenue en Afrique du Sud du 25 mai au 24 juin 1995.

Pour leur coupe du monde, les Sud-africains jouent dans le groupe A avec l'Australie, la Roumanie et le Canada. Les Sud-africains battent l'Australie tenante du titre 27-18[26], puis la Roumanie 21-8 et le Canada 20-0. Les Sud-africains terminent premiers de poule, ils affrontent les Samoa. Ils l'emportent 42-14. Le samedi 17 juin 1995, la France en demi-finale est opposée à l’Afrique du Sud, chez elle, dans son stade du Kings Park de Durban[27], la pelouse est inondée, le coup d’envoi est repoussé, dans des conditions difficiles les Sprinboks gagnent 19-15.

Les All Blacks sont favoris pour la finale : ils remportent facilement leur poule puis éliminent l'Écosse en quart de finale et l'Angleterre en demi finale. Jonah Lomu se met en évidence en marquant quatre essais lors de la demi finale. Les Néo-zélandais s'inclinent de peu en finale contre les Springboks (12-15) au terme d'un match très disputé pendant lequel aucun essai n’est marqué[28]. Thierry Lacroix est le meilleur réalisateur (112 points), Mark Ellis et Jonah Lomu sont les meilleurs marqueurs d’essais avec 7 essais chacun. Cette coupe du monde est forte en symboles : François Pienaar, capitaine des Springboks, reçoitt des mains de Nelson Mandela, premier Président noir du pays, le trophée William Webb Ellis. Nelson Mandela revêt le maillot de François Pienaar. Elle symbolise la naissance d'une nation, avant les ethnies vivaient séparées par l'apartheid jusqu'au début des années 90. Chester Williams est le seul joueur non-blanc de l'effectif d'Afrique du Sud qui est victorieux de la Coupe du Monde 1995.
Le Newlands Stadium acceuille les Stormers pour le Super 12/14
Le Newlands Stadium acceuille les Stormers pour le Super 12/14

Cependant, le milieu des années 1990 fait entrer le rugby sud-africain dans une nouvelle ère. La création des tournois du Tri-Nations et du Super 12, et le passage à l'ère du rugby professionnel donnent au rugby à XV une vitrine. Ils attirent les médias et les sponsors, révolutionnent la préparation physique et améliorent le niveau de vie des meilleurs joueurs. Le rugby se professionnalise en 1995[29]. Les trois nations principales de l'hémisphère Sud dans le domaine du rugby se regroupent et forment SANZAR[30] qui est chargé de vendre les droits de diffusion télévisuelle du Super 12 et du Tri-nations.

Si tout un peuple a soutenu les Springboks lors de la coupe du monde en 1995, l'ouverture au peuple noir se fait attendre et des crises éclatent. Kitch Christie, atteint de leucémie, doit quitter son poste. L'entraîneur Andre Markgraaff part en 1997 à cause de commentaires racistes et son successeur Carel du Plessis eest renvoyé en 1997 et remplacé par Nick Mallett. Sous sa direction, les Springboks réalisent une série record de dix sept matchs victorieux consécutifs, série qui s'achève en décembre 1998 contre les Anglais à Twickenham. La même année, l'Afrique du Sud remporte le tri-nations. Le groupe s'appuie sur des avants solides et conquérants, James Dalton, Adrian Garvey, Mark Andrews, André Venter et Gary Teichmann le capitaine, des demis efficaces Joost van der Westhuizen et Henry Honiball.

La coupe du monde 1999 commence par une polémique nationale au sujet de l'exclusion du capitaine Gary Teichmann du groupe. Malgré des scores record contre l'Italie puis l'Angleterre (44-21), l'Afrique du Sud est éliminée en demi-finale par les futurs vainqueurs, les Australiens.

De 1990 à 1999, pendant cette période, l'équipe d'Afrique du Sud a disputé 82 matchs et remporté 54 victoires, soit 66% de réussite.

Les Springboks jouent 4 matchs contre les Écossais et compte 4 victoires, 6 matchs contre les Argentins pour 6 victoires, 3 matchs contre les Irlandais pour 3 victoires ; ils gagnent également 100% de leurs rencontres contres les Italiens, le Canada, l’Espagne, les Fidji, la Roumanie, les Samoa, le Tonga. Les Sud-africains jouent 6 matchs face aux Gallois et ils en remportent 5, contre les Français, le bilan est de 6 victoires pour 2 défaites et un nul, avec une série de 5 victoires consécutives entre 1994 et 1999. Le XV de la rose est largement dominé par les Springboks (5 défaites, 3 victoires) dans les duels qui les opposent, en particulier le quart de finale de la CM 1999.

Les Springboks ont moins de réussite face aux nations de l’hémisphère Sud, ils présentent à cette époque le bilan le plus défavorable de leur riche histoire contre ces grandes nations. Ils présentent un bilan équilibré face aux Wallabies avec sept victoires pour sept défaites, dont une victoire par 27-18 en match de poule de la CM 1995 et une défaite serrée en demi finale de la CM 1999[31].

Les Springboks sont dominés par les All-Blacks (11 défaites, 5 victoires, 1 nul). Mais ce sont les Sud-africains qui ont remporté leur duel lors de la finale de la CM 1995, lors de la petite finale de la CM 1999.

Le nouveau millénaire (2000-2007) [modifier]
Articles détaillés : Afrique du Sud en coupe du monde de rugby 2003, Équipe d'Afrique du Sud du Tri-nations 2004 et Afrique du Sud en coupe du monde de rugby 2007.
Bob Skinstad capitaine de juin 2001 à juin 2002
Bob Skinstad capitaine de juin 2001 à juin 2002

En février 2004 Jake White devient le nouveau sélectionneur. Il a eu auparavant en charge l'équipe des moins de 21 ans, qui a gagné la coupe du monde des moins de 21 ans en 2002.

Les Springboks débutent contre l'Irlande, les deux rencontres se soldent par deux victoires. Après une victoire contre le pays de Galles et les îles du Pacifique, le Tri-nations 2004 sert de test. L'équipe d'Afrique du Sud remporte le tournoi avec seulement deux victoires. Les Sud-africains ambitionnent de faire aussi bien que les glorieux anciens et tentent un grand chelem en tournée dans les îles britanniques et irlandaise fin 2004. Ils perdent contre les Anglais après avoir perdu de manière controversée le match contre les Irlandais. Même si l'objectif ambitieux n'est pas atteint, les Springboks ont gagné le pays de Galles et l'Écosse. Ils ont dominé l'année 2004 et trustent les titres certes sans importance: meilleur équipe, meilleur entraîneur et Meilleur joueur du Monde IRB avec un jeune talent de 21 ans Schalk Burger. Avec la deuxième ligne Bakkies Botha-Victor Matfield, le capitaine John Smit et le retour d'Os du Randt et de Percy Montgomery, les fondements sont solides.

La saison 2005 confirme la bonne santé du rugby sud-africain. La première rencontre contre l'Uruguay affole les compteurs: score record (134-3), et Tonderai Chavhanga dépasse le record de Stefan Terblanche d'essais inscrits sur un match avec six réalisations. L'équipe termine deuxième du tri-nations alors que les résultats ont été meilleurs qu'en 2004: Afrique du Sud 22–16 Australie, Afrique du Sud 22–16 Nouvelle-Zélande, Australie 19–22 Afrique du Sud et Nouvelle-Zélande 31–27 Afrique du Sud. Les All Blacks terminent également avec trois victoires et comptent davantage de points de bonus.

En 2006, après deux victoires contre l'Écosse, la situation dégènère: défaite à domicile contre la France qui met fin à une longue invincibilité à domicile, défaite 49-0 à Brisbane contre les Wallabies, trois autres défaites suivent dans le tri-nations, avant de relever la tête et de l'emporter contre les All Blacks et les Wallabies... La tournée d'automne en Europe s'achève sur une victoire 25-14 en Angleterre après une première défaite contre ces Anglais et une défaite en début de tournée contre les Irlandais.

En 2007, à l'occasion de la tournée de mai-juin, l'équipe d'Afrique du Sud et l'équipe d'Angleterre s'affrontent. Les deux rencontres se soldent par deux très nettes victoires des Springboks.

Un dernier test avant la Coupe du monde 2007 sera fourni par le Tri-Nations 2007.
Attaque sud-africaine lors de la Coupe du monde de rugby à XV 2007
Attaque sud-africaine lors de la Coupe du monde de rugby à XV 2007

Le premier match oppose les Springboks aux Wallabies. Or, depuis 1992, en quatorze rencontres disputée sur le sol sud-africain, les Wallabies ne l'ont emporté qu'à deux reprises (1992 et 2000) pour 12 défaites. Et le résultat (victoire 22-19 des Sud-africains) est dans la lignée... Mais Jake White n'a qu'un objectif: la Coupe du monde. S'il présente une équipe-type contre la Nouvelle-Zélande qui l'emporte difficilement 26-21, les deux derniers matchs du tournoi sont l'occasion de faire tourner l'effectif.

L'Afrique du Sud fait partie des favoris pour la victoire finale lors de la Coupe du monde de rugby 2007 qu'elle dispute en France. Elle entame brillamment la Coupe du monde en produisant un match sérieux, engagé et appliqué contre une vaillante opposition, les Samoa qu'elle bat 59-7. Pour le choc contre les tenants du titre, les Springboks sont encore une fois présents, très appliqués dans le jeu au pied et très réalistes, punissant les Anglais 36-0.

Palmarès [modifier]
Coupe Webb Ellis
Coupe Webb Ellis

* Coupe du monde de rugby 1995
* Tri-nations : 1998 et 2004
* Coupe d'Afique des Nations 2000, 2001

Coupe du monde [modifier]

Le tableau suivant récapitule les performances des Sud-africains en coupe du monde. Les Springboks ont gagné l'épreuve dès leur première participation.
Performances de l'Afrique du Sud en Coupe du monde.[32]
Édition Organisateur Place Commentaire
1987 Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande & Australie Australie Absent
1991 Angleterre Angleterre[33] Absent
1995 Afrique du Sud Afrique du Sud 1er voir Afrique du Sud CM 1995
1999 Pays de Galles[34] 3e voir Afrique du Sud CM 1999
2003 Australie Australie 1/4 finaliste voir Afrique du Sud CM 2003
2007 France France voir Afrique du Sud CM 2007

Tri-Nations [modifier]

Le Tri-nations est un championnat annuel entre les équipes de Nouvelle-Zélande, Australie et Afrique du Sud, la première édition a eu lieu en 1996. L'Afrique du Sud l'a remporté en 1998 et en 2004.

À partir de l’édition 2006, chaque équipe rencontre trois fois ses adversaires, soit un total de six matchs par équipe.

Tenue, emblème du XV sud-africain [modifier]

La tenue vestimentaire [modifier]
Un ancien maillot.
Un ancien maillot.

Les Springboks jouent en vert et or. Le maillot a toujours comporté un col de couleur or. Les joueurs portent également un short blanc et des chaussettes vertes avec deux cercles jaunes et le logo de l'équipementier. Le drapeau national est visible sur la manche. Les joueurs ont également un maillot alternatif de couleur blanche. Quand l'équipe d’Australie fait sa première tournée dans le pays en 1933 les visiteurs portaient des maillots bleu ciel afin d'éviter toute confusion, les deux équipes étant toutes les deux en vert sombre à l'époque. En 1953 lors d'une nouvelle tournée des Wallabies, les hôtes portaient un maillot blanc[35]. Lors d'un test-match contre l'Irlande en novembre 2006, les sud-africains portaient une réplique du maillot porté par leurs prédécesseurs en 1906 : un tee-shirt vert avec un col blanc, un short et des chaussettes bleus. Aucun sponsor n'apparaissait. Toutefois le springbok sur le maillot sautait dans la direction opposée à d'habitude[36].

Le maillot est actuellement fabriqué par la société Canterbury of New Zealand et sponsorisé par Sasol[37]. Sasol est une entreprise de l'industrie chimique basée en Afrique du Sud. C'est la 2e entreprise d'Afrique du Sud derrière Old Mutual et la 3e entreprise d'Afrique[38].

Les « Springboks » [modifier]
Un springbok
Un springbok

Les Sud-africains sont surnommés Springboks en référence au springbok, une gazelle d'Afrique méridionale dont le nom afrikaner signifie « bouc sauteur » de par son aptitude à exécuter de grands bonds lorsqu'il est poursuivi par un prédateur tel que le guépard, le lion ou le léopard. Il constitue la seule espèce du genre Antidorcas.

Le nom trouve ses origines dans la première tournée de 1906-1907 en Grande-Bretagne et n'était pas réservés qu'à l'équipe formée seulement de joueurs blancs[39]. La Nouvelle-Zélande vient de se produire, et les médias britanniques l’ont baptisée All Blacks en référence à la couleur de la tenue des joueurs. Les médias demandent alors aux Sud-africains de se trouver un surnom.

Le logo de l'équipe d'Afrique du Sud est dans le coin supérieur gauche du maillot.

Stades [modifier]
Carte d'Afrique du Sud montrant les principales villes du pays
Carte d'Afrique du Sud montrant les principales villes du pays

Contrairement aux équipes nationales européennes, l'équipe nationale ne joue pas dans un stade privilégié pour les rencontres à domicile. Ils jouent dans la plupart des grands stades d'Afrique du Sud, ce qui permet à la fédération sud-africaine de ne pas privilégier un État par rapport aux autres. Parmi les stades utilisés se trouve l'Ellis Park de Johannesburg, avec une capacité de 60 000 spectateurs. Les Springboks jouent également au Lotus Versfield de Pretoria, au Newlands Stadium du Cap, à l'ABSA Stadium de Durban, à l'EPRFU Stadium de Port Elizabeth, lieu de leur première rencontre internationale. La plupart des stades utilisés appartiennent aux fédérations provinciales.

Les Springboks ont un net avantage sur les équipes en tournée quand ils jouent en altitude dans la province de Gauteng. Les matchs à l'Ellis Park ou au Loftus Versfeld posent des problèmes physiques, et influent sur des facteurs du match, comme la longueur plus grande des coups de pied de déplacement.[40] Des joueurs pensent au contraire que c'est un problème d'état d'esprit plutôt qu'une difficulté physique.

Statistiques [modifier]

Statistiques sur les matchs [modifier]

Le tableau suivant dresse le bilan des matchs contre tous les adversaires de l'équipe d'Afrique du Sud, il est mis à jour au 15 septembre 2007[41].

L'équipe d'Afrique du Sud présente un bilan négatif par rapport à une autre équipe majeure du rugby à XV, la Nouvelle-Zélande. Elle dépasse cependant l'Australie et toutes les nations européennes qui disputent le Tournoi des six nations, l'Angleterre, l'Écosse, la France, le pays de Galles, l'Irlande et l'Italie.
Bilan de l'Afrique du Sud par adversaire : matchs joués par l'Afrique du Sud, nombre de victoires et défaites sud-africaines, nombre de matchs nuls, et taux de victoires. Le nombre de matchs est, le cas échéant, un lien vers l'article détaillé des confrontations de l'Afrique du Sud avec l'équipe en question. (modifier) Adversaires ↓ Matchs ↓ Victoires ↓ Nuls ↓ Défaites ↓ % Victoires ↓
Amérique du Sud 8 7 0 1 87,50
Angleterre Angleterre 29 16 1 12 55,17
Argentine Argentine 11 11 0 0 100,00
Australie Australie 62 37 1 24 59,68
Barbarians Barbarians 5 3 0 2 60,00
Canada Canada 2 2 0 0 100,00
Écosse Écosse 19 15 0 4 78,95
Espagne Espagne 1 1 0 0 100,00
États-Unis États-Unis 2 2 0 0 100,00
Fidji Fidji 1 1 0 0 100,00
France France 36 20 6 10 55,56
Géorgie Géorgie 1 1 0 0 100,00
Irlande Irlande 18 14 1 3 77,78
Italie Italie 6 6 0 0 100,00
Royaume-Uni Lions britanniques et irlandais 43 21 6 16 48,84
Namibie Namibie 1 1 0 0 100,00
Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 72 29 3 40 40,28
Pacific Islanders 1 1 0 0 100,00
Pays de Galles Pays de Galles 19 17 1 1 89,47
Roumanie Roumanie 1 1 0 0 100,00
Samoa Samoa 6 6 0 0 100,00
Tonga Tonga 1 1 0 0 100,00
Uruguay Uruguay 3 3 0 0 100,00
XV du Monde 3 3 0 0 100,00
Total contre 24 adversaires 351 219 19 113 62,39

La plus large victoire de l'Afrique du Sud est acquise sur le score de 134 à 3 contre l'équipe d'Uruguay le 11 juin 2005. Sa plus large défaite est concédée sur le score de 53 à 3 contre l'Angleterre le 23 novembre 2002.

Statistiques concernant les joueurs [modifier]
Article détaillé : Records en équipe d'Afrique du Sud de rugby à XV masculin.

Record de sélections [modifier]

La liste suivante dresse le bilan des records de sélections pour l'équipe d'Afrique du Sud de rugby à XV, il est mis à jour au 14 septembre 2007[42]. La liste met en valeur les joueurs des 25 dernières années, il faut noter qu'un classement par nombre de sélections ne dépend pas que de la qualité du joueur mais aussi du nombre de rencontres internationales. La naissance de la coupe du monde en 1987, la fin de l'isolement de l'Afrique du Sud, la périodicité désormais bi-annuelle des tournées et la création du Tri Nations influent sur ce classement et doivent donc être rappelés.
Percy Montgomery
Percy Montgomery

1. Joost van der Westhuizen (1993-2003) - 89
2. Percy Montgomery (1997-2007) - 89
3. Mark Andrews (1994-2001) - 77
4. Os du Randt (1994-2007) - 76
5. John Smit (2000-2007) - 69
6. André Venter (1996-2001) - 66
7. Breyton Paulse (1999-2007) - 64
8. Victor Matfield (2001-2007) - 62

Record d'essais [modifier]

Joost van der Westhuizen est le joueur qui a marqué le plus grand nombre d'essais avec l'Afrique du Sud. Son record sera difficile à battre[43].

1. Joost van der Westhuizen 38 essais (89 tests)
2. Bryan Habana 26 essais (30 tests)
3. Breyton Paulse 26 essais (64 tests)
4. Percy Montgomery 23 essais (89 tests)
5. Pieter Rossouw 21 essais (43 tests)
6. James Small 20 essais (47 tests)
7. Danie Gerber 19 essais (24 tests)
8. Stefan Terblanche 19 essais (37 tests)

Record de points [modifier]

Le record de points marqués est détenu par Percy Montgomery avec 808 points[44]. Montgomery détient également le record de points incrits en un seul match : 35 contre la Namibie, le 18 août 2007 au Cap (1 essai, 12 transformations, 2 pénalités).
Percy Montgomery, Bryan Habana 9 septembre 2007
Percy Montgomery, Bryan Habana 9 septembre 2007

1. Percy Montgomery 808 points (89 tests)
2. Naas Botha 312 points (28 tests)
3. Joël Stransky 240 points (22 tests)
4. Braam van Straaten 221 points (21 tests)
5. Joost van der Westhuizen 190 points (89 tests, 38 essais)
6. Jannie de Beer 181 points (13 tests)
7. André Pretorius 163 points (24 tests)
8. Henry Honiball 153 points (35 tests)

Record de capitanats [modifier]

Le record de capitanats est détenu par John Smit avec 42 sélections comme capitaine[45].

1. John Smit 42 fois (67 tests)
2. Gary Teichmann 36 fois (42 tests)
3. François Pienaar 29 fois (29 tests)
4. Dawie de Villiers 22 fois (25 tests)

Composition du XV sud-africain [modifier]

L'équipe actuelle [modifier]

La liste suivante comporte les 30 joueurs sélectionnés pour la coupe du monde 2007.
Les avants [modifier]
Joueur Poste Club
Bakkies Botha Deuxième ligne Bulls
Brendon Botha Pilier Image:Sharks-Rugby-Reduit.gif Sharks
Gary Botha Talonneur Bulls
Schalk Burger Troisième ligne aile Stormers
Bismarck du Plessis Talonneur Central Cheetahs
Os du Randt Pilier Central Cheetahs
Victor Matfield Deuxième ligne Bulls/ RC Toulon
Johann Muller Deuxième ligne Image:Sharks-Rugby-Reduit.gif Sharks
Danie Rossouw Troisième ligne aile Bulls
Bobby Skinstad Numéro 8 Image:Lions-Rugby-Reduit.gif Lions
John Smit Talonneur Image:Sharks-Rugby-Reduit.gif Sharks / ASM Clermont
Juan Smith Troisième ligne aile Central Cheetahs
Gurthro Steenkamp Pilier Image:Lions-Rugby-Reduit.gif Lions
Albert van den Berg Deuxième ligne Image:Sharks-Rugby-Reduit.gif Sharks
CJ van der Linde Pilier Central Cheetahs
Wikus van Heerden Troisième ligne aile Image:Lions-Rugby-Reduit.gif Lions
Les arrières [modifier]
Joueur Poste Club
Jean de Villiers Ailier Stormers
Fourie du Preez Demi de mêlée Bulls
Jaque Fourie Trois quart centre Image:Lions-Rugby-Reduit.gif Lions
Bryan Habana Ailier Bulls
Butch James Demi d'ouverture Image:Sharks-Rugby-Reduit.gif Sharks
Enrico Januarie Demi de mêlée Image:Lions-Rugby-Reduit.gif Lions
Percy Montgomery Arrière Image:Sharks-Rugby-Reduit.gif Sharks/ USA Perpignan
Akona Ndungane Ailier Image:Lions-Rugby-Reduit.gif Lions
Wynand Olivier Trois quart centre Bulls
Ruan Pienaar Demi de mêlée Image:Sharks-Rugby-Reduit.gif Sharks
Jon-Paul Roger Pietersen Arrière Image:Sharks-Rugby-Reduit.gif Sharks
Andre Pretorius Demi d'ouverture Image:Lions-Rugby-Reduit.gif Lions
François Steyn Arrière Image:Sharks-Rugby-Reduit.gif Sharks
Ashwin Willemse Ailier Image:Lions-Rugby-Reduit.gif Lions / Biarritz olympique

Joueurs emblématiques [modifier]
Victor Matfield
Victor Matfield

Tout au long de son histoire, l'équipe d'Afrique du Sud a compté un grand nombre de joueurs d'exception. Il n’est pas possible de les citer tous ici, on se reportera à Catégorie:Joueur sud-africain de rugby à XV pour en avoir une liste plus complète.

La liste suivante est limitée à des joueurs qui ont au moins 60 sélections en équipe d'Afrique du Sud, plus quelques personnalités marquantes (capitaines des Springboks, membres du Temple international de la renommée du rugby, joueurs comptant moins de sélections mais ayant évolué à une époque où il y avait moins de matchs internationaux).

* Mark Andrews
* Naas Botha
* Schalk Burger
* Danie Craven
* Dawie de Villiers
* Morné du Plessis
* Frik du Preez
* Os du Randt
* Danie Gerber

* Hendrik Gerber
* Bryan Habana
* Norman Joordan
* André Joubert
* Victor Matfield
* Percy Montgomery
* Hennie Muller
* Flip Nel
* Bennie Osler

* Breyton Paulse
* Francois Pienaar
* James Small
* John Smit
* Joël Stransky
* Gary Teichmann
* Joost van der Westhuizen
* André Venter
* Chester Williams

Parmi ces joueurs emblématiques, le tableau suivant distingue quelques joueurs qui possèdent le meilleur palmarès en terme de nombre de sélections et de titres remportés avec l'équipe d'Afrique du Sud. Par leur activité, ils couvrent la période 1924-2007.
Joueurs emblématiques d'Afrique du Sud. (modifier) Joueur Période Poste Capes Tournois Distinctions
Naas Botha

[46],[47],[48],[49]
1980-1992 Demi d'ouverture 28

* Trois test matches victorieux
contre les Lions (1980)

* Temple international de la renommée
* Record national de points de l'époque :

312 points
dépassé par Percy Montgomery
Danie Craven

[50]
1931-1938 Demi de mêlée 16

* grand chelem 1931-1932
* invaincu en série de test match (12 victoires contre 4 défaites)

* Temple international de la renommée

Morne du Plessis 1971-1980 Numéro 8 22

* Temple international de la renommée
* 15 fois capitaine (2 défaites)

Frik du Preez

[51]
1961-1971 Deuxième ligne ou troisième ligne aile 38

* victoires en série de test match contre toutes les grandes nations

* Temple international de la renommée
* Le plus grand joueur sud-africain du XXe siècle ![52].
* Record sud-africain de sélections de l'époque (38)
dépassé aujourd'hui

Danie Gerber

[53]
1980-1992 Centre 24

* Temple international de la renommée
* 19 essais en 24 matchs

Hennie Muller 1949-1953 Numéro 8 13

* grand chelem 1951-1952
* invaincu en série de test match (12 victoires contre 1 défaite)

* Temple international de la renommée

Bennie Osler

[54]
1924-1933 Demi d'ouverture 17

* grand chelem 1931-1932

* Temple international de la renommée

Francois Pienaar

[55]
1993-1996 Troisième ligne aile 29

* Champion du monde 1995

* Temple international de la renommée
* 29 fois capitaine en 29 sélections

Joost van der Westhuizen

[56]
1993-2003 Demi de mêlée 89

* Champion du monde 1995
* Vainqueur de la Currie Cup en 1998 et en 2002

* Temple international de la renommée
* Record sud-africain de sélections (89)
* Record sud-africain d'essais (38)

Entraîneurs notables [modifier]

Danie Craven devient entraîneur de l’équipe en 1949. Il entame son bail en remportant 4 victoires à 0 une série contre l'autre grand du rugby mondial, les All Blacks, ce qu’aucune autre équipe n’avait jamais réalisé, et n’a réalisé depuis. Dans la foulée, il mène les Springboks à une tournée triomphale dans les îles Britanniques et en France, au cours de laquelle ils remporteront 30 de leurs 31 matchs, dont un grand chelem contre les cinq équipes du Tournoi des cinq nations. Avec une victoire supplémentaire contre l’Australie, les Springboks restent invaincus pendant 10 matches, une éternité à l’époque, avant de tomber lors du deuxième test de 1953 contre les Wallabies. Au total, il conduit son équipe à 17 victoires lors des 23 tests qu'il aura dirigés en tant qu'entraîneur.

* Cecil Moss : 2 Juin 1984 - 2 Septembre 1989 (10 matchs - 9 victoires)

* Kitch Christie : 8 Octobre 1994- 18 Nov. 1995 (14 matchs - 14 victoires)

Nick Mallett devient entraîneur de l’équipe en 1997. Sous sa direction, les Springboks réalisent une série record de dix sept matchs victorieux consécutifs, série qui s'achève en décembre 1998 contre les Anglais à Twickenham. La même année, l'Afrique du Sud remporte le tri-nations 1998. La coupe du monde 1999 est réussie : scores record contre l'Italie puis l'Angleterre (44-21), élimination en demi-finale par les futurs vainqueurs, les Australiens. L'exclusion de Teichman, ses critiques publiques envers la SARFU, l'obligent à démissionner de son poste en 2000 sur un bilan de 38 matchs pour 27 victoires.

Jake White entraîne l'équipe d'Afrique du Sud depuis 2004. Les Springboks ont refait surface en remportant le Tri-nations en 2004, une victoire qui leur échappait depuis 1998. En 2005 ils remportent de nouvelles victoires contre les Wallabies et les All Blacks (seule défaite des Blacks en 2005). Les résultats des Springboks sont moins brillants en 2006.


Angletterre

Publié le 06/10/2007 à 12:00 par shawnmichaels974
Angletterre

Angleterre Angleterre
Surnom XV de la rose
Stade Twickenham (73 500 places)
maillot blanc maillot blanc maillot blanc
short blanc
bas noir
 
'
maillot ED2025 maillot ED2025 maillot ED2025
short ED2025
bas noir
 
'
Entrée au Board 1890
Sélectionneur Brian Ashton
Capitaine Phil Vickery
Record de sélections Jason Leonard : 114
Record de points Jonny Wilkinson : 906
Record d'essais : {{{nombre record d'essais}}}
Premier match officiel
27 mars 1871
Écosse Écosse 4 - 1 Angleterre Angleterre
Plus large victoire
17 mars 2001
Angleterre Angleterre 134 - 0 Roumanie Roumanie
Plus large défaite
6 juin 1998
Australie Australie 76 - 0 Angleterre Angleterre
Coupe du Monde
-Phases finales
-Meilleur résultat
5/5
1er (2003)
Tri-Nations
Tournoi des six nations
35 fois vainqueur,
dont 12 Grand chelems
Tournoi des six nations
voir Rugby à XV

L'équipe d’Angleterre de rugby à XV est l’équipe représentant l'Angleterre dans les compétitions internationales majeures de rugby à XV, la Coupe du monde et le tournoi des six nations (appelé Tournoi dans la suite de l'article).

Elle est sous le patronage de la Rugby Football Union. Elle est considérée comme l’une des meilleures sélections nationales au monde de par son palmarès, et est actuellement septième du classement des équipes nationales de rugby.

Le rugby à XV est un sport populaire en Angleterre. L’équipe d’Angleterre, surnommée le « XV de la rose », dispute chaque année le Tournoi des six nations contre les meilleures équipes européennes ; elle effectue aussi régulièrement des tournées pour se confronter aux meilleures équipes de l’hémisphère Sud, l’Afrique du Sud, l’Australie et la Nouvelle-Zélande et elle tente tous les quatre ans de remporter le trophée majeur, la Coupe du monde de rugby. Elle est championne du monde en titre.

Le XV de la rose a un palmarès inégalé dans le rugby à XV dans le Tournoi des six nations.

Les Anglais jouent en blanc avec une rose sur le cœur. Le « XV de la Rose » évolue à domicile au stade de Twickenham.
Rugby, ville anglaise du Warwickshire.
Rugby, ville anglaise du Warwickshire.
Champions du monde en 2003
Champions du monde en 2003
Sommaire
[masquer]

* 1 Historique
o 1.1 Origine du rugby et première rencontre internationale
o 1.2 Rencontres et brouilles britanniques (1870-1889)
o 1.3 Années difficiles et affrontement de nouveaux adversaires (1890-1909)
o 1.4 Âge d’or (1910-1929)
o 1.5 Toujours des succès (1930-1939)
o 1.6 Sept victoires dans le tournoi en 17 éditions (1947-1963)
o 1.7 Traversée du désert (1964-1979)
o 1.8 La rose n’a pas d’épines (1980-1989)
o 1.9 Au sommet du rugby européen (1990-1999)
o 1.10 Au sommet du rugby mondial (2000-2003)
o 1.11 Réveil brutal (2004-2007)
o 1.12 Palmarès
* 2 Tenue, emblème du XV de la rose
* 3 Composition du XV de la rose
o 3.1 L'équipe actuelle
+ 3.1.1 Les avants
+ 3.1.2 Les arrières
o 3.2 Joueurs emblématiques
o 3.3 Entraîneurs notables du XV de la rose
* 4 Infrastructures
o 4.1 Les stades du XV de la rose
+ 4.1.1 Les premières rencontres à domicile
+ 4.1.2 Twickenham
o 4.2 Centre de préparation
* 5 Statistiques
o 5.1 Statistiques sur les matchs
o 5.2 Plus larges victoires
o 5.3 Plus larges défaites
o 5.4 Statistiques concernant les joueurs
+ 5.4.1 Record de sélections
+ 5.4.2 Record d'essais
+ 5.4.3 Record de points
* 6 Couverture audiovisuelle et aspects économiques
o 6.1 Couverture audiovisuelle
o 6.2 Aspects économiques
* 7 Annexes
o 7.1 Quelques repères chronologiques
o 7.2 Notes & références
o 7.3 Bibliographie
* 8 Pour aller plus loin
o 8.1 Articles connexes
o 8.2 Liens externes

Historique [modifier]

Origine du rugby et première rencontre internationale [modifier]
William Webb Ellis
William Webb Ellis

Selon une légende tenace, le rugby à XV remonte au geste de William Webb Ellis, qui, en 1823, au cours d'un match de football, se serait saisi du ballon à pleines mains alors qu'il jouait au Collège de Rugby.

Des anciens élèves de nombreuses écoles privées (et en premier lieu celle de Rugby) répandent le jeu dans la première moitié du XIXe siècle[1]. Celui-ci trouve sa place dans les universités (un club est formé à Cambridge en 1839) et dans des clubs de Londres et de province.

La fondation du club de Blackheath, qui est déterminant dans la genèse du jeu, date de 1858. Ce club adhère à la Football Association (FA) en 1863 puis, après sept années de cohabitation avec les footballeurs, quitte la FA pour fonder une fédération spécifique qui règlemente le jeu à la main : c'est la Rugby Football Union (26 janvier 1871).

La première rencontre internationale de l'équipe d’Angleterre de rugby à XV a lieu contre l'Écosse le dimanche 27 mars 1871[2]. Ce n’est pas seulement le premier match de l’Angleterre, mais également la première rencontre internationale jamais disputée. Le match a lieu à Raeburn Place, situé à Édimbourg (Écosse). L’Écosse l’emporte 4-1 devant 4 000 personnes[3][4].

Le match est joué au Raeburn Place, un stade de cricket car la fédération écossaise de rugby n'avait pas encore de stade adapté pour un match international[5]. Il est disputé par deux équipes de 20 joueurs, en deux mi-temps de 50 minutes. Les Écossais gagnent le match par 1 essai et 1 but marqués contre 1 essai pour les Anglais.

Rencontres et brouilles britanniques (1870-1889) [modifier]
Carte du Royaume-Uni et de l'Irlande
Carte du Royaume-Uni et de l'Irlande

La revanche entre les équipes d'Écosse et d'Angleterre a lieu, sur le terrain de ces derniers, à l’Oval de Londres. L’Angleterre remporte le match par 8-3 (les Anglais inscrivent trois essais, une transformation et une pénalité, et les Écossais marquent un drop goal)[6]. Le match suivant entre les deux nations se déroule au Hamilton Crescent de Glasgow, il se termine sur un partage des points[7]. Les deux nations se rencontrent à nouveau deux ans plus tard, le lundi 23 février 1874, la rencontre se solde par un succès anglais 3-1.

L’Irlande débute sur le plan international en rencontrant l’Angleterre en 1875 (défaite 7-0 des Irlandais) (voir Angleterre-Irlande en rugby à XV)[8]. Le Pays de Galles débute un peu plus tard sur le plan international avec des matchs contre l’Angleterre en 1881, l'Irlande en 1882 et l'Écosse en 1883.

Ce n'est qu'en 1884 que ces quatre équipes se rencontrent toutes pendant la même saison, en effet il manque un match à l'édition de 1883 pour que le Tournoi soit disputé complètement[9]. Les éditions de 1885, 1887 et 1889 ne sont pas complétées, à la suite de disputes entre fédérations[10].

Les Anglais sont exclus des éditions de 1888 et 1889 du Tournoi en raison de leur refus de rejoindre l'International Rugby Board[11] [12].

Années difficiles et affrontement de nouveaux adversaires (1890-1909) [modifier]

Pendant cette période, l'équipe d'Angleterre s'ouvre à de nouveaux horizons : premières rencontres internationales contre l'Afrique du Sud, l'Australie, la France, la Nouvelle-Zélande.

Le tournoi britannique 1890 voit une victoire partagée entre l’Angleterre et l’Écosse, l’année suivante l’Angleterre perd son match contre l’Écosse qui remporte alors le Tournoi.

L’Angleterre prend sa revanche en 1892, elle gagne le Tournoi avec une triple couronne à la clé. Cependant, elle a moins de réussite les deux années suivantes avec une seule victoire par an.

Après deux victoires dans le Tournoi, l'Angleterre entre dans une période noire sans succès majeur. En 1895, l’Angleterre gagne deux matchs mais perd contre l’Écosse (6-9) qui remporte cette édition du Tournoi. La période 1896-1899 n’est pas fameuse : une seule victoire en 1897 et une en 1898.

Après avoir gagné un match, fait un match nul et concédé une défaite face aux Gallois en 1900, l’Angleterre ne gagne aucun match en 1901. Le XV de la rose se reprend l'année suivante, en 1902, en remportant deux matchs mais perd à nouveau tous ses matchs en 1903. Le Pays de Galles est alors inaccessible pour les Anglais qui de 1900 à 1909, perdent neuf matchs pour un nul et aucune victoire contre les Diables Rouges (voir Angleterre-Galles en rugby à XV) [13]. Après avoir gagné un match, fait un match nul (contre les Gallois) et concédé une défaite en 1904, l’Angleterre perd encore tous ses matchs en 1905, et elle termine l’année en perdant sa première rencontre contre les All Blacks (défaite 15-0).
Le 22 mars 1906, l'équipe de France, qui inaugure sa première tenue tricolore, rencontre l'équipe d’Angleterre au Parc des Princes et perd 8 à 35. Ce résultat honorable conduit les Anglais à jouer un match annuel contre le XV de France, ils sont imités un peu plus tard par les Gallois et les Irlandais[14]. À noter que l'équipe de France est admise pour la première fois à disputer le Tournoi en 1910, la compétition devient le Tournoi des cinq nations.

L'équipe d'Angleterre dispute son premier match face à l'Afrique du Sud le 8 décembre 1906, le match se termine sur une égalité 3-3. L’Angleterre commence 1907 par une large victoire contre la France avec 28 points d’écart à Richmond, mais elle subit ensuite trois défaites contre les nations britanniques. L’Angleterre fait un peu mieux l’année suivante, puis en janvier 1909 l’équipe d'Angleterre dispute son premier match face à l’Australie, elle s'incline sur le score de 3-9.

Âge d’or (1910-1929) [modifier]

Le 15 janvier 1910 voit le premier match de l'équipe d'Angleterre disputé à Twickenham (Londres). C’est la fin d’une série noire et le début d’un âge doré.

L’Angleterre gagne contre le Pays de Galles à Twickenham, puis remporte le Tournoi en 1910, une première depuis 1895. Leur titre coïncide avec la splendeur des Harlequins, dont l’art de l’attaque permet au XV de la rose à dominer le Tournoi jusqu’à la Grande Guerre. L’Angleterre ne conserve pas son titre en 1911, gagnant et perdant deux matchs, elle doit partager le titre en 1912 avec l’Irlande à la suite de sa défaite contre les Écossais. Le XV de la rose réussit le Grand Chelem en 1913 (ils remportent donc tous leur matchs), il défend son titre avec brio en 1914 et enchaîne sur un autre Grand Chelem. Cette équipe compte alors des joueurs de talent comme W.J.A. Davies, Cyril Lowe et Ronald Poulton-Palmer.

La Première Guerre mondiale met fin aux rencontres internationales de 1915 à 1919, et le Tournoi est disputé à nouveau en 1920. L’Angleterre garde le rythme de 1914 en remportant un autre Grand Chelem en 1921. Davies est de retour pour diriger l’attaque, et Wavell Wakefield invente le travail spécifique de la mêlée pour donner aux Anglais une longueur d’avance au niveau des avants. En 1922, le XV de la rose perd un match contre les futurs vainqueurs, le Pays de Galles, et fait match nul contre la France. L’Angleterre réalise à nouveau le Grand Chelem en 1923 et 1924.

Ils commencent l’année 1925 en perdant contre les Invincibles néo-zélandais devant 60 000 supporters à Twickenham. Le XV de la rose remporte ensuite deux matchs, concède un nul et une défaite lors du Tournoi 1925. Sa prestation lors du Tournoi 1926 est moins bonne (1 victoire, un nul, 2 défaites), puis son bilan s'équilibre en 1927 (2 victoires et 2 défaites).

La défaite des Anglais face aux Français le 2 avril 1927 revêt une importance particulière car c'est la première obtenue contre la France. Jusqu'à cette date la France avait perdu 15 des 16 rencontres contre les Anglais et avait fait, au mieux, match nul en 1922 (voir France-Angleterre en rugby à XV)[15].

En 1928, l’Angleterre remporte un autre Grand Chelem dans le Tournoi avec à sa tête Ronald Cove-Smith, mais l'année suivante le XV de la rose ne gagne que deux matchs sur quatre.

Pendant cette période 1910-1929, l'équipe d’Angleterre domine les nations européennes. Elle a disputé 63 matchs et remporté 45 victoires, soit 71% de réussite. Si l’on restreint la période aux années 1913 à 1924, le XV de la rose a disputé 29 matchs et remporté 25 victoires, soit 86% de réussite. Parmi les trois défaites, deux sont dues aux Diables Rouges du Pays de Galles, le grand rival de l’Angleterre[16].

Le bilan des Anglais face à l’Afrique du Sud est favorable car ces derniers ne parviennent à l’emporter qu'une seule fois. Parmi les joueurs anglais, W.J.A. Davies s'est distingué en restant invaincu durant ses 21 dernières sélections (il connaît sa seule défaite à sa 1re sélection face à l'Afrique du Sud en 1913 et il ne joue pas face au Pays de Galles victorieux du tournoi en 1922).

Toujours des succès (1930-1939) [modifier]

La série de succès des Anglais se poursuit en 1930 avec une nouvelle victoire dans le tournoi. En 1931, la France est exclue pour professionnalisme (paiement des joueurs, recrutement inter-clubs) et en raison de son jeu violent lors de certains matchs[17],[18]. Le Tournoi est disputé seulement par les quatre équipes britanniques jusqu'en 1939.

Le Tournoi britannique 1932 voit une victoire partagée à trois entre l’Irlande, l’Angleterre et le Pays de Galles. En janvier 1932, le XV de la rose affronte les Springboks devant une foule de 70 000 supporters à Twickenham. En 1933, les Anglais ne remportent qu’un match, cependant l’Angleterre gagne le Tournoi 1934 avec une triple couronne à la clé[19]. Les Anglais présentent le même bilan équilibré dans le Tournoi en 1935 et 1936 avec une victoire, un nul et une défaite.

Les All Blacks font une longue tournée de septembre 1935 à janvier 1936 qui les amène successivement dans les îles britanniques puis au Canada. Ils subissent leur première défaite en test match contre l’équipe d'Angleterre [20]. Le prince russe Alexander Obolensky a contribué au succès des Anglais en marquant deux essais, l'un en débordement le long de la touche, l'autre mémorable appelé la diagonale du prince.

En 1937, l’Angleterre gagne à nouveau le Tournoi avec une triple couronne, puis partage la victoire lors de l'édition de 1939 avec deux victoires et une défaite.

Sept victoires dans le tournoi en 17 éditions (1947-1963) [modifier]

Après une interruption due à la Seconde Guerre mondiale, le Tournoi reprend en 1947 avec la participations de cinq nations car la France est admise à participer après le Tournoi de 1939. Le XV de la rose ne perd qu’un match lors du Tournoi de reprise et partage la victoire avec le Pays de Galles.

L’année suivante l’Angleterre ne gagne pas un seul match, concédant un nul contre les Gallois et perdant les trois autres rencontres. Le Tournoi de 1949 est meilleur pour les Anglais avec deux victoires et autant de défaites. Le début des années 1950 n’est pas glorieux pour le XV de la rose avec une seule victoire dans le Tournoi en 1950 et une autre en 1951. L’Angleterre fait une tournée en Afrique du Sud pour la première fois en 1952, les Anglais perdent le test match contre les Springboks par 3 à 8 (voir Angleterre-Afrique du Sud en rugby à XV) [21].

Le Tournoi de 1952 voit un meilleur comportement des Anglais avec trois victoires pour une défaite. Le XV de la rose gagne le Tournoi 1953, remportant tous ses matchs sauf un nul concédé contre les Gallois. Le Tournoi 1954 est presque aussi brillant pour l’Angleterre qui l’emporte, mais elle partage alors la victoire avec la France et le Pays de Galles qui comptent aussi trois victoires et une défaite.

Le Tournoi 1955 est moins brillant avec deux défaites, dont une à domicile contre la France, un match nul en Irlande et une victoire contre l'Écosse, cette dernière est à ce moment-là la plus faible des cinq nations. L’année suivante n'est pas meilleure avec deux défaites et deux victoires.

Le XV de la rose se reprend en 1957, réussissant le Grand Chelem. Il compte des joueurs brillants comme Eric Evans, Muscles Currie, Dickie Jeeps, Jeff Butterfield et Peter Jackson.

En 1958, deux victoires et deux matchs nuls suffisent aux Anglais pour remporter seuls le Tournoi; cette même année, ils l’emportent aussi contre l’Australie. Le Tournoi 1959 se solde par un bilan équilibré pour l'Angleterre avec deux nuls, une victoire et une défaite.

Alors que la France domine le Tournoi au début des années 1960, l’Angleterre remporte certes une victoire partagée en 1960 mais ne confirme pas par la suite avec une victoire seulement en 1961 et 1962.

