Afrique du Sud Afrique du Sud
Surnom les Springboks
Stade {{{stade}}}
maillot vert, col jaune or maillot vert, col jaune or maillot vert, col jaune or
short blanc
bas vert, rayure jaune or
'
Entrée au Board 1949
Sélectionneur Jake White
Capitaine John Smit
Record de sélections Percy Montgomery : 89
Record de points Percy Montgomery : 808
Record d'essais Joost van der Westhuizen : 38
Premier match officiel
30 juillet 1891
Lions britanniques et irlandais 4 - 0 Afrique du Sud
Plus large victoire
11 juin 2005
Afrique du Sud Afrique du Sud 134 - 3 Japon Japon
Plus large défaite
23 novembre 2002
Angleterre Angleterre 53 - 3 Afrique du Sud Afrique du Sud
Coupe du Monde
-Phases finales
-Meilleur résultat
Phases finales : 3
1er (1995)
Tri-Nations
Tournoi des six nations
{{{nombre de victoires aux 6 nations}}} fois vainqueur,
dont {{{nombre de Grand chelems}}} Grand chelems
Tournoi des six nations
voir Rugby à XV
L'équipe d'Afrique du Sud de rugby à XV est l’équipe nationale de rugby à XV d'Afrique du Sud.
En raison de son palmarès, elle est considérée comme l’une des meilleures sélections nationales au monde et est actuellement troisième au classement des équipes nationales de rugby[1].
Elle porte le surnom de « Springboks », du nom des gazelles d'Afrique méridionale, et dispute chaque année le Tri-Nations contre les équipes de Nouvelle-Zélande et d’Australie; elle effectue aussi régulièrement des tournées pour se confronter aux équipes européennes qu'elle affronte tous les quatre ans lors de la coupe du monde de rugby.
Rivale séculaire des All Blacks, l'équipe néo-zélandaise, la sélection sud-africaine a souffert de son isolement. Longtemps mise à l'index en raison de la politique d'apartheid, l'équipe d'Afrique du Sud n'a pas attendu longtemps pour retrouver son rang dans la hiérarchie mondiale. Les Springboks enlèvent en effet le titre de champion du monde à domicile en 1995.
Sommaire
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* 1 Historique
o 1.1 Introduction du rugby
o 1.2 Premières compétitions internationales
o 1.3 Le début de la légende de l'Afrique du Sud
o 1.4 La meilleure nation du rugby à XV (1919-1939)
o 1.5 Au sommet du rugby mondial (1949-1955)
o 1.6 Passage de témoin (1956-1969)
o 1.7 (1970-1979)
o 1.8 (1980-1991)
o 1.9 Retour couronné de titres (1992-1999)
o 1.10 Le nouveau millénaire (2000-2007)
o 1.11 Palmarès
+ 1.11.1 Coupe du monde
+ 1.11.2 Tri-Nations
* 2 Tenue, emblème du XV sud-africain
o 2.1 La tenue vestimentaire
o 2.2 Les « Springboks »
* 3 Stades
* 4 Statistiques
o 4.1 Statistiques sur les matchs
o 4.2 Statistiques concernant les joueurs
+ 4.2.1 Record de sélections
+ 4.2.2 Record d'essais
+ 4.2.3 Record de points
+ 4.2.4 Record de capitanats
* 5 Composition du XV sud-africain
o 5.1 L'équipe actuelle
+ 5.1.1 Les avants
+ 5.1.2 Les arrières
o 5.2 Joueurs emblématiques
o 5.3 Entraîneurs notables
* 6 Annexes
o 6.1 Notes & références
o 6.2 Bibliographie
o 6.3 Articles
o 6.4 Articles connexes
o 6.5 Liens externes
Historique [modifier]
Introduction du rugby [modifier]
Premières compétitions internationales [modifier]
Lions britanniques - Colonie du Cap, en 1891, première rencontre de la tournée
Lions britanniques - Colonie du Cap, en 1891, première rencontre de la tournée
La première tournée des Lions britanniques a lieu en 1891, avec le déplacement financé par Cecil Rhodes le premier ministre de la colonie du Cap et le président Paul Kruger de la république du Transvaal. Ce sont les premiers matchs représentatifs disputés par les équipes sud-africaines, qui apprenaient encore le jeu. Les touristes jouent et gagnent un total de vingt parties, ne concédant qu'un seul essai dans toute la tournée. Trois matchs disputés contre des équipes régionales sont considérés comme des tests, quoique l'« Afrique du Sud » n'existe pas encore comme unité politique en 1891. Un des évènements marquants de la tournée est que l'équipe britannique offre la Currie Cup au Griqualand West, pour avoir fourni la meilleure opposition. Les Britanniques ne l'avaient emporté que 0-3 contre eux[2].