En 1963, les Anglais mettent fin à l’hégémonie des Bleus qui ont été victorieux en 1960, 1961 et 1962. Après cette victoire, le XV de la rose joue trois tests matchs dans l’hémisphère sud et les perd tous: 11-21 et 6-9 contre les All Blacks, 9-18 contre l’ Australie.

Traversée du désert (1964-1979) [modifier]

L'année 1964 débute par une défaite (0-14) des Anglais face à la Nouvelle-Zélande qui effectue une tournée en Europe. Après sa victoire en 1963, l’Angleterre ne gagne plus le Tournoi pendant les années 1960 et elle ne compte aucun succès dans les années 1970.

De 1964 à 1968, c'est la traversée du désert pour l’Angleterre qui ne remporte que cinq matchs en cinq ans. Le bilan du XV de la rose s'améliore en 1969 avec deux matchs gagnés dans le Tournoi et une victoire lors de son premier match contre les Springboks sur le score de 11-8.

L’année du centenaire de la RFU en 1971, les Anglais peinent à battre le Japon 6-3 à Tokyo et ils ne brillent pas au niveau continental. Ils n’ont ni le fond de jeu ni les joueurs qui brillent alors dans les équipes de France et du Pays de Galles: les Gallois Barry John, Gareth Edwards, JPR Williams, John Taylor et Gerald Davies et les Français Jean-Pierre Rives, Claude Dourthe, Jean-Pierre Lux, Jo Maso, Jean Trillo et Jean-Michel Aguirre.

De 1970 à 1972, l’Angleterre ne remporte que deux matchs en trois ans dans le Tournoi. Elle compte cependant des victoires significatives contre l’Afrique du Sud en 1972, la Nouvelle Zélande en 1973 et l’Australie en 1976.

Le Tournoi des cinq nations 1972 n’est pas achevé à cause des troubles en Irlande du Nord. Après le Bloody Sunday, un mouvement de foule met le feu à l’ambassade britannique de Dublin et des lettres de menace sont adressées aux joueurs. Les Écossais et les Gallois refusent de se déplacer en Irlande. Cependant l’Angleterre accepte de jouer l'année suivante à Dublin, après une défaite des Anglais par 18-9 à Lansdowne Road, le capitaine anglais John Pullin déclare "Nous n’avons pas été très bons mais au moins nous nous sommes déplacés".

Le Tournoi des cinq nations 1973 voit toutes les équipes gagner à domicile : résultat unique dans les annales, et par conséquent, elles gagnent toutes le Tournoi... Cette même année, l’Angleterre remporte ses matchs contre la Nouvelle-Zélande et l’Australie.

La rose n’a pas d’épines (1980-1989) [modifier]
Article détaillé : Grand Chelem en rugby de l'Angleterre en 1980.

L’Angleterre commence la décennie avec un Grand Chelem en 1980, leur premier depuis 23 années, grâce à une victoire 9-8 (trois pénalités contre deux essais) acquise contre un Pays de Galles réduit à 14; Bill Beaumont est alors le capitaine de l'équipe anglaise. L’Angleterre remporte pour la première fois le trophée BBC du sportif de l’année 1980. Cette équipe compte de brillantes individualités comme Fran Cotton, Bill Beaumont, Maurice Colclough, Nigel Horton, Steve Smith, Clive Woodward. Mais cela ressemble à un faux départ car le reste de la décennie n’est pas fameux pour le XV de la rose.

Le Tournoi 1981 est moins bon pour les Anglais, avec deux victoires sur quatre rencontres. Cette même année, l’Angleterre joue contre l’Argentine et obtient un nul et une victoire.

Le XV de la rose débute l’année 1982 en affrontant victorieusement les Wallabies dans un match serré 15-11. Elle gagne deux rencontres dans le Tournoi. Son bilan est moins bon en 1983 (une seule victoire) et pourtant en fin d’année le XV de la rose rencontre victorieusement les All Blacks[22].

La période 1984-1987 n'est pas bonne pour le XV anglais, en particulier 1984 (cinq défaites et une victoire) et 1985 (deux victoires, un nul et quatre défaites), une des deux victoires étant un piètre résultat (22-15) contre la Roumanie.

L’Angleterre participe à la première coupe du monde en 1987, elle joue dans le groupe A avec l'Australie, le Japon et les États-Unis. Le premier match est le sommet entre les Wallabies et l’Angleterre, il voit la victoire des coéquipiers australiens de David Campese 19-6. Le XV de la rose bat par la suite le Japon 60-7 et les États-Unis 30-6 pour finir second de la poule, derrière l’Australie. L’Angleterre doit ensuite affronter le Pays de Galles, elle est défaite sur le score de 16-3.

L’Angleterre débute le Tournoi 1988 par une courte défaite 9-10 contre la France, puis enchaîne sur une autre défaite contre le Pays de Galles. La suite est meilleure, elle bat l'Écosse et l’Irlande.

Le XV de la rose perd ses deux test-matchs contre les Wallabies (voir Angleterre-Australie en rugby à XV) [23]. Le Tournoi 1989 est encore meilleur que celui de 1988 avec deux victoires, un nul et une défaite contre le Pays de Galles, qui domine alors ses voisins.

Pendant la période 1980 à 1989, l'équipe d’Angleterre a disputé 61 matchs et remporté 29 victoires (28 défaites, 4 nuls), soit 47% de réussite. Le XV de la rose est largement dominé par les Diables rouges (7 défaites, 1 nul, 3 victoires), les Bleus (6 défaites, 1 nul, 3 victoires), les Wallabies (4 défaites, 2 victoires) et les All Blacks (2 défaites, 1 victoire). Il domine seulement l’Irlande, la Roumanie, les Fidji et les États-Unis.

Au sommet du rugby européen (1990-1999) [modifier]
Articles détaillés : Grand Chelem en rugby de l'Angleterre en 1991, Grand Chelem en rugby de l'Angleterre en 1992 et Grand Chelem en rugby de l'Angleterre en 1995.

Les Anglais dominent le rugby européen durant les années 1990 avec 4 Tournois gagnés 1991, 1992, 1995, et 1996 dont 3 Grand Chelems (GC) en 1991, 1992 et 1995. La France rivalise avec les Anglais pour la suprématie en Europe : 3 Tournois gagnés en 1993, 1997[24] (avec une victoire chez les rivaux anglais) et 1998 dont 2 GC en 1997 et 1998[25].

Pendant cette période, le XV de la rose est entraîné successivement par Geoff Cooke (1990-1994), Jack Rowell (1995-1997) et Clive Woodward (1997-1999).

En 1990, l’Angleterre réalise un brillant début de Tournoi en gagnant ses trois premiers matchs de manière convaincante : 23-0 contre l’Irlande, 26-7 en France, 34-6 contre le Pays de Galles. Elle bute sur la dernière marche en perdant 13-7 contre les Écossais qui remportent le Tournoi et le Grand Chelem. L'année suivante, en 1991, l’Angleterre prépare très sérieusement la coupe du monde puisqu’elle remporte le Tournoi en réussissant le Grand Chelem, son premier depuis 1980. L'équipe d’Angleterre comprend alors des individualités marquantes comme Rob Andrew, Rory Underwood, Will Carling, Dean Richards.

L’Angleterre est le pays hôte de la coupe du monde (CM) 1991, elle joue dans le groupe A avec les All Blacks, l’Italie et les États-Unis. Le match d’ouverture du tournoi à Twickenham est le sommet entre les All Blacks et l’Angleterre, il voit la victoire des champions du monde en titre Néo-zélandais par 18-12. Le XV de la rose bat par la suite l’Italie 36-6 et les États-Unis 37-9 pour finir second de la poule, derrière les All Blacks. L’Angleterre doit alors affronter le vainqueur de la poule D, au Parc des Princes à Paris. Elle réussit une grande performance contre la France de Serge Blanco et s’impose 19-10. Grâce à cette victoire, les Anglais disputent une demi-finale contre les Écossais à Murrayfield (Édimbourg), leur victoire par 9-6 leur permet de disputer leur première finale de coupe du monde, contre l’Australie. La finale a lieu dans un stade de Twickenham qui affiche complet. L’Angleterre perd sur un petit score de 12-6, laissant aux Wallabies le titre prestigieux de Champions du monde.

L’Angleterre remporte le trophée BBC du sportif de l’année, trophée qu’elle remporte de nouveau en 1992, partagé cette fois-ci avec le relais olympique du 4 x 400 m. Le trophée acquis en 1992 fait suite au Grand Chelem remporté par les Anglais lors du Tournoi, et couronne une saison sans défaite et avec des victoires contre le Canada et les Springboks qui font leur rentrée sur la scène internationale.

La campagne victorieuse continue d'abord en 1993, avec une nouvelle victoire sur la France pour le match d’ouverture du Tournoi des cinq nations. Par contre, ils perdent contre les Gallois et les Irlandais et ne remportent qu'une autre rencontre contre les Écossais. En novembre 1993, le XV de la rose bat les All Blacks 15-9. L’Angleterre remporte encore le trophée BBC du sportif de l’année 1993, et ce pour la troisième fois consécutive.

En 1994, les Anglais ne perdent qu'un match du Tournoi mais sont devancés au classement par les Gallois qui terminent avec une meilleure différence de points. L'Angleterre connait une deuxième fois la défaite lors d'un des deux test match contre les Springboks.

Dans le cadre de la préparation de la CM 1995, les Anglais se distinguent et réussissent un troisième Grand Chelem en cinq ans.

L’Angleterre joue dans le groupe B et termine en tête, battant successivement l'Argentine 24-18, l’Italie 27-20 et puis les Samoa 44-22. L’Angleterre doit alors rencontrer le tenant du titre, l’Australie, elle s’impose 25-22. le XV de la rose affronte ensuite en demi-finale les impressionnants All Blacks[26]. Dans un match dominé par les All Blacks et Jonah Lomu qui crève l’écran avec ses quatre essais, les Anglais perdent 45-29. La France battue lors de la coupe du monde (CM) 1991 prend sa revanche contre les Anglais lors de la CM 1995 avec une victoire pour la 3e place. Ce sont les Springboks qui remportent l’épreuve.

En 1997, l’ancien international et membre de l’équipe victorieuse du Grand Chelem de 1980 Clive Woodward devient entraîneur de l’équipe anglaise.

Cette année-là, les Anglais obtiennent un résultat nul contre les All Blacks à Twickenham, après avoir été défaits à Manchester la semaine précédente. Une grande partie de l’équipe anglaise déclare forfait pour la tournée désastreuse de l’été 1998 en Australie, Nouvelle-Zélande et en Afrique du Sud connue comme la tournée infernale où l’Angleterre prit une correction 76-0 par les Wallabies.

Lors du Tournoi 1997, les Anglais perdent contre les Français à Twickenham sur le score de 20 à 23 alors qu'ils menaient pendant la partie par 20 à 6. Ce résultat permet aux Français de réaliser un nouveau Grand Chelem[27] et les Anglais terminent second.

L’Angleterre perd encore un match crucial contre les Gallois en 1999 et ils laissent ainsi le titre dans le Tournoi aux Écossais. Dans la dernière rencontre du Tournoi des cinq nations (le Tournoi accueille l’Italie la saison suivante et devient alors le Tournoi des six nations) Scott Gibbs échappe à six placages anglais pour inscrire un essai à la dernière minute. L’Angleterre est vaincue et le titre revient aux Écossais.

Le XV de la rose est seulement quart-de-finaliste de la CM 1999. L’Australie est championne du monde sur le score de 35-12 contre les Français [28] qui atteignent le même niveau de performance qu'en 1987.

De 1990 à 1999, l'équipe d’Angleterre a disputé 92 matchs et remporté 60 victoires, soit 65% de réussite.

Le XV de la rose joue 11 matchs contre les Écossais et compte 10 victoires, 10 matchs contre les Gallois pour 8 victoires, 10 matchs contre les Irlandais pour 8 victoires. Il joue 12 matchs face aux Français, le bilan est de 8 victoires pour 4 défaites, avec une série de 8 victoires consécutives entre 1989 et 1995.

Le XV de la rose présente un bilan défavorable face aux Springboks avec trois victoires pour cinq défaites, dont une défaite par 44-21 en demi-finale de la CM 1999[29].

Les Anglais n'ont pas de réussite face aux nations de l’hémisphère Sud, la différence de niveau est alors grande. En effet, le XV de la rose est largement dominé par les Australiens (6 défaites, 1 nul, 1 victoire) dans les duels qui les opposent, en particulier la finale de la CM 1991. Les Wallabies sont redoutables pendant cette période car ils sont champions du monde en 1991 et 1999. Le XV de la rose est également largement battu par les All Blacks (6 défaites, 1 nul, 1 victoire) avec trois défaites en Coupe du monde[30] [31] [32].

Au sommet du rugby mondial (2000-2003) [modifier]
Articles détaillés : Grand Chelem en rugby de l'Angleterre en 2003 et Angleterre en coupe du monde de rugby 2003.

L’Angleterre commence la nouvelle décennie en remportant le Tournoi des six nations inaugural, elle ne réalise cependant pas le grand chelem car elle est défaite lors du dernier match à Murrayfield (Écosse). L’année suivante voit l’Angleterre connaître le même sort, victoire dans le Tournoi 2001, mais avec une défaite lors du dernier match à Lansdowne Road (Irlande).

La France remporte le Tournoi 2002 après une victoire sur l’Angleterre à Paris mais une triple couronne console un peu les Anglais.

Durant l’été 2002 la force de l’équipe anglaise apparaît : une très jeune équipe, avec Phil Vickery comme capitaine, qui défait une forte équipe d'Argentine à Buenos Aires. Puis en novembre, sous les ordres de Martin Johnson, l’Angleterre bat les trois géants de l’hémisphère sud à Twickenham à une semaine d’intervalle. Le XV de la rose montre qu'elle est capable de battre sur une rencontre les All Blacks, même si cette victoire est n'acquise que par trois points d'écart[33]. L’Australie après avoir subi une défaite contre l’Irlande est battue par les Anglais lors d'un autre match très serré. Les Springboks sont, pour leur part, sévèrement défaits 53-3.

En 2003, l’Angleterre continue de progresser, elle remporte le Grand Chelem pour la première fois depuis 1995 mais surtout elle s’impose comme l’équipe No.1 sur le plan mondial. Après avoir battu en match d'ouverture la France, qui est le tenant du titre et détenteur d'un Grand Chelem en 2002, et avoir battu les Gallois au Millennium Stadium, l’Angleterre marque au moins 40 points lors des derniers matchs du Tournoi. Ce succès dans le Tournoi est suivi d’une brillante tournée en juin pour préparer la Coupe du monde : victoires contre l’Australie et les All Blacks [34].
Célébrations à Trafalgar Square après la victoire de l’Angleterre en Coupe du monde.
Célébrations à Trafalgar Square après la victoire de l’Angleterre en Coupe du monde.

L’Angleterre aborde la Coupe du monde de rugby à XV 2003 en position de favorite pour le titre final et son parcours ne connaît pas d’embûche. L'Angleterre bat la France en demi-finale sur le score de 24-7, les 24 points anglais étant marqués par des drops et pénalités de Jonny Wilkinson. L'équipe d'Angleterre remporte cette CM 2003 en battant les Wallabies en finale le 22 novembre 2003. L’Angleterre est couronnée championne du monde sur un drop goal réussi dans les 30 dernières secondes de la prolongation par Jonny Wilkinson. Le score final est de 20-17 dans un match considéré comme un des sommets du rugby. Trois jours après l’équipe anglaise est accueillie par des milliers de supporters à l’aéroport d’Heathrow, aux premières heures du matin. Le 8 décembre un jour de fête nationale a lieu, comme l’Angleterre n’en a jamais connue. L’équipe anglaise a vu 750 000 supporters fêter le titre lors de la parade dans Londres avant d’être félicitée par la reine Elizabeth II à Buckingham Palace[35].

L’Angleterre remporte le trophée BBC du sportif de l’année, avec Jonny Wilkinson premier devant Martin Johnson pour les récompenses individuelles. L'équipe d’Angleterre comprend alors des individualités marquantes comme Jonny Wilkinson, Martin Johnson, Lawrence Dallaglio, Jason Robinson.

Pendant la période 2000-2003, l'équipe d’Angleterre domine le reste du monde. Elle dispute 51 matchs et remporte 44 victoires, soit 86% de réussite. Parmi les sept défaites, deux sont à l’actif des Barbarians. Parmi les grandes nations, seules la France (par 2 fois), l’Afrique du Sud, l’Écosse, l’Irlande (1 fois) chacune sont parvenues à l’emporter. L’Angleterre présente donc un bilan positif contre toutes les nations, elle a aussi réussi l'exploit de remporter ses 16 matchs disputés à Twickenham. Le XV de la rose gagne ses 2 matchs disputés contre les All Blacks, 5 matchs sur 5 contre les Australiens champions du monde en titre. Il gagne 12 matchs successifs contre les 3 grandes nations de l’hémisphère sud. Le vieil ennemi de l’Angleterre, le Pays de Galles, "gît" aux pieds de la rose rouge avec six défaites consécutives[36].

Réveil brutal (2004-2007) [modifier]
Angleterre-Galles dans le tournoi 2004
Angleterre-Galles dans le tournoi 2004

Après la victoire obtenue lors de la Coupe du monde 2003, une partie des joueurs-clé annoncent leur retraite internationale : le capitaine Martin Johnson, Jason Leonard, Kyran Bracken et Neil Back.[37] L’ouvreur buteur providentiel, Jonny Wilkinson, est absent suite à de nombreuses blessures.

Dans le Tournoi 2004, l’Angleterre perd à la fois contre la France et l’Irlande et finit troisième[38]. Fin août 2004, le capitaine Lawrence Dallaglio prend sa retraite internationale, tout au moins temporairement[39]. Sir Clive Woodward démissionne de son mandat de sélectionneur le 2 septembre, Andy Robinson est désigné pour le remplacer [40], [41], [42].

La première campagne de Robinson dans le tournoi des six nations est encore moins fructueuse que celle de 2004. Une quatrième place clôt le Tournoi 2005 avec trois défaites, et deux matchs remportés. [43]

De nombreux joueurs anglais sont impliqués dans la tournée infructueuse des Lions britanniques et irlandais en Nouvelle-Zélande en 2005. Les All Blacks gagnent la série 3-0. [44] L’entraîneur anglais Andy Robinson fait partie de l’encadrement technique de l’entraîneur en chef Clive Woodward pour la tournée. [45] Pour la fin de l’année l'Angleterre accueille l'Australie le 12 novembre à Twickenham et l’Angleterre l'emporte 26-16.
La semaine suivante, le 19 novembre, les All Blacks ont rendez-vous à Twickenham et ils gagnent difficilement 23-19. Le bilan de ces deux parties semble indiquer que l’Angleterre sera compétitive pour le Tournoi 2006.

Dans le Tournoi 2006 le match d’ouverture gagné contre les Gallois, tenants du titre, laisse espérer aux Anglais un départ prometteur[46]. Mais le match suivant se termine sur une victoire pas très convaincante contre l’Italie, il est suivi de défaites contre l'Écosse et la France[47]. L'entraîneur Robinson réagit en opérant sept changements pour l’ultime match contre l'Irlande. Les Verts irlandais l’emportent et gagnent la triple couronne[48] [49]. La RFU réagit après le Tournoi et décide de modifier la direction de l’encadrement technique. Andy Robinson conserve son poste mais un poste de manager est créé dont Rob Andrew est le premier détenteur. La RFU nomme John Wells comme entraîneur des avants, Mike Ford comme chargé du secteur de la défense, et Brian Ashton comme entraîneur des lignes arrières.

Lors de la tournée de juin l'Angleterre retourne en Australie pour y disputer deux test matchs. L'équipe est un mélange d’expérience et de jeunesse ; le résultat est catastrophique avec deux cinglantes défaites 34-3 et 43-18[50].

En automne, le XV de la rose dispute quatre test matchs à Twickenham contre la Nouvelle-Zélande, l'Argentine et l'Afrique du Sud par deux fois. Le 5 novembre 2006, l'équipe d'Angleterre joue dans le stade de Twickenham rénové devant 82 076 spectateurs, face aux All Blacks. L’Angleterre perd 20-41 puis elle affronte l'Argentine et connaît une grande première, une défaite contre les Pumas à Twickenham 18-25[51].
Triomphe pour les Argentins et désillusion pour les Anglais le 12 novembre 2006
Triomphe pour les Argentins et désillusion pour les Anglais le 12 novembre 2006

Elle subit alors une septième défaite consécutive, un record peu enviable est égalé. Elle évite une infamante huitième défaite en battant difficilement les Springboks 23-21. Cependant, le 25 novembre, les Sud-Africains prennent leur revanche 25-14[52]. Le bilan est donc de 8 défaites en 9 matchs, série catastrophique jamais réalisée, par suite l’entraîneur Andy Robinson quitte sa fonction.

L'entraîneur des lignes arrières Brian Ashton est nommé sélectionneur en décembre 2006. L'Angleterre est dans un tel état qu’aucun grand nom ne veut se risquer à accepter de prendre cette responsabilité.

Le match suivant de l'Angleterre est la rencontre de Calcutta Cup contre l'Écosse dans le cadre du Tournoi 2007. Les Anglais l'emportent 42-20 avec le retour déterminant de Jonny Wilkinson qui inscrit 27 points.[53] Leur rencontre suivante se dispute contre l'Italie à Twickenham, la victoire de l'Angleterre (20-7) une équipe encore fragile qui dépend d'un solide buteur pour remporter ses matchs[54].

L'impression est confirmée contre l'Irlande où l'Angleterre apparaît limitée et impuissante. Elle connaît là une défaite historique 43-13, c'est la plus lourde défaite de l'Angleterre contre l'Irlande et la plus lourde défaite jamais concédée dans un Tournoi des cinq ou six nations. L'Angleterre, profondément remaniée et sans Phil Vickery et Jonny Wilkinson, bat les Français 26-18 à Twickenham, et obtient ainsi sa première victoire contre la France depuis la coupe du monde 2003.
Jonny Wilkinson
Jonny Wilkinson

Lors du dernier match, alors qu’elle peut encore mathématiquement remporter le Tournoi, elle s'incline 27-18 contre les Gallois qui évitent pour leur part l’infamante cuillère de bois. L'Angleterre termine troisième du Tournoi avec trois victoires et deux défaites.

L'Angleterre disputera la Coupe du monde 2007, organisée par la France, en étant dans la poule A pour la première phase; elle affrontera l’Afrique du Sud, les Samoa, les États-Unis et le Tonga[55]. Si l'Angleterre se qualifie pour le deuxième tour, elle devrait jouer contre l'Australie, ou le pays de Galles, voire les Fidji, le Canada ou le Japon.

Palmarès [modifier]
Triomphe pour les Anglais champions du monde en 2003
Triomphe pour les Anglais champions du monde en 2003

* Coupe du monde
o Coupe du monde de rugby 1987 : quart de finaliste (voir Angleterre CM 1987)
o Coupe du monde de rugby 1991 : finaliste (2e) (voir Angleterre CM 1991)
o Coupe du monde de rugby 1995 : demi-finaliste (4e) (voir Angleterre CM 1995)
o Coupe du monde de rugby 1999 : quart de finaliste (voir Angleterre CM 1999)
o Coupe du monde de rugby 2003 : champion du monde (1er) (voir Angleterre CM 2003)

* Tournoi des six nations :
o Grand Chelem (12) : 1913, 1914, 1921, 1923, 1924, 1928, 1957, 1980, 1991, 1992, 1995, 2003

*
o Victoire seul (24) : 1883, 1884, 1892, 1910, 1913, 1914, 1911, 1923, 1924, 1928, 1930, 1934, 1937, 1953, 1957, 1958, 1963, 1980, 1991, 1992, 1995, 1996, 2000, 2003
o Victoire partagée (11) : 1886, 1890, 1912, 1920, 1932, 1939, 1947, 1954, 1960, 1973, 2001,
o (Depuis 1879, la Calcutta Cup est attribuée annuellement au vainqueur du match Angleterre-Écosse dans le tournoi)
o (Depuis 1988, le Millennium Trophy est attribué au vainqueur du match Angleterre-Irlande)
o (Depuis 2000, le Trophée Eurostar est attribué au vainqueur du match Angleterre-France)

* Jeux olympiques :
o Vice-champion olympique en 1908
o Médaille de bronze olympique en 1900 (avec le club des Moseley Wanderers)

* Angleterre A:
o Churchill Cup : 2005

Tenue, emblème du XV de la rose [modifier]
rugby à XV anglais
rugby à XV anglais
football anglais
football anglais

L’Angleterre joue en maillot blanc, short blanc et bas noir. L’emblème sur les maillots est une rose rouge, plutôt que les Trois Lions Plantagenêt disposés sur les maillots de l’Équipe d'Angleterre de football et l’Équipe d'Angleterre de cricket. En 2007 c’est l’équipementier Nike qui habille l’Angleterre et O2 qui apparaît comme sponsor maillot.

Avant un déplacement à Édimbourg pour jouer contre l'Écosse en 1871, la Rugby Football Union créa l’emblème national de l’équipe. Une rose rouge fut choisie. Pourquoi ? Plusieurs hypothèses sont possibles, la véritable raison n'est pas connue.[56]

La légende raconte que la création de l’emblème remonte à la réception de Lawrence Sheriff (fondateur de l’école de Rugby) par Elizabeth I, qui aurait autorisé Sheriff à porter la rose rouge sur sa cotte d'armes ; quand Rugby a été créée ils prirent pour armoiries celle-ci (qui comportait la rose rouge).

Composition du XV de la rose [modifier]

L'équipe actuelle [modifier]

La liste suivante indique les joueurs retenus pour participer à la coupe du monde 2007.
Les avants [modifier]
Joueur Poste Club
Perry Freshwater Pilier USA Perpignan
Andrew Sheridan Pilier Sale Sharks
Matt Stevens Pilier Bath Rugby
Phil Vickery Pilier London Wasps
George Chuter Talonneur Leicester Tigers
Lee Mears Talonneur Bath Rugby
Mark Regan Talonneur Bristol Rugby
Steve Borthwick Deuxième ligne Bath Rugby
Nick Easter Deuxième ligne Harlequins
Ben Kay Deuxième ligne Leicester Tigers
Simon Shaw Deuxième ligne London Wasps
Martin Corry Troisième ligne Leicester Tigers
Lawrence Dallaglio Troisième ligne London Wasps
Lewis Moody Troisième ligne Leicester Tigers
Tom Rees Troisième ligne London Wasps
Joe Worsley Troisième ligne London Wasps
Les arrières [modifier]
Joueur Poste Club
Andrew Gomarsall Demi de mêlée Harlequins
Shaun Perry Demi de mêlée Bristol Rugby
Peter Richards Demi de mêlée Gloucester RFC
Oliver Barkley Demi d'ouverture Bath Rugby
Jonny Wilkinson Demi d'ouverture Newcastle Falcons
Mike Catt Centre London Irish
Andy Farrell Centre Saracens
Dan Hipkiss Centre Leicester Tigers
Jamie Noon Centre Newcastle Falcons
Mathew Tait Centre Newcastle Falcons
Mark Cueto Ailier Sale Sharks
Josh Lewsey Ailier London Wasps
Jason Robinson Ailier Sale Sharks
Paul Sackey Ailier London Wasps

Joueurs emblématiques [modifier]

Tout au long de son histoire, le XV de la rose a compté un grand nombre de joueurs d’exception. Il n’est pas possible de les citer tous ici, on se reportera à Catégorie:Joueur anglais de rugby à XV pour en avoir une liste plus complète.

La liste suivante est limitée à des joueurs qui ont au moins 60 sélections en équipe d'Angleterre, plus quelques personnalités marquantes (capitaines du XV de la rose, membres du Temple international de la renommée du rugby, joueurs comptant moins de sélections mais ayant évolué à une époque où il y avait moins de matchs internationaux).
Lawrence Dallaglio
Lawrence Dallaglio

Avants

* Neil Back
* Bill Beaumont
* Fran Cotton
* Ronald Cove-Smith
* Lawrence Dallaglio
* Wade Dooley
* Danny Grewcock
* Richard Hill
* Nigel Horton
* Martin Johnson
* Jason Leonard

Avants et demis

* Brian Moore
* Tony Neary
* John Pullin
* Dean Richards
* Wavell Wakefield
* Peter Wheeler
* Peter Winterbottom
* Rob Andrew
* Matt Dawson
* Jonny Wilkinson

Trois quarts et arrières

* Will Carling
* Carston Catcheside
* Mike Catt
* Will Greenwood
* Jeremy Guscott
* Dusty Hare
* Cyril Lowe
* Ronald Poulton-Palmer
* Jason Robinson
* Rory Underwood

Parmi ces joueurs emblématiques, le tableau suivant distingue quelques joueurs qui possèdent le meilleur palmarès en terme de nombre de sélections et de titres remportés avec l' équipe d'Angleterre. Par leur activité, ils couvrent la période 1913-2007.
Joueur Période Poste Capes Tournois Distinctions
Rob Andrew[57] , [58] 1985-1997 Demi d'ouverture 71 GC[59] 1991, 1992, 1995
Finaliste CM 1991, 396 points inscrits (record anglais de l'époque)
Neil Back 1994-2004 Troisième ligne aile 66 GC 2003
T6[60] 2000, 2001 Champion du monde CM 2003
Bill Beaumont [61] , [62] 1975-1982 Deuxième ligne 34 GC 1980 Temple international de la renommée du rugby, 21 fois capitaine
Lawrence Dallaglio 1995-2006 Numéro 8 77 GC 2003
T5[63] 1996, T6 2000, 2001 Champion du monde CM 2003
Richard Hill[64] , [65] 1997-2004 Troisième ligne aile 71 GC 2003
T6 2000, 2001 Champion du monde CM 2003
Martin Johnson[66] , [67] 1993-2003 Deuxième ligne 84 GC 1995, 2003
T5 1996, T6 2001 Temple international de la renommée du rugby, Champion du monde CM 2003, 51 fois capitaine
Jason Leonard 1990-2004 Pilier 114 GC 1991, 1992, 1995, 2003
T5 1996, T6 2000, 2001 Temple international de la renommée du rugby, Champion du monde CM 2003, Finaliste CM 1991, record anglais de sélections et 2e mondial
Cyril Lowe 1913-1923 Ailier 25 GC 1913, 1914, 1921, 1923
, T5 1920 18 essais (record anglais durant 67 ans, jusqu'en 1989)
Brian Moore[68] , [69] 1987-1995 Talonneur 64 GC 1991, 1992, 1995
Finaliste CM 1991
Rory Underwood[70] , [71] 1984-1996 Ailier 85 GC 1991, 1992, 1995
49 essais inscrits (record anglais)
Wavell Wakefield 1920-1927 Deuxième ligne ou Troisième ligne aile 31 GC 1921, 1923, 1924
, T5 1920 Temple international de la renommée du rugby, 13 fois capitaine
Jonny Wilkinson[72] , [73] 1998-en cours Demi d'ouverture 54 GC 2003
T6 2000, 2001 Champion du monde CM 2003, 859 points inscrits (record anglais)

Entraîneurs notables du XV de la rose [modifier]

Entre 1987 et 1994, Geoff Cooke a conduit l'Angleterre 49 matchs internationaux durant, remportant deux Grands Chelems dans le tournoi des cinq nations, atteignant la place de finaliste de la Coupe du monde de rugby 1991 et gagnant le titre de la Coupe du monde de rugby à sept 1993.

Jack Rowell lui succède à la tête de l'équipe d'Angleterre de 1995 à 1997. Il annonça son intention d'abandonner le jeu d'avants qui avait fait la force de l'Angleterre et qui lui avait permis d'emporter de nombreux tournois des cinq nations dans le passé, adoptant à la place un jeu basé sur la course. L'Angleterre de Jack Rowell emporta 21 des 29 matchs disputés, y compris le quart-de-finale de coupe du monde 1995 contre l'Australie.

En 1997, Clive Woodward devient entraîneur du XV de la Rose. C'est lui qui permet à celle-ci de passer dans le monde professionnel. Il a ainsi intégré l’utilisation de la vidéo, des entraîneurs spécialistes de chaque ligne, et a tissé des liens de collaboration étroite entre la sélection et les clubs.

Même s'il a été fortement attaqué par la presse lors de la Coupe du monde de rugby 1999, après la défaite en 1/4 de finale contre les Sud-Africains, il poursuit, gagnant enfin le Grand Chelem dans le Tournoi des six nations 2003, puis battant les tenants du titre australien à domicile lors de la finale de la Coupe du monde de rugby 2003.

Il est anobli en 2004. Bien que son contrat courre jusqu'à la coupe du monde 2007, et devant la retraite internationale de certains cadres de l'équipe comme Lawrence Dallaglio et Martin Johnson, et la détérioration des relations entre l'équipe nationale et les clubs anglais, il décide de démissionner de son poste.

Infrastructures [modifier]

Les stades du XV de la rose [modifier]

Les premières rencontres à domicile [modifier]

De 1871 à 1910 l’équipe d’Angleterre a disputé ses rencontres internationales à domicile dans de nombreux stades avant de s'installer à demeure à Twickenham. Ses stades comprennent Kennington Oval et Crystal Palace à Londres, Whalley Range et Fallowfield à Manchester, St John's Ground, Headingley Stadium et Meanwood Road à Leeds, Richardson's Field et Rectory Field à Blackheath, Crown Flatt à Dewsbury, l’Athletic Ground à Richmond et le Birkenhead Park. Kingsholm à Gloucester, Welford Road à Leicester (tous des stades d’actuels clubs de rugby à XV) et Ashton Gate à Bristol ont également été utilisés.

Twickenham [modifier]
Twickenham avant la reconstruction de la tribune sud
Twickenham avant la reconstruction de la tribune sud
Article détaillé : Stade de Twickenham.

A la fin de l’année 1905, la Rugby Football Union se rend compte des bénéfices qu’elle pourrait retirer de la possession de ses propres installations après l'étude des ventes d’entrées lors des réceptions de la Nouvelle-Zélande en 1905 et de l’Afrique du Sud en 1906 à Crystal Palace. En 1906, la Rugby Football Union mandate William Williams pour trouver un stade pour les matchs à domicile de rugby à XV anglais. Le terrain pour le stade est acquis l’année suivante au prix de 5 572 £ 12 shillings et 6 pence, la construction commence l’année d’après.

Le premier match de l’Angleterre a lieu le 9 octobre 1910 entre l’Angleterre et le Pays de Galles. L’Angleterre en sort vainqueur, 11 points à 6, battant le Pays de Galles pour la première fois depuis 1898. L’Angleterre établit des statistiques impressionnantes en gagnant ses matchs à domicile dans son terrain ce qui lui vaut d’être surnommé Forteresse Twickenham. Récemment Twickenham a fait l’objet d’un programme de rénovation, transformant le stade en un anneau complet. Le premier match à être disputé dans le stade de Twickenham rénové a été un test match joué le dimanche 5 novembre 2006. Le match perdu 20-41 contre la Nouvelle-Zélande a connu une affluence record de 82 076 spectateurs.
Le stade de Twickenham en 2004 : au fond l'ancienne tribune sud
Le stade de Twickenham en 2004 : au fond l'ancienne tribune sud

Projetons-nous sur le dernier match de la saison 1988, contre l’Irlande à Twickenham, l’Angleterre vient de perdre 15 de ses 23 derniers matchs disputés dans le Tournoi des cinq nations. Le public de Twickenham a seulement vu un essai anglais lors des deux dernières années, et à la mi-temps l’Irlande mène 3-0.

Lors de la deuxième mi-temps l’Angleterre inscrit 6 essais pour une victoire surprenante 35-3. Trois essais sont inscrits par Chris Oti, un joueur noir qui débute à Twickenham. Un groupe de l’école Benedictine de Douai commence à chanter un hymne de gospel de leur club de rugby Swing Low, Sweet Chariot en honneur du nouvel héros. La foule entière se joint à eux. Au match suivant, contre l’Australie, un jeune centre nommé Will Carling fait ses débuts comme capitaine de l’Angleterre pour une brillante victoire. L’équipe anglaise allait enchaîner succès sur succès et connaître une période dorée. Swing Low, Sweet Chariot ne faisait plus qu’un avec Twickenham et l’équipe nationale anglaise.

Après la reconstruction progressive des quatre tribunes, les travaux d'agrandissement du stade de Twickenham sont en cours d'achèvement avec la nouvelle tribune sud. Ils auront permis d'augmenter la capacité du stade mais aussi, à terme, de fournir de nouveaux services : hôtel, centre de fitness, salle de presse et restaurants[74].

Centre de préparation [modifier]

L'équipe d'Angleterre de rugby ne dispose pas actuellement d'un centre de préparation comparable au Centre national du rugby dont dispose l'équipe de France, elle prépare ses matchs soit à Twickenham, soit à l'université de Loughborough[75].

Statistiques [modifier]

Statistiques sur les matchs [modifier]
L'Angleterre contre la Nouvelle-Zélande.
L'Angleterre contre la Nouvelle-Zélande.

Le tableau suivant dresse le bilan des matchs contre tous les adversaires de l'équipe d’Angleterre, il est mis à jour au 19 août 2007[76].

L' équipe d'Angleterre présente un bilan négatif par rapport à trois autres équipes majeures du rugby à XV (Afrique du Sud, Australie, Nouvelle-Zélande). Elle dépasse cependant le Pays de Galles, la France, l'Écosse, l'Irlande et l'Italie qui disputent aussi le Tournoi des six nations et fait pratiquement jeu égal avec le XV d'Afrique du Sud qui possède un titre de champion du monde.

Avant les années 1960, les Anglais ont accumulé une avance importante par rapport à l'équipe de France, tout particulièrement avant leur première défaite en avril 1927, mais de 1977 à 2007 les Anglais sont menés par les Français : 18 victoires, 19 défaites et un match nul (voir France-Angleterre en rugby à XV).

Pour la même période 1977 à 2007, les Anglais ont un bilan plus positif par rapport aux Gallois avec 20 victoires, 14 défaites et un match nul (voir Angleterre-Galles en rugby à XV) alors que les Gallois ont dominé de 1977 à 1990.
Bilan du XV de la rose face aux autres sélections. Lorsqu'il existe un article détaillé sur les rencontres avec une équipe internationale, le lien est donné par le nombre dans la colonne « nombre de matches ». Adversaires ↓ Nombre de
rencontres ↓ Victoires
anglaises ↓ Nuls ↓ Défaites
anglaises ↓ Victoires
anglaises (%) ↓
Afrique du Sud Afrique du Sud 28 12 1 15 42.86
Argentine Argentine 13 9 1 3 69.23
Australie Australie 34 13 1 20 38.24
Barbarians Barbarians 6 2 0 4 33.33
Canada Canada 6 6 0 0 100.00
Écosse Écosse 124 66 17 41 53.23
États-Unis États-Unis 4 4 0 0 100.00
France France 89 47 7 35 52.81
Fidji Fidji 4 4 0 0 100.00
Géorgie Géorgie 1 1 0 0 100.00
Irlande Irlande 120 69 8 43 57.50
Italie Italie 13 13 0 0 100.00
Japon Japon 1 1 0 0 100.00
Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 29 6 1 22 20.69
Maoris Maoris néo-zélandais 2 2 0 0 100.00
Pays de Galles Pays de Galles 116 53 12 51 45.69
Pays-Bas Pays-Bas 1 1 0 0 100.00
Roumanie Roumanie 4 4 0 0 100.00
Samoa Samoa 4 4 0 0 100.00
Tonga Tonga 1 1 0 0 100.00
Uruguay Uruguay 1 1 0 0 100.00
Total contre 21 adversaires 601 319 48 234 53.08

Plus larges victoires [modifier]

La plus large victoire de l’Angleterre est acquise sur le score de 134 à 0 contre l'équipe de Roumanie, le 17 novembre 2001.
À domicile

* Roumanie : 134-0 (134 points), 17 novembre 2001 à Twickenham
* Pays-Bas : 110-0 (110 points), 14 novembre 1998
* États-Unis : 106-8 (98 points), 21 août 1999
* Tonga : 101-10 (91 points), 15 octobre 1999 à Twickenham
* Géorgie : 84-6 (78 points), 12 octobre 2003
* Canada : 70-0 (70 points), 13 novembre 2004 à Twickenham
* Japon : 70-7 (63 points), 30 mai 1987
* Italie : 67-7 (60 points), 2 octobre 1999 à Twickenham
* Argentine : 51-0 (51 points), 3 novembre 1990
* Afrique du Sud : 53-3 (50 points), 23 novembre 2002 à Twickenham
* Pays de Galles : 50-10 (40 points), 23 mars 2002 à Twickenham
* Écosse : 43-3 (40 points), 3 mars 2001 à Twickenham
* Samoa : 40-3 (37 points), 26 novembre 2005 à Twickenham
* Fidji : 58-23 (35 points), 4 novembre 1989 à Twickenham
* Irlande : 50-18 (32 points), 5 février 2000 à Twickenham
* France : 48-19 (29 points), 7 avril 2001 à Twickenham
* Australie : 40-15 (25 points), 27 juillet 1991

À l’extérieur

* Uruguay : 13-111 (98 points), 2 novembre 2003 à Brisbane
* Nouvelle-Zélande : 10-16 (6 points), 15 septembre 1973 à l’Eden Park d’Auckland.

Plus larges défaites [modifier]

À domicile

* Nouvelle-Zélande : 20-41 (21 points), le 5 novembre 2006 à Twickenham devant un record d’assistance de 82.076 spectateurs.[77]

À l’extérieur

* Australie : 76-0 (76 points), le 6 juin 1998 à Brisbane.[78]

Statistiques concernant les joueurs [modifier]

Les données qui suivent sont valables au 19 août 2007. Les noms en gras indiquent les joueurs qui sont encore en activité.

Record de sélections [modifier]
# Joueur Parcours en équipe nationale Nombre de sélections
1 Jason Leonard 1990-2004 114
2 Rory Underwood 1984-96 85
3 Martin Johnson 1993-2003 84
4 Lawrence Dallaglio 1995-en activité 82
4 Matt Dawson 1995-2006 77
6 Will Carling 1988-97 72
6 Mike Catt 1994-en activité 72
8 Rob Andrew 1985-97 71
8 Richard Hill 1997-2004 71
10 Danny Grewcock 1997-en activité 69

Le record de sélections dans le XV de la rose est détenu par Jason Leonard. Ce record semble inaccessible.

Quelques joueurs en activité peuvent progresser dans ce classement mais ils ne participent pas actuellement aux matchs du XV de la rose.

Il faut noter qu'un classement par nombre de sélections ne dépend pas que de la qualité du joueur mais aussi du nombre de rencontres internationales. La naissance de la coupe du monde en 1987, la périodicité désormais bi-annuelle des tournées et le passage du tournoi de cinq à six nations influent sur ce classement et doivent donc être rappelés.

Record d'essais [modifier]

Rory Underwood est le joueur qui a marqué le plus grand nombre d'essais avec le XV de la Rose. Son record sera difficile à battre.

Rory Underwood 49 essais (85 tests)Ben Cohen 31 essais (57 tests)Jeremy Guscott 30 essais (65 tests)Jason Robinson 28 essais (48 tests)Cyril Lowe 18 essais (25 tests)

Record de points [modifier]

Le record de points marqués est détenu par Jonny Wilkinson avec 1002 points (6 essais, 134 transformations, 179 pénalités, 22 drops + autres nombre inconnu). [79]

Jonny Wilkinson 955 points (62 tests)Paul Grayson 400 points (32 tests)Rob Andrew 396 points (71 tests)

Argentine

Publié le 06/10/2007 à 12:00 par shawnmichaels974
Argentine

Argentine Argentine
Surnom les Pumas
Stade {{{stade}}}
maillot rayé ciel et blanc maillot rayé ciel et blanc maillot rayé ciel et blanc
short blanc
bas rayé ciel et blanc
 
'
Entrée au Board 1987
Sélectionneur Marcelo Loffreda
Capitaine
Record de sélections : {{{nombre record de sélections}}}
Record de points : {{{nombre record de points}}}
Record d'essais : {{{nombre record d'essais}}}
Premier match officiel
Plus large victoire

Plus large défaite

Coupe du Monde
-Phases finales
-Meilleur résultat
5
quart de finaliste (1999)
Tri-Nations
Tournoi des six nations
{{{nombre de victoires aux 6 nations}}} fois vainqueur,
dont {{{nombre de Grand chelems}}} Grand chelems
Tournoi des six nations
voir Rugby à XV

L'Équipe d'Argentine de rugby, aussi appelée les Pumas, est devenue la meilleure équipe d'Amérique du Sud.

Le jeu, importé par les Britanniques en Amérique du Sud, a vu son premier match se dérouler en 1873. Mais ce n'est qu'en 1899 que 4 clubs de la capitale argentine, Buenos Aires forment la River Plate Rugby Football Union, l'une des plus vieilles fédérations de rugby au monde. Celle-ci deviendra plus tard Unión Argentina de Rugby (UAR) qui deviendra membre de l'International Rugby Board (IRB) après avoir été invité à participer à la première Coupe du monde de rugby en 1987.

Il est généralement admis que le surnom des Pumas est dû à une erreur d'un journaliste lors d'une tournée de l'Afrique du Sud. Cherchant un surnom comme les All Blacks, les Wallabies ou les Springboks, l'un des reporters a confondu un puma avec un jaguar sur l'écusson de l'UAR. Même si le jaguar est toujours le symbole, ce surnom a été adopté par tous, argentins compris. On dit également que le nom Jaguar avait une intonnation trop britannique et que Puma était bien Argentin.


Sommaire
[masquer]

* 1 Histoire
o 1.1 Les premières années
o 1.2 Une équipe en progression
o 1.3 Une période difficile
o 1.4 Le renouveau : depuis 2004
* 2 Palmarès
* 3 Composition du XV Argentin
o 3.1 L'équipe actuelle
+ 3.1.1 Les avants
+ 3.1.2 Les arrières
o 3.2 Joueurs emblèmatiques
o 3.3 Entraîneurs notables
* 4 Infrastructures
* 5 Statistiques
o 5.1 Statistiques sur les matchs
o 5.2 Statistiques concernant les joueurs
+ 5.2.1 Record de sélections
+ 5.2.2 Marqueurs d'essais
+ 5.2.3 Points
* 6 Pour aller plus loin
o 6.1 Notes
o 6.2 Articles connexes
o 6.3 Liens externes

Histoire [modifier]

Les premières années [modifier]

Le rugby est introduit en Argentine par des immigrés britanniques. La première rencontre jouée en Argentine a lieu en 1873. En 1899 quatre clubs de Buenos Aires, la capitale, fusionnent pour former le River Plate Rugby Football Union.

En 1910 une équipe gérée par l'université d'Oxford réalise une tournée, contre laquelle l'équipe nationale argentine joue son premier match, qu'elle perd 3 à 28.

En 1927 les Lions britanniques et irlandais font une tournée en Argentine et gagnent toutes les rencontres sur les 9 jouées, dont 4 avec plus de trente points d'écart. Mais cet événement est un succès financier.

En 1932 l'équipe junior d'Afrique du Sud joue deux rencontres contre les Pumas, qu'elle remporte.

En 1936 les Lions Britanniques et irlandais reviennent mais battent à nouveau les argentins. Le mois suivant les Pumas quittent leur pays pour jouer leur première rencontre à l'étranger. En l'occurrence ils affrontent l'équipe du Chili et gagnent leur premier match 20 à 0, ainsi que le deuxième. Deux ans plus tard l'Argentine reçoit le Chili et les Pumas gagnent à nouveau.

Une équipe en progression [modifier]

Dans les années 1940 l'Argentine accueille une sélection composée par les universités d'Oxford et de Cambridge, qu'elle vainc lors des deux matchs les opposant. L'équipe de France joue une série de deux rencontres contre la sélection nationale argentine en août et septembre1949 et gagne contre les Pumas 5-0 et 12-3.

Les années 1950 débutent avec deux victoires contre l'Uruguay et le Brésil à Buenos Aires, chacune avec un écart supérieur à 60 points. Puis arrive une victoire contre le Chili 13 à 3. En août 1952 les Pumas rencontrent l'Irlande et font match nul(3-3) lors de la première rencontre avant de perdre la seconde 0 à 6[1]. L'équipe de France fait une nouvelle tournée en 1954 et remporte les deux rencontres avec un score sévère : 8-22 et 3-30[2].

En 1956 l'équipe nationale reçoit à nouveau une sélection d'Oxford et Cambridge, mais perd les deux rencontres. Les victoires 4-0 face au Pérou puis 50 à 3 contre l'Uruguay sont suivies par une défaite face au Chili et, en 1959, par deux autres face à l'équipe junior d'Afrique du Sud(6 à 4 et 6 à 20).

En 1960 la France revient à Buenos Aires et gagne les trois matchs(3-37, 3-12 et 6-29)[3]. Cet échec est cependant suivi de plusieurs réussites qui ont lieu en 1964 : une victoire contre le Chili à Montevideo, une autre contre le Brésil avec 60 points d'écart, puis encore une face à l'Uruguay. Enfin, en 1965 les Pumas battent l'équipe Junior de l'Afrique du Sud par 11 points à 6. Plusieurs rencontres internationales de déroulant dans la seconde moitié des années 1960 montrent l'accroissement du niveau du rugby argentin : en 1968 la sélection nationale argentine gagne l'un des deux test-match contre le Pays-de-Galles 9 à 5 et obtient un match nul 9-9 lors du second[4]. Lors de la tournée de l'Ecosse en 1969 les argentins remportent d'abord une victoire 20 à 3 mais s'inclinent ensuite avec un score serré(3-6).

Entre 1980 et 1984 une formation appelée Jaguars d'Amérique du Sud, composée principalement d'argentins, joue 8 rencontres contre l'Afrique du Sud qu'elle ne réussit à vaincre qu'une fois, le 3 avril 1982 à Bloemfontein(Afrique du Sud). Le 2 novembre 1985 c'est la consécration : la Nouvelle-Zélande ne parvient pas à s'imposer à Buenos Aires et la rencontre se termine par un match nul(21-21). Autre exploit : en novembre 1987 les argentins réussissent à battre l'équipe d'Australie 27 à 19 à Buenos Aires, après avoir obtenu un premier match nul face aux wallabies le mois précédent(19 à 19).

Ainsi, de la fin des années 1970 au début des années 1990, l'Argentine ne perd jamais tous ses matchs lors des tournées se déroulant à Buenos Aires, signe d'un progrès notable de la qualité de l'équipe nationale.

Une période difficile [modifier]

C'est pourquoi les Argentins abordent la première coupe du monde de Rugby qui se déroule en 1987 avec confiance. Mais l'ambition d'arriver en quart de finale échoue à cause d'une défaite face aux Samoa. Le départ de joueurs expérimentés et le départ de certains autres pour des ligues professionnelles portent un sérieux coup à l'équipe nationale. Aussi l'Argentine se montre t-elle décevante lors des coupes du monde 1991 (dernière de la poule C) et 1995 (dernière du groupe B). La coupe du monde 1999 voit des Pumas sous-estimés parvenir en quart de finale après une victoire 28 à 24 face à l'Irlande. Cependant, ils buttent contre les Français 28 à 47.

L'équipe nationale ne parviendra pas à réitérer cette performance lors de la coupe du monde 2003 suite à une défaite en poule 15 à 16 face à l'Irlande. Toutefois, l'Argentine était désavantagée par le calendrier, ayant joué ses quatre rencontres en deux semaines, contre trois pour l'Irlande.

Le renouveau : depuis 2004 [modifier]
Match Angleterre-Argentine du 12 novembre 2006.
Match Angleterre-Argentine du 12 novembre 2006.

Depuis l'équipe semble en bonne forme. En juin 2004 elle gagne l'un des deux test-matches l'opposant au Pays de Galles, puis s'impose face à l'équipe de France en novembre de la même année à Marseille (14 à 24). Lors de cette même tournée elle perd 21 à 19 face à l'Irlande suite à un drop de dernière minute. Le 4 décembre 2004 c'est une défaite prévisible d'une équipe privée des ses 10 meilleurs joueurs retournés jouer en Europe, face aux Springboks (39-7).
Leur montée en puissance se confirme le 23 mai 2005. Invités à disputer un match contre les Lions au Millennium Stadium de Cardiff, ils obtiennent le nul après une égalisation de Jonny Wilkinson sur une pénalité accordée au bout de 8 minutes d'arrêt de jeu. Et pourtant, cette équipe d'Argentine était privée de 25 de ses meilleurs joueurs en raison des championnats nationaux. A l'issue de ce match, l'Argentine a demandé d'intégrer le Tournoi des six nations, étant prête à disputer l'ensemble de ses matchs à l'extérieur[5]. En novembre 2005 les Sud-Africains jouent en Argentine face à une équipe jouant cette fois avec ses joueurs européens. Les Pumas font face mais s'inclinent 34 à 23. La semaine suivante ils s'imposent face à l'Écosse 23 à 19, puis le 19 novembre de la même année, face à l'Italie à Gênes (22 à 39).

En juin 2006 l'Argentine reçoit l'équipe du Pays de Galles, composée de joueurs de second choix, et s'impose 27 à 25 puis 45 à 27, face à cette équipe inexpérimentée et manquant de discipline. Puis, face aux All Blacks, les Pumas perdent 25 à 19. Le 1er juillet 2006 lors de la phase de qualification pour la coupe du monde 2007 les Argentins s'imposent 60 à 13 face au Chili. Ils s'imposent ensuite face à l'Uruguay 26 à 0 le 8 juillet 2006 et se qualifient donc pour la compétition mondiale (poule D). En novembre de la même année ils font une tournée en Europe. Ils remportent leur première victoire face à l'Angleterre championne du monde en titre 25 à 18 à Twickenham, le 11 novembre 2006 (18-25), grâce notamment à 22 points de son ouvreur, Federico Todeschini (Montpellier Hérault Rugby Club)[6]. Ils battent ensuite l'Italie 16 à 23 et ne perdent que d'un point face à une équipe de France atone en seconde période (27 à 26).
Ignacio Corleto va marquer l'essai de l'Argentine contre la France (coupe du monde 2007)
Ignacio Corleto va marquer l'essai de l'Argentine contre la France (coupe du monde 2007)

Le 7 septembre 2007, ils battent la France lors du match d'ouverture de la Coupe du monde 2007 (12-17), confirmant leur statut de "bête noire" des bleus (5 victoires en 6 précédentes confrontations depuis 2002).

Palmarès [modifier]

* Seconde de la Coupe Latine en 1995 et 1997 (tournois à 4 équipes nationales)

Parcours en Coupe du monde de l'équipe masculine de Rugby Édition Bilan Article détaillé
1987 poule du 1er tour Argentine en coupe du monde de rugby 1987
1991 poule du 1er tour Argentine en coupe du monde de rugby 1991
1995 poule du 1er tour Argentine en coupe du monde de rugby 1995
1999 quart-de-finaliste Argentine en coupe du monde de rugby 1999
2003 poule du 1er tour Argentine en coupe du monde de rugby 2003
2007 quart-de-finaliste Argentine en coupe du monde de rugby 2007

Composition du XV Argentin [modifier]

L'équipe actuelle [modifier]

Joueurs sélectionnés pour la coupe du monde 2007 (17 avants, 13 arrières) Le centre Martin Gaitan, victime d'un problème cardiaque, a dû déclarer forfait en août et a été remplacé par Hernan Senillosa. (Mise à jour : 25/08/2007.)
Les avants [modifier]
Joueur Poste Club
Patricio Albacete Deuxième ligne Stade toulousain
Rimas Alvarez Deuxième ligne USA Perpignan
Marcos Ayerza Pilier Leicester Tigers
Alberto Vernet Basualdo Talonneur Stade toulousain
Santiago González Bonorino Pilier Unione Rugby Capitolina
Martin Durand Troisième ligne Montpellier RC
Ignacio Fernández Lobbe Deuxième ligne Sale Sharks
Juan Fernández Lobbe Troisième ligne centre Sale Sharks
Omar Hasan Pilier Stade toulousain
Mario Ledesma Talonneur ASM Clermont
Juan Manuel Leguizamón Troisième ligne London Irish
Gonzalo Longo Troisième ligne Retraite (club)
Esteban Lozada Deuxième ligne RC Toulon
Lucas Ostiglia Troisième ligne SU Agen
Rodrigo Roncero Pilier Stade français Paris
Martín Scelzo Pilier ASM Clermont
Martín Schusterman Troisième ligne Leeds Carnegie
Les arrières [modifier]
Joueur Poste Club
Horacio Agulla Ailier Hindú Club
Lucas Borges Ailier Stade français Paris
Felipe Contepomi Demi d'ouverture Leinster
Manuel Contepomi Centre Bristol Rugby
Ignacio Corleto Demi d’ouverture ou arrière Stade français Paris
Nicolás Fernández Miranda Demi de mêlée Aviron bayonnais
Juan Martín Hernández Demi d’ouverture ou arrière Stade français Paris
Agustín Pichot (capitaine) Demi de mêlée Racing club de France
José Núñez Piossek Ailier Aviron bayonnais
Federico Serra Arrière San Isidro Club
Hernan Senillosa Centre Hindú Club
Gonzalo Tiesi Centre London Irish
Federico Todeschini Demi d'ouverture Montpellier RC

Joueurs emblèmatiques [modifier]
Agustín Pichot
Agustín Pichot

* Matías Agüero
* Patricio Albacete
* Diego Albanese
* Matias Albina
* Rimas Álvarez Kairelis
* Lisandro Arbizu
* Miguel Avramovic
* Lucas Borges
* Francisco Bosch
* Pablo Bouza
* Pablo Camerlinckx
* Pablo Canavosio
* Rafaël Carballo
* Pablo Cardinali
* Manuel Carizza
* Ariel Castellina
* Martín Castrogiovanni
* Felipe Contepomi
* Ignacio Corleto

* Santiago Dellapè
* Diego Dominguez
* Martin Durand
* Ignacio Fernandez Lobbe
* Juan Fernandez Miranda
* Nicolas Fernandez Miranda
* Martin Gaitan
* Julio Garcia
* Diego Giannantonio
* Roberto Grau
* Eusebio Guiñazu

* Omar Hasan
* Pablo Henn
* Juan Martín Hernández
* Francisco Lecot
* Mario Ledesma
* Francisco Leonelli
* German Llanes
* Gonzalo Longo
* Agustin Lopresti
* Federico Martin Aramburu
* Rolando Martin
* Federico Mendez
* Carlos Nieto
* Patricio Noriega
* Jose Maria Nunez Piossek

* Augusto Petrilli
* Santiago Phelan
* Agustin Pichot
* Hugo Porta
* Federico Pucciariello
* Gonzalo Quesada
* Mauricio Reggiardo
* Enrique Rodriguez
* Rodrigo Roncero
* Martin Scelzo
* Eduardo Simone
* Hernan Senillosa
* Pedro Sporleder
* Federico Todeschini

Entraîneurs notables [modifier]

Infrastructures [modifier]

Statistiques [modifier]

Statistiques sur les matchs [modifier]

Le tableau suivant dresse le bilan des matchs contre tous les adversaires de l'équipe d'Argentine, il est mis à jour au 7 septembre 2007[7].


Bilan de l'Argentine par adversaire : matchs joués par l'Argentine, nombre de victoires et défaites argentines, nombre de matchs nuls, et taux de victoires. Le nombre de matchs est, le cas échéant, un lien vers l'article détaillé des confrontations de l'Argentine avec l'équipe en question. (modifier) Adversaires ↓ Matchs ↓ Victoires ↓ Nuls ↓ Défaites ↓ % Victoires ↓
Afrique du Sud Afrique du Sud 11 0 0 11 0,00
Angleterre Angleterre 13 3 1 9 23,08
Australie Australie 17 4 1 12 23,53
Barbarians Barbarians 1 0 0 1 0,00
Brésil 11 11 0 0 100,00
Canada Canada 8 6 0 2 75,00
Chili 27 27 0 0 100,00
Écosse Écosse 6 5 0 1 83,33
Espagne Espagne 4 4 0 0 100,00
États-Unis États-Unis 9 9 0 0 100,00
Fidji Fidji 4 3 0 1 75,00
France France 40 9 1 30 22,50
Irlande Irlande 9 4 0 5 44,44
Italie Italie 14 9 1 4 64,29
Japon Japon 5 4 0 1 80,00
Royaume-Uni Lions britanniques et irlandais 7 0 1 6 0,00
Namibie Namibie 1 1 0 0 100,00
Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 13 0 1 12 0,00
Paraguay 16 16 0 0 100,00
Pays de Galles Pays de Galles 11 4 0 7 36,36
Pérou Pérou 1 1 0 0 100,00
XV mondial 3 3 0 0 100,00
Roumanie Roumanie 7 7 0 0 100,00
Samoa Samoa 4 1 0 3 25,00
Venezuela Venezuela 1 1 0 0 100,00
Uruguay Uruguay 30 30 0 0 100,00
Total contre 26 adversaires 273 162 6 105 59,34

Les confrontations officielles contre les grandes nations datent seulement des 20 dernières années.

L'équipe d'Argentine est largement dominée par les deux équipes majeures du rugby à XV (Afrique du Sud, Nouvelle-Zélande). Elle présente un bilan négatif par rapport à d'autres grandes nations du rugby à XV (Angleterre, Australie, France, pays de Galles). Elle fait jeu égal avec l'Irlande, et elle domine l'Écosse, et l'Italie.

Elle a depuis toujours rencontré fréquemment les autres nations rugbystiques d'Amérique qui sont nettement moins fortes qu'elle.

Statistiques concernant les joueurs [modifier]

Record de sélections [modifier]

La liste suivante dresse le bilan des records de sélections[8] pour l'équipe d'Argentine de rugby à XV , il est mis à jour au 31 août 2007. La liste met en valeur les joueurs des 25 dernières années, il faut noter qu'un classement par nombre de sélections ne dépend pas que de la qualité du joueur mais aussi du nombre de rencontres internationales. La naissance de la coupe du monde en 1987, la périodicité désormais bi-annuelle des tournées influent sur ce classement et doivent donc être rappelés.

* 86 Lisandro Arbizu
* 86 Rolando Martin

Marqueurs d'essais [modifier]

1. José María Núñez Piossek - 29
2. Gustavo Jorge - 20

Points [modifier]

1. Gonzalo Quesada - 486
2. Hugo Porta - 432

Australie

Publié le 06/10/2007 à 12:00 par shawnmichaels974
Australie

Australie Australie
Surnom les Wallabies
Stade pas de stade privilégié
maillot jaune or maillot jaune or maillot jaune or
short vert
bas vert, bande jaune
 
'
Entrée au Board 1949
Sélectionneur John Connolly
Capitaine
Record de sélections George Gregan : 136
Record de points : {{{nombre record de points}}}
Record d'essais : {{{nombre record d'essais}}}
Premier match officiel
15 août 1903
Nouvelle-Zélande Nlle-Zélande 22-3 Australie Australie
Plus large victoire

Plus large défaite

Coupe du Monde
-Phases finales
-Meilleur résultat
5/5
Vainqueur en 1991 et 1999
Tri-Nations 2 fois vainqueur en 2000 et 2001
Tournoi des six nations
{{{nombre de victoires aux 6 nations}}} fois vainqueur,
dont {{{nombre de Grand chelems}}} Grand chelems
Tournoi des six nations
voir Rugby à XV
L'équipe d'Australie de rugby à XV
L'équipe d'Australie de rugby à XV

L'équipe d'Australie de rugby à XV est l'équipe nationale qui représente l'Australie dans les compétitions majeures internationales de rugby à XV.

En raison de son palmarès, elle est considérée comme l’une des meilleures sélections nationales au monde et est actuellement deuxième au classement des équipes nationales de rugby[1].

Elle porte le surnom de « Wallabies » et dispute chaque année le Tri-Nations contre les équipes de Nouvelle-Zélande et d’Afrique du Sud ; elle effectue aussi régulièrement des tournées pour se confronter aux équipes européennes qu'elle affronte tous les quatre ans lors de la coupe du monde de rugby.

Rivale séculaire des All Blacks, l'équipe néo-zélandaise, la sélection australienne est la seule à compter deux titres de champion de monde, en 1991 et 1999. John Eales, Jason Little, Tim Horan et Phil Kearns participèrent à ces deux finales historiques.

Les « Wallabies » ont également disputé la finale de l’édition 2003, mais ont perdu contre l’Angleterre dans la prolongation.

Elle est placée sous le patronage de l’Australian Rugby Union.
Sommaire
[masquer]

* 1 Historique
o 1.1 Introduction du rugby en Australie
o 1.2 Premières compétitions internationales (1899-1914)
o 1.3 Du néant à la renaissance (1919-1939)
o 1.4 Des éclairs dans la grisaille (1946-1959)
o 1.5 Confrontations contre les meilleures nations (1960-1969)
o 1.6 Décennie difficile (1970-1979)
o 1.7 Montée en puissance (1980-1989)
o 1.8 Au sommet du rugby mondial (1990-1999)
o 1.9 Des résultats en dents de scie (2000-2007)
o 1.10 Palmarès
+ 1.10.1 Coupe du monde
+ 1.10.2 Tri-Nations
* 2 Tenue, emblème du XV australien
o 2.1 Tenue vestimentaire
o 2.2 Les « Wallabies »
* 3 Les stades des Australiens
* 4 Composition du XV australien
o 4.1 L'équipe actuelle
+ 4.1.1 Les avants
+ 4.1.2 Les arrières
o 4.2 Joueurs emblématiques
o 4.3 Entraîneurs notables du XV australien
* 5 Statistiques
o 5.1 Statistiques sur les matchs
o 5.2 Statistiques concernant les joueurs
+ 5.2.1 Record de sélections
+ 5.2.2 Record de sélections par poste
+ 5.2.3 Meilleurs marqueurs d'essais
+ 5.2.4 Meilleurs réalisateurs
* 6 Aspects socio-économiques
o 6.1 Popularité du rugby à XV en Australie et ses conséquences
o 6.2 Couverture télévisuelle et revenus
* 7 Annexes
o 7.1 Notes & références
o 7.2 Bibliographie
o 7.3 Articles
* 8 Pour aller plus loin
o 8.1 Articles connexes
o 8.2 Liens externes

Historique [modifier]

Introduction du rugby en Australie [modifier]

Le premier match de rugby en Australie a lieu le 25 juillet 1839. Le club de l'Université de Sydney, le premier club officiellement reconnu, est fondé en 1864. En 1874 un nombre suffisant de clubs existe à Sydney pour que soit créée une compétition des clubs métropolitains de Sydney avec les règles éditées par la Rugby Football Union.

Une équipe australienne de la Southern Rugby Union (l’actuelle New South Wales Rugby Union) dispute les premiers matchs internationaux en 1882 à l’occasion d’une tournée en Nouvelle-Zélande contre des équipes locales. Les Australiens jouent contre des clubs d’Auckland à deux reprises, puis deux fois contre Wellington et une contre Canterbury, Otago & West Coast et North Island. Les Australiens remportent quatre matchs et en perdent trois. En 1884, une équipe de Nouvelle-Zélande fait pour la première fois une tournée en Australie, en Nouvelle-Galles-du-Sud, elle joue huit matchs et les remporte tous[2].

La première tournée d’une équipe britannique en Océanie a lieu en 1888, les Lions britanniques jouent en Australie et en Nouvelle-Zélande [3]. Cette tournée des Lions est organisée par deux joueurs de cricket, Arthur Shrewsbury et Alfred Shaw, qui recrutent principalement des joueurs du nord de l’Angleterre et de l’Écosse. Cette tournée n’a pas le soutien de la fédération anglaise car l’organisation de la tournée est faite par des entrepreneurs privés, en contradiction avec la règle d’amateurisme imposée par la fédération anglaise[4], et de ce fait aucun test n’est disputé[5].

Premières compétitions internationales (1899-1914) [modifier]

En 1899, la première équipe officielle des Lions britanniques joue en Australie. Elle dispute quatre tests matchs contre l’Australie: (trois à Sydney, un à Brisbane). Alors que toutes les équipes portent le nom de l’"Australie", les joueurs ne représentent en fait que la région où le match est disputé. Aussi l’équipe revêt le bleu de la Nouvelle-Galles du Sud lors des matchs à Sydney, et le marron du Queensland en jouant à Brisbane. Les visiteurs remportent tous leurs matchs excepté le premier, qui a lieu au Sydney Cricket Ground et qui voit la victoire de l’Australie 13-3.

Le premier match joué par l’Australie face à son voisin néo-zélandais se déroule le 15 août 1903 au Sydney Cricket Ground. Les Néo-zélandais l’emportent par 22 à 3[6]. Malgré cette défaite, la tournée augmente grandement la popularité du rugby à XV et la foule commence à venir assister aux matchs-retours à Sydney et Brisbane. L’ailier de la Nouvelle-Zélande Billy Wallace inscrit 13 des 22 points. Il n’y a pas encore de trophée pour couronner la compétition entre les deux équipes voisines[7].

La même année, les premiers Wallabies, font une tournée mondiale. Parcourant les océans à bord du 'Omrah', l’équipe passe neuf mois au Royaume-Uni et en Amérique du Nord. Ils gagnent 32 des 38 matchs disputés.

En 1903, le football australien crée la New South Wales Football League (NSWFL) et recommence les hostilités avec le rugby à XV. Les écoles privées restent loyales envers le code anglais alors que les écoles publiques adoptent le football australien. La bataille des codes affaiblit le rugby à XV en Australie plus que dans n’importe quel autre pays à culture rugbystique.

En 1907 la New South Wales Rugby League est créée, le joueur vedette Dally Messenger passe d’un "code" à l’autre (du rugby à XV au rugby à XIII)[8], et une grande partie du public le suit. La tournée de 1908 en Grande Bretagne est pourtant un succès. Le docteur H.Moran est le capitaine des Wallabies, il joue pour un club qui devient le "Drummoyne Rugby". Les médias anglais veulent appeler les Australiens les lapins ("rabbits"). Les Australiens ne sont pas d’accord, ils ne veulent pas être assimilés à un animal nuisible ("pest") importé par les anglais dans leur pays. Ils choisissent un animal originaire d’Australie: le wallaby. La tournée de 1908 coïncide avec les Jeux Olympiques de Londres. L’équipe australienne dispute l'épreuve de rugby à XV des jeux Olympiques de 1908 où elle est la seule participante avec celle du Royaume-Uni. L’Australie remporte la médaille d’or en battant l'équipe du "Cornwall", le comté champion d’Angleterre qui représente le Royaume-Uni. Quand l’équipe rentre en Australie, onze membres de cette tournée rejoignent les clubs de rugby à XIII.

Daniel Carroll et Tom Richards[9], deux joueurs au parcours atypique, font partie de cette tournée.

En 1909, les Kangourous (Kangaroos, l’équipe d'Australie de rugby à XIII) et les Wallabies disputent quatre matchs d’exhibition .

L’équipe d'Australie, entre 1910 et 1980, a toujours été une équipe de valeur, cependant elle n’a pas l’envergure d’équipes majeures comme celles de Nouvelle-Zélande et d’Afrique du Sud[10],[11]. Ce manque de capacité est dû principalement au fait que le rugby à XV est un sport amateur en concurrence avec le rugby à XIII, sport majeur en Australie, devenu rapidement attractif pour la classe moyenne, les aborigènes australiens et une majorité de joueurs-vedettes du rugby à XV qui ont abandonné le code amateur pour le rugby à XIII.

Le dernier test match avant le début de la première Guerre Mondiale se dispute le 15 août 1914 contre l’équipe de Nouvelle-Zélande[12].

Pendant la période 1899-1914, l'équipe d’Australie a disputé 24 matchs et en a remporté 5, soit 21% de réussite. Parmi les 24 matchs, 14 sont des confrontations avec les All Blacks. Le bilan contre le grand rival de l’Australie est de 11 défaites, 1 nul, 2 victoires. Les Wallabies ont aussi un bilan négatif contre les Lions britanniques (6 défaites, 1 victoire), mais par contre de meilleurs résultats d'ensemble contre les autres nations: deux victoires contre l’Angleterre et les États-Unis et une défaite contre le pays de Galles.

Du néant à la renaissance (1919-1939) [modifier]
États d'Australie
États d'Australie

La première Guerre Mondiale a un effet dévastateur sur le développement du rugby à XV en Australie. Avec de très nombreux joueurs engagés sur le front, les fédérations décident qu’il n’est pas patriotique de jouer au rugby à XV. Toutes les compétitions sont arrêtées en Nouvelle-Galles du Sud et au Queensland, où aucune compétition ne recommence avant 1928. Les joueurs qui veulent continuer n'ont d'autre alternative que de rejoindre les rangs du rugby à XIII.

Pendant les années 1920 la seule équipe représentative au niveau international est celle des New South Wales Waratahs. Les trente neuf matchs qu'ils disputeront ont, avec effet rétroactif, le statut de test match des Wallabies. En 1921, l’Afrique du Sud se déplace pour la première fois en Australie et en Nouvelle-Zélande et elle remporte les trois tests disputés en Australie. La plus célèbre équipe des Waratahs est celle de 1927-1928 qui fait une tournée au Royaume-Uni, en France et en Amérique du Nord. Elle introduit un jeu ouvert, du rugby tout en mouvement jamais vu auparavant, mais qui est toujours la marque de fabrique du jeu australien. Ils gagnent 24 matchs et concédent deux nuls sur 31 matchs officiels.
New South Wales Waratahs
New South Wales Waratahs

La réémergence de la Queensland Rugby Union en 1928-1929 donne immédiatement du tonus aux performances de l’équipe australienne qui remporte pour la première fois les trois matchs d’une série contre les All Blacks (Cyril Towers fait partie de cette équipe). L'Australian Rugby Union adopte le vert et le jaune comme couleurs officielles en 1929 avec un maillot vert portant le blason de l’Australie.

En 1931, le Gouverneur Général de Nouvelle-Zélande, Lord Bledisloe fait don d’un trophée pour renforcer les liens sportifs entre l’Australie et la Nouvelle-Zélande. La Bledisloe Cup prend naissance. La première compétition est remportée par la Nouvelle-Zélande par deux victoires contre une.

Les Wallabies effectuent leur première tournée en Afrique du Sud en 1933 pour une série de cinq test matchs, qui est gagnée par les Springboks 3 victoires à 2. L’Australie remporte la Bledisloe Cup pour la première fois en 1934. La tournée de 1939 des Wallabies est interrompue par la seconde Guerre mondiale déclarée un jour après l’arrivée de l’équipe en Angleterre. Après avoir patienté deux semaines sur le sol anglais, l’équipe retourne chez elle.

Des éclairs dans la grisaille (1946-1959) [modifier]

Après une interruption de huit ans due à la seconde Guerre mondiale, le premier test match est disputé à Carisbrook en 1946 contre l’équipe de Nouvelle-Zélande, les All-Blacks l’emportent par 31-8. L’Australie ne remporte aucun match lors de cette série de trois test matchs, perdant 20-0 contre les Maoris néo-zélandais, puis perdant de nouveau 14-10 contre les All-Blacks la semaine suivante. Après avoir perdu deux test matchs contre les All-Blacks, les Wallabies font une nouvelle tournée en Grande-Bretagne et en Irlande en 1947-1948.

Les Wallabies de 1947-1948 ont marqué l’histoire car ils restent la première et seule équipe australienne à garder inviolé leur en-but. Ils l'emportent sur l’Écosse 16-7, l’Irlande 16-3, ils perdent contre le pays de Galles 6-0, ils battent l’Angleterre 11-0, et n’encaissent aucun essai lors de ces quatre matchs. Ils perdent ensuite à Paris contre la France avant de perdre à nouveau contre les Barbarians. Trevor Allan, Cyril Burke, Nicholas Shehadie[13] ou Col Windon[14] font partie de cette tournée.

Au retour de la tournée européenne, les Wallabies accueillent les Maoris néo-zélandais pour une série de 3 test matchs en 1949. Chaque équipe l’emporte une fois et fait un match nul, ce qui conduit à un résultat équilibré. En septembre de la même année, les Wallabies jouent deux fois contre les All-Blacks en Nouvelle-Zélande, ils l’emportent à l’Athletic Park[15] et également à l’Eden Park[16] dans le second test réalisant une des plus grandes performances australiennes[17]. Les Lions britanniques jouent en Australie en 1950, et remportent tous les tests disputés contre les Wallabies. En 1951 les Australiens perdent les trois rencontres contre les All-Blacks. Les résultats sont mitigés en 1952, les Wallabies gagnent un premier test en juillet 1952 contre les Fidji et perdent le second test de deux points. L’Australie se rattrape contre les All Blacks, puis ils perdent le second test.

En 1953 l’Australie fait une tournée en Afrique du Sud pour la deuxième fois et même s’ils perdent la série 3-1 ils sortent applaudis debout le 5 septembre 1953 à Newlands au Cap après une victoire 18-14 dans le 2e test. Le capitaine wallaby John Solomon est porté en triomphe par deux joueurs sud-africains[18]. C’était la première défaite des Springboks depuis 15 ans et 1938[19].

De 1954 à 1958 les mauvais résultats s’enchaînent. En 1957-58 la tournée en Europe est catastrophique. Les Wallabies sont la seule équipe de l’hémisphère sud à perdre leurs quatre rencontres d'une tournée contre le pays de Galles, l’Irlande, l’Angleterre et l’Écosse. Ils perdent également contre les Barbarians et la France.

Confrontations contre les meilleures nations (1960-1969) [modifier]

Les Australiens adoptent leur maillot jaune maintenant familier lors de la tournée de 1961 en Afrique du Sud. En effet, leur maillot précédent vert peut prêter à confusion avec le maillot Springbok. La tenue nationale reste depuis à dominante jaune. Le rugby à XIII n’a pas connu ce problème: il n’est presque pas pratiqué chez les Sud-Africains qui n’ont pas d’équipe nationale de bon niveau.

Aucun test match n’est prévu en 1960, aussi le premier match de la nouvelle décennie a lieu en 1961 contre les Fidji. La série est remportée par 2 victoires et un nul. Les Wallabies affrontent alors les Sud-Africains, et perdent deux fois contre les Springboks à Port Elizabeth et à Johannesburg. A leur retour en Australie, ils affrontent la France et ils connaissent une nouvelle défaite 15-8.

En 1962, les Wallabies sont confrontés à cinq reprises aux All-Blacks, perdant 4 fois et concédant un match nul (9-9) à l’Athletic Park de Wellington. Ils battent les Anglais en 1963 à Sydney, puis les Wallabies se déplacent en Afrique du Sud (2 victoires à 2 au final) et ils battent les Springboks à 2 reprises chez eux lors de 2 tests consécutifs. Ils sont la première équipe à réaliser cette performance depuis l’équipe des Lions britanniques en 1896.

En 1964, les Wallabies jouent trois fois contre les All-Blacks en Nouvelle-Zélande et les Australiens gagnent un match. L’année suivante l’Australie reçoit les Springboks pour deux tests qu'elle remporte tous les deux. L’équipe des îles britanniques se déplace en 1966, les Lions gagnent contre les Wallabies 11-8 puis 31-0. L’Australie part ensuite en tournée en Europe et elle gagne contre le pays de Galles et elle perd contre l’Écosse.

La tournée continue au début de l’année suivante, l’Australie gagne contre le XV de la rose, puis elle perd contre l’Irlande et la France. L’Australie accueille ensuite les Irlandais, et les visiteurs l’emportent à Sydney, défaite suivie d’une autre défaite de 20 points contre les All-Blacks.

En 1968, les Wallabies perdent leur 1er test contre les All-Blacks nettement et le 2e d’un seul point (18 à 19)[20], ils gagnent contre la France par la même marge. Lors d’une tournée d’automne ils perdent contre l’Irlande et l’Écosse, les Wallabies reçoivent les Gallois et les battent. John Ballesty, Alan Cardy[21], John Cole, Greg Davis, John Hipwell[22] ou Peter Johnson, le capitaine, participent au match perdu 19-18 contre les All-Blacks.

Les résultats semblent plutôt médiocres; mais il ne faut pas oublier qu'ils doivent souvent affronter les Sud-Africains et les All-Blacks. Les Australiens ont une bonne équipe mais pas la meilleure du rugby à XV, et ils affrontent régulièrement les deux meilleures équipes du monde.

Décennie difficile (1970-1979) [modifier]

Le premier match de la nouvelle décennie a lieu en 1970 contre les Écossais, que les Wallabies remportent nettement 23-3. La tournée des Springboks en Australie devient infâmante dans l’histoire du sport australien. Avant la tournée, des appels sont lancés pour couper les liens avec la république en raison de la politique d’apartheid. La tournée a lieu, appuyée par le gouvernement fédéral australien, elle soulève une mobilisation et des manifestations anti-apartheid[23], [24]. Si les Sud-africains l’emportent 3 victoires à 0, il n’y aura plus de confrontation pendant 21 ans.
L’Australie se déplace en France en novembre 1971, elle bat la France à Toulouse, mais perd le second test à Paris.

La France rend visite à l’Australie en juin 1972, disputant une série de deux test. Les Wallabies concèdent un nul 14-14 et une défaite 15-16. Les Wallabies se rendent ensuite en Nouvelle-Zélande où ils concèdent 3 défaites. L’Australie vierge de tout succès en 1972, s’arrête aux Fidji pour une victoire 21-19 à Suva.

L’année suivante les Australiens accueillent le Tonga, et après un premier succès, le second test voit le Tonga l’emporter 11-16. Les Wallabies font une petite tournée au Royaume-Uni qui se solde par deux défaites cuisantes 24-0 contre le pays de Galles, et 20-3 contre l’Angleterre. En 1974, l’Australie reçoit les All-Blacks, elle perd deux matchs et réalise un nul qui met fin à une série de 7 victoires consécutives des All-Blacks.

Pour renouer avec le succès, les Australiens jouent d’abord les Anglais en 1975, et ils l’emportent deux fois. Les Wallabies jouent même contre le Japon pour la première fois et ils gagnent 37-7 puis 50-25. En fin d’année les Wallabies se déplacent en Europe et ils concèdent deux nettes défaites contre les Écossais et les Gallois sans inscrire aucun essai. La tournée continue début janvier et l’Australie concède une large défaite contre les Anglais à Twickenham mais elle l’emporte face aux Irlandais à Lansdowne Road. Les résultats sont décevants: défaits contres les Barbarians, les Wallabies gagnent les États-Unis, puis les Fidji à 3 reprises, avant de s'incliner 18-15 et 34-6 en France.

En juin 1978 le pays de Galles se déplace en Australie et perd ses deux rencontres, puis c'est une série de trois matchs contre les voisins néo-zélandais. Le résultat est presque équilibré contre les All-Blacks : 13-12, 22-6, 16-30 pour les joueurs à la fougère. Greg Cornelsen inscrit 4 essais lors du match remporté par les Wallabies[25].

En juin 1979 l'Irlande se déplace en Australie et gagne les deux matchs, mais l'Australie se rachète en gagnant les All-Blacks 12-6. En tournée en Argentine, les Wallabies concède une défaite pour une victoire.

Montée en puissance (1980-1989) [modifier]

En 1980, l’Australie gagne la Bledisloe Cup pour la quatrième fois seulement (voir Australie-Nouvelle-Zélande en rugby à XV) [26], prenant l’avantage 2-1 dans une série de 3 test matchs disputés en Australie. C’est le début d’une ère de succès pour les Wallabies.

En 1984, l’Australie fait une tournée aux îles britannique et irlandaise avec une jeune équipe et un nouvel entraîneur Alan Jones. Les Wallabies de 1984 rentrent dans l’histoire car ils deviennent la première équipe australienne à réussir le "Grand Chelem" (GC) : un Grand Chelem lors d'une tournée s'obtient quand une équipe nationale en tournée l'emporte successivement sur chacune des nations britanniques et irlandaise à savoir : Angleterre, Écosse, Pays de Galles et Irlande. Ils parviennent à battre également une solide équipe des Barbarians.

La tournée est un révélateur : elle signale l’émergence des Wallabies comme équipe de premier plan au niveau mondial.

De nombreux records sont établis lors de cette tournée: première équipe australienne à réussir le GC, 100 points sont inscrits lors des 4 test matchs ce qui est le score le plus élevé d’une équipe en tournée chez les nations britanniques et irlandaise, le jeune Mark Ella inscrit un essai lors de chaque rencontre, performance jamais réalisée. D’autres joueurs ont brillé : David Campese, Michael Lynagh, Nick Farr-Jones et Simon Poidevin, qui vont compter dans les années suivantes.

En 1986 les Wallabies font une tournée en Nouvelle-Zélande pour une série de trois test-matchs avec en jeu la Bledisloe Cup.

La tournée de la Nouvelle-Zélande en Afrique du Sud de 1986 est annulée à la suite d’une action en justice de la part des opposants à cette tournée qui ont démontré qu’elle était contraire au règlement de la fédération néo-zélandaise NZRU. Une tournée non officielle est cependant effectuée par une équipe appelée les Cavaliers et qui comprend de nombreux All-Blacks. Les joueurs des Cavaliers sont suspendus à leur retour en Nouvelle-Zélande[27], par suite ils ne disputent pas le premier match contre l'Australie disputé le 9 août 1986 à l’Athletic Park de Wellington. L’Australie remporte ce match 13 points à 12, mais pour le second test les bannis sont rappelés et les All-Blacks égalisent avec une victoire acquise sur le score inverse de celui du premier match (12-13). Le dernier match, disputé le 6 septembre 1986 à l’Eden Park d’Auckland, sacre l’Australie qui gagne le match 22-9 et remporte ainsi sa première série sur le sol néo-zélandais (voir Australie-Nouvelle-Zélande en rugby à XV) [28].

La première coupe du monde de rugby à XV en 1987 est co-organisée par l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

L’Australie joue dans le groupe A, avec les Anglais, le Japon et les États-Unis. Le premier match est le sommet entre les Wallabies et le XV de la rose, qui voit la victoire des coéquipiers de David Campese 19-6. Les Australiens battent par la suite les États-Unis 47-12 et les Japonais 42-23 pour finir premiers de la poule, devant l’Angleterre. Ils affrontent l’Irlande en quart et l’emportent 33-15. Ils abordent en favoris le match suivant.

Cependant, la demi-finale contre la France, voit les Bleus éliminer les Wallabies.[29] Les Français sont menés (6-9) à la mi-temps et pendant une bonne partie du match, mais réussissent à gagner par 30-24 en marquant au total quatre essais[30]. Les Bleus ne renouvellent pas cet exploit en finale et sont battus par les All-Blacks sur le score de 29-9[31].

L’Australie perd la petite finale contre le Pays de Galles.

Les trois années précédentes, les performances des Australiens sous la direction d’Alan Jones ont été d’un grand niveau et les résultats au rendez-vous, mais le style d’Alan Jones, son autorité, ne plaisaient pas à une partie des joueurs. Mark Ella a pris sa retraite en 1984, l’influent Nick Farr-Jones a eu des frictions. Avant et pendant la coupe du monde 1987, l’entraîneur australien Alan Jones a multiplié les autres activités comme le journalisme à la radio.

Il est donc remplacé après cette coupe du monde et Bob Dwyer, qui a déjà dirigé les Wallabies en 1982 et 1983 revient aux commandes en 1988.

Fin 1987, la série noire continue : une défaite contre les All-Blacks est concédée et la tournée en Argentine se solde par un nul et une défaite (voir Australie-Argentine en rugby à XV) [32].

Les Anglais perdent leurs deux test-matchs contre les Wallabies (voir Angleterre-Australie en rugby à XV) [33].

Les All-Blacks confirment leur suprématie en 1988 en battant à domicile les Wallabies (deux victoires et un match nul), à l’occasion d’une tournée en Australie dont ils reviennent invaincus (douze victoires et un match nul)[34]. Grant Fox est le meilleur réalisateur néo-zélandais de la tournée avec 119 points.

Les Lions britanniques jouent en Australie en 1989 pour la première fois depuis 1966 (tournée en Australie et en Nouvelle-Zélande [35]). L’Australie l’emporte lors du premier match puis perd les deux suivants et perd donc la série 1-2. Bob Dwyer identifie un déficit au niveau des avants comme le facteur décisif de la défaite et il tient à y remédier dans les années 1990.

Au sommet du rugby mondial (1990-1999) [modifier]
Articles détaillés : Australie en coupe du monde de rugby 1991, Australie en coupe du monde de rugby 1995 et Australie en coupe du monde de rugby 1999.

La coupe du monde (CM) 1991 se tient en Angleterre du 3 octobre au 2 novembre 1991[36]. Lors de la première phase, l’Australie l’emporte 32-19 contre les Argentins. Puis les Wallabies battent par la suite le Pays de Galles par 38-3 et les Samoa plus difficilement 9-3 pour finir premiers de la poule. En quart de finale les Australiens ne sont jamais capables de distancer les Irlandais, le XV du trèfle mène au score 18-15 en fin de match et quasiment lors de la dernière action, Michael Lynagh inscrit un essai en coin pour briser les cœurs irlandais et envoyer les siens affronter les champions en titres, la Nouvelle-Zélande.

Les All-Blacks qui ont de la difficulté à battre les Anglais et les Italiens pendant la phase de poule, sont battus par les Australiens en demi-finale (6-16). Lors d’une des plus belles prestations des Wallabies, les Australiens mènent 13-3 à la pause. Ils défendent en deuxième mi-temps contre des All-Blacks qui font le siège de leur ligne. La finale a lieu dans un stade plein à Twickenham, les Wallabies remportent le titre prestigieux de Champions du monde en battant l’Angleterre sur un petit score de 12-6[37].