L'équipe d'Afrique du Sud dispute quatre test matchs en 1896 contre les Lions britanniques. Le 30 juillet 1896 l'équipe conduite par Ferdie Aston dispute le premier test match contre les Lions britanniques et perd 8-0. Le 5 septembre 1896 Fairy Heatlie conduit les Sud-africains au Cap au Newlands Stadium, pour une victoire 5-0. La série est perdue 3 tests à 1 mais c'est la première victoire des Sud-africains sur les Lions britanniques[3]. Les avants sud-africains sont déjà impressionnants.
Le début de la légende de l'Afrique du Sud [modifier]
Article détaillé : Grand chelem en rugby à XV de l'Afrique du Sud en 1912-1913.
Paul Roos capitaine en 1906
Paul Roos capitaine en 1906
L'équipe d'Afrique du Sud dispute trois tests match en 1903 contre les Lions britanniques. Le temps des tournées faciles est terminé. Le 12 septembre 1903 l'équipe conduite par Ferdie Aston remporte le troisième test match contre les Lions britanniques 8-0, après deux matchs nuls[4]. Il faudra attendre un demi-siècle pour que les Sud-africains perdent une série de test matchs à domicile ou à l'extérieur.
Les Sud-africains font une tournée en Grande-Bretagne et en Irlande en 1906. Ils y gagnent un nom, les Springboks et ils marquent l'histoire. Ils perdent contre l'Écosse 6-0, ils l'emportent 15-12 contre l'Irlande et surtout ils battent le pays de Galles 11-0 à Swansea. Ils font match nul ensuite à 3-3 contre l'Angleterre[5],[6]. Le dernier match non officiel de la tournée est une large victoire 55 - 6 sur la France à Paris. La France est représentée par les deux clubs parisiens: le Stade Français et le Racing Club de France. L'équipe officielle joue en même temps contre l'Angleterre. Les Springboks inscrivent 13 essais... 4 ans seulement après la Guerre des Boers qui a divisé le pays opposant les « Afrikaners » aux « Coloniaux britanniques », les Springboks rassemblent les deux parties autour d'un maillot, d'une cause: battre les équipes de rugby à XV britanniques et irlandaise.
Springboks en 1906
Springboks en 1906
L'équipe d'Afrique du Sud de rugby à XV devient la meilleure du rugby mondial, aucune nation ne pourra les battre dans une série de test matchs pendant 50 ans.
En 1910 les Lions britanniques se déplacent en Afrique du Sud. Deux victoires et une défaite permettent aux Springboks de remporter la série.
Avant une interruption due à la première Guerre mondiale les Springboks font une tournée en Grande-Bretagne, en Irlande et en France en 1912-1913. Les Springboks rentrent dans l'histoire. Ils l'emportent sur l'Écosse 16-0, l'Irlande 38-0, sur le pays de Galles 3-0, ils gagnent l'Angleterre 9-3. Ils gagnent ensuite au Bouscat 38-5 contre la France. C'est le premier grand chelem.
La meilleure nation du rugby à XV (1919-1939) [modifier]
Article détaillé : Grand chelem en rugby à XV de l'Afrique du Sud en 1931-1932.
La rivalité entre les Springboks et les All Blacks[7] commence en 1921 à l’occasion d’une tournée des Springboks en Nouvelle-Zélande. Cette première confrontation se conclut sur une égalité entre les deux équipes (une victoire, une défaite et un match nul)[8]. La rivalité entre All Blacks et Springboks se poursuit aujourd'hui avec les trois rencontres annuelles du Tri-Nations.
En 1924 les Lions britanniques reviennent en Afrique du Sud. Trois victoires et un nul consacrent les Springboks[9].