Des milliers de fans accueillent l’équipe australienne dont les héros ont pour nom John Eales, Tim Horan, Jason Little, Phil Kearns et Willy Ofahengaue, homme du match de la finale. L’équipe de 1991 compte aussi comme membre Bob Egerton qui a joué 9 matchs dans sa carrière et tous en 1991.

Les Australiens terminent 1er de l’épreuve, remportant 6 de leurs 6 rencontres. Michael Lynagh est le meilleur réalisateur des Wallabies (66 points). David Campese est le meilleur marqueur d’essais australien et de la coupe du monde avec six réalisations. Campese est le meilleur joueur de la coupe du monde, il est bien aidé dans les lignes arrières par Tim Horan qui inscrit pour sa part 4 essais.

Les Australiens, qui ont remporté la coupe du monde en 1991, confirment leur suprématie vis-à-vis des All-Blacks en les battant par deux fois en 1992 (les All Blacks perdent aussi contre l’équipe de Sydney)[38].

Après cette victoire, le rugby à XV australien connaît une période moins dorée pendant quelques années. La défense de leur titre lors de la coupe du monde (CM) 1995 disputée en Afrique du Sud est une cruelle désillusion. Défaits dès le match d’ouverture contre le pays hôte[39], ils connaissent une autre défaite en quart de finale contre le XV de la rose qui s’impose 25-22, avec notamment des points importants de Rob Andrew. C’est le plus mauvais résultat de la nation dans une épreuve de coupe du monde.

Cependant, le milieu des années 1990 fait entrer le rugby australien dans une nouvelle ère. La création des tournois du Tri-Nations et du Super 12, et le passage à l’ère du rugby professionnel donnent au rugby à XV une vitrine. Ils attirent les médias et les sponsors, révolutionnent la préparation physique et améliorent le niveau de vie des meilleurs joueurs. Réellement, l’Australie, malgré des moments difficiles, a profité du passage à l’ère professionnelle. En particulier en Australie l’attente est plus forte pour la performance, quand le sport connaît un regain de popularité et une couverture média croissante. Le rugby se professionnalise en 1995[40]. Les trois nations principales de l’hémisphère Sud dans le domaine du rugby se regroupent et forment SANZAR[41] qui est chargé de vendre les droits de diffusion télévisuelle du Super 12 et du Tri-nations.

La coupe du monde (CM) 1999 se tient au Pays de Galles du 1er octobre au 6 novembre 1999[42]. Les matchs de la poule A se sont déroulés en Écosse, ceux de la poule B en Angleterre, de la poule C en France, de la poule D au Pays de Galles, et enfin, ceux de la poule E en Irlande.
Les Australiens ont à nouveau un nouvel entraîneur, Rod McQueen, et de nouveaux jeunes joueurs talentueux : Matt Burke, George Gregan, Stephen Larkham, Joe Roff et Toutai Kefu. Les Wallabies gagnent difficilement la demi-finale 27-21 contre les champions en titre l’Afrique du Sud, après un mémorable drop goal dans la prolongation du trois-quart centre Larkham (son premier jamais tenté lors d’un test match). L’Australie est championne du monde sur le score de 35-12 contre les Français, au Millennium Stadium. La majorité des points est l’œuvre de l’arrière et buteur Matt Burke[43], [44]. L’Australie a su imposer un jeu très structuré, basé sur le pilonnage intensif, sur une défense de fer, qui n'encaisse qu'un seul essai. Déjà sacrée en 1991, l'Australie devient la première équipe à remporter deux fois le trophée William Webb Ellis.

De 1990 à 1999, pendant cette période, l'équipe d’Australie a disputé 98 matchs et remporté 73 victoires, soit 75% de réussite.

Les Wallabies jouent 6 matchs contre les Écossais et compte 6 victoires, 7 matchs contre les Gallois pour 7 victoires, 8 matchs contre les Irlandais pour 8 victoires ; ils gagnent également 100% de leurs rencontres contres les Barbarians, le Canada, les États-Unis, les Fidji, l’Italie, la Roumanie, les Samoa, le Tonga. L'Australie joue 9 matchs face aux Français, son bilan est de 7 victoires pour 2 défaites, avec une série de 6 victoires consécutives entre 1993 et 2000. Le XV de la rose est largement dominé par les Australiens (6 défaites, 1 nul, 1 victoire) dans les duels qui les opposent, en particulier la finale de la CM 1991.

Les Wallabies ont moins de réussite face aux nations de l’hémisphère Sud, cependant ils présentent à cette époque le bilan le plus favorable contre ces grandes nations. Ils présentent un bilan équilibré face aux Springboks avec sept victoires pour sept défaites, dont une défaite par 27-18 en match de poule de la CM 1995 et une victoire en demi-finale de la CM 1999[45].

Les Wallabies sont légèrement dépassés par les All-Blacks (13 défaites, 10 victoires) malgré une série de 7 défaites consécutives entre 1995 et 1997. Mais ce sont les Australiens qui ont remporté leur duel lors de la demi-finale de la CM 1991[46].

Des résultats en dents de scie (2000-2007) [modifier]
Le match d’ouverture de la Coupe du monde 2003 au Telstra Stadium.
Le match d’ouverture de la Coupe du monde 2003 au Telstra Stadium.
Article détaillé : Australie en coupe du monde de rugby 2003.

Quelques mois après avoir remporté la coupe du monde, les Wallabies confirment leur statut en remportant la Bledisloe Cup, le Tri-Nations en 2000, ils battent aussi trois fois les Springboks. En 2001 ils gagnent leur première série contre les Lions britanniques par 2 victoires à 1. Cette même année, l'Australie est la première équipe qui réussit à battre les All-Blacks dans leur forteresse de Dunedin. Rod McQueen, l’entraîneur, et John Eales, le capitaine, se retirent alors que les Wallabies sont au sommet du rugby mondial. Ils laissent le soin au nouvel entraîneur Eddie Jones et au nouveau capitaine George Gregan de préparer l'équipe australienne qui aura la lourde charge de défendre le trophée de la coupe du monde à domicile en 2003. Sur leur lancée, les Australiens remportent à nouveau le Tri-nations en 2001.

Cette période voit aussi la fédération engager trois gros contrats de joueurs en provenance du rugby à XIII pour intégrer les Wallabies. Trois anciennes vedettes du Queensland qui disputaient le State of Origin, Wendell Sailor[47] [48], Mat Rogers[49],[50] et Lote Tuqiri[51],[52], changent de code pour le rugby à XV et ils ne surprennent personne quand ils réussissent à gagner leur sélection en équipe nationale.

La nouvelle équipe établit un centre d’entraînement à Coffs Harbour et elle connaît un succès mitigé. Les joueurs sont compétitifs, mais inconsistants, et la ferveur publique manque au moment d’aborder la coupe du monde[53]. C’est un déchaînement des médias australiens contre l’équipe et son entraîneur. Cependant le début de la campagne voit les Australiens vaincre l'Argentine 24-8 puis enchaîner sur deux victoires très nettes contre la Namibie et la Roumanie. L’équipe a du mal contre de coriaces Irlandais et gagne 17-16, cette victoire suffit pour assurer la qualification des Wallabies en quarts de finale. Ils défont l'Écosse 33-16, puis remportent une de leurs plus belles victoires contre la Nouvelle-Zélande sur le score de 22-10. L'équipe d'Angleterre remporte cette CM 2003 en battant les Wallabies en finale le 22 novembre 2003. L'Angleterre est couronnée championne du monde sur un drop goal réussi dans la prolongation par Jonny Wilkinson, le score final est de 20-17 dans un match considéré comme un des sommets du rugby. Ce résultat paraît logique dans la mesure où, entre 2000 et 2003, le XV de la rose a remporté les cinq matchs qu'elle a disputés contre les Australiens.

Les Wallabies prennent leur revanche sur les Anglais en remportant leurs deux confrontations en 2004[54] 51-15 et 21-19. Ils réalisent un honnête Tri-Nations 2004 en remportant leurs deux matchs à domicile. Mais la suite est plus dure.

Depuis la défaite en coupe du monde (CM) 2003 et surtout lors de la saison 2005, les résultats et le jeu des Wallabies ne sont pas brillants. En 2005, les Wallabies ont perdu sept parties consécutivement et, le bilan de leur tournée européenne comporte huit défaites lors de leurs neuf derniers matches[55]. Le 2 décembre 2005, alors qu'il lui restait deux années de contrat (jusqu'à la Coupe du monde de rugby 2007), Eddie Jones est démis de ses fonctions.

En 2005 pour célébrer le 10e anniversaire du passage au professionnalisme du rugby à XV, une Wallaby Team of the Decade est désignée par vote de 30 jurés, John Eales en est le capitaine.
Irlande-Australie
Irlande-Australie

John Connolly est désigné entraîneur de l'Australie en février 2006 [56]. Les débuts de Connolly sont couronnés de succès avec deux victoires contre l'Angleterre par 34-3 et 43-18 et une victoire contre l'Irlande.

Le juge de paix permettant de connaître le véritable niveau des Wallabies est le Tri-Nations 2006. L’Australie fournit de bonnes prestations, mais le résultat final traduit cependant une nette domination des All-Blacks sur les deux autres grandes puissances rugbystiques de l’hémisphère sud.

En 2007, à l'occasion du centième anniversaire de leurs confrontations, les équipes de rugby d'Australie et du pays de Galles ont créé un trophée James Bevan qui récompensera le vainqueur de leurs rencontres... James Bevan est né le 15 avril 1858 en Australie. C’était le premier capitaine de l'équipe du Pays de Galles qui a disputé son premier test match le 19 février 1881, contre l'équipe d'Angleterre. La première rencontre est équilibrée; les Gallois mènent dans les arrêts de jeu avant de perdre finalement 29-23. Le deuxième test match est gagné nettement par les Australiens 31-0[57].

Un dernier test avant la Coupe du monde 2007 sera fourni par le Tri-Nations 2007.

Le premier match oppose les Springboks aux Wallabies. Or, depuis 1992, en quatorze rencontres disputée sur le sol sud-africain, les Wallabies ne l'ont emporté qu'à 2 reprises (1992 et 2000) pour 12 défaites. Et le résultat (victoire 22-19 des Sud-africains) est dans la lignée... Mais le 30 juin les Wallabies l'emportent 20-15 contre les All Blacks.

L’Australie est dans la poule B pour la première phase de la Coupe du monde 2007 qui aura lieu en France. Elle affrontera le Pays de Galles, les Fidji, le Canada et le Japon [58] Le premier de cette poule B jouera contre les équipes classées deuxième de la poule A, deuxième de la poule B et première de la poule A.

Si l’Australie se qualifie pour le deuxième tour, elle jouerait donc contre l’Angleterre ou l’Afrique du Sud, voire les Samoa, les États-Unis ou le Tonga.

Palmarès [modifier]
Coupe Webb Ellis
Coupe Webb Ellis

* Coupe du monde de rugby 1991 et 1999
* Finaliste de la coupe du monde en 2003
* Tri-nations : 2000 et 2001
* vainqueur des Jeux Olympiques de Londres en 1908

Coupe du monde [modifier]

* 1987 : 1/2 de finale (voir Australie CM 1987)
* 1991 : 1er (voir Australie CM 1991)
* 1995 : 1/4 de finale (voir Australie CM 1995)
* 1999 : 1er (voir Australie CM 1999)
* 2003 : 2e (voir Australie CM 2003)

Tri-Nations [modifier]

Le Tri-nations est un championnat annuel entre les équipes de Nouvelle-Zélande, Australie et Afrique du Sud, la première édition a eu lieu en 1996. L'Australie l'a remporté en 2000 et en 2001.

À partir de l’édition 2006, chaque équipe rencontre trois fois ses adversaires, soit un total de six matchs par équipe.

Tenue, emblème du XV australien [modifier]

Tenue vestimentaire [modifier]
Rencontre All Blacks / Wallabies lors du Tri Nations
Rencontre All Blacks / Wallabies lors du Tri Nations

Les Wallabies jouent dans les couleurs classiques de la tenue vestimentaire sportive de l’Australie, à savoir les couleurs verte et jaune (qui sont les couleurs du mimosa doré, la plante emblème de la fédération d'Australie), et le maillot wallaby est considéré la tenue vestimentaire australienne la plus connue[59]. En 1899, lors de la tournée des Lions britanniques en Australie, il n’y a pas de maillot national existant et pour les quatre test matchs disputés entre l’Australie et les Lions (trois à Sydney et un à Brisbane), les joueurs représentent en fait la région où le match est joué. Aussi l’équipe revêt le bleu de la Nouvelle-Galles du Sud lors des matchs à Sydney, et le marron du Queensland en jouant à Brisbane, avec le blason australien pour remplacer le logo de l’État.

En 1928, les fédérations respectives de Nouvelle-Galles du Sud et du Queensland se mettent d’accord pour que la règle suivante soit adoptée : « les couleurs représentant l’Australie au niveau amateur sont le vert et le jaune ». L’année suivante, les All Blacks viennent en Australie, et le maillot est à dominante verte avec le blason australien et les chaussettes sont vertes avec des rayures sur le haut. Le maillot est resté le même, avec quelques changements intervenus principalement pendant les années 1930, les modifications étant dues à des conflits avec les maillots d'autres équipes. En 1961, le maillot jaune est utilisé pour une tournée en Afrique du Sud pour éviter une confusion avec le maillot des Springboks, depuis il a été conservé pour tous les matchs des Wallabies.

Les « Wallabies » [modifier]
Un wallaby
Un wallaby

Les Australiens sont surnommés Wallabies en référence au Wallaby, un marsupial qui est assez commun en Australie. Le nom trouve ses origines dans la première tournée de l’équipe d’Australie au Royaume-Uni et en Amérique du Nord en 1908[60]. La Nouvelle-Zélande vient de se produire, et les médias britanniques l’ont baptisée All Blacks en référence à la couleur de la tenue des joueurs. Les médias demandent alors aux Australiens de se trouver un surnom. Les médias anglais veulent les appeler les lapins (ou rabbits). Les Australiens ne sont pas d’accord, ils ne veulent pas être assimilés à un nuisible importé. Ils choisissent l’animal originaire d’Australie, le wallaby.

Cependant, les internationaux australiens ne sont alors appelés les Wallabies qu’en tournée, alors que quand ils jouent à domicile, ils sont simplement appelés Internationaux. Les équipes en tournée sont nommées suivant l’ordre chronologique depuis les Premiers Wallabies jusqu’aux Huitièmes Wallabies pour la huitième tournée et la plus grande récompense pour un joueur international est de faire une tournée. Cette dénomination disparaît dans les années 1980 et à ce jour, tous les internationaux australiens portent le nom de Wallabies.

En 2006, à l'occasion de la célébration du 100ème anniversaire de la première marque déposée fédéralement enregistrée, les hommes d’affaires et commerciaux élisent les 40 plus grandes marques déposées australiennes, l'une d'elles est les Wallabies. Cette liste est alors réduite à un top 10, et les Wallabies en font partie, parmi d’autres marques comme Vegemite et Qantas (qui sont aussi les sponsors officiels des Wallabies).

Les stades des Australiens [modifier]
Carte d'Australie montrant les principales villes du pays
Carte d'Australie montrant les principales villes du pays

Contrairement aux autres équipes nationales, les Wallabies n’ont pas de stade privilégié pour les rencontres à domicile. Ils jouent dans la plupart des grands stades d'Australie, ce qui permet à la fédération australienne de ne pas privilégier un État par rapport aux autres. Les Wallabies jouent ainsi au Telstra Stadium de Sydney, au Telstra Dome de Melbourne, où ils ont établi le record du stade de 54 868 spectateurs contre les Anglais[61], au Suncorp Stadium de Brisbane où ils ont également établi le record de la pelouse avec 52 498 spectateurs, et le Subiaco Oval de Perth. Les Wallabies ont établi le record mondial d’affluence pour un match de rugby à XV avec un chiffre record de 109 874 spectateurs au Telstra Stadium de Sydney lors d’une rencontre contre les All Blacks[62]. Le Telstra Stadium est le stade qui a accueilli la finale entre les Australiens et l'Angleterre, que l'Australie a perdue dans la prolongation, d'un magistral drop goal de Jonny Wilkinson.

Les Wallabies ont joué auparavant sur d'autres stades, y compris le Concord Oval de Sydney et le Sydney Cricket Ground (SCG), aussi bien que le Ballymore et le Exhibition Ground de Brisbane. C’est le SCG qui accueille le premier en 1899 : Australie - Lions britanniques 13-3.

Composition du XV australien [modifier]

L'équipe actuelle [modifier]

La liste suivante comporte les 30 joueurs sélectionnés pour la coupe du monde 2007 (17 avants, 13 arrières).
Les avants [modifier]
Joueur Poste Club
Al Baxter Pilier New South Wales Waratahs
Mark Chisholm Deuxième ligne Brumbies
Matt Dunning Pilier New South Wales Waratahs
Rocky Elsom Troisième ligne aile New South Wales Waratahs
Adam Freier Talonneur New South Wales Waratahs
Sean Hardman Talonneur Queensland Reds
Stephen Hoiles Troisième ligne aile Brumbies
Greg Holmes Pilier gauche Queensland Reds
David Lyons Numéro 8 New South Wales Waratahs
Hugh McMeniman Deuxième ligne Queensland Reds
Stephen Moore Talonneur Brumbies
Wycliff Palu Numéro 8 New South Wales Waratahs
Nathan Sharpe Deuxième ligne Western Force
Guy Shepherdson Pilier Brumbies
George Smith Troisième ligne aile Brumbies
Daniel Vickerman Deuxième ligne New South Wales Waratahs
Phil Waugh Troisième ligne aile New South Wales Waratahs
Les arrières [modifier]
Joueur Poste Club
Adam Ashley-Cooper Trois quart centre Brumbies
Berrick Barnes Demi d'ouverture ou Ailier Queensland Reds
Sam Cordingley Demi de mêlée Queensland Reds
Mark Gerrard Ailier Brumbies
Matt Giteau Demi de mêlée, Trois quart centre Western Force
George Gregan Demi de mêlée Brumbies
Julian Huxley Arrière Brumbies
Stephen Larkham Demi d'ouverture Brumbies
Chris Latham Arrière Queensland Reds
Drew Mitchell Arrière Western Force
Stirling Mortlock Trois quart centre Brumbies
Scott Staniforth Ailier Western Force
Lote Tuqiri Ailier New South Wales Waratahs

Joueurs emblématiques [modifier]

Tout au long de son histoire, l’équipe d’Australie a compté un grand nombre de joueurs d’exception. Il n’est pas possible de les citer tous ici, on se reportera à Catégorie:Joueur australien de rugby à XV pour en avoir une liste plus complète.

La liste suivante est limitée à des joueurs qui ont au moins 60 sélections en équipe d'Australie, plus quelques personnalités marquantes (capitaines des Wallabies, membres du Temple international de la renommée du rugby, joueurs comptant moins de sélections mais ayant évolué à une époque où il y avait moins de matchs internationaux).

Avants

* Greg Davis
* John Eales
* Phil Kearns
* Ewen McKenzie
* Tony Miller
* Willy Ofahengaue
* Simon Poidevin
* George Smith
* John Thornett

Avants et demis

* David Wilson
* Ken Catchpole
* Mark Ella
* Nick Farr-Jones
* George Gregan
* Phil Hawthorne
* John Hipwell
* Stephen Larkham
* Michael Lynagh

Trois quarts et arrières

* Matt Burke
* David Campese
* Daniel Herbert
* Tim Horan
* Chris Latham
* Jason Little
* Joe Roff[63] [64] [65] [66]

Parmi ces joueurs emblématiques, le tableau suivant distingue quelques joueurs qui possèdent le meilleur palmarès en terme de nombre de sélections et de titres remportés avec l’équipe d'Australie. Par leur activité, ils couvrent la période 1960-2007.
Joueurs emblématiques des Wallabies. (modifier) Joueur Période Poste Capes Tournois Distinctions
David Campese

[73],[74],[75],[76],[77] [78]
1982-1996 Ailier 101 Champion du monde 1991

* Temple international de la renommée
* Record mondial de sélections de l'époque
dépassé par Philippe Sella
* Record mondial d'essais de l'époque (64)
2e meilleur marqueur d'essais actuel

Ken Catchpole

[79]
1961-1968 Demi de mêlée 27 Deux test matches victorieux
en Afrique du Sud (1965)

* Temple international de la renommée
* 13 fois capitaine

John Eales

[80],[81],[82],[83],[84],[85]
1991-2001 Deuxième ligne 86 Champion du monde 1991, 1999

* Temple international de la renommée
* 55 fois capitaine

Mark Ella

[86],[87]
1980-1984 Demi d'ouverture 25 Grand Chelem 1984 sur les nations
britanniques et irlandaise

* Temple international de la renommée
* 10 fois capitaine

Nick Farr-Jones

[88],[89],[90],[91] [92]
1984-1993 Demi de mêlée 63 Champion du monde 1991

* Temple international de la renommée
* 36 fois capitaine

George Gregan

[93]
1994-présent Demi de mêlée 136[94] Champion du monde 1999

* Record mondial de sélections
* 56 fois capitaine (record mondial)

Tim Horan

[95]
1989-2000 Centre 80 Champion du monde 1991, 1999

* Temple international de la renommée
* 30 essais

Michael Lynagh

[96] [97],[98] [99]
1984-1995 Demi d'ouverture 72 Champion du monde 1991

* Temple international de la renommée
* Record mondial de points de l'époque (911)
dépassé aujourd'hui, record australien actuel

Entraîneurs notables du XV australien [modifier]

En février 1984 Alan Jones fut nommé entraîneur des Wallabies en remplacement de Bob Dwyer. En 4 ans, il disputa 102 matchs et il obtint 23 victoires sur 30 test matchs et quatre défaites ont été concédées d'un point. Il est un des entraîneurs australiens qui a connu les plus brillants résultats. Bob Dwyer revient aux commandes en 1988 et il a conduit l'Australie jusqu’à la coupe du monde victorieuse de 1991.

À la suite de la démission de Greg Smith, Rod McQueen fut nommé entraîneur en chef des Wallabies en septembre 1997. Il mena les Wallabies à la victoire lors de la coupe du monde de rugby 1999 aux dépens de la France qui fut battue en finale. L'Australie fut la première nation qui remporta par deux fois la Coupe du monde. Sous sa conduite, les Wallabies ont aussi remporté le Tri-nations en 2000. Il a pris sa retraite après une dernière victoire importante des Wallabies contre les Lions britanniques en 2001 (série gagnée 2-1). Eddie Jones est un ancien joueur. Il a conduit l'Australie à la finale de la Coupe du monde de rugby 2003. Il était l'entraîneur de l'Australie de 2001 à 2005.

John Connolly est désigné entraîneur de l'Australie en février 2006.

Statistiques [modifier]

Statistiques sur les matchs [modifier]

Le tableau suivant dresse le bilan des matchs contre tous les adversaires de l'équipe d'Australie, il est mis à jour au 30 juin 2007[67].

L’équipe d’Australie présente un bilan négatif par rapport à trois autres équipes majeures du rugby à XV (Afrique du Sud, Lions, Nouvelle-Zélande). Elle dépasse cependant toutes les nations européennes qui disputent le Tournoi des six nations, l’Angleterre, le Pays de Galles, la France, l’Écosse, l'Irlande et l'Italie.
Bilan de l'Australie par adversaire : matchs joués par l'Australie, nombre de victoires et défaites australiennes, nombre de matchs nuls, et taux de victoires. Le nombre de matchs est, le cas échéant, un lien vers l'article détaillé des confrontations de l'Australie avec l'équipe en question. (modifier) Adversaires ↓ Matchs ↓ Victoires ↓ Nuls ↓ Défaites ↓ % Victoires ↓
Afrique du Sud Afrique du Sud 61 23 1 36 37,70
Angleterre Angleterre 34 20 1 13 58,82
Argentine Argentine 17 12 1 4 70,59
Barbarians Barbarians 9 6 0 3 66,67
Canada Canada 5 5 0 0 100,00
Corée du Sud Corée du Sud 1 1 0 0 100,00
Écosse Écosse 25 18 0 7 72,00
Espagne Espagne 1 1 0 0 100,00
États-Unis États-Unis 6 6 0 0 100,00
Fidji Fidji 17 14 1 2 82,35
France France 36 18 2 16 50,00
Irlande Irlande 26 18 0 8 69,23
Italie Italie 9 9 0 0 100,00
Japon Japon 3 3 0 0 100,00
Royaume-Uni Lions britanniques et irlandais 20 5 0 15 25,00
Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 127 38 5 84 29,92
Maoris Maoris néo-zélandais 16 8 2 6 50,00
Namibie Namibie 1 1 0 0 100,00
Pacific Islanders 1 1 0 0 100,00
Pays de Galles Pays de Galles 26 16 1 9 61,54
Roumanie Roumanie 3 3 0 0 100,00
Samoa Samoa 4 4 0 0 100,00
Tonga Tonga 4 3 0 1 75,00
Total contre 23 adversaires 452 233 14 205 51,54

La plus large victoire de l’Australie est acquise sur le score de 142 à 0 contre l'équipe de Namibie, le 23 octobre 2003. Sa plus large défaite est concédée sur le score de 22 à 61 contre l'Afrique du Sud le 23 août 1997.

Statistiques concernant les joueurs [modifier]

Record de sélections [modifier]

La liste suivante dresse le bilan des records de sélections pour l'équipe d'Australie de rugby à XV , il est mis à jour au 22 septembre 2007[68]. La liste met en valeur les joueurs des 25 dernières années, il faut noter qu'un classement par nombre de sélections ne dépend pas que de la qualité du joueur mais aussi du nombre de rencontres internationales. La naissance de la coupe du monde en 1987, la périodicité désormais bi-annuelle des tournées et la création du Tri Nations influent sur ce classement et doivent donc être rappelés.

1. George Gregan (1994-2007) - 138
2. Stephen Larkham (1996-2007) - 102
3. David Campese (1982-1996) - 101
4. John Eales (1991-2001) - 86
5. Joe Roff (1995-2005) - 86
6. George Smith (2000-2007) - 82
7. Matt Burke (1993-2003) - 81
8. Tim Horan (1989-2000) - 80
9. David Wilson (1992-2000) - 79
10. Jason Little (1989-2000) - 75

Record de sélections par poste [modifier]

La liste suivante dresse le bilan des records individuels par poste pour l'équipe d'Australie de rugby à XV , il est mis à jour au 10 septembre 2006[69].

* Arrière : Chris Latham avec 64 (68) capes (1998-2006)
* 3/4 aile : David Campese avec 85 (101) capes (1982-1996)
* 3/4 centre : Tim Horan avec 69 (80) capes (1989-2000)
* 1/2 d’ouverture : Stephen Larkham avec 79 (91) capes (1996-2006)
* 1/2 de mélée : George Gregan avec 127 (127) capes (1994-2006)
* 3e ligne centre : Toutai Kefu avec 58 (60) capes (1997-2003)
* 3e ligne aile : David Wilson avec 79 (79) capes (1992-2000)
* 2e ligne : John Eales avec 84 (86) capes (1991-2001)
* Pilier : Ewen McKenzie avec 51 (51) capes (1990-1997)
* Talonneur : Jeremy Paul avec 72 (72) capes (1998-2006)

Les nombres de capes indiqués sont ceux obtenus pour le poste considéré, le nombre total de capes par joueur tous postes confondus apparaît entre parenthèses.

Meilleurs marqueurs d'essais [modifier]
David Campese
David Campese

David Campese, né le 21 octobre 1962, évoluait au poste d'ailier ou d'arrière. Ce joueur de rugby est l'un des meilleurs Australiens de l'histoire, comme le prouvent ses 101 sélections en équipe d'Australie. Il détenait le record du monde d'essais en match international, avec 64 réalisations, avant d'être dépassé par le japonais Daisuke Ohata en 2006. Les dix meilleurs marqueurs sont :

1. David Campese - 64
2. Chris Latham - 40
3. Tim Horan - 30
4. Joe Roff - 30
5. Matt Burke - 29
6. Lote Tuqiri - 25
7. Stirling Mortlock - 25
8. Stephen Larkham - 24
9. Ben Tune - 24
10. Jason Little - 21
11. Matt Giteau - 20

Meilleurs réalisateurs [modifier]

Michael Lynagh, né le 25 octobre 1963, est un ancien joueur de rugby à XV australien, qui évoluait au poste de demi d'ouverture. Il connaît son premier grand moment avec l'Australie lors de la victoire historique de 1986 en Nouvelle-Zélande, victoire qui permet reprendre la Bledisloe Cup. Lors de la première Coupe du monde en 1987, sa performance est irréprochable, ses 82 points en six rencontres et son impact sur le jeu font de lui le meilleur joueur australien du tournoi. En 1990, il devient le premier joueur à atteindre les 500 points en match international. Il marque son 911e point lors du quart de finale de la coupe du monde 1995 perdu contre l'Angleterre. Ce score constitua le record mondial jusqu'en 1999 où le record devient la propriété du gallois Neil Jenkins.

Les dix meilleurs réalisateurs (en nombre de points) sont :

1. Michael Lynagh - 911
2. Matt Burke - 878
3. Stirling Mortlock - 458
4. David Campese - 315
5. Paul McLean - 260
6. Matt Giteau - 259
7. Joe Roff - 249
8. Chris Latham - 200
9. Elton Flatley - 180
10. John Eales - 173

Aspects socio-économiques [modifier]

Popularité du rugby à XV en Australie et ses conséquences [modifier]

La pratique du sport en Australie est très populaire. Comme dans les pays occidentaux, la couverture croissante des medias, notamment par le premier d’entre eux, la télévision, et la pratique de jeux vidéos à thème sportif ont mis en lumière le sport. De nombreux sports sont pratiqués, les plus populaires sont la natation, le football australien, le golf, le football ou soccer, le rugby à XIII, le cricket et enfin le rugby à XV.

Contrairement à ce qui se passe chez leurs voisins néo-zélandais, le rugby à XV n’est pas le sport le plus populaire des Australiens.

Australie

Publié le 06/10/2007 à 12:00 par shawnmichaels974
Australie

Écosse Écosse
logo de l'équipe d'Écosse
Surnom Le « XV du chardon »
Stade Murrayfield (67 500 places)
maillot bleu marine maillot bleu marine maillot bleu marine
short blanc
bas bleu marine
 
'
Entrée au Board 1886
Sélectionneur Frank Hadden
Capitaine Chris Paterson
Record de sélections Scott Murray : 83
Record de points Gavin Hastings : 667
Record d'essais : {{{nombre record d'essais}}}
Premier match officiel
27 mars 1871
Écosse Écosse 4 - 1 Angleterre Angleterre
Plus large victoire
13 novembre 2004
Écosse Écosse 100 - 8 Japon Japon
Plus large défaite
6 décembre 1997
Afrique du Sud Afrique du Sud 76 - 0 Écosse Écosse
Coupe du Monde
-Phases finales
-Meilleur résultat
5/5
4e en 1991
Tri-Nations
Tournoi des six nations
22 fois vainqueur,
dont 3 Grand chelems
Tournoi des six nations
voir Rugby à XV

L'équipe d'Écosse de rugby à XV est l’équipe nationale de rugby à XV de l'Écosse. Elle représente l'Écosse dans les compétitions internationales majeures, la Coupe du monde de rugby à XV et le tournoi des six nations (appelé Tournoi dans la suite de l'article).

Elle est sous le patronage de la Scottish Rugby Union. Elle est actuellement neuvième du classement des équipes nationales de rugby.

Le rugby à XV est un sport populaire en Écosse. L’équipe d'Écosse dispute chaque année le Tournoi des six nations contre les meilleures équipes européennes; elle effectue aussi régulièrement des tournées pour se confronter aux meilleures équipes de l’hémisphère sud, l’Afrique du Sud, l’Australie et la Nouvelle-Zélande et elle dispute tous les quatre ans la compétition majeure, la coupe du monde de rugby.

L'histoire du rugby national écossais commence en 1871, quand ils affrontent et battent l'Angleterre dans le premier match international de rugby à XV à Raeburn Place. Depuis le début du Tournoi britannique de rugby à XV 1882-1883 (devenu le "Tournoi des cinq nations" en 1910 avec l'admission de la France, puis des "six nations" avec l'entrée de l'Italie en 2000), le XV écossais a remporté celui-ci 14 fois seul et a partagé la victoire à 8 reprises. Depuis 2000, l'Écosse n'a jamais remporté le Tournoi.

Les Écossais jouent en bleu marine et blanc avec un chardon sur le cœur. En raison de la couleur de leur tenue on dit parfois d'eux que ce sont «des All-Blacks qui n'ont pas appris à gagner». Le « XV du chardon » évolue à domicile au stade de Murrayfield (Édimbourg) depuis 1925.
Sommaire
[masquer]

* 1 Historique
o 1.1 Introduction du rugby en Écosse et première rencontre internationale
o 1.2 Rencontres et brouilles britanniques (1870-1889)
o 1.3 Palmarès
o 1.4 Statistiques
* 2 Composition du XV du chardon
o 2.1 L'équipe actuelle
+ 2.1.1 Les avants
+ 2.1.2 Les arrières
o 2.2 Statistiques concernant les joueurs
+ 2.2.1 Record de sélections
+ 2.2.2 Meilleurs marqueurs d'essais
+ 2.2.3 Joueurs emblématiques
* 3 Liste des entraîneurs
* 4 Annexes
o 4.1 Repères chronologiques
o 4.2 Notes & références
o 4.3 Bibliographie
* 5 Pour aller plus loin
o 5.1 Articles connexes
o 5.2 Liens externes

Historique [modifier]

Introduction du rugby en Écosse et première rencontre internationale [modifier]

La première rencontre internationale de l'équipe d'Écosse de rugby à XV a lieu contre l'Angleterre le dimanche 27 mars 1871[1]. Ce n'est pas seulement le premier match de l'Écosse, mais également la première rencontre internationale jamais disputée. Le match a lieu à Raeburn Place, situé à Édimbourg (Écosse). L'Écosse l'emporte 4-1 devant 4 000 personnes[2][3].

Le match est joué au Raeburn Place, un stade de cricket car la fédération écossaise de rugby n'avait pas encore de stade adapté pour un match international[4]. Il est disputé par deux équipes de 20 joueurs, en deux mi-temps de 50 minutes. Les Écossais gagnent le match par 1 essai et 1 but marqués contre 1 essai pour les Anglais.

Rencontres et brouilles britanniques (1870-1889) [modifier]
Carte de l'Écosse et du Royaume-Uni
Carte de l'Écosse et du Royaume-Uni

La revanche entre les équipes d'Écosse et d'Angleterre a lieu, sur le terrain de ces derniers, à l’Oval de Londres. L'Angleterre remporte le match par 8-3 (les Anglais inscrivent trois essais, une transformation et une pénalité, et les Écossais marquent un drop goal)[5]. Le match suivant entre les deux nations se déroule au Hamilton Crescent de Glasgow, il se termine sur un partage des points[6]. Les deux nations se rencontrent à nouveau deux ans plus tard, le lundi 23 février 1874, la rencontre se solde par un succès anglais 3-1.

L’Irlande débute sur le plan international en rencontrant l’Angleterre en 1875 (défaite 7-0 des Irlandais). Le Pays de Galles débute un peu plus tard sur le plan international avec des matchs contre l’Angleterre en 1881, l'Irlande en 1882 et l'Écosse en 1883.

Ce n'est qu'en 1884 que ces quatre équipes se rencontrent toutes pendant la même saison, en effet il manque un match à l'édition de 1883 pour que le Tournoi soit disputé complètement[7]. Les éditions de 1885, 1887 et 1889 ne sont pas complétées, à la suite de disputes entre fédérations[8].

Les Anglais sont exclus des éditions de 1888 et 1889 du Tournoi en raison de leur refus de rejoindre l'International Rugby Board[9],[10].

Palmarès [modifier]

* Coupe du monde
o 1987 : 1/4 finaliste (voir : Écosse CM 1987)
o 1991 : 4e (voir Écosse CM 1991)
o 1995 : 1/4 finaliste (voir : Écosse CM 1995)
o 1999 : 1/4 finaliste (voir : Écosse CM 1999)
o 2003 : 1/4 finaliste (voir : Écosse CM 2003)
* Le Tournoi
o Grand Chelem : 1925, 1984 (détails), 1990 (détails),
o Victoire seul : 1887, 1891, 1895, 1901, 1903, 1904, 1907, 1925, 1929, 1933, 1938, 1984, 1990, 1999 (détails)
o Victoire partagée : 1886, 1890, 1920, 1926, 1927, 1964, 1973, 1986

Statistiques [modifier]

Le tableau suivant dresse le bilan des matchs contre tous les adversaires de l'équipe d'Écosse, il est mis à jour au 30 avril 2007[11].

L'équipe d'Écosse présente un bilan négatif par rapport à toutes les équipes majeures du rugby à XV de l'hémisphère sud (Afrique du Sud, Australie, Nouvelle-Zélande et même l'Argentine). Elle est également dominée par toutes les autres nations européennes qui disputent le Tournoi des six nations, l’Angleterre, le Pays de Galles, la France, à l'exception notable de l'Irlande et de l'Italie.
Bilan de l'Écosse par adversaire : matches jouées par l'Écosse, nombre de victoires et défaites écossaises, nombre de matches nuls, et taux de victoires. Le nombre de matches est, le cas échéant, un lien vers l'article détaillé des confrontations de l'Écosse avec l'équipe en question. (modifier) Adversaires ↓ Matches ↓ Victoires ↓ Nuls ↓ Défaites ↓ % Victoires ↓
Afrique du Sud Afrique du Sud 18 4 0 14 22,22
Angleterre Angleterre 124 41 17 66 33,06
Argentine Argentine 6 1 0 5 16,67
Australie Australie 25 7 0 18 28,00
Barbarians Barbarians 11 2 1 8 18,18
Canada Canada 3 2 0 1 66,67
Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire 1 1 0 0 100,00
Espagne Espagne 1 1 0 0 100,00
États-Unis États-Unis 3 3 0 0 100,00
Fidji Fidji 4 3 0 1 75,00
France France 80 34 3 43 42,50
Irlande Irlande 120 62 5 53 51,67
Italie Italie 12 8 0 4 66,67
Japon Japon 3 3 0 0 100,00
Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 25 0 2 23 0,00
Pacific Islanders 1 1 0 0 100,00
Pays de Galles Pays de Galles 112 48 3 64 42,86
Roumanie Roumanie 11 9 0 2 81,82
Samoa Samoa 6 5 0 1 83,33
Tonga Tonga 2 2 0 0 100,00
Uruguay Uruguay 1 1 0 0 100,00
Zimbabwe 2 2 0 0 100,00
Total contre 22 adversaires 571 240 32 299 42,03

La plus large victoire de l'Écosse est acquise sur le score de 89 à 0 contre l'équipe de Côte d'Ivoire, le 26 mai 1995. Sa plus large défaite est concédée sur le score de 10 à 68 contre l'Afrique du Sud le 6 décembre 1997.

Composition du XV du chardon [modifier]

L'équipe actuelle [modifier]

La liste suivante indique les joueurs retenus pour participer à la coupe du monde 2007.
Les avants [modifier]
Joueur Poste Club
Allan Jacobsen Pilier Edinburgh
Gavin Kerr Pilier Glasgow Warriors
Euan Murray Pilier Northampton Saints
Craig Smith Pilier Edinburgh
Ross Ford Talonneur Glasgow Warriors
Scott Lawson Talonneur Sale Sharks
Jim Hamilton Deuxième ligne Leicester Tigers
Nathan Hines Deuxième ligne USA Perpignan
Scott MacLeod Deuxième ligne Llanelli Scarlets
Scott Murray Deuxième ligne US Montauban
John Barclay Troisième ligne Glasgow Warriors
Kelly Brown Troisième ligne Glasgow Warriors
David Callam Troisième ligne Edinburgh
Allister Hogg Troisième ligne Edinburgh
Simon Taylor Troisième ligne Stade français Paris
Fergus Thomson Talonneur Glasgow Warriors
Jason White Troisième ligne Sale Sharks
Les arrières [modifier]
Joueur Poste Club
Mike Blair Demi de mêlée Edinburgh
Chris Cusiter Demi de mêlée USA Perpignan
Rory Lawson Demi de mêlée Gloucester RFC
Dan Parks Demi d'ouverture Glasgow Warriors
Rob Dewey Centre Ulster
Marcus Di Rollo Centre Edinburgh
Andrew Henderson Centre Glasgow Warriors
Simon Webster Centre Edinburgh
Rory Lamont Ailier Sale Sharks
Sean Lamont Ailier Northampton Saints
Nikki Walker Ailier Ospreys
Chris Paterson Arrière Gloucester RFC
Hugo Southwell Arrière Edinburgh

Statistiques concernant les joueurs [modifier]

Les noms en gras indiquent les joueurs qui sont encore en activité.

Record de sélections [modifier]

La liste suivante dresse le bilan des records de sélections pour l'équipe d'Écosse de rugby à XV , il est mis à jour au 4 octobre 2007. Records de sélections pour l'équipe d'Écosse de rugby à XV, sur superrugby.co.za. La liste met en valeur les joueurs des 25 dernières années, il faut noter qu'un classement par nombre de sélections ne dépend pas que de la qualité du joueur mais aussi du nombre de rencontres internationales. La naissance de la coupe du monde en 1987, la périodicité désormais bi-annuelle des tournées influent sur ce classement et doivent donc être rappelés.


# Joueur Dates d'activitée Nombres de sélections
1 Scott Murray 1997-? 87
2 Gregor Townsend 1992-2003 82
3 Chris Paterson 1999-? 80
4 Gordon Bulloch 1997-2005 74
5 Stuart Grimes 1997-2005 71
6 Kenny Logan 1992-2003 70
7 Scott Hastings 1986-1997 65
8 Jason White 2000-? 62
9 Gavin Hastings 1986-1997 61
9 Tom Smith 1997-2005 61

Meilleurs marqueurs d'essais [modifier]

Les meilleurs marqueurs sont :

1 Ian Smith - 241 Tony Stanger - 24

Joueurs emblématiques [modifier]

Tout au long de son histoire, l'équipe d'Écosse a compté un grand nombre de joueurs d’exception. Il n’est pas possible de les citer tous ici, on se reportera à Catégorie:Joueur écossais de rugby à XV pour en avoir une liste plus complète.

La liste suivante est limitée à des joueurs qui ont au moins 60 sélections en équipe d'Écosse, plus quelques personnalités marquantes[12] (capitaines de l'équipe d'Écosse, membres du Temple international de la renommée du rugby, joueurs comptant moins de sélections mais ayant évolué à une époque où il y avait moins de matchs internationaux).

* Gary Armstrong
* John Bannerman
* Gordon Bulloch
* Craig Chalmers
* Stuart Grimes
* Gavin Hastings

* Scott Hastings
* Andrew Irvine
* John Jeffrey
* Kenny Logan
* George MacPherson

* Ian McGeechan
* Hugh McLeod
* Scott Murray
* Chris Paterson
* Bryan Redpath

* Ian Smith
* Tom Smith
* Simon Taylor
* Gregor Townsend
* Doddie Weir
* Jason White

Liste des entraîneurs [modifier]

* Jim Telfer 1980 - 1984

* Ian McGeechan Écosse 1990 -déc.2003
* Matt Williams Australie Australie déc.2003-avril 2005
* Frank Hadden Écosse avril 2005-

Canada

Publié le 10/10/2007 à 12:00 par shawnmichaels974
Canada
.
Canada Canada
Surnom les Canucks
Stade {{{stade}}}
maillot rouge, bande noire maillot rouge, bande noire maillot rouge, bande noire
short noir
bas noir, bande rouge
 
'
maillot FFFFFF maillot FFFFFF maillot FFFFFF
short 000000
bas 000000
 
'
Entrée au Board 1986
Sélectionneur Ric Suggitt
Capitaine
Record de sélections : {{{nombre record de sélections}}}
Record de points : {{{nombre record de points}}}
Record d'essais : {{{nombre record d'essais}}}
Premier match officiel
Plus large victoire

Plus large défaite

Coupe du Monde
-Phases finales
-Meilleur résultat
5
1/4 (1991)
Tri-Nations
Tournoi des six nations
{{{nombre de victoires aux 6 nations}}} fois vainqueur,
dont {{{nombre de Grand chelems}}} Grand chelems
Tournoi des six nations
voir Rugby à XV

L'Equipe du Canada de rugby à XV rassemble les meilleurs joueurs du Canada.