Les All Blacks font leur première tournée en Afrique du Sud en 1928. Cette tournée se solde par une égalité entre les deux équipes[10]. Les Néo-zélandais perdent à Durban (0-17) et à Port Elizabeth (6-11) mais l’emportent à Johannesburg (7-6) et au Cap (13-5). Le bilan des All Blacks est globalement positif avec 5 défaites seulement en 23 rencontres contre les Springboks ou des équipes de provinces sud-africaines.
Les Springboks font une tournée en Grande-Bretagne et en Irlande en 1931-1932. Ils battent le pays de Galles 8-3 à Swansea, ils l'emportent 8-3 contre l'Irlande. Ils gagnent le 2 janvier ensuite 7-0 contre l'Angleterre. Puis ils battent l'Écosse 6-3 avec deux essais de Danie Craven et du capitaine Bennie Osler. C'est un nouveau grand chelem. Flip Nel participe également à la tournée.
Les Wallabies effectuent leur première tournée en Afrique du Sud en 1933 pour une série de cinq test matchs, qui est gagnée par les Springboks 3 victoires à 2. Ce sont leur premières confrontations[11].
équipe d'Afrique du Sud de 1937
équipe d'Afrique du Sud de 1937
En 1937, les Springboks rendent visite d'abord aux Wallabies (2-0), puis les Springboks remportent leur série contre les All Blacks (2-1) lors d'un passage en Nouvelle-Zélande[12]. Les All Blacks remportent le premier test match mais s’inclinent lors des deux suivants. Ils ont affaire à forte partie car cette équipe d'Afrique du Sud de 1937 est parfois décrite comme la meilleure qui ait joué en Nouvelle-Zélande[13]. Ferdie Bergh, Gerry Brand, Danie Craven, Boy Louw, Fanie Louw, Flip Nel et Dai Williams participent à la tournée.
En 1938 les Lions britanniques sont à nouveau en Afrique du Sud. Deux victoires et une défaite laissent une nouvelle fois les Springboks vainqueurs finaux[14].
Au sommet du rugby mondial (1949-1955) [modifier]
Article détaillé : Grand chelem en rugby à XV de l'Afrique du Sud en 1951-1952.
Après une interruption due à la seconde Guerre mondiale de 11 ans, le premier test match d'une série de quatre se dispute en 1949 contre l’équipe de Nouvelle-Zélande. Les All-Blacks n'emportent aucun match de cette série[15], perdant 15-11, 12-6, 9-3, 11-8. Danie Craven débute comme entraîneur en 1949, et il commence sa carrière en réalisant un exploit: série victorieuse 4-0. Les Springboks enchaînent 10 victoires consécutives[16], les Springboks font une tournée en Grande-Bretagne, en Irlande et en France en 1951-1952. Les Springboks de 1951-1952 ont marqué l'histoire. Ils l'emportent sur l'Écosse 44-0, l'Irlande 17-5, sur le pays de Galles 6-3, ils gagnent l'Angleterre 8-3. Ils gagnent ensuite à Paris 25-3 contre la France après une victoire contre les Barbarians. Hansie Brewis, Salty Du Rand, Chris Koch, Hennie Muller font partie de cette tournée.
En 1953, les Springboks dispute une série de 4 matchs contre les Wallabies et pour le premier test à l'Ellis Park, c'est une victoire de l'Afrique du Sud 25-3. Les Australiens sortent applaudis debout le 5 septembre 1953 à Newlands au Cap après une victoire 18-14 dans le 2e test. Le capitaine wallaby John Solomon est porté en triomphe par deux joueurs sud-africains[17]. C'était la première défaite des Springboks depuis 15 ans et 1938[18],[19]. Les deux matchs suivants se traduisent par deux victoires sud-africaines.
En 1955 les Lions britanniques se déplacent en Afrique du Sud. Deux victoires et deux défaites aboutissent à un résultat équilibré. L'année suivante les Springboks gagnent les deux rencontres contre les Wallabies.
Passage de témoin (1956-1969) [modifier]
Article détaillé : Grand chelem en rugby à XV de l'Afrique du Sud en 1960-1961.