Les Canadiens jouent avec un maillot rouge orné d'une bande noire, un short noir, des bas noirs ornés d'un parement rouge.
Sommaire
[masquer]

* 1 Palmarès
* 2 Le Canada
* 3 Joueurs emblématiques
* 4 Coupe du monde 2007
o 4.1 Les avants
o 4.2 Les arrières
* 5 Voir aussi
o 5.1 Articles connexes
o 5.2 Liens et documents externes

Palmarès [modifier]
Parcours en Coupe du monde Édition Bilan articles détaillés
Coupe du monde de 1987 poule du 1er tour -
Coupe du monde de 1991 quart de finale Canada en coupe du monde de rugby 1991
Coupe du monde de 1995 poule du 1er tour Canada en coupe du monde de rugby 1995
Coupe du monde de 1999 poule du 1er tour Canada en coupe du monde de rugby 1999
Coupe du monde de 2003 poule du 1er tour Canada en coupe du monde de rugby 2003
Coupe du monde de 2007 poule du 1er tour -

Le Canada [modifier]

L'équipe de rugby du Canada est une des grandes équipes parmi les petites. Elle appartient au groupe des meilleures équipes de la deuxième division internationale :

* États-Unis
* Fidji
* Japon
* Roumanie
* Samoa
* Tonga

Joueurs emblématiques [modifier]

* Aaron Abrams
* Dan Baugh
* Mark Cardinal
* Al Charron
* Jamie Cudmore
* Glen Ennis
* Eddie Evans
* Forrest Gainer

* John Graf
* Norm Hadley
* Dan Jackart
* Josh Jackson
* Mike James
* Dave Lougheed
* Colin McKenzie
* Gord MacKinnon

* Phil Murphy
* Pat Palmer
* James Pritchard
* Gareth Rees
* Rod Snow
* Winston Stanley
* Christian Stewart
* Scott Stewart
* Karl Svoboda

* Patrick Sykes
* Kevin Tkachuk
* Jon Thiel
* Chris Tynan
* Morgan Williams
* Mark Wyatt
* Kevin Yates
* Colin Yukes

Coupe du monde 2007 [modifier]

Liste des 30 sélectionnés pour la Coupe du monde 2007:
Les avants [modifier]
Joueur Poste Club
David Biddle Troisième ligne aile Meraloma RFC Vancouver
Mike Burak Deuxième ligne Section paloise
Aaron Carpenter Troisième ligne Brantford Harlequins
Jamie Cudmore Deuxième ligne ASM Clermont
Scott Franklin Pilier Castaway Wanderers RFC Vancouver
Mike James Deuxième ligne Stade français Paris
(fin de carrière)
Adam Kleeberger Troisième ligne aile University of Victoria
Dan Pletch Pilier ou talonneur Oakville Crusaders RFC
Mike Pletch Pilier Oakville Crusaders RFC
Pat Riordan Talonneur Burnaby Lake
Sean-Michael Stephen Troisième ligne centre AS Béziers/ Oakville Crusaders RFC
Luke Tait Deuxième ligne Overmarch Parme
Jon Thiel Pilier Bayside RFC
Kevin Tkachuk Pilier Glasgow Warriors
Mike Webb Troisième ligne Swilers RFC St John's
Colin Yukes Troisième ligne SU Agen
Les arrières [modifier]
Joueur Poste Club
Craig Culpan Trois quart centre Meraloma RFC Vancouver
Nanyak Dala Trois quart centre Wild Oats RFC Saskatoon
Derek Daypuck Trois quart centre ou demi d'ouverture Castaway Wanderers RFC Vancouver
Ed Fairhurst Demi de mêlée Cornish Pirates RFC (Angleterre)
Justin Mensah-Coker Ailier SC Albi
Ander Monro Demi d'ouverture Waterloo RFC (Angleterre)
James Pritchard Ailier Bedford RFC (Angleterre)
Mike Pyke Ailier US Montauban
Ryan Smith Trois quart centre US Montauban
David Spicer Trois quart centre ou demi d'ouverture FC Auch
Nick Trenkel Trois quart centre Capilano RFC Vancouver/ RC Narbonne
DTH van der Merwe Arrière James Bay RFC
Matt Weingart Demi de mêlée Castaway Wanderers RFC Vancouver
Morgan Williams Demi de mêlée ex- SC Albi, sans club

France

Publié le 06/10/2007 à 12:00 par shawnmichaels974
France

France France
Surnom XV de France, les Bleus, les Coqs, les Tricolores
Stade Stade de France (80 000 places)
maillot bleu maillot bleu maillot bleu
short bleu
bas blanc
 
'
Entrée au Board 1978
Sélectionneur Bernard Laporte
Capitaine Raphaël Ibañez
Record de sélections Fabien Pelous : 116
Record de points Christophe Lamaison : 380
Record d'essais : {{{nombre record d'essais}}}
Premier match officiel
1er janvier 1906
France France 8 - 38 Nouvelle-ZélandeNouvelle-Zélande
Plus large victoire
2 juin 1974
Brésil 7 - 99 France France
Plus large défaite
9 juin 2007
Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 61 - 10 France France
Coupe du Monde
-Phases finales
-Meilleur résultat
6/6
Finaliste (1987) (1999)
Tri-Nations
Tournoi des six nations
32 fois vainqueur,
dont 8 Grand chelems
Tournoi des six nations
voir Rugby à XV

L'équipe de France de rugby à XV est l'équipe qui représente la France dans les compétitions majeures de rugby à XV ; d'autres équipes représentent la France dans des compétitions internationales de rugby à XV : l'équipe "A" qui est une équipe réserve de l'équipe fanion, l'équipe des moins de 21 ans, l'équipe féminine etc[1].

Elle rassemble les meilleurs joueurs de l'Hexagone sous le patronage de l'U.S.F.S.A. (1906-1919), puis de la Fédération française de rugby depuis 1919.

En 1910 elle est admise à participer à la compétition opposant les quatre nations britanniques, qui prend à cette occasion le nom de Tournoi des cinq nations (appelé le Tournoi dans la suite de l'article) et fait ainsi son apprentissage du rugby international en se mesurant à ces équipes ; elle atteint leur niveau au milieu des années 1950 et remporte le Tournoi à plusieurs reprises de 1959 à 1962. L'équipe de France connaît une période faste pendant les années 1980 sous la conduite de son entraîneur Jacques Fouroux, remportant six fois le Tournoi en neuf ans avec deux Grand chelems en 1981 et 1987. Elle est finaliste de la première édition de la coupe du monde en 1987, performance qu'elle réussit à nouveau lors de la coupe du monde en 1999.

Depuis plus de quarante ans, l'équipe de France se maintient à un très haut niveau sur la scène internationale, elle pratique un jeu offensif qui est très apprécié par les amateurs de rugby à XV, en France et à l'étranger où on l'appelle le Beau jeu ou French flair[2]. Elle occupe actuellement le cinquième rang au Classement IRB des équipes nationales de rugby à XV[3].

Cette équipe a compté de nombreux joueurs talentueux, comme Serge Blanco, Jean-Pierre Rives, Philippe Sella, Jean Prat, Jo Maso et André Boniface qui font tous partie du Temple international de la renommée du rugby.
Sommaire
[masquer]

* 1 Historique
o 1.1 Origines du XV de France
o 1.2 1906-1914 : l'apprentissage
o 1.3 1919-1931 : progression du XV de France
o 1.4 1932-1939 : l'exclusion du tournoi
o 1.5 1945-1958 : des victoires partagées dans le Tournoi
o 1.6 1959-1970 : premières victoires dans le Tournoi et un Grand chelem
o 1.7 1971-1980 : un deuxième Grand chelem et rivalité avec les Gallois
o 1.8 1981-1989 : les années Fouroux
o 1.9 1990-2001 : la rivalité avec les Anglais
o 1.10 Période 2002-2007
* 2 Emblèmes du XV de France
* 3 Composition et préparation du XV de France
o 3.1 Composition de l'équipe
o 3.2 L'équipe actuelle
+ 3.2.1 Les avants
+ 3.2.2 Les arrières
o 3.3 Préparation de l'équipe
o 3.4 Les entraîneurs
* 4 Les matchs du XV de France
o 4.1 Les stades du XV de France
o 4.2 Palmarès
* 5 Joueurs emblématiques
* 6 Statistiques
o 6.1 Statistiques sur les matchs
+ 6.1.1 Bilan des matchs
o 6.2 Statistiques concernant les joueurs
+ 6.2.1 Record de sélections
+ 6.2.2 Record d'essais
* 7 Annexes
o 7.1 Quelques repères chronologiques
o 7.2 Notes & Références
o 7.3 Bibliographie
o 7.4 Pour aller plus loin
+ 7.4.1 Articles connexes
+ 7.4.2 Lien externe

Historique [modifier]

Origines du XV de France [modifier]
Stade français-Racing club de France dans les années 1890
Stade français-Racing club de France dans les années 1890

Le rugby à XV est introduit en France en 1872 par des marchands anglais qui fondent le Le Havre athletic club rugby[4].

Le premier match international a lieu au stade d'Édimbourg entre l'Écosse et l'Angleterre le 27 mars 1871[5],[6], mais la France devra attendre 35 ans pour avoir une équipe qui puisse être confrontée aux équipes nationales britanniques.

La première sélection nationale de rugby à XV de l'U.S.F.S.A. est formée dès 1893 pour affronter en Angleterre, l'équipe du Civil Service Athletic Club[7]. Cette sélection française est exclusivement composée de joueurs du Racing et du Stade français. Le 13 février, la sélection française affronte le Civil Service devant 10 000 spectateurs et s'incline de peu sur le score de 2-0. Le lendemain, deuxième match de cette mini-tournée anglaise face à Richmond FC renforcé par deux fameux joueurs d'autres clubs. Les dirigeants de Richmond ont assisté au match du 13, et se méfient, d'autant qu'une semaine plus tôt, Civil Service s'était imposé 15-0 face à leur équipe. Richmond s'impose finalement sur le score de 9-3.

Le 6 avril 1896, lendemain de la finale du championnat de France, la sélection française rencontre les écossais d'Edimbourg avec 12 joueurs ayant joué la veille. Les Sports Athlétiques, organe officiel de l'U.S.F.S.A., publie le 21 novembre 1896, un article signé Louis Dedet qui plaide pour la constitution d'une équipe de France.

Une équipe de France comprenant des joueurs de trois clubs parisiens (Racing, Stade français et Cosmopolitain) dispute le tournoi Olympique de 1900. Cette formation bat le club allemand du FC Francfort (par 27-17) le 14 octobre à la Cipale, puis remporte le titre Olympique en battant aussi l'équipe anglaise des Moseley Wanderers le 28 octobre sur le score de 27-8[8]. Ce match est disputé à la Cipale devant 6 000 spectateurs, c'est la plus grosse affluence des jeux Olympiques.

De 1902 à 1905, la sélection française dispute et perd successivement plusieurs matchs contre une sélection canadienne (10-23), l'équipe de Swansea (0-20) et l'équipe irlandaise des Bective Rangers (8-13).

1906-1914 : l'apprentissage [modifier]

Le premier match officiel du XV de France U.S.F.S.A. a lieu le 1er janvier 1906, face aux All-Blacks alors en tournée européenne. Ce match, arbitré par Louis Dedet, est disputé au Parc des Princes devant 3 000 spectateurs et se termine par une victoire des Néo-zélandais par 38-8[9],[10]. Le capitaine Henri Amand a l'honneur d'être le premier capé du rugby français[11]. Cette équipe comporte aussi un Anglais, William Crichton ainsi qu'un Américain, Allan Muhr.

Le 22 mars, l'équipe de France, qui inaugure sa première tenue tricolore (maillot bleu, culotte blanche et bas rouges), rencontre l'Angleterre au Parc des Princes et perd 8 à 35. Ce résultat honorable conduit les Anglais à jouer un match annuel contre le XV de France, ils sont imités un peu plus tard par les Gallois et les Irlandais[12].

L'équipe de France est admise pour la première fois à disputer le Tournoi en 1910. Les Français n'étaient que quatorze la veille du match lors du rassemblement des joueurs à la gare Saint-Lazare , le dirigeant Charles Brennus a alors l'idée de récupérer d'urgence un joueur parisien, Joé Anduran, pour compléter l'équipe et permettre ainsi à l'équipe de France de jouer son premier match du Tournoi au complet[13]. Le XV de France fait son apprentissage du rugby international et termine régulièrement dernier du Tournoi jusqu'en 1914 (exception faite de l'année 1911 où elle termine quatrième devant l'équipe d'Écosse).

De 1906 à 1914, l'équipe de France dispute 28 rencontres internationales et remporte une seule victoire, contre l'Écosse le 2 janvier 1911 sur le score de 16-15, c'est sa première victoire internationale[14],[15]. Dans cette équipe conduite par Marcel Communeau, l'ailier Pierre Failliot, surnommé l’Autobus, se met en évidence en marquant deux essais et en évitant un essai écossais à quelques secondes de la fin du match[16].

1919-1931 : progression du XV de France [modifier]

Après la première Guerre mondiale, l'équipe de France rencontre l'équipe de Nouvelle-Zélande, appelée alors les Kiwis, le 11 mai 1919. Les Français sont près de réaliser un exploit, ils ne s'inclinent que par 13-14. L'équipe de France progresse et parvient à remporter deux matchs sur quatre lors des Tournois des cinq nations en 1921, 1930 et 1931. Elle remporte son premier match en déplacement le 3 avril 1920 à l'occasion d'un match contre l'équipe d'Irlande à Dublin. Sous la conduite de son capitaine, Philippe Struxiano, la France l'emporte nettement par 15-7 en marquant cinq essais contre un aux Irlandais.

Elle dispute l'épreuve de rugby des jeux Olympiques de 1920 à Anvers, les équipes de France et des États-Unis sont les seules équipes participantes, les Français remportent une médaille d'argent après avoir perdu contre les Américains sur le score de 0-8[17]. Quelques semaines plus tard, l'équipe de France prend sa revanche en gagnant par 14-5 à Paris.

Les deux équipes se retrouvent en finale des jeux Olympiques de 1924 à Paris, l'équipe des États-Unis remporte à nouveau la médaille d'or en battant la France sur le score sans appel de 17-3. Cette victoire des Américains marque aussi la fin de la compétition de rugby dans le cadre des jeux Olympiques.

De 1920 à 1930, l'équipe de France dispute cinquante matchs internationaux et en remporte treize, elle bat au moins une fois toute les équipe européennes mais subit une défaite nette contre l'équipe de Nouvelle-Zélande par 6-30 en janvier 1925, ce qui montre qu'elle doit encore progresser pour se hisser au niveau des meilleures équipes mondiales[18]. Parmi ces victoires, celle acquise le 2 avril 1927 a une importance particulière car c'est la première obtenue contre l'Angleterre. Jusqu'à cette date la France avait perdu 15 des 16 rencontres contre les Anglais et avait fait, au mieux, match nul en 1922. Adolphe Jauréguy est le capitaine du XV de France qui réussit cette performance ; l'année suivante, le 9 avril 1928, il conduit à nouveau son équipe pour une première victoire contre l'équipe du pays de Galles (8-3).

1932-1939 : l'exclusion du tournoi [modifier]

En 1931, la France est exclue pour professionnalisme (paiement des joueurs, recrutement inter-clubs) et en raison de son jeu violent lors de certains matchs[19]. Le match France-Galles du Tournoi 1930 est d'une extrême brutalité, aussi bien sur la pelouse — avec de nombreux joueurs blessés — que parmi les spectateurs car ces derniers étaient pressés les uns contre les autres dans les tribunes ou sur le bord de touche alors qu'à l'entrée du stade, près de 20 000 spectateurs potentiels n'avaient pu assister au match[20].

Une majorité de clubs dénoncent aussi le professionalisme pratiqué par les meilleures équipes et font sécession en décembre 1930 en fondant l'Union française de rugby amateur[21]. Ils refusent que leurs joueurs soient sélectionnés, ce qui abaisse sensiblement le niveau de jeu de l'équipe.

Pendant cette période, l'équipe de France rencontre uniquement des équipes d'un niveau inférieur à celui des équipes britanniques: les équipes d'Italie, d'Allemagne et de Roumanie[22].

La France est de nouveau admise dans le Tournoi en 1939 après que la Fédération française de rugby a trouvé un accord en 1932 avec les clubs entrés en dissidence. La Seconde Guerre mondiale interrompt le Tournoi pendant plusieurs années. Par la suite l'équipe de France ne participe à nouveau au Tournoi qu'à partir de 1947.

1945-1958 : des victoires partagées dans le Tournoi [modifier]

Après la Seconde Guerre mondiale, l'équipe de France (les Bleus), reprend les matchs internationaux le 22 décembre 1945 contre le pays de Galles ; au cours de la même année elle dispute des matchs contre l'armée britannique en janvier et contre les Lions britanniques en avril[23].

Les Bleus poursuivent leur progression de 1945 à 1950, ils disputent 26 matchs et en remportent 14, ils obtiennent ensuite un bilan positif de 1950 à 1958 avec 30 victoires pour 49 matchs disputés[24]. Le 21 février 1948, ils parviennent pour la première fois à battre les Gallois sur leur terrain, à Swansea sur le score de 11-3. Cet exploit vaut à Robert Soro d'être surnommé le « Lion de Swansea[25] ». Un mois plus tôt, les Français avaient réalisé une autre première en battant l'Australie à Paris.

Le 24 février 1951, les Français, emmenés par leur capitaine Guy Basquet, parviennent pour la première fois à vaincre les Anglais dans leur stade de Twickenham (par 11-3). C'est le dernier adversaire du Tournoi qu'il leur restait à battre en déplacement[26].

En 1952, la France est à nouveau menacée d'être exclue du Tournoi, coupable selon les Britanniques de professionnalisme (recrutements, primes de match, intéressements)[27]. Pour éviter la sanction, la fédération française promet d'abolir le championnat de France et fournit une liste de joueurs jugés coupables de professionnalisme, dont Jean Dauger, Robert Soro et Maurice Siman. Cette nouvelle exclusion du Tournoi est ainsi évitée, le championnat de France 1952-53 est cependant maintenu à la suite de la pression exercée par la grande majorité des clubs français[28].

L'équipe de France obtient des victoires partagées[29] dans le Tournoi en 1954 (avec l'Angleterre et le Pays de Galles) et 1955 (avec le Pays de Galles). Elle montre ses progrès en perdant au plus deux matchs par Tournoi, sauf en 1952 (3), 1953 (3) et 1957 (4).

Le XV de France bat pour la première fois les All Blacks le 27 février 1954[30],[31], c'est Jean Prat qui est à la fois le capitaine des Bleus et le réalisateur des trois points qui donnent la victoire aux Français. Jean Prat est aussi le capitaine du XV de France qui bat pour la deuxième fois les Anglais à Twickenham en 1955, cette même année il est porté en triomphe par les Gallois au terme de sa carrière dans le Tournoi, un journaliste anglais le surnomme alors Mister Rugby[32].

Le 16 août 1958, l'équipe de France remporte sa première victoire par 9-5 face aux Springboks à l'Ellis Park de Johannesburg, sous la conduite de Lucien Mias[33],[34], le Docteur Pack. La tournée en Afrique du Sud de l'équipe de France, pourtant handicapée par plusieurs absences, est un succès complet car lors du premier match elle avait fait match nul 3-3. L'équipe de France démontre alors qu'elle peut rivaliser avec les meilleures équipes au monde, ces bons résultats préfigurent les succès à venir dans le Tournoi.

1959-1970 : premières victoires dans le Tournoi et un Grand chelem [modifier]

Articles détaillés : La France dans le tournoi des cinq nations 1959, 1960, 1961, 1962, 1967, 1970, Grand chelem en rugby à XV de la France en 1968

Dans la continuité de son succès en Afrique du Sud en 1958, l'équipe de France remporte le Tournoi pour la première fois (victoire non partagée avec une autre équipe) en 1959 sous la conduite de Lucien Mias.

Elle remporte à nouveau le Tournoi en 1960 (avec l'Angleterre, les deux équipes comptent un match nul et trois victoires), 1961 (à nouveau invaincue, avec 3 victoires et un match nul) et 1962 (avec 3 victoires et une courte défaite 0-3 contre les Gallois).

Les équipes qui remportent ces premières victoires dans le Tournoi comprennent de nombreux joueurs de talent comme Alfred Roques, Amédée Domenech, Lucien Mias, François Moncla, Michel Crauste (le Mongol), Michel Celaya, André et Guy Boniface, Christian Darrouy et Pierre Albaladejo.

Les Bleus remportent une autre série de victoires dans le Tournoi en 1967, 1968[35] et 1970 (avec le Pays de Galles). Entre les deux séries de victoires françaises, le Tournoi est dominé par les Gallois qui terminent en tête à quatre reprises.

Guy Camberabero, associé à son frère Lilian, est le principal artisan de la victoire de 1967 en réussissant 49 des 67 points marqués par les Bleus.

Au cours de cette période, la France remporte 52 des 93 matchs (56%) qu'elle dispute[36],[37]. Son principal succès est l'obtention de son premier Grand chelem en 1968 sous le capitanat de Christian Carrère et avec des joueurs renommés tels que Benoît Dauga, Walter Spanghero, Pierre Villepreux et les frères Camberabero[38]. Ce n'est pas une seule équipe de quinze joueurs qui a réalisé cette performance mais pratiquement deux car au total vingt-sept joueurs français ont participé aux quatre matchs du Tournoi de 1968.

Malgré ses bons résultats d'ensemble, le XV de France ne parvient pas à battre les All Blacks ; les huit rencontres qui opposent les deux équipes de 1961 à 1968, que ce soit au stade de Colombes ou lors de deux tournées effectuées en Nouvelle-Zélande, se terminent par huit victoires des Néo-zélandais.

Le bilan des Bleus contre l'équipe d'Afrique du Sud, de 1961 à 1968, est lui aussi négatif avec quatre défaites (dont deux à Colombes), deux victoires et un match nul. Les Français doivent se satisfaire d'avoir battu deux fois les Springboks sur leur terrain, à Springs en 1964 par 8-6[39] et en 1967 à l'Ellis Park sur le score de 19-14[40].

Pendant cette période, l'équipe de France ne rencontre que trois fois l'équipe d'Australie, battant deux fois les Wallabies et ne perdant que d'un point lors du troisième match en août 1968 à Sydney.

1971-1980 : un deuxième Grand chelem et rivalité avec les Gallois [modifier]

Articles détaillés : La France dans le tournoi des cinq nations 1973, Grand chelem en rugby à XV de la France en 1977

La France remporte le Tournoi en 1973, toutes les équipes finissant avec le même nombre de points, et en 1977[41], avec un Grand chelem (GC), mais c'est la décennie du Pays de Galles qui gagne cinq fois le Tournoi en sept éditions achevées. Le bilan des confrontations entre les deux équipes est nettement à l'avantage des Gallois qui remportent six victoires, pour trois défaites et un match nul. Les matchs entre les équipes de France et du Pays de Galles mettent aux prises de brillantes individualités comme les Gallois Barry John, Gareth Edwards, JPR Williams, John Taylor et Gerald Davies et les Français Jean-Pierre Rives, Claude Dourthe, Jean-Pierre Lux, Jo Maso, Jean Trillo et Jean-Michel Aguirre. Les deux équipes se disputent la victoire dans le Tournoi 1976 (avec un Grand chelem à la clé) à l'Arms Park de Cardiff, le match est très serré et se termine par une victoire des Gallois par 19-13. Malgré cet échec, ce Tournoi a mis en avant le potentiel du XV de France qui possède un pack surpuissant avec notamment Jean-Pierre Bastiat, Jean-François Imbernon, Michel Palmié, Gérard Cholley et Robert Paparemborde. Les deux équipes se disputent aussi la victoire dans le Tournoi avec GC en 1978 lors d'un autre match Galles - France dont les Gallois sortent à nouveau vainqueurs.

Jacques Fouroux est le capitaine de l'équipe qui réalise le Grand chelem en 1977, il forme avec Jean-Pierre Romeu une paire de demis exemplaire. Cette année là, l'équipe de France n'encaisse pas d'essai au cours des quatre rencontres du Tournoi et c'est la même équipe de quinze joueurs qui dispute et gagne les quatre matchs. Les Bleus prennent tout d'abord leur revanche sur les Gallois (16-9) puis battent les Anglais à Twickenham (4-3) à l'issue d'un match acharné, deux autres victoires contre les Écossais et les Irlandais leur permettent de réaliser le Grand chelem[42].

Pendant cette période, les Bleus gagnent 41 des 77 matchs (53%) qu'ils disputent. Cette statistique, qui indique une performance d'ensemble plutôt moyenne, masque le fait que l'équipe de France a réalisé plusieurs exploits tels que son Grand chelem de 1977 et un bilan positif face à la meilleure équipe au monde, les All Blacks. De 1973 à 1979, les Français ont rencontré cinq fois les All Blacks, ils ont remporté trois victoires contre deux défaites. La victoire par 24-19 obtenue le 14 juillet 1979 à l'Eden Park de Auckland est restée dans les mémoires en raison du panache avec lequel elle a été acquise[43],[44]. Les Bleus marquent quatre essais contre deux aux All Blacks et battent pour la première fois les Néo-zélandais sur leur terrain.

L'équipe de France est dominée par les Springboks qui remportent six des sept confrontations disputées entre 1971 et 1980, la septième rencontre se terminant sur un score nul 8-8. À l'inverse, elle remporte quatre de ses six matchs disputés contre les Wallabies et ne subit qu'une défaite en 1971 à Toulouse.

1981-1989 : les années Fouroux [modifier]

Articles détaillés : Grand chelem en rugby à XV de la France en 1981, Grand chelem en rugby à XV de la France en 1987, La France dans le tournoi des cinq nations 1983, 1986, 1988 et 1989

C'est une période faste pour l'équipe de France conduite par son entraîneur emblématique, Jacques Fouroux, avec 6 Tournois gagnés en 1981[45], 1983 (victoire partagée avec l'Irlande), 1986 (victoire partagée avec l'Écosse), 1987[46], 1988 (victoire partagée avec le Pays de Galles) et 1989, avec 2 Grands Chelems en 1981 et 1987. À l'exception d'une saison 1982 décevante, les Bleus ont toujours terminé à une des deux premières places du classement du Tournoi de 1981 à 1989.

Le Grand chelem de 1981 est réalisé une fois de plus grâce à une victoire acquise de haute lutte contre les Gallois à Paris, suivie par un succès à Twickenham contre des Anglais qui avaient pourtant réussi un Grand chelem un an plus tôt. Le capitaine des Bleus, Jean-Pierre Rives, gagne alors le surnom de Casque d'or qui souligne la vaillance dont il a fait preuve durant ce Tournoi, dix-neuf autres joueurs ont contribué à la conquête de ce GC, notamment Robert Paparemborde, Roland Bertranne et Guy Laporte.

Pendant cette période, les Français perdent quatre de leurs matchs contre l'équipe d'Écosse qui remporte un Grand chelem dans le Tournoi 1984 et termine à égalité avec la France en 1986. Bien que les Bleus terminent invaincus le Tournoi de 1985 (2 victoires et 2 matchs nuls), ils ne le remportent pas car les Irlandais sont aussi invaincus et n'ont concédé qu'un match nul, Jérôme Gallion perd l'occasion de mettre la victoire d'un Tournoi à son palmarès.

Les Bleus remportent un nouveau Grand chelem en 1987, ils ont alors Daniel Dubroca comme capitaine. Après une victoire contre les Gallois (16-9), un essai de 80 mètres de Philippe Sella permet au XV de France de battre les Anglais à Twickenham, puis quatre essais français dont trois de Éric Bonneval (qui égale le record de Michel Crauste et de Christian Darrouy) permettent de vaincre les Écossais au Parc des Princes, la victoire décisive étant obtenue contre les Irlandais à Lansdowne Road sur le score de 19-13, avec deux essais de Éric Champ.

La décennie se termine par une nouvelle victoire dans le Tournoi en 1989, un sixième succès pour les Bleus pendant les années 1980 et autant de succès pour Serge Blanco et Pierre Berbizier.

Pendant cette période, l'équipe de France a disputé 77 matchs et remporté 47 victoires, soit 61 % de réussite[47]. Huit défaites des Bleus sont infligées par les All Blacks qui ne perdent que deux confrontations entre les deux équipes en 1986 et justifient pleinement le titre de champion du monde qu'ils obtiennent en 1987.

L'équipe de France présente un meilleur bilan contre les Australiens avec 3 victoires pour 4 défaites et un match nul, une des victoires lui permet d'éliminer les Wallabies en demi-finale de la première édition de la coupe du monde en 1987. Les Français sont menés (6-9) à la mi-temps et pendant une bonne partie du match, mais réussissent à gagner par 30-24 en marquant au total quatre essais[48]. Les Bleus ne renouvellent pas cet exploit en finale et sont battus par les All Blacks sur le score de 29-9[49].

1990-2001 : la rivalité avec les Anglais [modifier]

Articles détaillés : La France dans le tournoi des cinq nations 1993, Grand chelem en rugby à XV de la France en 1997, Grand chelem en rugby à XV de la France en 1998.

Les Anglais dominent le rugby européen durant les années 1990 avec 6 Tournois gagnés dont 3 Grand chelems (GC), mais la France se maintient à un haut niveau et rivalise avec les Anglais pour la suprématie en Europe : 3 Tournois gagnés en 1993, 1997[50] (avec une victoire chez les rivaux anglais) et 1998 dont 2 GC en 1997 et 1998[51] sous la conduite respectivement des capitaines d'équipe Abdelatif Benazzi et Raphaël Ibañez. L'équipe de France comprend alors d'autres individualités marquantes comme Philippe Saint-André (le Goret), Olivier Magne (Charly), Thomas Castaignède (le petit Boni) et Jean-Luc Sadourny.

Pendant cette période, le XV de France est entraîné successivement par Daniel Dubroca et Jean Trillo (1990-1991), Pierre Berbizier (1991-1995), Jean-Claude Skrela (1995-1999) et Bernard Laporte (1999-en cours).

Philippe Saint-André est à la conclusion d'une action d'éclat contre les Anglais lors du Tournoi 1991, il marque un essai au terme d'une action de 100 mètres lancée depuis la ligne d'en-but française par Serge Blanco et Pierre Berbizier, cet essai est considéré par de nombreux commentateurs comme le plus beau marqué dans un Tournoi des cinq nations[52],[53].

En 1993, la France remporte le titre de Champion d'Europe de rugby à XV qui est décerné pour la première fois au vainqueur du Tournoi, et gagne aussi le premier Trophée des 5 Nations.

En 1991, la France connaît son plus mauvais résultat en coupe du monde puisqu'elle est éliminée en quart de finale par les Anglais. Elle prend sa revanche lors de la Coupe du monde 1995 avec une victoire contre ces mêmes Anglais pour la 3e place.

Le Tournoi 1997 est l'occasion pour les Français de réaliser un nouveau Grand chelem, le premier de l'ère Skrela, une performance qui s'est dessinée par une victoire à Dublin, avec trois essais de David Venditti, une autre à Twickenham où ils gagnent par 23-20 (après avoir été menés 6-20) grâce à Christophe Lamaison et un final réussi à Paris contre les Écossais qui sont dominés sur le score de 47-20.

Les Français réussissent l'exploit de remporter consécutivement un autre Grand chelem en 1998, une performance permise par une première victoire contre les Anglais au Stade de France, où le XV de France fait ses débuts, et surtout une victoire en Irlande obtenue difficilement par 18-16; Christophe Lamaison, Philippe Bernat-Salles et Thomas Castaignède sont les meilleurs marqueurs français.

Le XV de France est finaliste de la Coupe du monde 1999 après avoir battu de manière époustouflante les All Blacks en demi-finale par 43-31[54],[55]. Les Bleus sont cependant battus en finale par l'Australie sur le score de 35-12[56], ils atteignent le même niveau de performance qu'en 1987.

De 1990 à 2001, les Bleus jouent 133 matchs internationaux et en remportent 83[57], soit un taux de réussite de 62% qui est au même niveau que celui de la décennie précédente malgré une année 1990 catastrophique (3 victoires en dix matchs).

Le bilan de l'équipe de France face aux All Blacks est assez équilibré avec 4 victoires pour 6 défaites, et avant tout, comme on l'a vu, une victoire contre les Néo-zélandais en demi-finale de la Coupe du monde 1999. Parmi ces victoires, celle acquise le 3 juillet 1994 à l'Eden Park est restée dans les annales car les Français, qui étaient menés 17-20 à une minute de la fin du match, réussissent à l'emporter 23-20 grâce à un essai marqué en conclusion d'une action démarrée près de leur ligne de but, une série de passes et de renversements d'attaque impliquant de nombreux joueurs aboutit à un essai que les journalistes néo-zélandais qualifient d'essai du siècle et que les Français appellent l'essai du bout du monde[58],[59].

Le bilan des Français face aux Springboks leur est aussi défavorable avec trois victoires pour sept défaites, dont une défaite par 19-15 en demi-finale[60] de la Coupe du monde 1995 que les Springboks remportent à domicile. Le XV de France manque de peu une qualification en finale car, sur une pelouse gorgée d'eau, Abdelatif Benazzi percute la défense des Springboks en fin de match et termine en glissant à quelques centimètres seulement de l'en-but sud-africain.

Les Bleus sont largement dominés par les Australiens qui remportent huit des dix matchs qui les opposent, en particulier la finale de la Coupe du monde 1999. Les Wallabies sont redoutables pendant cette période car ils sont champions du monde en 1991 et 1999.

Période 2002-2007 [modifier]
France-Irlande du Tournoi 2006 : la mêlée française s'apprête à libérer la balle pour son demi de mêlée (N°9), Jean-Baptiste Elissalde
France-Irlande du Tournoi 2006 : la mêlée française s'apprête à libérer la balle pour son demi de mêlée (N°9), Jean-Baptiste Elissalde

Articles détaillés : Grand chelem en rugby à XV de la France en 2002, Grand chelem en rugby à XV de la France en 2004, La France dans le tournoi des six nations 2006

L'équipe de France effectue de très bons débuts dans les années 2000 avec quatre Tournois gagnés en 2002[61], 2004, 2006 et 2007, dont 2 GC en 2002 et 2004; Fabien Pelous, Fabien Galthié, Olivier Magne et Raphaël Ibañez sont capitaines d'équipe lors des deux Grand chelems réussis. Ces succès sont à mettre aussi au crédit de Bernard Laporte qui entraîne cette équipe depuis 1999 et devrait quitter cette fonction après la coupe du monde 2007.

Le Grand chelem de 2002 est le premier remporté par les Français dans le Tournoi à six nations. Après un succès contre les Italiens et une courte victoire au Millennium Stadium obtenue contre les Gallois (37-33), le match décisif est un nouvelle fois disputé contre les Anglais ; les Bleus l'emportent par 20-15 et confirment ensuite leur suprématie en battant les autres nations britanniques.

La France termine 4e de la coupe du monde 2003, battue par l'équipe d'Angleterre en demi-finale sur le score de 7-24, les 24 points anglais étant marqués par des drops et pénalités de Jonny Wilkinson, l'équipe d'Angleterre remporte cette Coupe du monde 2003 en battant les Wallabies en finale (20-17).

Le Grand chelem de 2004 est le 8e de l'histoire des Bleus, l'équipe emmenée par Fabien Pelous a réussi cette performance essentiellement en allant vaincre les Gallois à Cardiff (29-22) et en battant les Anglais, qui détiennent alors le titre de champions du monde, par 24-21 lors d'une véritable finale jouée au Stade de France devant 79 900 spectateurs (record d'affluence) et près de 9 millions de téléspectateurs[62].
Écosse-France du Tournoi 2004 : prise de balle à la touche de Julien Bonnaire
Écosse-France du Tournoi 2004 : prise de balle à la touche de Julien Bonnaire

De 2002 à 2006, les Bleus remportent 38 des 62 matchs internationaux qu'ils disputent, soit 61% de réussite[63].

Le bilan du XV de France contre les All Blacks est à nouveau négatif, avec cinq défaites consécutives, dont une lors de la petite finale de la Coupe du monde 2003, et un match nul obtenu en 2002. Les Français n'ont pas battu les Néo-Zélandais depuis le 18 novembre 2000 à Marseille où ils gagnèrent 42-33.[64].

Depuis 2002, l'équipe de France a disputé quatre matchs contre les Springboks, elle compte deux victoires contre une défaite et un match nul, elle reste sur un succès acquis au Cap par 36-26 en juin 2006[65].

Les confrontations entre les Bleus et les Wallabies sont à l'avantage de ces derniers qui comptent trois victoires pour deux défaites et un match nul; les rencontres entre les deux équipes sont peu nombreuses, elles ne se sont pas rencontrées lors de la Coupe du monde 2003.

Le XV de France débute bien le Tournoi des six nations 2007 en battant nettement les Italiens à Rome (39-3), les Irlandais à Croke Park (20-17)[66] et les Gallois au Stade de France (32-21), mais il s'incline contre les Anglais à Twickenham (18-26). Une victoire acquise par 46-19 contre les Écossais au Stade de France permet aux Bleus de remporter le Tournoi 2007 en devançant les Irlandais à la différence de points.

Emblèmes du XV de France [modifier]
Coq sur le maillot bleu du XV de France
Coq sur le maillot bleu du XV de France

Avant 1912, le premier maillot du XV de France n’est pas bleu et n’est pas encore marqué du coq, mais il est blanc et porte en guise de blason deux anneaux, un rouge et un bleu. Il s'agit de l'emblème de l'USFSA, dont émane l'équipe nationale de rugby (et la plupart des équipes sportives françaises nationales), un emblème qui préfigure les cinq anneaux olympiques (que dessinera Pierre de Coubertin en 1913[67], ce dernier est alors secrétaire général de l'USFA) et qui reprend les couleurs du drapeau national (bleu et rouge sur fond blanc)[68].

Après la première victoire de l'équipe de France obtenue contre l'Écosse en 1911, Marcel Communeau, alors capitaine de l'équipe, impose que les joueurs portent le Coq gaulois comme emblème de la France[69]. L'origine de l'utilisation du coq comme symbole d'une équipe de France est cependant plus ancienne, car Jean Rigal, un ancien joueur de football portait cet emblème en mai 1910 lors d'un match contre l'Italie et a fait don de son écusson au musée national du Sport[68]. Le coq fut probablement choisi car c'est un animal fier, combattif et parfois agressif ; à quelques minutes de la fin d'un match France-Angleterre des années soixante et alors que le XV de France mène 13-12 mais traverse un passage difficile, le pilier Aldo Gruarin fait appel à l'orgueil de ses coéquipiers en leur disant : « Ho ! Sur la poitrine, c'est un coq qu'on porte ! C'est pas une pintade ! Alors chantez[70] ! »

L'écusson est initialement blanc et rouge (toujours selon les principes de l'USFSA, qui n'éclate en plusieurs fédérations qu'en 1919-1920), il est ensuite brodé et multicolore à partir de 1945 puis doré depuis les années 1970[71]. La représentation du coq sur les écussons est intialement réaliste et détaillée, par la suite la silhouette du coq s’est profondément simplifiée et est devenue plus abstraite et stylisée.

Ce symbole de l'équipe de France de rugby connaît un vif succès, il est ensuite porté par les membres de la délégation française qui participent aux jeux Olympiques de 1920, le coq est dans ce cas perché sur les cinq anneaux olympiques[72]. Le coq est adopté comme logo du Comité national olympique et sportif français, les règlements du CIO imposant aux comités nationaux d’adopter un emblème qui associe un symbole national, les couleurs du pays et les anneaux olympiques.

Le coq est largement reconnu comme le symbole des équipes de France, les sportifs français sont même surnommés les coqs et certains supporters du XV de France ont l’habitude d'amener et de lâcher un coq vivant sur le terrain de jeu avant un match.

L'équipe de France joue habituellement avec un maillot bleu, au moins lors des matchs joués à domicile. Pour cette raison, les joueurs sont aussi surnommés les Bleus. Ce choix de couleur a posé un problème initialement aux Écossais qui ont dû abandonner leur couleur traditionnelle, bleu marine, lors des matchs disputés en Écosse. Lorsque c'est nécessaire (matchs à domicile contre l'Écosse et l'Italie), les joueurs français portent un maillot blanc.

Composition et préparation du XV de France [modifier]
De gauche à droite : Aurélien Rougerie, Fabien Pelous et Pieter de Villiers lors de France-Irlande 2006
De gauche à droite : Aurélien Rougerie, Fabien Pelous et Pieter de Villiers lors de France-Irlande 2006

Composition de l'équipe [modifier]

L'équipe de France est composée par le sélectionneur/entraîneur et le manager de l'équipe ; Bernard Laporte entraîne le XV de France depuis 1999 et Jo Maso en est le manager depuis 1995[73]. Le manager préside le comité de sélection, il fait la synthèse des joueurs sélectionnables qui est soumise à l'entraîneur, ce dernier décide de la composition finale après concertation[74]. Une liste de 22 joueurs est définie habituellement, une à deux semaines avant une rencontre internationale, la composition définitive de l'équipe est définie quelques jours avant le match pour tenir compte des blessures éventuelles de joueurs ou de leur état de forme pendant le stage préparatoire à chaque match. Dans le cas du Tournoi, cette liste est faite à partir d'un groupe de 40 joueurs qui sont sélectionnés pour l'ensemble des cinq matchs du Tournoi[75].

Dans le cas de la coupe du monde de rugby, une liste de joueurs est établie plusieurs mois avant la compétition, elle est ensuite réduite à l'approche du premier match mais elle comprend plus de joueurs que pour une seule rencontre internationale pour tenir compte du fait qu'il y a plusieurs matchs à disputer, espacés seulement de quelques jours. Lors de la coupe du monde de 2003, trente joueurs français ont participé à au moins une rencontre et sept joueurs seulement ont disputé les six matchs du XV de France.

Pour être sélectionné en équipe de France, un joueur doit avoir disputé le Championnat de France de rugby à XV depuis au moins trois ans et ne doit pas avoir joué pour une sélection nationale étrangère (règle pas toujours suivie par le passé dans l'hémisphère Sud, mais qui est rigoureusement appliquée maintenant), il est ainsi possible à un joueur de nationalité étrangère de jouer avec le XV de France ; ce fut le cas de plusieurs joueurs tels que les Sud-Africains Éric Melville, Pieter De Villers et Brian Liebenberg et le Néo-Zélandais Tony Marsh. La toute première équipe de France, qui a rencontré les Néo-zélandais en 1906, comprend déjà deux joueurs étrangers : l'Anglais William Crichton et l'Américain Allan Muhr qui évoluaient respectivement au Havre AC et avec le Racing.

Au moment de leur sélection, les joueurs du XV de France évoluent le plus souvent dans le championnat de France, contrairement à la pratique actuelle pour l'équipe de France de football, mais plusieurs joueurs peuvent participer au championnat d'Angleterre, c'est le cas de Raphaël Ibañez et de Sébastien Chabal. Laurent Cabannes est le premier joueur qui a joué avec le XV de France alors qu'il évoluait dans un club étranger : la Western Province (Philippe Sella a joué avec les Saracens dès 1996 mais il a pris sa retraite internationale en 1995).

Les joueurs sont requis par la fédération française de rugby pour disputer les matchs du XV de France, et ne peuvent pas refuser une sélection, sauf bien sûr s'ils sont arrêtés pour blessure ou maladie. Cette requisition de joueurs est parfois la source de tensions entre la fédération française de rugby et les clubs car ces derniers ne peuvent pas disposer de tous leurs joueurs pour disputer certains matchs du championnat. Cependant la programmation du Top 14 est faite de telle sorte que peu ou pas de matchs sont disputés lorsque le XV de France dispute de grandes compétitions, c'est le cas notamment pendant le déroulement du Tournoi des six nations et de la coupe du monde de rugby.

L'équipe actuelle [modifier]

La liste suivante indique les 30 joueurs retenus pour disputer la coupe du monde 2007.
Les avants [modifier]
Joueur Poste Club Pays
Nicolas Mas Pilier USA Perpignan France France
Olivier Milloud Pilier CS Bourgoin-Jallieu France France
Jean-Baptiste Poux Pilier Stade toulousain France France
Pieter de Villiers Pilier Stade français Paris France France
Sébastien Bruno Talonneur Sale Sharks Angleterre Angleterre
Raphaël Ibañez Talonneur London Wasps Angleterre Angleterre
Dimitri Szarzewski Talonneur Stade français Paris France France
Sébastien Chabal Deuxième ligne Sale Sharks Angleterre Angleterre
Lionel Nallet Deuxième ligne Castres olympique France France
Fabien Pelous Deuxième ligne Stade toulousain France France
Jérôme Thion Deuxième ligne Biarritz olympique France France
Serge Betsen Troisième ligne Biarritz olympique France France
Julien Bonnaire Troisième ligne ASM Clermont France France
Thierry Dusautoir Troisième ligne Stade toulousain France France
Yannick Nyanga Troisième ligne Stade toulousain France France
Imanol Harinordoquy Troisième ligne Biarritz olympique France France
Rémy Martin Troisième ligne Stade français Paris France France
Les arrières [modifier]
Joueur Poste Club
Jean-Baptiste Élissalde Demi de mêlée Stade toulousain
Pierre Mignoni Demi de mêlée ASM Clermont
Lionel Beauxis Demi d'ouverture Stade français Paris
Frédéric Michalak Demi d'ouverture Image:Sharks-Rugby-Reduit.gif Sharks
David Skrela Demi d'ouverture Stade français Paris
Yannick Jauzion Trois quart centre Stade toulousain
David Marty Trois quart centre USA Perpignan
Damien Traille Trois quart centre Biarritz olympique
Vincent Clerc Ailier Stade toulousain
Christophe Dominici Ailier Stade français Paris
Cédric Heymans Ailier Stade toulousain
Aurélien Rougerie Ailier ASM Clermont
Clément Poitrenaud Arrière Stade toulousain

Préparation de l'équipe [modifier]
Centre national du rugby de Marcoussis
Centre national du rugby de Marcoussis

Chaque rencontre est préparée dans le centre national du rugby de Marcoussis qui dispose de tous les moyens nécessaires: terrains d'entraînement (dont un couvert), salle de musculation, amphithéâtre, logement, piscine, etc.

La préparation est dirigée par l'entraîneur national, aidé par l'encadrement de l'équipe qui comprend un préparateur physique, un médecin, un kiné, des responsables des lignes avant ou arrière de l'équipe, un arbitre, un spécialiste de la défense, un conseiller des buteurs etc. Lors des entraînements, l'entraîneur est assisté par Jacques Brunel (responsable des avants) et Bernard Viviès (responsable des arrières)[76].

Les entraîneurs [modifier]
Entraîneur Période d’activité
Jean Prat 1963-1967
Fernand Cazenave 1968-1972
Jean Desclaux 1973-1980
Jacques Fouroux 1981-1990
Daniel Dubroca 1990-1991
Pierre Berbizier 1991-1995
Jean-Claude Skrela 1995-1999
Bernard Laporte 1999-en cours

Le tableau ci-contre donne la liste des entraîneurs du XV de France qui se sont succédé depuis 1963, auparavant l'équipe de France n'avait pas d'entraîneur à proprement parler, le capitaine de l'équipe tenait ce rôle.

De 1976 à 1979, l'équipe est dominée par la forte personnalité de Jacques Fouroux qui est alors capitaine d'équipe, mais qui joue un rôle important dans le choix des joueurs et des options tactiques. On lui doit notamment la constitution d'un pack surpuissant qui va dominer ses adversaires en 1977, année du deuxième Grand chelem des Bleus. Fouroux est alors surnommé le petit caporal, sa petite taille ne l'empêchait pas de diriger la manœuvre de se son pack de fer de manière énergique. En 1978 il quitte le XV de France car il est en désaccord avec le président du comité de sélection, Élie Pebeyre, mais il revient deux ans plus tard et devient l'entraîneur de l'équipe de 1981 à 1990. Il est doté de tous les pouvoirs : à la fois entraîneur et sélectionneur, d'où son nouveau surnom de petit Napoléon[77]. C'est alors la période faste du XV de France avec six victoires dans le Tournoi, deux Grand chelems et une place de finaliste de la coupe du monde de 1987.

Jacques Fouroux tient ensuite un rôle important au sein de la fédération française de rugby : il est vice-président avec le soutien du président de l'époque Albert Ferrasse, puis tombe en disgrâce après une tentative manquée de prendre la présidence. Après une période d'intérim assurée par l'ancien joueur international Daniel Dubroca, c'est un autre international et ancien capitaine, Pierre Berbizier, qui devient entraîneur du XV de France en décembre 1991 ; âgé de trente-trois ans, il est le plus jeune entraîneur d'une équipe de France, tous sports confondus[78]. Berbizier est contesté dès 1992 mais maintenu dans son rôle d'entraîneur alors que Guy Laporte devient patron d'un comité de sélection en novembre 1992.

Pierre Berbizier démissionne en septembre 1995, il est remplacé par Jean-Claude Skrela qui fut aussi joueur international. Il est aidé dans sa tâche par un autre joueur international toulousain et complice, Pierre Villepreux, qui le rejoint en janvier 1997. Leur mandat est une réussite car le XV de France remporte deux Grands chelems en 1997 et 1998, et est finaliste de la coupe du monde 1999.

Bernard Laporte devient entraîneur-sélectionneur des Bleus après la coupe du monde 1999. Avec lui, le XV de France réalise deux fois le Grand chelem dans le Tournoi des six nations en 2002 et 2004, remporte le Tournoi en 2006 et 2007, et est demi-finaliste de la coupe du monde 2003. Dans son rôle il collabore étroitement avec le manager du XV de France, Jo Maso, leur but commun étant de préparer au mieux l'équipe pour la coupe du monde 2007 qui se déroulera en France.

Les matchs du XV de France [modifier]

Les stades du XV de France [modifier]
Match de rugby au Stade de France
Match de rugby au Stade de France

De 1906 à 1914, l'équipe de France dispute dix matchs au Parc des Princes, quatre au Stade olympique Yves-du-Manoir à Colombes et un à Bordeaux (Stade Sainte-Germaine au Bouscat). À partir de 1920 et jusqu'en 1940, elle effectue la plupart de ses matchs à Colombes (30) et seulement six au Parc des Princes.

De 1945 à 1972, le XV de France effectue la très grande majorité de ses matchs à Colombes (au total 98 matchs au stade Yves du Manoir de 1908 à 1972[79]), puis à partir du 13 janvier 1973 elle évolue dans un Parc des Princes rénové.

Depuis 1998, l'équipe de France effectue les matchs du Tournoi et la plupart des test matchs au Stade de France, elle dispute aussi des test matchs dans d'autres villes de province: au Stade Gerland à Lyon, au Stade Vélodrome à Marseille etc.

Palmarès [modifier]

* Coupe du monde
o Coupe du monde de rugby 1987 : finaliste (2e) (voir France CM 1987)
o Coupe du monde de rugby 1991 : quart de finaliste (voir France CM 1991)
o Coupe du monde de rugby 1995 : demi-finaliste (3e) (voir France CM 1995)
o Coupe du monde de rugby 1999 : finaliste (2e) (voir France CM 1999)
o Coupe du monde de rugby 2003 : demi-finaliste (4e) (voir France CM 2003)

* Tournoi des six nations
o 8 Grands Chelems: 1968, 1977, 1981, 1987, 1997, 1998, 2002, 2004
o 16 victoires non-partagées : 1959, 1961, 1962, 1967, 1968, 1977, 1981, 1987, 1989, 1993, 1997, 1998, 2002, 2004, 2006, 2007
o 8 victoires partagées : 1954, 1955, 1960, 1970, 1973, 1983, 1986, 1988

Sauf exceptions, les listes ci-dessus fournissent des liens vers des articles qui donnent en détail la composition du XV de France et les résultats des matchs.

* Coupe Latine : 2 (1995 et 1997)

* Jeux olympiques
o Médaille d'or : 1 (1900)
o Médaille d'argent : 2 (1920 et 1924)

* Trophée Dave Gallaher : 2002
* Trophée Giuseppe Garibaldi : 2007
* Trophée Eurostar (5) : 2002,2003,2004,2005,2006

* Tournoi des six nations B :

Joueurs emblématiques [modifier]
Article détaillé : Liste des sélectionnés en équipe de France de rugby à XV.

La liste suivante est limitée à des joueurs qui ont au moins 50 sélections en équipe de France, plus quelques personnalités marquantes (capitaines des Bleus, membres du Temple international de la renommée du rugby, joueurs comptant moins de sélections mais ayant évolué à une époque où il y avait moins de matchs internationaux). D'autres joueurs auraient mérité de figurer dans cette liste car le XV de France a connu de très nombreux joueurs de valeur, le lecteur trouvera leur nom dans la liste des sélectionnés en équipe de France de rugby à XV.

Avants

* Jean-Pierre Bastiat
* Guy Basquet
* Abdelatif Benazzi
* Philippe Benetton
* Serge Betsen
* Olivier Brouzet
* Christian Califano
* Aimé Cassayet
* Michel Celaya
* Michel Crauste
* Benoît Dauga
* Philippe Dintrans
* Amédée Domenech
* Daniel Dubroca
* Jean-Luc Joinel
* Raphaël Ibañez
* Olivier Magne
* Lucien Mias

Avants et demis

* François Moncla
* Jean Prat
* Robert Paparemborde
* Fabien Pelous
* Jean-Pierre Rives
* Laurent Rodriguez
* Olivier Roumat
* Walter Spanghero
* Jean-Claude Skrela
* Pierre Albaladejo
* Pierre Berbizier
* Guy Camberabero
* Gérard Dufau
* Jacques Fouroux
* Fabien Galthié
* Christophe Lamaison
* Franck Mesnel

Trois quarts et arrières

* Jean-Michel Aguirre
* Roland Bertranne
* Serge Blanco
* André Boniface
* Guy Boniface
* Thomas Castaignède
* Christian Darrouy
* Christophe Dominici
* Pipiou Dupuy
* Jean Gachassin
* Adolphe Jauréguy
* Jo Maso
* Jean-Luc Sadourny
* Philippe Saint-André
* Philippe Sella
* Damien Traille
* Michel Vannier
* Pierre Villepreux

Parmi ces joueurs emblématiques, le tableau suivant distingue quelques joueurs qui possèdent le meilleur palmarès en terme de nombre de sélections et de titres remportés avec l'équipe de France. Par leur activité, ils couvrent la période 1954 à 2006.
Joueur
Période
Poste
Capes
Tournois
Distinctions
Abdelatif Benazzi[80] ,[81] 1990-2001 Numéro 8 78 GC[82] 1997
T2[83] 1993 Finaliste CM 1999
Serge Blanco[84] ,[85] 1979-1991 Arrière 93 GC 1981 et 1987
T6 1983,1986, 1988 et 1989 Finaliste CM 1987
André Boniface [86] ,[87] 1954-1966 Trois quart centre 48 T5 1954, 1955, 1959, 1961, 1962 Temple international de la renommée du rugby
Benoît Dauga[88] ,[89] 1964-1972 Deuxième ligne 63 GC 1968
T3 1967, 1970 9 fois capitaine
Amédée Domenech[90] ,[91] 1954-1963 Pilier Gauche 52 T5 1954, 1955, 1960, 1961, 1962 Surnom : Le Duc, a aussi joué N°8, 8 Essais marqués, en 1961 il fut positionné à l'aile en remplacement de Jean Dupuy,
Olivier Magne[92] ,[93] 1997-2006 Troisième ligne aile 84 GC 1997-1998-2002-2004
T5 + 2006 Finaliste CM 1999
Fabien Pelous[94] ,[95] 1997-2006 Deuxième ligne 115 GC 1997-1998-2002-2004
T5 + 2006 Finaliste CM 1999
Jean Prat[96] ,[97] 1945-1955 Troisième ligne aile 51 T2 1954, 1955 Temple international de la renommée du rugby
Jean-Pierre Rives[98] ,[99] 1975-1984 Troisième ligne aile 59 GC 1977-1981
T3 + 1983 Temple international de la renommée du rugby
Philippe Sella[100] ,[101] 1982-1995 Trois quart centre 111 GC 1987
T6 + 1983, 1986, 1988, 1989, 1993 Finaliste CM 1987
Walter Spanghero[102] ,[103] 1964-1973 Numéro 8 51 GC 1968
T3 + 1967, 1973 11 fois capitaine

Statistiques [modifier]

Statistiques sur les matchs [modifier]

Bilan des matchs [modifier]

Le tableau suivant dresse le bilan des matchs contre tous les adversaires de l'équipe de France, il est mis à jour au 16 septembre 2007[104].

L'équipe de France présente un bilan négatif par rapport à cinq autres équipes majeures du rugby à XV (Afrique du Sud, Angleterre, Australie, Nouvelle-Zélande et Pays de Galles). Elle dépasse cependant l'Écosse, l'Irlande et l'Italie qui disputent aussi le Tournoi des six nations et fait pratiquement jeu égal avec le XV d'Australie qui possède deux titres de champion de monde.

Avant les années 1960, les Français ont accumulé un retard important par rapport à l'équipe d'Angleterre, tout particulièrement avant leur premier succès en avril 1927, mais de 1977 à 2007 ils comptent plus de victoires que les Anglais : 19 victoires, 18 défaites et un match nul (voir France-Angleterre en rugby à XV).

Pour la même période 1977 à 2007, les Bleus ont un bilan largement positif par rapport aux Gallois avec 25 victoires pour 9 défaites (voir France-Galles en rugby à XV).

À noter qu'elle n'a disputé qu'un match contre les Lions qui est une sélection des meilleurs joueurs britanniques et d'Irlande.
Adversaires

Nombre de
matchs

Victoires
françaises

Nuls

Défaites
françaises

% Victoires
françaises

Afrique du Sud Afrique du Sud 36 10 6 20 27,77
Allemagne Allemagne 15 13 0 2 86,66
Angleterre Angleterre 89 35 7 47 39,32
Argentine Argentine 40 30 1 9 75,00
Australie Australie 36 16 2 18 44,44
Brésil 1 1 0 0 100,00
Canada Canada 7 6 0 1 85,71
Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire 1 1 0 0 100,00
Écosse Écosse 80 43 3 34 53,75
États-Unis États-Unis 7 6 0 1 85,71
Fidji Fidji 7 7 0 0 100,00
Irlande Irlande 83 50 5 28 59,75
Italie Italie 29 28 0 1 96,55
Japon Japon 2 2 0 0 100,00
Royaume-Uni Lions britanniques et irlandais 1 0 0 1 0,00
Namibie Namibie 2 2 0 0 100,00
Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 45 10 1 34 22,22
Pays de Galles Pays de Galles 84 39 3 42 46,42
Roumanie Roumanie 50 40 2 8 80,00
Samoa Samoa 1 1 0 0 100,00
Tchécoslovaquie Tchécoslovaquie 2 2 0 0 100,00
Tonga Tonga 3 2 0 1 66,66
Zimbabwe 1 1 0 0 100,00
Autres équipes (date de la rencontre)
British Army (25/02/40 & 01/01/45) 2 1 0 1
British Empire (28/04/45 & 01/01/46) 2 1 0 1
Maoris (26/12/26) 1 0 0 1
Nouvelle Galles du Sud (22/01/28) 1 0 0 1
Bilan
28 adversaires 631 351 30 250

La plus large victoire de la France est acquise sur le score de 7 à 99 contre l'équipe du Brésil le 2 juin 1974.
La plus large défaite de la France est subie contre les All Blacks sur le score de 61 à 10, le 9 juin 2007.

Le 17 juillet 2005, l'équipe de France fêtait son 600e match officiel.

Statistiques concernant les joueurs [modifier]
Article détaillé : Records en équipe de France de rugby à XV masculin.

Les données qui suivent sont valables au 31 décembre 2006[105]. Les noms en gras indiquent les joueurs qui sont encore en activité.

Record de sélections [modifier]
Joueur
Nombre de sélections
Fabien Pelous 116[106]
Philippe Sella 111
Raphaël Ibañez 95
Serge Blanco 93
Olivier Magne 89
Abdelatif Benazzi 78
Olivier Brouzet 72
Jean-Luc Sadourny 71
Sylvain Marconnet 71[107]
Christian Califano 70

Le record de sélections dans le XV de France est détenu par Fabien Pelous qui a dépassé Philippe Sella le 18 août 2007. Raphaël Ibañez et Sylvain Marconnet peuvent progresser dans ce classement car ils participent actuellement aux matchs des Bleus, tandis que Fabien Pelous, également en activité, peut continuer à accentuer son record.

Il faut noter qu'un classement par nombre de sélections ne dépend pas que de la qualité du joueur mais aussi du nombre de rencontres internationales. La naissance de la coupe du monde en 1987, la périodicité désormais bi-annuelle des tournées et le passage du tournoi de cinq à six nations influent sur ce classement et doivent donc être rappelés.

Record d'essais [modifier]

Serge Blanco est le joueur qui a marqué le plus grand nombre d'essais avec le XV de France. Son record sera difficile à battre car il compte 15 essais d'avance sur Christophe Dominici qui est le joueur en activité le mieux placé. Ces 10 meilleurs marqueurs d'essais jouent tous dans les lignes arrières, la plupart étant principalement ailiers à l'exception de Blanco (principalement arrière) et de Sella (principalement centre).
Christophe Dominici au premier plan avec les couleurs du Stade français
Christophe Dominici au premier plan avec les couleurs du Stade français


Joueur
Nombre d'essais
Serge Blanco 38
Philippe Saint-André 32
Philippe Sella 31
Philippe Bernat-Salles 26
Christophe Dominici 25
Émile N'Tamack 24
Christian Darrouy 23
Patrice Lagisquet 20
Aurélien Rougerie 20
Jean Dupuy 19

En outre, le record de points marqués et le record de transformations réussies sont détenus par Christophe Lamaison avec 380 points et 60 transformations, le record de pénalités réussies est détenu par Thierry Lacroix avec 89 pénalités et le record de drops réussis est détenu par Jean-Patrick Lescarboura avec 15 drops[108].

Irlande

Publié le 10/10/2007 à 12:00 par shawnmichaels974
Irlande

Irlande Irlande
logo du 15 de Trèfle
Surnom le XV du Trèfle
Stade Croke Park (82 500[1] places)
maillot vert maillot vert maillot vert
short blanc
bas verts
 
'
Entrée au Board
Sélectionneur Eddie O'Sullivan
Capitaine Brian O'Driscoll
Record de sélections Malcolm O'Kelly : 84
Record de points Ronan O'Gara : 742
Record d'essais : {{{nombre record d'essais}}}
Premier match officiel
15 février 1875
Angleterre Angleterre 7 - 0 Irlande Irlande
Plus large victoire
10 juin 2000
Irlande Irlande 83 - 3 États-Unis États-Unis
Plus large défaite
6 juin 1992
Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 59 - 6 Irlande Irlande
Coupe du Monde
-Phases finales
-Meilleur résultat
5/5
Quarts de finale en 1987, en 1991, en 1995 et en 2003
Tri-Nations
Tournoi des six nations
18 fois vainqueur,
dont 1 Grand chelems
Tournoi des six nations
voir Rugby à XV

L'équipe d'Irlande de rugby à XV, surnommée le « XV du trèfle », rassemble les meilleurs joueurs professionnels de la République d'Irlande et de l'Irlande du Nord, sous le patronnage de l'I.R.F.U. depuis 1874.

L'équipe nationale de rugby d’Irlande représente à la fois la République d’Irlande et l’Irlande du Nord. Il faut cependant noter que ce sport domine uniquement dans certains secteurs géographiques. Cette situation est unique au sein des équipes de rugby internationales car l'équipe d'Irlande est la seule à réunir deux entités politiques différentes, l'Irlande s'étant retrouvée divisée le 1er avril 1949. L'Irlande participe au Tournoi des six nations. Son palmarès dans cette compétition est de dix victoires, huit victoires partagées et un Grand Chelem en 1948. L’Irlande participe également à la Coupe du Monde depuis sa création où elle n’a jamais dépassée le stade des quart de finales.

L'Irlande a réussi le passage de l'amateurisme au professionnalisme depuis 1995. Elle a obtenu de bons résultats, ce d'autant plus qu'il s'agit d'un pays qui compte six millions d'habitants, et ce sport est en concurrence avec les sports gaéliques (hurling, camogie, football gaélique, handball gaélique et rounders) et le football.

La sélection irlandaise peut s'appuyer sur le potentiel des quatre provinces du pays : le Munster, le Leinster, l'Ulster, le Connacht.

Les Irlandais jouent en vert et blanc avec une trèfle sur le cœur. Le « XV du trèfle » évolue à domicile au stade de Lansdowne Road (Dublin) depuis 1878. En 2007, et notamment pour leur premier match du Tournoi des six nations contre l'Angleterre, ils évoluent dans le stade consacré d'habitude aux sports gaéliques : Croke Park, en raison de la rénovation de Lansdowne Road.

Aujourd'hui, l'équipe d'Irlande est considérée comme l'une des toutes meilleures équipes de rugby au monde, elle est actuellement sixième au classement des équipes nationales de rugby[2].
Sommaire
[masquer]

* 1 Histoire
* 2 Repères chronologiques
o 2.1 2002-2006 : l'Irlande d'Eddie O'Sullivan
* 3 Palmarès
* 4 Composition du XV irlandais
o 4.1 L'équipe actuelle
+ 4.1.1 Les avants
+ 4.1.2 Les arrières
o 4.2 Joueurs emblématiques
o 4.3 Entraîneurs notables
* 5 Infrastructures
o 5.1 Les stades de l'équipe d'Irlande
+ 5.1.1 Les premières rencontres à domicile
+ 5.1.2 Lansdowne Road
* 6 Statistiques
o 6.1 Statistiques sur les matchs
o 6.2 Statistiques concernant les joueurs
+ 6.2.1 Record de sélections
+ 6.2.2 Marqueurs d'essais
+ 6.2.3 Points
* 7 Annexes
o 7.1 Notes & références
o 7.2 Bibliographie
* 8 Pour aller plus loin
o 8.1 Articles connexes
o 8.2 Lien externe

Histoire [modifier]

Son premier match officiel s'est effectué contre l'équipe d'Angleterre le 15 février 1875, où elle a perdu de 7 points à 0.

Repères chronologiques [modifier]

* 15 février 1875 : Premier match de l'équipe d'Irlande face à l'Angleterre.
* 11 mars 1878 : Premier match de l'Irlande à Lansdowne Road face à l'Angleterre (victoire de l'Angleterre 11 à 0)
* 5 février 1881 : première victoire du XV irlandais à Lansdowne Road et face aux anglais
* 3 mars 1888 : premère victoire face aux Pays de Galles
* 24 février 1894 : première victoire contre l'Écosse. Le XV du trèfle réussi la même année le triplée (battre les trois autres nations anglicanes) et s'adjuge ainsi la triples couronnes pour la première fois.
* 20 mars 1909 : premier Irlande-France (victoire de l'Irlande 19-8)
* 30 novembre 1912 : déroute irlandaise à Dublin où l'équipe d'Afrique du Sud marque 10 essais (0-38)
* 8 février 1947 : premier match à Lansdowne Road depuis le début de la Seconde Guerre mondiale (Irlande bat Angleterre 22 à 0 pour une victoire historique)
* 10 avril 1965 : première victoire contre l'Afrique du Sud
* 26 octobre 1968 : première victoire d'une nation européenne dans l'hémisphère sud après la victoire 16 à 3 de l'Irlande à Sydney, face à l'équipe de rugby de l'Australie. C'est également la cinquième victoire consécutive de l'Irlande face à ces mêmes Australiens.


2002-2006 : l'Irlande d'Eddie O'Sullivan [modifier]

Après avoir terminé troisième du tournoi des six nations en 2002, l'Irlande d'Eddie O'Sullivan obtient la deuxième place en 2003, en perdant seulement le Grand Chelem lors du dernier match contre l'Angleterre. Lors de la Coupe du monde de rugby 2003 son équipe est défaite contre la France en quart de finale.

L'Irlande obtient encore la deuxième place lors du Tournoi 2004 perdant le grand chelem contre la France cette fois.

C'est la favorite du Tournoi 2005 et l'équipe d'O'Sullivan glisse à la 3ème place avec des défaites contre le Pays de Galles et la France. En 2006 un mauvais début de match contre la France coûte à Eddie O'Sullivan son premier tournoi et son premier Grand Chelem.

Connu pour son style décontracté, O'Sullivan présente un bilan de deux triples couronnes et une Coupe du monde de rugby 2003 honorable. Cependant des commentateurs de rugby à XV critiquent ces résultats, car il a eu une des plus brillantes lignes arrières au monde à sa disposition sans aucune victoire finale.

Brian O'Driscoll, Ronan O'Gara, Geordan Murphy, Girvan Dempsey, Peter Stringer... Quelle équipe !!! Et les avants (Malcolm O'Kelly) comptent des individualités brillantes également...
l'Irlande jouant à Croke Park.
l'Irlande jouant à Croke Park.

Palmarès [modifier]

* Coupe du monde
o 1987 : 1/4 finaliste (voir Irlande CM 1987)
o 1991 : 1/4 finaliste (voir Irlande CM 1991)
o 1995 : 1/4 finaliste (voir Irlande CM 1995)
o 1999 : poule du 1er tour (voir Irlande CM 1999)
o 2003 : 1/4 finaliste (voir Irlande CM 2003)
o 2007 : poule du 1er tour

* Le Tournoi des Cinq/Six Nations
o Grand Chelem : 1948
o Victoire seule : 1894, 1896, 1899, 1935, 1948, 1949, 1951,1974 (article détaillé), 1982 (article détaillé), 1985 (article détaillé)
o Victoire partagée : 1906, 1912, 1926, 1927, 1932, 1939, 1973, 1983 (article détaillé)
o (Depuis 1988, le Millenium Trophy est attribué annuellement au vainqueur du match Irlande-Angleterre dans le tournoi des cinq/six nations)

Composition du XV irlandais [modifier]

L'équipe actuelle [modifier]

La liste suivante indique les joueurs retenus pour participer à la coupe du monde 2007.
Les avants [modifier]
Joueur Poste Club
Simon Best Pilier Ulster
John Hayes Pilier Munster
Marcus Horan Pilier Munster
Bryan Young Pilier Ulster
Rory Best Talonneur Ulster
Jerry Flannery Talonneur Munster
Frankie Sheahan Talonneur Munster
Donncha O'Callaghan Deuxième ligne Munster
Paul O'Connell Deuxième ligne Munster
Malcolm O'Kelly Deuxième ligne Leinster
Neil Best Troisième ligne Ulster
Simon Easterby Troisième ligne Llanelli Scarlets
Stephen Ferris Troisième ligne Ulster
Denis Leamy Troisième ligne Munster
Alan Quinlan Troisième ligne Munster
David Wallace Troisième ligne Munster
Les arrières [modifier]
Joueur Poste Club
Isaac Boss Demi de mêlée Ulster
Eoin Reddan Demi de mêlée London Wasps
Peter Stringer Demi de mêlée Munster
Ronan O'Gara Demi d'ouverture Munster
Paddy Wallace Demi d'ouverture Ulster
Gordon D'Arcy Centre Leinster
Shane Horgan Centre Leinster
Andrew Trimble Centre Ulster
Brian O'Driscoll Centre Leinster
Brian Carney Ailier Munster
Denis Hickie Ailier Leinster
Geordan Murphy Ailier Leicester Tigers
Girvan Dempsey Arrière Leinster
Gavin Duffy Arrière Connacht

Joueurs emblématiques [modifier]

* Mike Gibson
* David Humphreys
* Michael Kiernan
* Donal Lenihan
* Willie-John McBride
* Hugo MacNeill
* Simon Geoghegan

* Karl Mullen
* Brian O'Driscoll
* Ronan O'Gara
* Malcolm O'Kelly
* Keith Wood

Entraîneurs notables [modifier]

* Warren Gatland
* Eddie O'Sullivan

Infrastructures [modifier]

Les stades de l'équipe d'Irlande [modifier]

Les premières rencontres à domicile [modifier]

Lansdowne Road [modifier]
Article détaillé : Lansdowne Road.
Lansdowne Road, stade national du rugby irlandais pendant une rencontre Munster-Leinster.
Lansdowne Road, stade national du rugby irlandais pendant une rencontre Munster-Leinster.


Statistiques [modifier]

Statistiques sur les matchs [modifier]

Le tableau suivant dresse le bilan des matchs contre tous les adversaires de l'équipe d'Irlande, il est mis à jour au 31 août 2007[3].

L’équipe d'Irlande présente un bilan négatif par rapport à toutes les autres équipes majeures du rugby à XV (Afrique du Sud, Australie, Nouvelle-Zélande, Angleterre, pays de Galles, France, Écosse.
Bilan de l'Irlande par adversaire : matchs joués par l'Irlande, nombre de victoires et défaites irlandaises, nombre de matchs nuls, et taux de victoires. Le nombre de matchs est, le cas échéant, un lien vers l'article détaillé des confrontations de l'Irlande avec l'équipe en question. (modifier) Adversaires ↓ Matchs ↓ Victoires ↓ Nuls ↓ Défaites ↓ % Victoires ↓
Afrique du Sud Afrique du Sud 18 3 1 14 16,67
Angleterre Angleterre 120 43 8 69 35,83
Argentine Argentine 9 5 0 4 55,56
Australie Australie 26 8 0 18 30,77
Canada Canada 3 2 0 1 66,67
Écosse Écosse 121 53 5 63 43,80
États-Unis États-Unis 5 5 0 0 100,00
Fidji Fidji 3 3 0 0 100,00
France France 82 28 5 49 34,15
Géorgie Géorgie 2 2 0 0 100,00
Italie Italie 15 12 0 3 80,00
Japon Japon 5 5 0 0 100,00
Namibie Namibie 3 1 0 2 33,33
Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 20 0 1 19 00,00
Maoris Maoris néo-zélandais 1 1 0 0 100,00
Pacific Islanders 1 1 0 0 100,00
Pays de Galles Pays de Galles 112 45 6 61 40,18
Roumanie Roumanie 8 8 0 0 100,00
Russie Russie 1 1 0 0 100,00
Samoa Samoa 4 3 0 1 75,00
Tonga Tonga 2 2 0 0 100,00
Zimbabwe 1 1 0 0 100,00
Total contre 22 adversaires 562 231 27 304 41,10

La plus large victoire de l'Irlande est acquise sur le score de 83 à 3 contre l'équipe de États-Unis, le 10 juin 2000. Sa plus large défaite est concédée sur le score de 6 à 59 contre la Nouvelle-Zélande le 6 juin 2000.

Statistiques concernant les joueurs [modifier]

Record de sélections [modifier]

La liste suivante dresse le bilan des records de sélections pour l'équipe d'Irlande de rugby à XV , il est mis à jour au xx xx xxxx. La liste met en valeur les joueurs des 25 dernières années, il faut noter qu'un classement par nombre de sélections ne dépend pas que de la qualité du joueur mais aussi du nombre de rencontres internationales. La naissance de la coupe du monde en 1987, la périodicité désormais bi-annuelle des tournées et la création du Tri Nations influent sur ce classement et doivent donc être rappelés.

* 85 Malcolm O'Kelly
* 76 Peter Stringer
* 74 Brian O'Driscoll
* 74 Girvan Dempsey
* 72 David Humphreys
* 70 Kevin Maggs
* 69 Mike Gibson
* 63 Willie-John McBride
* 62 Anthony Foley
* 61 Fergus Slattery

Marqueurs d'essais [modifier]

1. Brian O'Driscoll - 29
2. Denis Hickie - 29
3. Brendan Mullin - 17
4. Geordan Murphy - 17
5. Girvan Dempsey - 17
6. Shane Horgan - 17
7. Keith Wood - 15
8. Kevin Maggs - 15
9. George Stephenson - 14

Points [modifier]

(Au 30.06.2006)

1. Ronan O'Gara - 742
2. David Humphreys - 560
3. Michael Kiernan - 314
4. Eric Elwood - 296

la nouvelle zelande

Publié le 06/10/2007 à 12:00 par shawnmichaels974
la nouvelle zelande

Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande
Surnom les All Blacks
Stade Eden Park
maillot noir maillot noir maillot noir
short noir
bas noir
 
'
maillot C0C0C0 maillot C0C0C0 maillot C0C0C0
short 000000
bas C0C0C0
 
'
Entrée au Board 1949
Sélectionneur Graham Henry
Capitaine Richie McCaw
Record de sélections Sean Fitzpatrick : 92
Record de points Andrew Mehrtens : 967
Record d'essais : {{{nombre record d'essais}}}
Premier match officiel
15 aout 1903
Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 22 - 3 Australie Australie
Plus large victoire
4 juin 1995
Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 145 - 17 Japon Japon
Plus large défaite
28 aout 1999
Australie Australie 28 - 7 Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande
Coupe du Monde
-Phases finales
-Meilleur résultat
5
1er (1987)
Tri-Nations
Tournoi des six nations
{{{nombre de victoires aux 6 nations}}} fois vainqueur,
dont {{{nombre de Grand chelems}}} Grand chelems
Tournoi des six nations
voir Rugby à XV

L'équipe de Nouvelle-Zélande de rugby à XV , surnommée les All Blacks, est l'équipe qui représente la Nouvelle-Zélande dans les principales compétitions internationales de rugby à XV. D'autres sélections représentent la Nouvelle-Zélande lors de compétitions moins importantes de rugby à XV, c'est le cas notamment des Junior All Blacks qui est l’équipe réserve des All Blacks. Elle est considérée comme l’une des meilleures sélections nationales au monde de par son palmarès, et est actuellement en tête du classement des équipes nationales de rugby.

Le rugby à XV est le sport le plus populaire de Nouvelle-Zélande, il attire principalement les meilleurs sportifs du pays et aussi ceux des îles voisines de l’Océanie. L’équipe de Nouvelle-Zélande, surnommée les All Blacks, dispute chaque année le Tri-Nations contre les équipes d’Australie et d’Afrique du Sud, elle effectue aussi régulièrement des tournées pour se confronter aux équipes européennes et rencontre ces équipes tous les quatre ans lors de coupe du monde de rugby.

Les All Blacks sont régulièrement favoris pour remporter la coupe du monde de rugby mais ils n’ont gagné cette épreuve qu’en 1987. Ils ont cependant un palmarès inégalé dans le rugby à XV avec un fort pourcentage de victoires en test matchs, leur premier succès est acquis dès 1903 contre l’équipe d’Australie. Ils sont aussi connus pour leur tenue tout en noir et leur chant de guerre, le fameux Haka, qu’ils interprètent avant chaque test match pour impressionner l’adversaire.
Sommaire
[masquer]

* 1 Histoire
o 1.1 Introduction du rugby en Nouvelle-Zélande
o 1.2 Premières compétitions internationales
o 1.3 Le début de la légende des All Blacks
o 1.4 La période 1947-1986
o 1.5 1987-1995 : période des trois premières coupes du monde
o 1.6 Période professionnelle
+ 1.6.1 Période 1996-2004
+ 1.6.2 Renouveau des All Blacks depuis 2005
* 2 L’équipe et ses spécificités
o 2.1 Les « All Blacks »
o 2.2 Le haka
o 2.3 Les stades des All Blacks
* 3 Aspects sportifs
o 3.1 Résultats des matchs des All Blacks
+ 3.1.1 L’équipe nationale la plus performante de l’histoire du rubgy
+ 3.1.2 Coupe du monde
+ 3.1.3 Tri-Nations
+ 3.1.4 Autres compétitions
o 3.2 Joueurs et entraîneurs
+ 3.2.1 Quelques joueurs emblématiques
+ 3.2.2 L’équipe actuelle
+ 3.2.3 Les avants
+ 3.2.4 Les arrières
+ 3.2.5 Statistiques et records
+ 3.2.6 Entraîneurs des All Blacks
* 4 Aspects socio-économiques
o 4.1 Popularité du rugby à XV en Nouvelle-Zélande et ses conséquences
o 4.2 Couverture télévisuelle et revenus
* 5 Annexes
o 5.1 Notes & références
o 5.2 Documentation
+ 5.2.1 Ouvrages
+ 5.2.2 Articles
+ 5.2.3 Émissions télé
+ 5.2.4 Ressources en ligne
o 5.3 Pour aller plus loin
+ 5.3.1 Articles connexes

Histoire [modifier]

Introduction du rugby en Nouvelle-Zélande [modifier]
L'équipe néo-zélandaise de 1884
L'équipe néo-zélandaise de 1884

Le rugby est introduit en Nouvelle-Zélande par Charles John Monro à la fin des années 1860. Monro avait découvert le rugby pendant ses études au Christ’s College Finchley, en Angleterre[1]. Le premier match de rugby en Nouvelle-Zélande se déroule le 12 septembre 1870, il oppose les équipes de Nelson et de Wellington dans la ville de Petone[2]. La première fédération néo-zélandaise, la Canterbury Rugby Football Union, est créée en 1879[3].
James Allan, joueur All Black N°1 en 1884
James Allan, joueur All Black N°1 en 1884

Les équipes de clubs néo-zélandais disputent leurs premiers matchs internationaux en 1882 à l’occasion de la tournée en Nouvelle-Zélande de l’équipe australienne de la Southern Rugby Union (l’actuelle New South Wales Rugby Union). L’équipe visiteuse joue contre des clubs d’Auckland à deux reprises, puis deux fois contre Wellington et une fois contre Canterbury, Otago & West Coast et North Island. Les Australiens remportent quatre matchs et perdent trois fois. En 1884, une équipe de Nouvelle-Zélande fait pour la première fois une tournée à l’étranger, en Nouvelle-Galles-du-Sud, elle joue huit matchs et les remporte tous[4].

La première tournée d’une équipe britannique en Nouvelle-Zélande a lieu en 1888, les Lions britanniques jouent en Australie et en Nouvelle-Zélande [5]. Cette tournée des Lions est organisée par deux joueurs de cricket, Arthur Shrewsbury et Alfred Shaw, qui recrutent principalement des joueurs du Nord de l’Angleterre et de l’Écosse. Cette tournée n’a pas le soutien de la fédération anglaise car l’organisation de la tournée est faite par des entrepreneurs privés, en contradiction avec la règle d’amateurisme imposée par la fédération anglaise[6], et de ce fait aucun test n’est disputé[7]

Premières compétitions internationales [modifier]
Les Originals, premiers All Blacks.
Les Originals, premiers All Blacks.

La New Zealand Rugby Football Union (NZRU) est formée en 1892, avec l’absence significative de représentants de Canterbury, Otago et Southland qui n’acceptent pas le point du règlement qui exige que les membres doivent résider à Wellington pour faire partie de la NZRU[8]. L’unification au sein de la NZRU est réalisée dans les trois ans qui suivent[9].

Le premier match officiel de la Nouvelle-Zélande a lieu en Nouvelle Galles du Sud (New South Wales) en juin 1893[10]. Son premier match international à domicile a lieu en 1894, la Nouvelle-Zélande perd ce match par 8-6 contre New South Wales[11] (voir aussi Décompte des points au rugby à XV).
David Gallaher en 1905
David Gallaher en 1905

Le premier test match joué par la Nouvelle-Zélande se déroule le 15 août 1903 contre l’équipe d’Australie au Sydney Cricket Ground, les Néo-zélandais l’emportent par 22-3[12].

Une équipe représentant la Nouvelle-Zélande fait une tournée en Grande Bretagne en 1905, elle est appelée les Originals. Le terme All Blacks est utilisé pour la première fois à cette occasion, suite à une erreur d'imprimerie! Un journaliste du Daily Mail s'étant exclamé "They are all backs"! (ils sont tous des arrières!) pour souligner la qualité du jeu à la main des avants, et le résultat donnant "They are all blacks" (ils sont tous noirs) dans les pages du journal[13]. La tournée est un succès pour les Originals qui ne perdent qu’une fois contre le Pays de Galles à Cardiff, par 3-0[14]. La victoire des Gallois est contestée en Nouvelle-Zélande, un essai néo-zélandais qui a été refusé aurait conduit à un match nul 3-3.

C'est également lors de cette tournée que l'équipe de Nouvelle-Zélande affronte la France et la domine 38-8 pour... ce qui sera le premier match officiel de l'équipe de France de rugby à XV, le 1er janvier 1906 dans l'ancien Parc des Princes, devant 3.000 spectateurs.

Le premier test match contre les Lions britanniques a lieu en 1908, les Lions étaient alors appelés les Anglo-Welsh car l’équipe était composée uniquement de joueurs anglais ou gallois. Les All Blacks remportent les deux test matchs.

Le début de la légende des All Blacks [modifier]

La rivalité entre les All Blacks et l’équipe d’Afrique du Sud (les Springboks) commence en 1921 à l’occasion d’une tournée des Springboks en Nouvelle-Zélande. Cette première confrontation se conclut sur une égalité entre les deux équipes (une victoire, une défaite et un match nul)[15]. La rivalité entre All Blacks et Springboks se poursuit aujourd’hui avec les trois rencontres annuelles du Tri-Nations.

Ce n’est qu’en 1924 que les All Blacks reviennent en Europe. L’équipe est alors appelée les Invincibles, car elle réussit l’exploit de remporter tous les matchs de sa tournée. Ils auraient pu réaliser un Grand Chelem au Royaume-Uni mais l’équipe d’Écosse a refusé de les rencontrer, prétextant un différend sur les dépenses[16].

Les All Blacks font leur première tournée en Afrique du Sud en 1928. Cette tournée se solde par une égalité entre les deux équipes[17]. Les Néo-zélandais perdent à Durban (0-17) et à Port Elizabeth (6-11) mais l’emportent à Johannesburg (7-6) et au Cap (13-5). Le bilan des All Blacks est globalement positif avec 5 défaites seulement en 23 rencontres contre les Springboks ou des équipes de provinces sud-africaines.

La première véritable équipe des Lions fait sa première tournée en Nouvelle-Zélande en 1930, la série est remportée par les All Blacks (3 victoires, 1 défaite)[18]. Les Lions remportent la première rencontre à Dunedin mais les All Blacks prennent leur revanche lors des trois matchs qui suivent.

Les All Blacks font une longue tournée de septembre 1935 à janvier 1936 qui les amène successivement dans les îles britanniques puis au Canada. Leur bilan est positif puisqu’ils remportent 26 matchs en 30 rencontres. Ils font un match nul et subissent trois défaites dont deux en test match contre le Pays de Galles et l’Angleterre[19]. Lors du match contre l’Angleterre, le prince russe Alexander Obolensky a contribué au succès des Anglais en marquant deux essais[20].

En 1937, les Springboks remportent leur série contre les All Blacks (2-1) lors d’une tournée en Nouvelle-Zélande[21]. Les All Blacks remportent le premier test match mais s’inclinent lors des deux suivants. Ils ont affaire à forte partie car cette équipe d’Afrique du Sud de 1937 est parfois décrite comme la meilleure qui ait joué en Nouvelle-Zélande[22].

La période 1947-1986 [modifier]

Les All Blacks jouent à nouveau contre les Springboks en 1949 lors d’une tournée en Afrique du Sud. Fait inhabituel, l’équipe des All Blacks perd deux test matchs le même jour (3 septembre), une équipe perdant contre les Springboks à Durban et une autre équipe représentant aussi la Nouvelle Zélande contre l’Australie à Wellington[23],[24]. Cette année là, la Nouvelle-Zélande perd aussi son 2e test match contre les Wallabies (équipe d’Australie), permettant à ces derniers de remporter la Bledisloe Cup pour la première fois. C’est une année noire pour la Nouvelle-Zélande qui perd ses quatre test matchs contre les Springboks[25]. Les All Blacks prennent leur revanche contre les Springboks en 1956 (3 victoires et 1 défaite) et remportent leur première série contre ces derniers[26]. Les All Blacks font débuter un très grand buteur, Don Clarke, qui marque 16 des 41 points de son équipe durant cette série.

La victoire des All Blacks contre les Lions en 1959 (3 victoires et 1 défaite) marque le début d’une période faste pour les néo-zélandais. Les All Blacks dominent les britanniques durant les années 1960 sous la conduite de joueurs légendaires comme Colin Meads, Don Clarke et Wilson Whineray[27]. Ils manquent de peu la réalisation d’un Grand Chelem en 1964, ne faisant que match nul (0-0) contre l’Écosse[28]. Les All Blacks remportent leurs trois test matchs en 1967 mais n’ont pas la possibilité de jouer contre l’Irlande en raison d’une épidémie de la fièvre aphteuse dans ce pays. Ils battent aussi l’équipe de France au stade de Colombes en novembre 1967[29].

Les Lions britanniques sont battus à nouveau en 1966, et il faut attendre 1971 pour qu’ils battent les Néo-zélandais[30]. Lors de leur tournée 1972-73 en Europe, les All Blacks remportent des succès contre les nations britanniques mais concèdent un match nul contre l’Irlande (10-10) et perdent en fin de tournée contre la France (6-13)[31].

En 1976, les All Blacks effectuent une tournée très controversée en Afrique du Sud[32] qui a entraîne le boycott de 22 pays africains lors des Jeux Olympiques d’été de 1976 à Montréal, ces pays voulaient ainsi manifester leur opposition à une tournée effectuée dans un pays africain qui pratiquait alors la politique d’apartheid) et protester contre le fait que la Nouvelle-Zélande était cependant autorisée à participer aux Jeux Olympiques.

Sous la conduite de leur capitaine Graham Mourie, les All Blacks réussissent un Grand Chelem en 1978[33]. Leur succès acquis de justesse (13-12) contre les Gallois fut cependant controversé car acquis grâce à une pénalité accordée par l’arbitre en fin de match[34]. Au cours de cette tournée, les All Blacks sont battus nettement par l’équipe du Munster (0-12) à Limerick[35].

La tournée faite par les Springboks en 1981 en Nouvelle-Zélande est marquée par des mouvements de protestation contre la politique d’Apartheid de l’Afrique du Sud[36],[37]. Les Springboks font cette tournée à l’invitation de la fédération néo-zélandaise, le gouvernement ne s’y oppose pas sous prétexte qu’il ne faut pas mélanger sport et politique[38]. Les All Blacks remportent cette série (2 victoires et 1 défaite)[39], mais cette tournée reste dans les mémoires comme celle de la violence dans les villes et des matchs annulés[40].

La tournée en Afrique du Sud de 1986 est annulée à la suite d’une action en justice de la part des opposants à cette tournée qui ont démontré qu’elle était contraire au règlement de la fédération néo-zélandaise NZRU. Une tournée non officielle est cependant effectuée par une équipe appelée les Cavaliers et qui comprend de nombreux All Blacks. Les joueurs des Cavaliers sont suspendus à leur retour en Nouvelle-Zélande[41].

1987-1995 : période des trois premières coupes du monde [modifier]

La première coupe du monde de rugby à XV en 1987 est co-organisée par la Nouvelle-Zélande et l’Australie. Les All Blacks la remportent après avoir battu la France en finale (29-9). Ils survolent cette édition en ne concédant que 52 points et en marquant 43 essais en six rencontres.

Les All Blacks confirment leur suprématie en 1988 en battant à domicile les Wallabies (deux victoires et un match nul), à l’occasion d’une tournée en Australie dont ils reviennent invaincus (douze victoires et un match nul)[42]. Grant Fox est le meilleur réalisateur néo-zélandais de la tournée avec 119 points.

L’année 1989 est encore meilleure pour les All Blacks qui remportent les 19 test matchs qu’ils disputent, avec des victoires contre les équipes de France, d’Irlande, du Pays de Galles et d’Australie[43]. Lors de la tournée en Europe des All Blacks, Grant Fox est à nouveau le meilleur réalisateur Néo-zélandais, grâce à ses talents de buteur, avec Frano Botica et John Gallagher.

Les All Blacks font une tournée en France en octobre et novembre 1990 afin de préparer la coupe du monde de 1991. Ils remportent leurs deux test matchs contre les Français et six autres matchs mais de manière surprenante sont battus contre deux sélections régionales de Provence-Côte d’Azur et de Côte basque-Landes[44].

Ces contre-performances annoncent l’échec à la coupe du monde de 1991. Elle se passe assez mal pour les All Blacks qui ont de la difficulté à battre les Anglais et les Italiens pendant la phase de poule et qui sont battus par les Australiens en demi-finale (6-16). Les Néo-zélandais terminent 3e de l’épreuve, remportant 5 de leurs 6 rencontres. Grant Fox est le meilleur réalisateur des All Blacks (44 points), John Timu et Terry Wright sont les meilleurs marqueurs d’essais néo-zélandais, avec seulement 3 essais. Les Australiens, qui ont remporté la coupe du monde en 1991, confirment leur suprématie vis-à-vis des All Blacks en les battant par deux fois en 1992 (les All Blacks perdent aussi contre l’équipe de Sydney)[45], mais battent les Springboks en Afrique du Sud.

L’année 1993 est plus favorable aux All Blacks qui battent notamment les Lions (2 victoires et une défaite) mais s’inclinent contre les Anglais à Twickenham[46]. L’équipe est alors en reconstruction, en vue de la coupe du monde de 1995, ce qui n’est pas sans difficultés : les All Blacks concèdent deux défaites à domicile contre la France en 1994, à Christchurch et Auckland[47], et perdent leur seule rencontre contre l’Australie, bien qu’ils comptent dans leur rang deux ailiers de renom : John Kirwan et Jonah Lomu.

Les All Blacks sont à nouveau favoris pour l’édition de 1995, ils remportent facilement leur poule puis éliminent l’Écosse en quart de finale et l’Angleterre en demi finale. Jonah Lomu se met en évidence en marquant quatre essais lors de la demi finale. Les Néo-zélandais s’inclinent de peu en finale contre les Springboks (12-15) au terme d’un match très disputé pendant lequel aucun essai n’est marqué[48]. Andrew Mehrtens est le meilleur réalisateur Néo-zélandais (84 points), Mark Ellis et Jonah Lomu sont les meilleurs marqueurs d’essais avec 7 essais chacun.

Période professionnelle [modifier]

Le rugby se professionnalise en 1995[49]. Les trois nations principales de l’hémisphère Sud dans le domaine du rugby se regroupent et forment SANZAR[50] qui est chargé de vendre les droits de diffusion télévisuelle du Super 12 et du Tri-nations.

Période 1996-2004 [modifier]

Les All Blacks remportent le premier Tri-nations en 1996, ce fut aussi l’occasion pour les All Blacks de gagner leur première série de test matchs en Afrique du Sud, sous la conduite de leur entraîneur John Hart et de leur capitaine Sean Fitzpatrick[51]. Ils remportent à nouveau le Tri-nations en 1997, 1999, 2002 et 2003, mais leurs résultats sont en dent de scie car ils terminent derniers en 1998 et échouent à deux reprises face aux Australiens en 2000 et 2001.

Leur irrégularité se confirme lors de la coupe du monde 1999 qui commence pourtant bien pour les All Blacks avec une victoire contre l’Angleterre à Twickenham, puis contre l’Écosse en quart de finale. Cependant les Blacks perdent ensuite en demi-finale contre l’équipe de France qui l’emporte 43-31 et aussi contre les Springboks (18-22), ce qui les fait terminer à la 4e place de la compétition..
Rokocoko sous le maillot des All Blacks.
Rokocoko sous le maillot des All Blacks.

Forts de plusieurs succès contre les Springboks et les Wallabies, les All Blacks sont à nouveau favoris de la coupe du monde de rugby 2003. Cette coupe du monde est une nouvelle désillusion car s’ils battent les Springboks en quart de finale (29-9), les Néo-zélandais s’inclinent en demi-finale contre l’Australie (10-22) et finissent à la troisième place grâce à leur victoire contre la France (40-13). Le sélectionneur John Mitchell est limogé et est remplacé par Graham Henry.

La saison 2004 est mitigée pour les All Blacks avec certes des succès contre l’Angleterre (qui est en perte de vitesse) et la France (45-6), mais ils échouent dans le Tri-nations 2004.

Renouveau des All Blacks depuis 2005 [modifier]

Les All Blacks se reprennent en 2005 avec trois victoires en autant de tests contre les Lions[52] , [53], une victoire dans le Tri-Nations 2005 et un Grand Chelem réussi contre les équipes du Royaume Uni. Ils sont logiquement désignés comme l’équipe de l’année, Graham Henry est entraîneur de l’année et l’ouvreur Daniel Carter est le joueur de rugby de l’année 2005.

La saison 2006 voit une nouvelle domination des All Blacks, ils remportent largement le Tri-Nations 2006 et battent nettement la France et l’Angleterre. Comme l’année précédente, les All Blacks sont l’équipe de l’année et Graham Henry est entraîneur de l’année. C’est Richie McCaw qui est élu meilleur joueur de rugby à XV de 2006.[54]

L’équipe et ses spécificités [modifier]

Les « All Blacks » [modifier]
Tana Umaga.
Tana Umaga.

Selon Bill Wallace, un joueur vedette de la tournée 1905-06 interviewé en 1955, les Néo-zélandais sont surnommés All Blacks depuis qu’un journaliste britannique du Daily Mail, rédigeant un article à l’occasion de leur première tournée européenne, les qualifia de all backs[55] (tous arrières ou tous trois-quarts) en hommage au jeu de mouvement de leurs avants. Pour le match suivant contre l’équipe de Somerset, c’est All Blacks qui aurait été écrit dans un journal à la suite d’une erreur typographique et le nom se serait propagé parmi les lecteurs du journal et les spectateurs. Pourtant, il semblerait qu’aucun journal anglais de la période 1905-1906 ne contienne une telle erreur typographique, et cette théorie est aujourd’hui généralement rejetée[56].

L’expression est en fait apparue pour la première fois dans le compte-rendu d’un match de 1905 contre Hartlepool publié dans le Northern Daily Mail, repris par la suite dans l’édition nationale du Daily Mail. L’auteur de l’article est vraisemblablement J. A. Buttery, chroniqueur rugby du Daily Mail sur cette tournée, qui l’a utilisée en référence à la couleur de la tenue des joueurs.[56]

Selon Marie-Christine Garcia, journaliste sportive, les All Blacks sont habillés ainsi tout simplement parce qu'ils portent le deuil de leurs adversaires... C'est l'hypothèse actuellement validée...

Le nom All Blacks, symbolique de l’équipe, est aujourd’hui une marque déposée et est à ce point confondu à l’équipe qu’elle est la seule équipe de rugby[57] à jouer avec des maillots de la même couleur à domicile et à l’extérieur[58], à l'exception de quelques rencontres de Coupe du Monde - en blanc contre l'Ecosse en 1995, en gris, toujours contre l'Ecosse et contre la France en 2007.

Le haka [modifier]
Article détaillé : Haka.
Les All Blacks faisant le haka en novembre 2002
Les All Blacks faisant le haka en novembre 2002

Les All Blacks sont surtout connus par leur tenue en noir (destinée à porter le deuil de leur adversaire), par la renommée de quelques joueurs tels que Jonah Lomu mais aussi par leur chant de guerre: le haka. Avant le début de chaque rencontre, chaque équipe de sport polynésienne ou mélanésienne, dont les Néo-zélandais (qui sont polynésiens), pratique une danse appelée le haka. Il y a traditionnellement plusieurs types de haka, selon qu’il s’agit d’une cérémonie de salut ou de départ à la guerre. Dans le contexte sportif, le haka permet surtout aux joueurs de se motiver, et de tenter d’impressionner ou de perturber l’adversaire. Depuis la Coupe du monde 1987, le haka, qui n’était pratiqué que pour les matchs à l’extérieur, est aussi exécuté à domicile. Le haka le plus connu et le plus utilisé des All Blacks est le Ka mate.

Tana Umaga a conduit le Kapa o Pango, un haka d’un genre nouveau très impressionnant et guerrier, lors des matchs contre l’Afrique du Sud le samedi 27 août 2005 à Dunedin et l’Angleterre le samedi 19 novembre 2005 à Twickenham. Une polémique est née à cause du caractère agressif de ce haka, en particulier du geste final qui simule un égorgement. Malgré cela il est encore pratiqué, notamment le 8 juillet 2006 contre les Australiens en ouverture du tournoi des Tri-Nations.[59]

Les stades des All Blacks [modifier]
Westpac Stadium de Wellington
Westpac Stadium de Wellington
Carte de Nouvelle-Zélande montrant les principales villes du pays
Carte de Nouvelle-Zélande montrant les principales villes du pays

Contrairement aux autres équipes nationales, les All Blacks n’ont pas de stade privilégié pour les rencontres à domicile. Ils jouent dans la plupart des grands stades de Nouvelle-Zélande, ce qui permet à la fédération néo-zélandaise de ne pas privilégier une province par rapport aux autres.

En 2005 et 2006, les All Blacks ont ainsi joué aux Eden Park (Auckland), North Harbour Stadium (Albany, près de Auckland), Westpac Stadium (Wellington), AMI Stadium (Christchurch), Waikato Stadium (Hamilton) et Carisbrook (Dunedin).

Les All Blacks jouent habituellement dans les villes pré-citées, cependant en 1996 ils ont aussi joué au McLean Park de Napier.

Aspects sportifs [modifier]

Résultats des matchs des All Blacks [modifier]

Ce chapitre donne tout d’abord une vue d’ensemble des résultats obtenus par les All Blacks lors de ses matchs contre d’autres sélections nationales. Les performances des All Blacks sont ensuite données pour les deux épreuves principales auxquelles elle participe. On indique pour finir les autres compétitions qui ont la participation d’autres équipes néo-zélandaises.

L’équipe nationale la plus performante de l’histoire du rubgy [modifier]

Les All Blacks sont l’équipe de rugby internationale qui compte le plus grand nombre de victoires de l’histoire du rugby. Elle compte plus de victoires que de défaites contre chacun de ses adversaires. Beaucoup de nations n’ont jamais battu les All Blacks et ce malgré plus d’un siècle de rencontres : c’est le cas notamment de l’Écosse, l’Irlande, l’Argentine[60], l’Italie, le Canada, les Fidji, les Samoa et les Tonga, pour n’en nommer que quelques-unes.

La plus large victoire de l’équipe a été obtenue le 4 juin 1995, lorsqu’elle a battu le Japon 145 à 17. Comparativement, sa plus large défaite, le 28 août 1999 contre l’Australie, n’a été que de 21 points, 7 à 28. Le tableau suivant résume statistiquement les résultats des matchs des l’équipe nationale néo-zélandaise contre les meilleures équipes internationales (à jour au 20 novembre 2006) :


Adversaire ↓ Matchs joués ↓ Victoires ↓ Nuls ↓ Défaites ↓ % victoires ↓
Afrique du Sud Afrique du Sud 70 38 3 29 54,3
Australie Australie 126 84 5 37 66,7
France France 43 32 1 10 74,4
Angleterre Angleterre 29 22 1 6 75,9
Lions britanniques et irlandais 34 26 2 6 76,5
Pays de Galles Pays de Galles 22 19 0 3 86,4
Écosse Écosse 25 23 2 0 92,0
Argentine Argentine 13 12 1 0 92,3
Irlande Irlande 20 19 1 0 95,0
Italie Italie 8 8 0 0 100,0
Fidji Fidji 4 4 0 0 100,0
Samoa Samoa 4 4 0 0 100,0
Canada Canada 3 3 0 0 100,0
Tonga Tonga 3 3 0 0 100,0
Japon Japon 1 1 0 0 100,0
Portugal Portugal 1 1 0 0 100,0

Coupe du monde [modifier]

Le tableau suivant récapitule les performances des All Blacks en coupe du monde. Les Néo-zélandais ont remporté une seule fois la finale mais ils ont toujours été classés parmi les quatre premiers de la compétition.
Performances des All Blacks en Coupe du monde.[61]
Édition Organisateur Place Commentaire
1987 Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande & Australie Australie 1er voir Nouvelle-Zélande CM 1987
1991 Angleterre Angleterre[62] 3e voir Nouvelle-Zélande CM 1991
1995 Afrique du Sud Afrique du Sud 2e voir Nouvelle-Zélande CM 1995
1999 Pays de Galles[63] 4e voir Nouvelle-Zélande CM 1999
2003 Australie Australie 3e voir Nouvelle-Zélande CM 2003
2007 France France ? voir Nouvelle-Zélande CM 2007

Tri-Nations [modifier]
Rencontre All Blacks / Wallabies lors du Tri Nations
Rencontre All Blacks / Wallabies lors du Tri Nations

Le Tri-Nations est un championnat annuel entre les équipes de Nouvelle-Zélande, d’Australie et d’Afrique du Sud, dont la première édition eut lieu en 1996. Les All Blacks ont remporté huit des douze éditions disputées.

Les All Blacks ont largement dominé le Tri-Nations 2006 avec 5 victoires remportées contre une seule défaite. Lors de cette édition 2006, chaque équipe a rencontré trois fois ses adversaires, soit un total de six matchs par équipe. Ils dominent aussi l'édition 2007, dont le format a été limité à quatre matches, en raison de la Coupe du monde qui s'ouvre début septembre.
Performances des All Blacks au Tri-Nations Édition Place Victoires Nuls Défaites
1996 1er 4 0 0
1997 1 er 4 0 0
1998 3e 0 0 4
1999 1 er 3 0 1
2000 2e 2 0 2
2001 2 e 2 0 2
2002 1er 3 0 1
2003 1 er 4 0 0
2004 3 e 2 0 2
2005 1 er 3 0 1
2006 1 er 5 0 1
2007 1 er 3 0 1

Autres compétitions [modifier]

Victoire au Trophée Impérial (Imperial Trophy), compétition inter-armée disputée par les Kiwis sur le sol britannique en 1919. Les Kiwis était le nom d’une équipe de rugby néo-zélandaise composée de militaires stationnés en Grande-Bretagne à la fin du second conflit mondial, et auteurs à cette époque de nombreuses exhibitions sur les sols britannique et français. Kiwis est également le nom donné à l’équipe nationale civile avant 1906, après cette date l’équipe prend le nom de All Blacks.

Les Néo-zélandais ont gagné le Trophée Dave Gallaher (rencontre France-Nouvelle Zélande) depuis sa création le 11 novembre 2000 au Stade de France.

En 2006, les Junior All Blacks[64] remportent l’IRB Pacific 5 Nations.

La Churchill Cup est disputée par l’équipe des Maoris de Nouvelle-Zélande qui a remporté l’épreuve en 2004 et 2006. Cette équipe joue habituellement contre des équipes nationales qui sont en tournée en Nouvelle-Zélande. Elle participe aussi à la Churchill Cup mais n’a pas le droit de disputer d’autres compétitions où elle serait en concurrence avec les All Blacks. Pour faire partie de cette équipe un joueur doit être d’origine Maori.

Joueurs et entraîneurs [modifier]

Tout au long de son histoire, les All Blacks ont compté un très grand nombre de joueurs d’exception. Il n’est pas possible de les citer tous ici, on se reportera à Catégorie:Joueur néo-zélandais de rugby à XV pour en avoir une liste plus complète. Les noms des joueurs les plus marquants sont donnés dans les chapitres suivants.
Article détaillé : Liste des sélectionnés en équipe de Nouvelle-Zélande de rugby à XV.

Quelques joueurs emblématiques [modifier]
Joueurs emblématiques de l’équipe de Nouvelle-Zélande de rugby à XV.[65] Dans la colonne « Capes » figure entre parenthèses le nombre de sélections en tant que capitaines et dans la colonne « essais », le nombre de points inscrits. Les statistiques comptent l’ensemble des matches disputés pour l’équipe (tournois, test matches, matches contre des équipes locales) et sont valables au 31-12-2006. Joueur Période Poste Capes Essais Tournois[66] Distinctions
Fred Allen[67] 1946-1949 cinq-huitième 21 (21) 7 (21) Rugby Hall of fame
Zinzan Brooke[68] 1987-1997 Numéro 8 100 (5) 42 (195) CM 1987, 1991, 1995 Joueur néo-zélandais de l’année 1994
Daniel Carter[69] 2003-2007 demi d’ouverture 35 (0) 16 (525) TN 2003-2006 Joueur de l’année IRB 2005
Record de points/match de l’équipe
Don Clarke[70] 1956-1964 arrière 89 (0) 8 (781) Rugby Hall of fame
Record de points de l’équipe en son temps
Christian Cullen[71] 1996-2002 arrière
trois-quarts 60 (0) 52 (266) TN 1996-2002 Record d’essais de l’équipe (test matchs)
Record d’essais du Tri Nations
Sean Fitzpatrick[72] 1986-1997 talonneur 128 (62) 20 (90) CM 1987, 1991, 1995 Rugby Hall of fame
Grant Fox[73] 1985-1993 demi d’ouverture 78 (1) 2 (1067) CM 1987 Rugby Hall of fame
Record de points (test matches) en son temps
Dave Gallaher[74] 1903-1906 demi d’ouverture
ailier droit 36 (27) 4 (14) Rugby Hall of fame
En son honneur : Trophée Dave Gallaher
Michael Jones[75] 1987-1998 3e ligne aile
3e ligne centre 74 (0) 16 (69) CM 1987, 1991
TN 1996-1998 Rugby Hall of fame
Ian Kirkpatrick[76] 1967-1977 3e ligne aile 113 (43) 50 (180) Rugby Hall of fame
John Kirwan[77] 1984-1994 ailier 96 (0) 67 (275) CM 1987, 1991 Rugby Hall of fame
Record d’essais de l’équipe (test matches) en son temps
Josh Kronfeld[78] 1995-2000 flanker 56 (0) 16 (80)
Brian Lochore[79] 1964-1971 Numéro 8
2e ligne 68 (46) 7 (21) Rugby Hall of fame
Jonah Lomu[80] 1994-2002 ailier 73 (0) 43 (215) CM 1995, 1999
TN 1996-2006 Rugby Hall of fame
Record d’essais en coupe du monde
Richie McCaw[81] 2001-2007 flanker 48 (14) 9 (45) CM 2003
TN 2002-2006 Joueur de l’année IRB 2006
Capitaine actuel des All Blacks
Justin Marshall[82] 1995-2005 Demi de mêlée 88 (5) 28 (140) CM 1999, 2003
TN 1996-2004 Demi de mêlée le plus capé de l’histoire des All Blacks
Colin Meads[83] 1957-1971 2e ligne
Numéro 8 133 (11) 28 (86) Rugby Hall of fame
Andrew Mehrtens[84] 1995-2004 demi d’ouverture 72 (0) 7 (994) CM 1995, 1999
TN 1996-2004 sauf 1997 et 2003 Record de points au Tri Nations
Record du nombre de points de l’équipe (test-matches)
Graham Mourie[85] 1976-1982 Troisième ligne aile 61 (57) 16 (64) Rugby Hall of fame
George Nepia[86] 1924-1930 arrière 46 (0) 1 (99) Rugby Hall of fame
Carlos Spencer[87] 1995-2004 Demi d’ouverture 44 (0) 16 (383) CM 2003
TN 1997, 1998, 2003, 2004 4e réalisateur de l’histoire des All Blacks
Gary Whetton[88] 1981-1991 Deuxième ligne 101 (28) 9 (36) CM 1987 Un des joueurs les plus capés de l’histoire des All Blacks
Wilson Whineray[89] 1957-1965 pilier 77 (67) 7 (24) Rugby Hall of fame

L’équipe actuelle [modifier]

Voici la liste des trente sélectionnés pour la Coupe du monde 2007 :
Les avants [modifier]
Joueur Poste Club
Jerry Collins Troisième ligne aile centre Hurricanes
Carl Hayman Pilier droit Image:Highlanders-Rugby-Reduit.gif Highlanders/ Newcastle Falcons
Andrew Hore Talonneur Hurricanes
Chris Jack Deuxième ligne Crusaders/ Saracens
Sione Lauaki Troisième ligne aile Chiefs
Chris Masoe Troisième ligne aile Hurricanes
Richie McCaw Troisième ligne aile Crusaders
Keven Mealamu Talonneur Blues
Anton Oliver Talonneur Image:Highlanders-Rugby-Reduit.gif Highlanders/ RC Toulon
Keith Robinson Talonneur Chiefs
Rodney So'oialo Troisième ligne centre Hurricanes
Greg Somerville Pilier droit Crusaders
Reuben Thorne Troisième ligne aile Crusaders
Neemia Tialata Pilier Hurricanes
Ali Williams Deuxième ligne Blues
Tony Woodcock Pilier gauche Blues
Les arrières [modifier]
Joueur Poste Club
Daniel Carter Demi d'ouverture Crusaders
Andrew Ellis Demi d'ouverture Crusaders
Nick Evans Demi d'ouverture ou arrière Image:Highlanders-Rugby-Reduit.gif Highlanders
Doug Howlett Ailier droit Blues
Byron Kelleher Demi de mêlée Image:Highlanders-Rugby-Reduit.gif Highlanders/ Stade toulousain
Brendon Leonard Demi de mêlée Chiefs
Leon MacDonald Arrière Crusaders
Aaron Mauger Trois quart centre Crusaders/ Leicester Tigers
Luke McAlister Demi d'ouverture ou Trois quart centre Blues/ Sale Sharks
Mils Muliaina Trois quart centre Chiefs
Joe Rokocoko Ailier gauche Blues
Sitiveni Sivivatu Ailier Chiefs
Conrad Smith Trois quart centre Hurricanes
Isaia Toeava Ailier ou Trois quart centre Blues



Sitiveni Sivivatu sous le maillot des All Blacks.
Sitiveni Sivivatu sous le maillot des All Blacks.

La figure qui suit donne l’équipe type actuelle avec le numéro et la position des joueurs. Dans le rugby moderne, le jeu se joue certes avec 15 joueurs sur le terrain mais plusieurs remplaçants sont amenés à participer aux matchs. Les joueurs suivants ont aussi joué lors de test matchs pendant la tournée des All Blacks en Europe en novembre 2006 ou sont susceptibles de participer à la coupe du monde de 2007: Rico Gear, Conrad Smith, Luke McAlister, Keith Robinson, Anton Oliver, Neemia Tialata, Aaron Mauger, Chris Masoe, Reuben Thorne, Doug Howlett[90].


L.MacDonald
15
J. Rokocoko
14
M.Muliana
13
L.McAlister
12
S.Sivivatu
11
D.Carter
10
B.Kelleher
9
R.McCaw
7
R.So'oialo
8
J.Collins
6
A.Williams
5
C.Jack
4
C.Hayman 3
A.Oliver 2
T.Woodcock 1

Statistiques et records [modifier]
Article détaillé : Statistiques et records des All Blacks.

Les listes suivantes donnent quelques statistiques significatives concernant les joueurs néo-zélandais[91]. Les noms en gras indiquent les joueurs qui sont encore en activité. Pour chaque joueur, on distingue l’ensemble des matchs joués et les test matchs, ces derniers n’étant disputés qu’entre sélections nationales. La différence correspond à des matchs joués par les All Blacks contre des équipes de clubs ou des sélections régionales.
Daniel Carter lors d’une tentative de transformation
Daniel Carter lors d’une tentative de transformation

* Record de matchs avec les All Blacks

Colin Meads 133 matchsSean Fitzpatrick 128 matchsAndy Haden 117 matchs

* Record de test matchs avec les All Blacks

Sean Fitzpatrick 92 testsJustin Marshall 81 testsIan Jones 79 testsTana Umaga 74 tests

* Record d’essais

Doug Howlett 47 essais (61 tests)Christian Cullen 46 essais (58 tests)Jeff Wilson 44 essais (60 tests)Joe Rokocoko 38 essais (45 tests)Jonah Lomu 37 essais (63 tests)

* Record de points

Andrew Mehrtens 967 points (70 tests)Daniel Carter 653 points (42 tests)Grant Fox 645 points (45 tests)

Entraîneurs des All Blacks [modifier]

Après avoir été capitaine des All Blacks, Brian Lochore devient leur entraîneur en 1983 et après une courte interruption les prend en charge jusqu’à la coupe du monde victorieuse de 1987. Alex Wyllie lui succède de 1988 à la coupe du monde de 1991. À la suite des mauvais résultats des All Blacks pendant cette coupe du monde 1991, il est remplacé par Laurie Mains de 1992 à 1995. L’échec des All Blacks à la coupe du monde 1995 entraîne un nouveau changement d’entraîneur, John Hart est en charge des All Blacks de 1995 à 1999. Les résultats moyens des Néo-zélandais et leur échec lors de la coupe du monde 2003 ont conduit à de fréquents changements d’entraîneurs : Wayne Smith est en fonction de 2000 à 2001, puis John Mitchell de 2001 à 2003. Une certaine stabilité semble être obtenue maintenant à ce poste d’entraîneur puisque Graham Henry est en fonction depuis 2003. Il a la redoutable tâche de préparer les All Blacks pour la coupe du monde 2007.

Aspects socio-économiques [modifier]

Popularité du rugby à XV en Nouvelle-Zélande et ses conséquences [modifier]

Contrairement à leurs voisins australiens ou aux pays concernés par le Tournoi des six nations, le rugby à XV est le sport le plus populaire[92] en Nouvelle-Zélande, celui qui est pratiqué de préférence par les sportifs les plus talentueux du pays et celui qui attire le plus de spectateurs. Depuis les premiers succès de l’équipe néo-zélandaise à la fin des années 1880, le rugby à XV a permis à la Nouvelle-Zélande d’être mieux connue sur le plan international et, avec les succès des All Blacks au début des années 1900, d’être reconnue comme une grande nation de sport. Depuis maintenant près de cent ans les Néo-zélandais sont fiers à juste titre des performances de leur équipe de rugby à XV, les All Blacks sont connus dans le monde entier, même par des non spécialistes du rugby, et ils sont généralement désignés chaque année comme les meilleurs joueurs de rugby au monde[93].

La Nouvelle-Zélande a compté des succès sportifs dans des domaines autres que le rugby à XV, comme par exemple en athlétisme avec des coureurs comme Peter Snell ou en yatching grâce à ses victoires dans la Coupe de l’America en 1995 et 2000, mais c’est de loin le rugby à XV qui lui a procuré le plus grand nombre de succès et une plus grande visibilité dans le monde. Le rugby à XV étant resté un sport amateur jusqu’en 1995, les joueurs n’ont pas pu bénéficier pendant longtemps de leurs performances et valoriser leur talent en Nouvelle-Zélande ou à l’étranger. Cette situation a changé avec l’avènement du professionalisme en 1995, de nombreux joueurs néo-zélandais se sont expatriés en Europe ou au Japon pour avoir des contrats plus lucratifs que dans leur pays. Plusieurs joueurs All Blacks renommés sont venus jouer en Angleterre, en France, en Irlande, au Pays de Galles ou en Italie. C’est le cas par exemple de Zinzan Brooke (Angleterre), Christian Cullen (Irlande et France), John Kirwan (Italie et Japon), Jonah Lomu (Pays de Galles), Justin Marshall (Angleterre), Andrew Mehrtens (Angleterre) et Tana Umaga (Toulon-France).

A l’inverse, la possibilité pour les meilleurs joueurs des îles voisines du Pacifique d’effectuer une carrière de joueur bien rénumérée en Nouvelle-Zélande a attiré de nombreux joueurs d’origine samoane, fidjienne ou tongienne vers les clubs ou franchises néo-zélandaises et par suite a donné la possibilité aux All Blacks de se renforcer en puisant largement dans ce vivier. Parmi les joueurs les plus célèbres qui sont venus renforcer les All Blacks, on peut citer le Samoan Tana Umaga et Sitiveni Sivivatu qui est d’origine fidjienne. Cette perte de très bons joueurs, qui ont le fait le choix de défendre les couleurs des All Blacks, est un problème difficile à résoudre pour les îles du Pacifique qui ne peuvent pas aligner leur meilleure équipe lors des grandes compétitions internationales comme la coupe du monde. Pour espérer arrêter ou limiter cette perte de bons joueurs vers la Nouvelle-Zélande, il faudrait que les îles du pacifique aient une ou deux équipes professionnelle engagée dans le Super 14, mais cette possibilité leur est pour l’instant refusée.

Pays Galles

Publié le 10/10/2007 à 12:00 par shawnmichaels974
Pays Galles

Pays de Galles Pays de Galles
logo de l'équipe galloise
Surnom Le XV du Poireau, les Dragons rouges
Stade Millennium Stadium (73 500 places)
maillot rouge maillot rouge maillot rouge
short blanc
bas rouge, rayure verte
 
'
maillot fff maillot fff maillot fff
short 808080
bas 808080
 
'
Entrée au Board 1886
Sélectionneur Gareth Jenkins
Capitaine Stephen Jones
Record de sélections Gareth Thomas : 99
Record de points Neil Jenkins : 1049
Record d'essais : {{{nombre record d'essais}}}
Premier match officiel
19 février 1881
Angleterre Angleterre 30 - 0 Pays de Galles Pays de Galles
Plus large victoire
13 novembre 2004
Pays de Galles Pays de Galles 98 - 0 Japon Japon
Plus large défaite
27 juin 1998
Afrique du Sud Afrique du Sud 96 - 13 Pays de Galles Pays de Galles
Coupe du Monde
-Phases finales
-Meilleur résultat
Phases finales : 5/5
3e place en 1987
Tri-Nations
Tournoi des six nations
43 fois vainqueur,
dont 9 Grand chelems
Tournoi des six nations
voir Rugby à XV

L'équipe du pays de Galles de rugby à XV est l'équipe nationale qui représente le pays de Galles dans les compétitions internationales majeures de rugby à XV, la Coupe du monde de rugby à XV et le tournoi des six nations (appelé Tournoi dans la suite de l'article).

Elle est considérée comme l’une des meilleures sélections nationales au monde en raison de son palmarès et est actuellement huitième au classement des équipes nationales de rugby[1]. En particulier, plusieurs joueurs gallois des années 1970, les Barry John, Gareth Edwards, JPR Williams, John Taylor et Gerald Davies[2], sont reconnus parmi les plus grands joueurs de l’histoire du rugby à XV. Les années 1980 et 1990 ont entamé le crédit des Gallois. Cependant, l'année 2005 voit le retour en grâce d’un jeu gallois dynamique et offensif.

La Welsh Rugby Union (WRU) a la charge de gérer l'équipe du pays de Galles de rugby à XV, elle possède le Millennium Stadium. Le rugby à XV est un sport populaire qui fait partie de la culture nationale du pays de Galles. L'équipe du pays de Galles, surnommée le « XV du poireau » (emblème du pays de Galles), ou « les Dragons », dispute chaque année le Tournoi des six nations contre les meilleures équipes européennes ; elle effectue aussi régulièrement des tournées pour se confronter aux meilleures équipes de l'hémisphère sud, l'Afrique du Sud, l'Australie et la Nouvelle-Zélande et participe tous les quatre ans à la coupe du monde de rugby. Elle a été demi-finaliste en 1987. Le pays de Galles a accueilli la Coupe du monde 1999.

Derrière les Anglais, les Gallois ont le deuxième palmarès dans le rugby à XV dans le Tournoi des six nations.

Les Gallois jouent en rouge et blanc. Ils évoluent à domicile au Millennium Stadium (ex-Arms Park), stade situé dans la ville de Cardiff.
Sommaire
[masquer]

* 1 Historique
o 1.1 Rencontres et brouilles britanniques (1880-1899)
o 1.2 Âge d'or et affrontement de nouveaux adversaires (1900-1911)
o 1.3 Des temps plus difficiles (1912-1939)
o 1.4 Six victoires dans le tournoi en 10 éditions (1947-1956)
o 1.5 Une transition (1957-1968)
o 1.6 Domination rouge outrageuse (1969-1979)
o 1.7 Le long déclin (1980-1989)
o 1.8 Les années noires (1990-1999)
o 1.9 Nouveau millénaire : renaissance ? (2000-2007)
o 1.10 Palmarès
+ 1.10.1 Coupe du monde
+ 1.10.2 Tournoi
* 2 Tenue, emblèmes, symboles du XV du pays de Galles
* 3 Composition du XV du poireau
o 3.1 L'équipe actuelle
+ 3.1.1 Les avants
+ 3.1.2 Les arrières
o 3.2 Joueurs emblématiques
o 3.3 Entraîneurs notables
* 4 Infrastructures
o 4.1 Les stades du pays de Galles
+ 4.1.1 Les premières rencontres à domicile
+ 4.1.2 Le nouvel Arms Park
+ 4.1.3 Millennium Stadium
* 5 Statistiques
o 5.1 Statistiques sur les matchs
+ 5.1.1 Bilan des matchs
+ 5.1.2 Plus large victoire
+ 5.1.3 Plus large défaite
o 5.2 Statistiques concernant les joueurs
+ 5.2.1 Record de sélections
+ 5.2.2 Record d'essais
+ 5.2.3 Record de points
* 6 Aspects socio-économiques
o 6.1 Popularité du rugby à XV au pays de Galles et ses conséquences
o 6.2 Couverture audiovisuelle
o 6.3 Aspects économiques
* 7 Annexes
o 7.1 Notes & références
o 7.2 Articles
o 7.3 Bibliographie
* 8 Pour aller plus loin
o 8.1 Articles connexes
o 8.2 Liens externes

Historique [modifier]

Rencontres et brouilles britanniques (1880-1899) [modifier]
Charles Newman dispute le 1er match international du pays de Galles
Charles Newman dispute le 1er match international du pays de Galles

Le XV gallois débute son histoire en 1880 par une série de rencontres face à des clubs et comtés anglais, Gloucestershire et Somerset, notamment[3]. Après avoir affronté Écossais et Irlandais, les Anglais acceptent de rencontrer les Gallois en début d'année 1881. La partie qui se dispute à Blackheath (banlieue de Londres) le 19 février 1881 tourne au désastre pour les visiteurs qui concèdent la plus large défaite jamais enregistrée alors en match international. Les Gallois ne marquent rien face à des Anglais qui inscrivent 13 essais, 7 transformations et un drop. L'addition aurait d'ailleurs pu être plus lourde, mais l'arbitre, A.G. Guillemard, refuse notamment un essai tout à fait valable aux Anglais. Robert Hunt marque un essai en traversant une bonne partie du terrain sans qu'aucun joueur gallois ne parvienne seulement à le toucher. L'arbitre statue que ce type d'action n'est pas du rugby, et il annule l'essai[3]. James Bevan (cap.), George Harding, Charles Newman, Edward Peake, Frank Purdon, Richard Williams participent à cette rencontre côté gallois...

Suite à cette débâcle, le rugby gallois tente de s'organiser pour rattraper son retard. La Welsh Rugby Union est ainsi créée le 12 mars 1881 dans le Castle Hotel de Neath tandis que la sélection nationale dispute une série de trois matchs en 1881-1882 face aux comtés anglais du nord de l'Angleterre (North of England), à la sélection des Midlands (English Midlands), et à l'équipe d'Irlande[4]. Ce dernier match se joue en Irlande le 28 janvier 1882 à Lansdowne Road à Dublin avec la première victoire galloise 8-0 (4 essais, 2 transformations)[5] en match international.

Le 16 décembre 1882, les Gallois reçoivent à St Helens (Swansea) le « XV de la rose » pour une défaite 0-10 dans le cadre du premier match du Tournoi devant 3 000 spectateurs. Le 8 janvier 1883 à Raeburn Place (Édimbourg) c'est l'Écosse qui reçoit et bat le pays de Galles par 9 points à 3.

Ce n'est qu'en 1884 que les quatre équipes se rencontrent toutes pendant la même saison ; en effet il manque un match à l'édition de 1883 pour que le Tournoi soit disputé complètement[6]. Les éditions de 1885, 1887 et 1889 ne sont pas complétées, à la suite de disputes entre fédérations[7]. Lors des quatre premières éditions, l'Angleterre et l'Écosse terminent aux deux premières places.

Les Anglais sont exclus des éditions de 1888 et 1889 du Tournoi en raison de leur refus de rejoindre l'International Rugby Board[8],[9].

Le pays de Galles conduit par Tom Clapp remporte la première victoire contre l'équipe d'Écosse à Rodney Parade le 4 février 1888 sur le score de 1-0.
Arthur Gould
Arthur Gould

Après avoir accroché un score nul et sans point le 8 janvier 1887 à Llanelli, le pays de Galles bat pour la première fois l'équipe d'Angleterre 1-0 le 15 février 1890. Ce succès est arraché par les trois-quarts gallois et un jeu de passe efficace malgré des conditions difficiles avec du vent et des chutes de neige à Dewsbury.

En 1893, le pays de Galles remporte son premier tournoi avec à la clé une triple couronne, c'est-à-dire une victoire sur chacune des autres nations britanniques et irlandaises. Il met fin à l'hégémonie anglaise et écossaise. Les Gallois ont une équipe impressionnante et un nouveau système de jeu qui change la face de ce jeu. Le système à « quatre trois quarts »[10] mis en place depuis 1890[11] porte ses fruits. Le système à « six arrières/neuf avants » n'est plus de taille contre le système gallois et avoir quatre trois quarts devient une norme au niveau des équipes nationales comme des clubs. Arthur Gould est l'âme et le génie de cette équipe.

L'Irlande est à son tour compétitive et remporte des tournois. Le pays de Galles ne connaît que le succès de 1893. Arthur Gould est même au cœur d'un scandale, ce qui conduit au boycott du pays de Galles.

Âge d'or et affrontement de nouveaux adversaires (1900-1911) [modifier]
Articles détaillés : Le Pays de Galles dans le tournoi britannique de rugby à XV 1900, Le Pays de Galles dans le tournoi britannique de rugby à XV 1902, Le Pays de Galles dans le tournoi britannique de rugby à XV 1905, Grand chelem en rugby à XV du pays de Galles en 1908, Grand chelem en rugby à XV du pays de Galles en 1909 et Grand chelem en rugby à XV du pays de Galles en 1911.

De 1900 à 1911 les Gallois restent invaincus à domicile. Pendant cette période connue comme le premier « Âge d'or », ils perdent seulement sept matchs.
Gwyn Nicholls
Gwyn Nicholls

Le pays de Galles est alors inaccessible pour les Anglais qui de 1900 à 1909, perdent neuf matchs pour un nul et aucune victoire contre les Diables Rouges (voir Angleterre-Galles en rugby à XV) [12].

Le pays de Galles débute le Tournoi 1900 par une victoire contre l'Angleterre, elle bat l'Écosse à Swansea et elle gagne en Irlande : la Triple couronne est remportée. Billy Bancroft, Jehoida Hodges, Willie Llewellyn, Gwyn Nicholls, Billy Trew sont quelques joueurs remarquables de cette équipe... Une défaite contre l'Écosse en 1901 les prive de victoire dans le tournoi. Ce n'est que partie remise puisqu'en 1902 la victoire et la triple couronne sont au rendez-vous.

L'Écosse remporte les tournois 1903 et 1904, le pays de Galles perd contre les Écossais en 1903, ils perdent contre l'Irlande en 1904 et concèdent le match nul aux Anglais.

Le XV du Dragon débute le Tournoi 1905 par une victoire contre l’Angleterre 25-0, elle gagne l'Écosse 6-3 et elle reçoit l'Irlande pour le dernier match, s'imposant 10-3 : la triple couronne est de nouveau obtenue... Rhys Gabe, Dick Jones, Dicky Owen, Charlie Pritchard, Twyber Travers ont rejoint les Jehoida Hodges, Billy Trew, Gwyn Nicholls...

Les Gallois invaincus en 1905 affrontent une autre équipe invincible, les All Blacks. Les Gallois sont la seule équipe à parvenir à battre les Originals à Cardiff, par 3-0[13]. Cette victoire[14] est contestée en Nouvelle-Zélande, un essai néo-zélandais qui a été refusé aurait conduit à un match nul 3-3. C'est leur premier adversaire non britannique et non irlandais.
Les vainqueurs des Originals, premiers All Blacks.
Les vainqueurs des Originals, premiers All Blacks.

En 1906, le pays de Galles remporte les deux premiers matchs, les Gallois perdent contre l'Irlande et ils partagent avec leurs vainqueurs la victoire finale dans le tournoi. Le 1er décembre 1906, les Gallois rencontrent une nouvelle équipe, les Springboks. Ceux-ci font une tournée remarquable[15]. Ils battent les Gallois 11-0.

En 1907, après avoir largement battu les Anglais 22-0, les Gallois perdent le 2 février contre les Écossais. Le XV du Dragon enchaîne par la suite 11 victoires remportant au passage deux triples couronnes doublées d'une victoire sur les Français 36-4, 47-5. Le 12 décembre 1908, ce sont les Wallabies qui affrontent les Gallois et qui mordent la poussière 9-6.

Le Tournoi des cinq nations 1910 a été remporté par l'Angleterre. La France intègre le Tournoi.

Le pays de Galles réussit le premier Grand Chelem officiel en 1911 (ils remportent donc tous leur matchs), ils doivent attendre près de quarante ans pour connaître le bonheur d'en emporter un nouveau.
Galles - Nouvelle-Zélande en 1905
Galles - Nouvelle-Zélande en 1905

C'est le premier âge d'or du pays de Galles qui gagne sept fois le Tournoi en douze éditions. L'équipe galloise des années 1900 est entrée dans l'histoire. Elle domine l'hémisphère nord, elle bat l'équipe des All Blacks en tournée, les chiffres sont éloquents. Pendant la période 1900 à 1911, l'équipe du pays de Galles a disputé 43 matchs contre sept nations et remporté 35 victoires (7 défaites, 1 nul), soit 81% de réussite. Dix des douze matchs contre le XV de la rose sont gagnés, dix sur douze contre les Irlandais. Contre la France les Gallois remportent quatre larges victoires (147 points contre 23). L' Écosse remporte quatre tournois en 1901, 1903, 1904 et 1907 et pourtant les Gallois comptent neuf victoires pour trois défaites pour douze rencontres disputées (voir Écosse-Galles en rugby à XV)[16]. Enfin, une défaite a sanctionné la seule rencontre contre les Springboks, les Australiens ont été battus en 1908 et les All Blacks en 1905.

Des temps plus difficiles (1912-1939) [modifier]

Le stade de Twickenham a accueilli les Diables Rouges en 1910. En 1912 et les années paires suivantes, il voit toujours les Gallois trébucher (voir Angleterre-Galles en rugby à XV) [17]. L'équipe d'Angleterre enchaîne les succès de prestige. Le XV de la rose réussit le Grand Chelem en 1913 (ils remportent donc tous leur matchs), il défend son titre avec brio en 1914 et enchaîne sur un autre Grand Chelem.

La première Guerre mondiale met fin aux rencontres internationales de 1915 à 1919, pour un retour du Tournoi en 1920.

Le pays de Galles gagne contre l'Angleterre mais perd en Écosse. Les Anglais l'emportent contre les Écossais lors du dernier match et les trois pays terminent premiers.

En 1921, les pays de Galles perd deux matchs. En 1922, trois victoires et un match nul permettent aux Gallois de gagner seuls le tournoi.
Illustration d'Angleterre-Galles en 1931
Illustration d'Angleterre-Galles en 1931

En 1923, 1924 et 1925, seule une victoire contre la France sauve les apparences... Si le tournoi de 1926 est meilleur, l'année 1927 est mauvaise. En 1928 les Gallois perdent contre la France (voir France-Galles en rugby à XV) [18]. Les Gallois s'imposent contre les Écossais.

En 1929 et en 1930 les Gallois remportent deux matchs.

En 1931, trois victoires et un nul permettent de gagner seul le tournoi.

La France ne participe plus au tournoi en 1932. Les Gallois débutent par deux victoires en 1932, les Irlandais les battent lors du dernier match et c'est une victoire partagée à trois...
Carte du pays de Galles et du Royaume-Uni
Carte du pays de Galles et du Royaume-Uni

Le 21 janvier 1933, les Gallois conduits par Watcyn Thomas emportent leur première victoire à Twickenham. Le reste du tournoi est cependant difficile. Une grave crise mondiale se propage dans les pays industrialisés et le pays de Galles est très gravement touché. 500 000 Gallois vont chercher du travail ailleurs... Le pays de Galles est dévasté, les industries de la construction navale, les mines de charbon, les aciéries sont particulièrement touchées...[19]

En 1934, le pays de Galles gagne deux rencontres dans le tournoi, en 1935 il présente un bilan équilibré. Le 21 décembre 1935, Haydn Tanner connaît sa première sélection contre les All Blacks pour un succès de prestige 13-12[20],[21]. Claude Davey, Harry Payne, Idwal Rees et Don Tarr évoluent également à Swansea et participent à cette victoire.

En 1936, deux victoires et un match nul permettent de remporter seul le tournoi. Mais en 1937 trois défaites condamnent les Gallois à la cuillère de bois.

1938 voit les Gallois gagner deux matchs du tournoi, ils font aussi bien en 1939, ce qui suffit alors à partager la victoire finale à trois.

En 23 éditions, le pays de Galles a remporté seul 3 tournois et il en a partagé 3 autres. Après la victoire de 1922, il a fallu attendre 1931 pour connaître un nouveau succès.

Six victoires dans le tournoi en 10 éditions (1947-1956) [modifier]
Articles détaillés : Le Pays de Galles dans le tournoi des cinq nations 1947, Grand chelem en rugby à XV du Pays de Galles en 1950 et Grand chelem en rugby à XV du Pays de Galles en 1952.

Après une interruption due à la Seconde Guerre mondiale, le Tournoi reprend en 1947 avec la participation de cinq nations car la France est admise à participer après le Tournoi de 1939. Les Gallois perdent le premier match contre le XV de la rose, c'est leur seule défaite lors du Tournoi de reprise et ils partagent la victoire avec les Anglais. Le 20 décembre 1947 ils battent l'Australie 6-0.

1948 et 1949 ne comptent qu'une victoire galloise dans un match de chaque édition du tournoi.

Le pays de Galles se reprend en 1950, réussissant le Grand Chelem (GC), il ne concède que 8 points pour 50 marqués. Il compte des joueurs brillants comme Bob Evans, Ken Jones, Malcolm Thomas...

Cette victoire est la première d’une série de cinq victoires en sept ans dans le tournoi, de 1950 à 1956.

1951 se solde par trois défaites, un nul et une victoire.

Le pays de Galles réussit sur des scores serrés à remporter le Tournoi des cinq nations 1952 avec le Grand Chelem à la clé. L'Angleterre bat les Gallois en 1953 et les prive d'un second Grand Chelem consécutif.

Bleddyn Williams, le « prince des centres » est à la fois le capitaine de son club Cardiff et du pays de Galles dans leurs victoires respectives sur les All Blacks en 1953[22].

Les Gallois perdent le premier match du Tournoi des cinq nations 1954 contre le XV de la rose, c'est leur seule défaite lors du Tournoi et ils partagent la victoire avec les Anglais et les Français qui battent l'Angleterre 11-3 lors de la dernière journée.

Le samedi 26 mars 1955 au stade de Colombes de Paris, la dernière journée du Tournoi des cinq nations 1955 oppose l'équipe de France de rugby à XV à l'équipe du Pays de Galles (voir match de rugby à XV France - Galles (1955)). Les Gallois arrivent au Stade de Colombes pour tenter de partager la victoire dans le tournoi. Les Français comptent 3 victoires pour trois matchs et ils veulent remporter le tournoi et le grand chelem, le premier de leur histoire. La France doit attendre 1968 car les Gallois qui comptent deux victoires et une défaite réussissent à remporter le match et ainsi à partager le tournoi avec leurs vaincus du jour.

En 1956, le pays de Galles compte trois victoires et une défaite contre l'Irlande et gagne seul le Tournoi.

Le pays de Galles de cette décennie a vu des joueurs de talent comme Bleddyn Williams, Jack Matthews, Cliff Morgan, Ken Jones, Lewis Jones, John Gwilliam, Bryn Meredith, Courtenay Meredith, Clem Thomas et R.H. Williams[23]. Les Gallois ont fourni de nombreux joueurs aux Lions en 1950 en Australie et en Nouvelle-Zélande, en 1955 en tournée en Afrique du Sud.

C'est la troisième meilleure décennie du pays de Galles qui gagne cinq fois le Tournoi en sept éditions. Pendant la période 1947 à 1956, l'équipe du pays de Galles a disputé 43 matchs et remporté 28 victoires (13 défaites, 2 nuls), soit 65% de réussite. Six des dix matchs contre le XV de la rose sont gagnés pour un nul et trois défaites, sept sur dix contre les Écossais, sept sur dix contre la France, les Irlandais comptent trois victoires, un nul pour six défaites pour dix rencontres disputées. Une défaite a sanctionné la seule rencontre contre les Springboks, mais les Australiens ont été battus. Et les All Blacks ont également perdu en 1953.

Une transition (1957-1968) [modifier]

En 1957, 1958 et 1959, avec seulement deux victoires lors de chaque édition, le pays de Galles ne remporte plus le tournoi. Le 4 janvier 1958 les Gallois battent l'Australie 9-3.

En 1960 et en 1961, le pays de Galles perd deux matchs. En 1962, les Gallois gagnent un match et réalisent deux matchs nuls. En 1963, une seule victoire tombe dans l'escarcelle des dragons. En 1964, deux victoires et deux nuls permettent de partager la victoire dans le tournoi.

En 1965 et en 1966, trois victoires et une défaite permettent de gagner seul les tournois.

En 1967 et en 1968, le pays de Galles ne remporte qu'une victoire par saison.

Domination rouge outrageuse (1969-1979) [modifier]
Articles détaillés : Le Pays de Galles dans le tournoi des cinq nations 1969, Le Pays de Galles dans le tournoi des cinq nations 1970, Grand chelem en rugby à XV du Pays de Galles en 1971, Le Pays de Galles dans le tournoi des cinq nations 1975, Grand chelem en rugby à XV du Pays de Galles en 1976, Grand chelem en rugby à XV du Pays de Galles en 1978 et Le Pays de Galles dans le tournoi des cinq nations 1979.

Les Diables Rouges dominent sans partage le rugby européen durant les années 1970[24] avec 8 Tournois gagnés : 1969, 1970, 1971, 1973, 1975, 1976, 1978, et 1979 dont trois Grand Chelems (GC) en 1971, 1976 et 1978. L'édition 1972 du tournoi est inachevée : le pays de Galles et les Écossais refusent de voyager en raison de lettres de menaces anonymes, provenant prétendument de l'IRA.

L'Irlande remporte le Tournoi en 1973, toutes les équipes finissant l'épreuve avec le même nombre de points, et en 1974, la France en 1970 (victoire partagée avec les Gallois), 1973 et en 1977[25], avec un Grand Chelem (GC).

L'équipe du pays de Galles a terminé première du Tournoi des cinq nations 1969 en remportant trois victoires et en faisant match nul contre l'équipe de France.

Le pays de Galles réalise le Grand Chelem en 1971 avec pratiquement la même équipe.

Cette victoire est la première d'une longue série de huit victoires en onze ans dans le tournoi des cinq nations, de 1969 à 1979.

Dix-huit joueurs ont contribué à ce succès. L'équipe est surtout connue pour son quatuor des lignes arrières : Gareth Edwards, Barry John, Gerald Davies et JPR Williams. Barry John est fils de mineur. Son partenaire à Cardiff et pour l’équipe nationale, Gareth Edwards, demi de mêlée, est lui aussi issu d’un village minier. Le paquet d’avants est aussi d’excellente qualité, avec cinq joueurs qui ont évolué avec les Lions britanniques. Clive Rowlands est l’entraîneur pendant 29 matchs de 1968 à 1974. John Dawes lui succède de 1974 jusqu’à 1979.

Les Gallois font une tournée d'été en Nouvelle-Zélande et en Australie avec trois tests à la clé : les All Blacks l'emportent 19-0[26] et 33-12[27]. Les Gallois battent les Wallabies 19-16.

Le 24 janvier 1970, les Gallois réalisent pour la première fois un résultat positif contre les Springboks, un nul 6-6 à Cardiff.

Le Tournoi des cinq nations 1972 n’est pas achevé à cause des troubles en Irlande du Nord. Après le Bloody Sunday, un mouvement de foule met le feu à l’ambassade britannique de Dublin et des lettres de menace sont adressées aux joueurs. Les Écossais et les Gallois refusent de se déplacer en Irlande. Le 2 décembre 1972, les Gallois rivalisent avec les All Blacks et perdent 19-16 à Cardiff.

Le Tournoi des cinq nations 1973 voit toutes les équipes gagner à domicile : c’est un résultat unique dans les annales, et par conséquent, elles gagnent toutes le Tournoi...

Le tournoi 1974 est très serré et les Gallois auteurs de deux nuls et une victoire lors de leurs trois premières sorties, laissent échapper le Tournoi en perdant 16-12 contre les Anglais à Twickenham lors de la dernière journée.

En 1975, les Gallois sont encore impressionnants : ils gagnent nettement les Français à Paris, les Irlandais et les Anglais à domicile. Une défaite 12-10 à Édimbourg les prive du Grand Chelem, ils gagnent cependant le Tournoi.

Le pays de Galles et la France, tous les deux invaincus, se disputent la victoire dans le Tournoi 1976 (avec un Grand Chelem à la clé) à l'Arms Park de Cardiff, le match est très serré et se termine par une victoire des Gallois par 19-13.

La France remporte le Tournoi en 1977, le duel contre les Gallois a été une nouvelle fois décisif.

Les deux équipes se disputent aussi la victoire dans le Tournoi et le Grand Chelem en 1978 lors d'un autre match Galles - France dont les Gallois sortent cette fois-ci vainqueurs. Lors d’une tournée en Australie en juin 1978, les Gallois s'inclinent à deux reprises. Le 11 novembre 1978, les Gallois sont encore malheureux face aux All Blacks 13-12 à Cardiff.

En 1979, la France l'emporte à Paris contre les Gallois, cependant les Gallois gagnent le tournoi.

C'est la décennie du pays de Galles qui gagne huit fois le Tournoi en dix éditions achevées. L'équipe galloise des années 1970 est rentrée dans l'histoire comme peut-être la plus grande de toutes les équipes. Dominatrice sur l'hémisphère nord, elle est capable de battre les équipes en tournée de l'hémisphère sud. Pendant la période 1969 à 1979, l'équipe du pays de Galles a disputé 53 matchs et remporté 36 victoires (13 défaites, 4 nuls), soit 68% de réussite. Dix des onze matchs contre le XV de la rose sont gagnés, huit sur onze contre les Écossais, et les Irlandais comptent une victoire, un nul pour huit défaites pour dix rencontres disputées. Contre la France les Gallois remportent six victoires, pour trois défaites et deux matchs nuls. Un match nul a sanctionné la seule rencontre contre les Springboks, et les Australiens ont été battus à trois reprises pour deux défaites galloises. Par contre la bête noire des Diables Rouges est l'équipe des All Blacks qui l'a emporté quatre fois sur quatre[28],[29].

Le long déclin (1980-1989) [modifier]
Article détaillé : Pays de Galles en coupe du monde de rugby 1987.

La décennie n’est pas fameuse pour l'équipe du pays de Galles.

Le Tournoi 1980 est moyen pour les Gallois, avec deux victoires sur quatre rencontres. Cette même année, ils jouent contre les All Blacks et ils perdent nettement 23-3 à Cardiff[30]. En 1981 le scénario est le même qu’en 1980, deux défaites à l’extérieur pour deux victoires à domicile. L’Australie en tournée est battue 18-13.

Le XV gallois perd en 1982 son invincibilité à domicile en tournoi, un record qui tient toujours de 27 victoires consécutives et ce sont les Écossais qui s’imposent à l'Arms Park 34-18. Le pays de Galles termine dernier du tournoi, John Lloyd dont le contrat se termine après 14 matchs (6 V, 8 D)[31], est remplacé par l’ancien demi d’ouverture John Bevan.

La Roumanie gagne contre le pays de Galles en 1983 après un tournoi moyen. Le Japon dans une rencontre qui n’a pas valeur de test match est proche de l’emporter (défaite 24-29 à Cardiff en 1983). En 1984, l’Écosse et la France gagnent à Cardiff et le pays de Galles l’emporte en Irlande et en Angleterre.

Alors que Gareth Edwards ou Phil Bennett étaient partis en 1978, les derniers dragons ont disparu : Allan Martin et JPR Williams en 1981, Graham Price en 1983… La période 1984-1987 n'est pas bonne pour le XV gallois, la crise économique fait rage, les matchs contre les Français se suivent et se ressemblent (succession de défaites[32]) et les Gallois peinent contre les autres nations britanniques.

Le pays de Galles participe à la première coupe du monde en 1987, il joue dans le groupe B avec l'Irlande, le Tonga et le Canada. Le premier match est le sommet entre les Verts et les Rouges, il voit la victoire des coéquipiers de Paul Thorburn[33] et Jonathan Davies[34] 13-6. Les Gallois battent par la suite le Tonga 29-16 et le Canada 40-9 pour finir premier de la poule. L'Angleterre doit ensuite affronter le pays de Galles, elle est défaite sur le score de 16-3. En demi-finale, ils jouent contre les All Blacks et ils perdent nettement 49-6[35] et ce scénario est le même à chaque confrontation tant un fossé sépare les deux nations. Le pays de Galles termine 3e en battant les Wallabies[36].

Le pays de Galles débute le Tournoi 1988 par trois victoires contres les autres nations britanniques, la Triple couronne est remportée. Une courte défaite contre la France 10-9 prive les Gallois de Grand Chelem, cependant ils remportent le tournoi avec leurs vainqueurs. Le XV gallois perd ses deux test-matchs contre les All Blacks.

Le Tournoi 1989 est triste. Les entraîneurs se succèdent, les ressources financières du rugby à XIII du Nord de l’Angleterre attire un nombre record de joueurs de haut niveau qui changent de code : Allan Bateman, Jonathan Davies, John Devereux[37], David Young, ou Scott Gibbs, Scott Quinnell plus tard... Le pays de Galles a besoin d'une structure professionnelle pour survivre, c'est encore trop tôt.

Pendant la période 1980 à 1989, l'équipe du pays de Galles a disputé 60 matchs et remporté 30 victoires (29 défaites, 1 nul), soit 50% de réussite. Les Bleus (2 défaites, 8 victoires) et les All Blacks (0 défaite, 5 victoires) sont impitoyables. Par contre, le XV de la rose est largement dominé par les Diables rouges (7 défaites, 1 nul, 3 victoires), les Wallabies ont été battus 2 fois contre 1, et les Gallois font jeu égal avec l'Irlande et les Écossais.

Les années noires (1990-1999) [modifier]
Articles détaillés : Pays de Galles en coupe du monde de rugby 1991, Pays de Galles en coupe du monde de rugby 1995 et Pays de Galles en coupe du monde de rugby 1999.

La décennie commence mal pour l'équipe du pays de Galles.

Le Tournoi 1990 est catastrophique pour les Gallois, avec quatre défaites en quatre rencontres. Cette même année, ils jouent contre les Namibiens en tournée pour enregistrer leurs deux seules victoires et ce, sur le score de 18-9, 34-30. En 1991 le scénario est le même qu'en 1990, aucune victoire dans le Tournoi n’est à mettre au crédit des Rouges, un match nul 21-21 contre les Irlandais permet d’éviter un naufrage total.

Le pays de Galles participe à la coupe du monde en 1991, il joue dans le groupe C avec l'Australie, l'Argentine et les Samoa. Le premier match voit la victoire des Samoa contre les Gallois 16-13. Les Gallois battent par la suite l'Argentine 16-7 et ils perdent lourdement contre les Australiens. Le pays de Galles termine 3e et est éliminé.

Avec deux victoires en 1992 et une en 1993, les résultats dans le Tournoi sont moins mauvais. En 1994, les Gallois gagnent leurs 3 premiers matchs. Ils perdent 15-8 la rencontre contre les Anglais mais ils gagnent le Tournoi. Le pays de Galles doit passer par les qualifications pour accéder à la coupe du monde en 1995, ils ne sont donc pas tête de série.

Le pays de Galles joue dans le groupe C avec la Nouvelle-Zélande, l'Irlande et le Japon. Le premier match voit la victoire des Gallois contre le Japon 57-10. Les Gallois perdent nettement contre les All Blacks 34-9. La match décisif voit la victoire des Irlandais 24-23. Le pays de Galles termine 3e et il est de nouveau éliminé au premier tour. Le tournoi 1995 avait été décevant pour les Gallois tenants du titre, avec quatre défaites en quatre rencontres.

Avec deux victoires en 1996 et une en 1997, les résultats dans le Tournoi s'améliorent.

Le rugby se professionnalise en 1995[38]. Kevin Bowring devient le premier entraîneur professionnel du pays de Galles en 1995, les Gallois voient le retour de joueurs partis du XV au XIII. Cependant, c'est peut-être la signature de Graham Henry comme entraîneur en 1998 qui permet au pays de Galles de renaître[39].

En 1998, le pays de Galles remporte deux victoires dans le tournoi. Mais il connaît des défaites cuisantes : 60-26 contre l’Angleterre, 7 essais et 51-0 contre la France à domicile à Wembley[40], 96-13 contre l'Afrique du Sud le 27 juin 1998.

Une série de dix victoires consécutives en 1999[41] permet au pays de Galles d'emmagasiner de la confiance avant d’aborder sa coupe du monde en 1999. Shane Howarth, Scott Gibbs, Dafydd James, Rob Howley, Scott Quinnell, Colin Charvis, Craig Quinnell, Garin Jenkins et surtout Neil Jenkins (humilié en 1998) participent à la revanche sur la France en s'imposant 34-33 à Saint-Denis pour leur premier match au Stade de France. Le Parc des Princes ne leur a jamais réussi avec pour 13 rencontres, une seule victoire en 1975 et 12 défaites.

Pour leur coupe du monde, le pays de Galles joue dans le groupe D avec le Japon, l'Argentine et les Samoa. Les Gallois battent l'Argentine 23-18 puis le Japon 64-15 avant de s'incliner contre les Samoa 38-31. Les Gallois terminent premiers de poule, ils affrontent les Australiens. Le pays de Galles perd 24-9.

Nouveau millénaire : renaissance ? (2000-2007) [modifier]
Articles détaillés : Pays de Galles en coupe du monde de rugby 2003 et Grand chelem en rugby à XV du Pays de Galles en 2005.
Angleterre-Galles dans le tournoi 2004
Angleterre-Galles dans le tournoi 2004

Avec deux victoires en 2000 et deux en 2001, les résultats dans le Tournoi sont moyens, même si les Gallois s'imposent une deuxième fois sur la pelouse du Stade de France. En 2002, le pays de Galles l'emporte seulement sur l'Italie et en 2003, c'est la cuillère de bois. Les Gallois subissent dix défaites consécutives juste avant la Coupe du monde.

Le pays de Galles joue dans le groupe D avec la Nouvelle-Zélande, l'Italie, le Canada et le Tonga. Le premier match voit la victoire des Gallois contre le Canada 41-10. Avec deux autres victoires contre le Tonga et l'Italie, la qualification est acquise. Les Gallois perdent contre les All Blacks 53-37. Le pays de Galles termine 2e et rencontre l'Angleterre en quart de finale. Une défaite 28-17 les élimine...

Le tournoi 2004 voit deux victoires galloises. En 2005, l'Irlande et la France sont favorites. Et c'est le Grand Chelem en rugby du Pays de Galles en 2005[42]. L'équipe joue, elle propose un jeu dynamique, un souffle nouveau... Martyn Williams, Dwayne Peel, Stephen Jones, Shane Williams sont les tauliers et Gavin Henson est la vedette... C'est la victoire également de Mike Ruddock[43], héritier de Graham Henry... Mais les éditions 2006 et 2007 ne confirment pas cette impression et le pays de Galles n'emporte qu'un match à chaque tournoi. Gareth Jenkins est l'actuel sélectionneur national du Pays de Galles ayant succédé à Mike Ruddock en avril 2006.
France-Galles 2007 : James Hook joue une pénalité.
France-Galles 2007 : James Hook joue une pénalité.

En 2007, à l'occasion du centième anniversaire de leurs confrontations, les équipes de rugby d'Australie et du pays de Galles ont créé un trophée James Bevan qui récompense le vainqueur de leurs rencontres... James Bevan est né le 15 avril 1858 en Australie. C'était le premier capitaine de l'équipe du pays de Galles qui a disputé son premier test match le 19 février 1881, contre l'équipe d'Angleterre. La première rencontre est équilibrée ; les Gallois mènent dans les arrêts de jeu avant de perdre finalement 29-23. Le deuxième test match est perdu 31-0[44].

Le pays de Galles disputera la Coupe du monde 2007, organisée par La France, en étant dans la poule B pour la première phase ; elle affrontera l'Australie, les Fidji, le Canada et le Japon[45]. Si le pays de Galles se qualifie pour le deuxième tour, elle devrait jouer contre l'Angleterre ou l'Afrique du Sud, voire les Samoa, les États-Unis ou le Tonga.

Palmarès [modifier]

Coupe du monde [modifier]

Le tableau suivant récapitule les performances des Gallois en coupe du monde. Les Gallois n'y ont pas souvent brillé, sauf en 1987 lorsqu'ils terminent à la troisième place de la compétition.
Performances du pays de Galles en Coupe du monde.[46]
Édition Organisateur Place Commentaire
1987 Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande & Australie Australie 3e voir Pays de Galles CM 1987
1991 Angleterre Angleterre[47] poule du 1er tour voir Pays de Galles CM 1991
1995 Afrique du Sud Afrique du Sud poule du 1er tour voir Pays de Galles CM 1995
1999 Pays de Galles[48] 1/4 finaliste voir Pays de Galles CM 1999
2003 Australie Australie 1/4 finaliste voir Pays de Galles CM 2003
2007 France France poule du 1er tour voir Pays de Galles CM 2007

Tournoi [modifier]

Article détaillé : Palmarès complet du Tournoi des six nations
Tournois disputés Grands chelems Victoires seules Victoires partagées[49]
Angleterre Angleterre 105[50] 12 25 10
Pays de Galles Pays de Galles 107 9[51] 23 11
France France 77 8 16 8
Écosse Écosse 107 3 14 8
Irlande Irlande 107 1 10 8
Italie Italie 8 0 0 0


L'Angleterre est en tête du palmarès du Tournoi avec 25 victoires et surtout 12 Grands chelems. Le pays de Galles occupe la deuxième place du palmarès du Tournoi avec 23 victoires et 9 Grands chelems réussis en 1908, 1909, 1911, 1950, 1952, 1971, 1976, 1978, 2005. Cette liste montre qu'il a particulièrement brillé pendant les années 1900-1911 et 1969-1979[52].

* Victoires seules (23) : 1893, 1900, 1902, 1905, 1908, 1909, 1911, 1922, 1931, 1936, 1950, 1952, 1956, 1965, 1966, 1969, 1971, 1975, 1976, 1978, 1979, 1994,

2005

* Victoires partagées (11) : 1906, 1920, 1932, 1939, 1947, 1954, 1955, 1964, 1970, 1973, 1988

Tenue, emblèmes, symboles du XV du pays de Galles [modifier]
Insigne (badge) des Princes de Galles.
Insigne (badge) des Princes de Galles.

Le pays de Galles joue en maillot rouge orné des plumes du prince de Galles, avec un short blanc et des chaussettes rouges.

En 2007 c'est l'équipementier Reebok qui habille le pays de Galles et la brasserie de Cardiff S A Brain qui apparaît comme sponsor maillot. Comme la Loi Évin limite fortement le droit de faire de la publicité aux boissons alcoolisées sur les maillots de rugby, quand l'équipe joue en France en 2005 le mot "Brains" est remplacé par "Brawn", en 2007 cela a été "Brawn Again".

Leur emblème représente trois plumes d'autruche stylisées - reprenant ainsi le symbole du Prince de Galles dans une version "modernisée" qui a vu disparaître notamment la devise "ich dien", qui signifie « Je sers » en allemand. Ces insignes étaient ceux du prince Édouard, le Prince Noir, à la victoire de Crécy, le 25 août 1346. Ils appartenaient à la maison de Hainault, dont la mère du prince, la reine Philippa, était une descendante. Edouard est une figure de l'histoire galloise[53].

L'origine du poireau comme symbole remonterait à une bataille qui se déroula dans un champ de poireaux, où Saint David, évangélisateur du pays de Galles, conseilla aux combattants gallois de s'en munir pour se distinguer de leurs assaillants. Ce fut une grande victoire galloise. Une raison plus probable de ce choix du poireau vient du fait que c'est un légume très courant au pays de Galles, à la base de nombreuses recettes culinaires[54].

Le poireau (cenhinem en gallois) est porté le 1er mars en l'honneur du saint patron, il est parfois remplacé par la jonquille (qui porte presque le même nom en gallois : cenhinem pedr), un peu plus esthétique.

Le dragon rouge (Y ddraig goch en Gallois) est un symbole national, celui de la lutte entre les Saxons et les Celtes. Une légende raconte que le roi Uther Pendragon (père du roi Arthur) voulait construire un château mais la terre tremblait et en détruisait sans arrêt les fondations. Merlin, appelé Myrddin en gallois, qui avait le don de voyance, comprit que ce tumulte était causé par deux dragons : l'un, le dragon blanc, avait pris la place de l'autre, le dragon rouge, dans sa caverne. Le dragon rouge, qui représente métaphoriquement les Bretons, finirait par l'emporter sur l'envahisseur saxon. Il est l'insigne royal du pays de Galles depuis 1901 et, depuis 1959, sur ordre de la reine, le drapeau le représentant sur un fond vert et blanc est le drapeau gallois officiel.

Composition du XV du poireau [modifier]

L'équipe actuelle [modifier]

La liste suivante indique la sélection galloise qui participera à la coupe du monde 2007.[55]

Les avants [modifier]
Joueur Poste Club
Huw Bennett Talonneur Ospreys
Colin Charvis Troisième ligne aile Newport Gwent Dragons
Ian Evans Deuxième ligne Ospreys
Ian Gough Deuxième ligne Newport Gwent Dragons
Chris Horsman Pilier Worcester
Will James Deuxième ligne Gloucester RFC
Gethin Jenkins Pilier Cardiff Blues
Adam Jones Pilier Ospreys
Duncan Jones Pilier Ospreys
Alun Wyn Jones Troisième ligne Ospreys
Michael Owen Numéro 8 Newport Gwent Dragons
Alix Popham Deuxième ligne Llanelli Scarlets
Matthew Rees Talonneur Llanelli Scarlets
Jonathan Thomas Deuxième ligne Ospreys
Rhys Thomas Talonneur Cardiff Blues
Martyn Williams Troisième ligne Ospreys
Les arrières [modifier]
Joueur Poste Club
Gareth Cooper Demi de mêlée Newport Gwent Dragons
James Hook Demi d'ouverture Ospreys
Dafydd James Centre Llanelli Scarlets
Mark Jones Ailier Llanelli Scarlets
Stephen Jones Demi d'ouverture Llanelli Scarlets
Kevin Morgan Arrière Newport Gwent Dragons
Sonny Parker Centre Ospreys
Dwayne Peel Demi de mêlée Llanelli Scarlets
Mike Phillips Demi de mêlée Cardiff Blues
Jamie Robinson Centre Cardiff Blues
Tom Shanklin Demi d'ouverture Cardiff Blues
Ceri Sweeney Demi d'ouverture Newport Gwent Dragons
Gareth Thomas Arrière Cardiff RFC
Shane Williams Ailier Ospreys

Joueurs emblématiques [modifier]
Stephen Jones et Tom Shanklin au premier plan lors de France-Galles 2007
Stephen Jones et Tom Shanklin au premier plan lors de France-Galles 2007
Reggie Gibbs
Reggie Gibbs

Tout au long de son histoire, l’équipe du pays de Galles a compté un grand nombre de joueurs d’exception. Il n’est pas possible de les citer tous ici, on se reportera à Catégorie:Joueur gallois de rugby à XV pour en avoir une liste plus complète.

Les gallois ont dominé le Tournoi des cinq nations pendant les années 1970, comme en témoignent leurs huit victoires acquises de 1969 à 1979. Un seul joueur gallois a remporté ces huit titres, le fameux arrière JPR Williams.
Avants Avants Demis Arrières Arrières

* Colin Charvis
* Garin Jenkins
* Gareth Llewellyn
* David Lloyd
* Allan Martin
* Bryn Meredith
* Dai Morris
* Bob Norster
* Michael Owen

* Alun Pask
* Brian Price
* Graham Price
* Derek Quinnell
* Scott Quinnell
* Jeff Squire
* Rees Stephens
* John Taylor
* Martyn Williams
* David Young

* Phil Bennett
* Gareth Edwards
* Barry John
* Rob Howley
* Neil Jenkins
* Stephen Jones
* Cliff Morgan
* Dicky Owen
* Haydn Tanner
* William Trew

* Billy Bancroft
* Dewi Bebb
* Gerald Davies
* Jonathan Davies
* John Dawes
* Ieuan Evans
* Steve Fenwick
* Reggie Gibbs

* Arthur Gould
* Iestyn Harris
* Ken Jones
* Gareth Thomas
* Paul Thorburn
* Bleddyn Williams
* JPR Williams

Parmi ces joueurs emblématiques, le tableau suivant distingue quelques joueurs qui possèdent le meilleur palmarès en terme de nombre de sélections et de titres remportés avec l’équipe du pays de Galles. Par leur activité, ils couvrent la période 1896-2007.
Joueurs emblématiques du pays de Galles. (modifier) Joueur Période Poste Capes Tournois Distinctions
Phil Bennett

[70],[71]
1969-1978 Demi d'ouverture 29 GC[72] 1976, 1978

T5[73] 1970, 1973, 1975

* Temple international de la renommée
* Record mondial de sélections de l'époque :

210 points (166 Galles + 44 Lions)

* 8 sélections avec les Lions

Gerald Davies

[74],[75],[76],[77],[78],[79],[80]
1966-1978 Ailier 46 GC 1971, 1976, 1978

T5 1969, 1970, 1973, 1975

* Temple international de la renommée
* 20 essais

Mervyn Davies

[81],[82]
1969-1976 Numéro 8 38 GC 1971, 1976

T5 1969, 1970, 1973, 1975

* Temple international de la renommée
* 8 sélections avec les Lions
* 38 sélections consécutives avec les Gallois

Gareth Edwards

[83],[84],[85],[86]
1967-1978 Demi de mêlée 53 GC 1971, 1976, 1978

T5 1969, 1970, 1973, 1975

* Temple international de la renommée
* 20 essais
* 10 sélections avec les Lions

Ieuan Evans

[87],[88],[89],[90]
1987-1998 Ailier 72 3e de la coupe du monde 1987, Coupe d'Europe 1998

* Temple international de la renommée
* 28 fois capitaine
* 7 sélections avec les Lions
* Record gallois de sélections de l'époque (72)
dépassé par Neil Jenkins, record gallois d'essais de l'époque (33)
dépassé par Gareth Thomas

Neil Jenkins

[91],[92],[93],[94],[95],[96],[97],[98],[99],[100],[101]
1991-2002 Demi d'ouverture 87 T5 1994

* Record gallois de sélections de l'époque (87)
dépassé par Gareth Llewellyn
* Record mondial en cours de points : 1090 (1049 Galles + 41 Lions)

Barry John

[102],[103]
1966-1972 Demi d'ouverture 25 GC 1971

T5 1970

* Temple international de la renommée

Gareth Llewellyn

[104],[105],[106]
1989-2004 Deuxième ligne 92 T5 1994

* Record gallois de sélections de l'époque (92)
dépassé par Gareth Thomas

Cliff Morgan

[107],[108]
1951-1958 Demi d'ouverture 29 GC 1952

T5 1954, 1955, 1956

* Temple international de la renommée

Gwyn Nicholls

[109],[110]
1896-1906 Centre 24 TC[111] 1900, 1902, 1905

T4[112] 1906

* Temple international de la renommée
* 10 fois capitaine

Gareth Thomas

[113],[114],[115],[116],[117]
1995-en activité Arrière 99 GC 2005

* Record gallois de sélections (99)
* Record gallois d'essais (39)

JPR Williams

[118],[119],[120],[121],[122],[123],[124]
1969-1981 Arrière 55 GC 1971, 1976, 1978

T5 1969, 1970, 1973, 1975, 1979

* Temple international de la renommée

Entraîneurs notables [modifier]

Clive Rowlands est entraîneur de l'équipe du pays de Galles pour 29 matchs entre 1968 et 1974. Sous sa conduite, l'équipe du pays de Galles remporte le Grand Chelem en 1971. Il fut ensuite le manager de la tournée des Lions britanniques en Australie en 1989 et en charge des Lions lors de leur match contre l'équipe du reste du monde en 1986. En 1987, Rowlands fut manager de la coupe du monde de rugby 1987, puis président de la fédération de rugby du Pays de Galles en 1989.

John Dawes devient l'entraîneur de l'équipe du pays de Galles en 1974 et ce jusqu'en 1979. C'est l'une des périodes les plus fastes de l'histoire du rugby gallois, l'équipe remporte quatre Tournois 1975, 1976, 1978, et 1979 dont deux Grand Chelems (GC) en 1976 et 1978. Il est aussi l'entraîneur des Lions britanniques en tournée en Nouvelle-Zélande en 1978, mais il n'est pas capable de renouveler le succès de 1971. Aujourd'hui, il est le président des London Welsh R.F.C. et il a écrit plusieurs livres sur le rugby à XV.

Graham Henry, après avoir été entraîneur des Auckland Blues avec qui il remporte les deux premiers Super 12 en 1996 et 1997, devient entraîneur du pays de Galles. Il met en place les fondations qui permettent plus tard aux Gallois de renouer avec leur glorieux passé en remportant le Grand Chelem 2005.

Gareth Jenkins est l'actuel sélectionneur national du pays de Galles succédant à Mike Ruddock en avril 2006. Comme entraîneur de Llanelli RFC, il a connu quatre victoires dans la Coupe galloise, un doublé en 1992-93 Ligue-Coupe performance unique pour un club gallois. En 1998-99 et 2001-02 Llanelli a remporté le championnat semi-professionnel et la franchise Llanelli Scarlets a remporté la Ligue Celtique en 2003.

Infrastructures [modifier]

Les stades du pays de Galles [modifier]

Les premières rencontres à domicile [modifier]

En 1876 le Cardiff Rugby Club est créé. Un peu plus tard en 1885, le stade Grand Stand ou Arms Park de Cardiff est inauguré. Le pays de Galles y joue comme il joue également à Swansea au Saint Helen's Ground, au Stradey Park de Llanelli et au Rodney Parade de Newport.

Ce sont là les quatre grands clubs et les quatre grandes villes qui ont dès les années 1890 forgé de nombreux internationaux au jeu révolutionnaire pour l'époque.

Le nouvel Arms Park [modifier]

L'Arms Park a la forme d'un bateau tourné vers la ville, placé en plein centre ville amarré au bord de la minuscule rivière Taff. C'est un vaisseau qui est la fierté de tous les Gallois, le chœur de tout le rugby gallois. « Nous avons trois choses importantes à Cardiff », raconte un vieux rouquin à la face de travers. « Les pubs, le château du prince de Galles et, surtout, l'Arms Park. »

Car le National Stadium a abrité dans les années 1970 les grandes heures du rugby gallois où les chants gallois rythmaient les parties de grandes stars du rugby...[56],[57]

Il a été construit en 1967-69 et détruit en 1997, il avait alors la capacité de 52 000 places.

Millennium Stadium [modifier]
Article détaillé : Millennium Stadium.
Plaque à l'entrée du stade
Millennium Stadium
Millennium Stadium

Le Millennium Stadium (Stadiwm y Mileniwm en gallois) est un stade de 74 500 places situé à Cardiff au Pays de Galles. C'est le stade national du Pays de Galles. Propriété de la Welsh Rugby Union (entité organisatrice des compétitions de rugby à XV au pays de Galles), il a été construit à l'occasion de la Coupe du monde de rugby 1999 à l'emplacement du nouveau Cardiff Arms Park, appelé National Stadium.

La première compétition y ayant eu lieu était un match de rugby entre les équipes nationales du pays de Galles et de l'Afrique du Sud, le 26 juin 1999 (Victoire des gallois par 29 à 19).

Sept matchs de la Coupe du monde y ont eu lieu.

Le Millennium Stadium sera utilisé pendant la Coupe du monde de rugby 2007.


Statistiques [modifier]

Statistiques sur les matchs [modifier]

Bilan des matchs [modifier]

Le tableau suivant dresse le bilan des matchs contre tous les adversaires de l'équipe du pays de Galles, il est mis à jour au 5 août 2007[58].

L'équipe du pays de Galles est largement dominée par deux équipes majeures du rugby à XV (Afrique du Sud, Nouvelle-Zélande). Elle présente un bilan négatif par rapport à deux autres équipes majeures du rugby à XV (Angleterre, Australie). Elle dépasse cependant les autres nations européennes qui disputent le Tournoi des six nations, la France, l'Écosse, l'Irlande et l'Italie.
Bilan du pays de Galles face aux autres sélections. Lorsque existe un article détaillé sur les rencontres avec une équipe internationale, le lien est donné par le nombre dans la colonne « nombre de rencontres ». Adversaires ↓ Nombre de
rencontres ↓ Victoires
galloises ↓ Nuls ↓ Défaites
galloises ↓ Victoires
galloises (%) ↓
Afrique de l’Est 1 1 0 0 100.00
Afrique du Sud Afrique du Sud 19 1 1 17 5.26
Angleterre Angleterre 116 51 12 53 43.97
Argentine Argentine 10 6 0 4 60.00
Australie Australie 26 9 1 16 34.62
Barbarians Barbarians 7 2 0 5 28.57
Canada Canada 9 8 0 1 88.89
Écosse Écosse 112 61 3 48 54.46
Espagne Espagne 1 1 0 0 100.00
États-Unis États-Unis 6 6 0 0 100.00
Fidji Fidji 6 6 0 0 100.00
France France 85 42 3 40 50.60
Irlande Irlande 112 61 6 45 54.46
Italie Italie 14 11 1 2 78.57
Japon Japon 6 6 0 0 100.00
Namibie Namibie 3 3 0 0 100.00
Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 23 3 0 20 13.04
Maoris Maoris néo-zélandais 1 1 0 0 100.00
Pacific Islanders 1 1 0 0 100.00
Portugal Portugal 1 1 0 0 100.00
Roumanie Roumanie 8 6 0 2 75.00
Samoa Samoa 6 3 0 3 50.00
Tonga Tonga 6 6 0 0 100.00
Zimbabwe 3 3 0 0 100.00
Total contre 24 adversaires 580 299 27 254 51.55

Plus large victoire [modifier]

La plus large victoire du pays de Galles est acquise sur le score de 102-11 contre l'équipe de Japon le 18 mai 1994.

Plus large défaite [modifier]

La plus large défaite du pays de Galles est concédée sur le score de 13 à 96 contre l'Afrique du Sud le 27 juin 1998.

Statistiques concernant les joueurs [modifier]

Les données qui suivent sont valables au 21 septembre 2007. Les noms en gras indiquent les joueurs qui sont encore en activité.

Record de sélections [modifier]

Le record de sélections[59] dans le XV gallois est détenu par Gareth Thomas. Gareth Thomas, né le 25 juillet 1974 à Bridgend (pays de Galles), joue en équipe du Pays de Galles depuis 1995, il évolue au poste d'arrière mais il peut jouer à tous les postes des lignes de trois-quarts.

Après avoir participé à trois coupes du monde entre 1995 et 2003, il connaît en 2007 sa quatrième coupe du monde. Il a remporté le Grand chelem lors du tournoi des six nations 2005 et la coupe d'Europe 2005 la même année.

Ce record devrait fortement progresser en cette année de coupe du monde.

Quelques joueurs en activité peuvent progresser dans ce classement.

Il faut noter qu'un classement par nombre de sélections ne dépend pas que de la qualité du joueur mais aussi du nombre de rencontres internationales. La naissance de la coupe du monde en 1987, la périodicité désormais biannuelle des tournées et le passage du tournoi de cinq à six nations influent sur ce classement et doivent donc être rappelés.
# Joueur Parcours en équipe nationale Nombre de sélections
1 Gareth Thomas 1995-en activité 99
2 Colin Charvis 1996-en activité 92
2 Gareth Llewellyn 1989-2005 92
4 Neil Jenkins 1991-2002 87
5 Martyn Williams 1996-en activité 75

Record d'essais [modifier]

Gareth Thomas est le joueur qui a marqué le plus grand nombre d'essais avec le XV gallois. Son record sera difficile à battre mais Shane Williams (24 essais en 29 tests entre 2000 et 2005, 34 essais en 50 tests au 21 septembre 2007) s'il continue à marquer et à connaître des sélections peut aller très loin. Pour cela, il faudra que le pays de Galles gagne à nouveau.

1. Gareth Thomas 39 essais (99 tests)
2. Shane Williams 34 essais (50 tests)
3. Ieuan Evans 33 essais (72 tests)

Record de points [modifier]

En outre, le record de points marqués (c'est un record mondial) est détenu par Neil Jenkins avec 1049 points en test (11 essais, 235 pénalités, 130 transformations, 10 drops)[60]. Il restera dans l'histoire du rugby gallois grâce à ses qualités de buteur et de jeu au pied, qui en font le meilleur réalisateur de l'histoire du rugby mondial. Et ce, malgré le fait qu'il ne fut pas toujours le buteur désigné.

1. Neil Jenkins 1049 points (87 tests)
2. Stephen Jones 562 points (65 tests)
3. Paul Thorburn 304 points (37 tests)

Aspects socio-économiques [modifier]

Popularité du rugby à XV au pays de Galles et ses conséquences [modifier]

Le pays de Galles avait deux identités, les mines et le rugby. Les mines ont disparu, le rugby est moins écarlate aujourd'hui. Gueules noires et diables rouges. Aujourd'hui, seuls les seconds résistent encore. Et l'équipe nationale est toujours aussi populaire. Le rugby à XV est une véritable religion qui fait partie de la culture nationale du pays de Galles et qui est pratiqué par environ 17 500 joueurs licenciés[61].

La tradition des chœurs du pays de Galles se traduit par des chansons interprétées lors des matchs de rugby à XV. Des chansons populaires parmi les supporters sont Delilah de Tom Jones, Cwm Rhondda et Calon Lan. Par rapport à sa taille réduite, le pays de Galles a eu un impact disproportionné sur le jeu, il a fourni de grands noms du rugby à XV, de nombreux joueurs aux Barbarians et aux Lions britanniques


DERNIERS ARTICLES :
The Rock de retour!
le champion du peuple, The Rock, si je l'appelle par son nom de lutteur c'est parce qu'il y a de bonnes nouvelles. Il a déclaré qu'il travaillait en étroit
Résultat de Raw du 9 Novembre 2009
On commence avec un discour du guest host de ce soir, Ricky Hatton, qui dit qu’il a accepter de devenir le guest host de ce soir sans hésitation. Il nous montr
Résultat du Hell In a Cell 2009
Le show débute avec un résumé vidéo de la feud entre CM Punk et l'Undertaker, on y voit ce qu'il c'est passé à Breaking Point et tout les &#
Rock GM de Raw
The Rock, comme annoncé, a fait partie des invités spéciaux de l’émission spécial de Smackdown qui fêtais son dixième anniversair
Jeff Hardy dénoncé par un anonyme!
la grosse actualité qui met le monde de la lutte en ébullition depuis hier soir, à savoir l'arrestation, puis la libération sous caution de Jeff Hardy

forum