Les Sud-africains se déplacent ensuite en Nouvelle-Zélande, et la série est perdue trois défaites à une au bénéfice des All Blacks[20]. La tournée des Springboks en Nouvelle-Zélande de 1956 voit la suprématie mondiale du rugby changer de tête: les Springboks perdent la place de numéro 1 au bénéfice du pays du long nuage blanc. La machine verte et or n'avait jamais été battue dans une série depuis 1896. Dans les deux premières tournées des Springboks en Nouvelle-Zélande ils avaient réalisé un bilan équilibré (1921: 1 victoire, 1 défaite, 1 match nul) et remporté la seconde série (1937: pour les Springboks 2 victoires, pour les All Blacks 1 victoire).
Les Springboks affrontent en 1958 les Français dans une série historique pour les Bleus. Le 16 août 1958, l'équipe de France remporte sa première victoire par 9-5 face aux Springboks à l'Ellis Park de Johannesburg, sous la conduite de Lucien Mias[21],[22], le Docteur Pack. La tournée en Afrique du Sud de l'équipe de France, pourtant handicapée par plusieurs absences, est un succès complet car lors du premier match elle avait fait match nul 3-3.
En 1960, après avoir avalé le hors d'oeuvre écossais, les Springboks disputent à domicile une série de quatre matchs contre les All Blacks. Le résultat est satisfaisant : victoire 13-0, défaite 3-11, match nul 11-11 et la dernière victoire 8-3 permet de remporter la série.
Les Springboks enchaînent sur une tournée en Grande-Bretagne, en Irlande et en France en 1960-1961. Les Springboks de 1960-1961 rejoignent les glorieuses générations précédentes dans l'histoire en réalisant un grand chelem. Ils l'emportent sur sur le pays de Galles 3-0, l'Irlande 8-3, ils gagnent l'Angleterre 5-0 et enfin l'Écosse 12-5. Ils jouent ensuite à Paris et concèdent un 0-0 contre la France. Johan Claassen, Frik du Preez, Jannie Engelbrecht, John Gainsford font partie de cette tournée.
L'équipe d'Afrique du Sud dispute quatre test matchs en 1962 contre les Lions britanniques. Les Springboks gagnent les trois derniers tests après le match nul initial. Johan Claassen dispute là ses dernières sélections.
En 1963 la réception des Australiens est sanctionnée par un partage des victoires 2-2. Les Wallabies gagnent même deux matchs consécutifs en Afrique du Sud, performance jamais plus réalisée depuis les Lions britanniques en tournée en 1896. Et en 1964 si les Gallois sont largement battus, la France l'emporte 8-6 en Afrique du Sud, début d'une série de sept défaites consécutives. L'Irlande, l'Écosse, l'Australie deux fois, enfin la Nouvelle-Zélande par deux fois aussi, battent les Springboks. L'équipe est assez inexpérimentée devant, seul Frik du Preez compte une dizaine de sélections. Une victoire contre les All Blacks met fin à cette série calamiteuse.
En 1967 les Springboks et les Français s'affrontent à quatre reprises, le dernier mot revient aux Sud-africains. Les Bleus ont gagné durant cette décennie leurs lettres de noblesse. En 1968 l'Afrique du Sud gagne de nouveau trois tests pour un match nul contre les Lions britanniques. En 1969 c'est une série victorieuse 4-0 contre les Wallabies.
(1970-1979) [modifier]
(1980-1991) [modifier]
Retour couronné de titres (1992-1999) [modifier]
Articles détaillés : Afrique du Sud en coupe du monde de rugby 1995, Équipe d'Afrique du Sud du Tri-nations 1998 et Afrique du Sud en coupe du monde de rugby 1999.
Jusqu'aux années 1990, le bilan cumulé des Springboks dans les confrontations directes avec chaque nation affrontée est positif. La politique de l'apartheid est abolie le 30 juin 1991. L'Équipe d'Afrique du Sud de rugby à XV est de nouveau admise dans le concert international en 1992 et il faut d'abord lutter pour retrouver le haut niveau.
La première rencontre pour le retour voit les Springboks perdre 27-24 à domicile contre les All Blacks le 15 août 1992.[23] Seuls Naas Botha et Danie Gerber ont une dizaine de sélections à leur actif.[24] Les résultats difficiles s'enchaînent : défaite 26-3 à domicile contre les Wallabies le 22 août 1992, une victoire 20-15 et une défaite 29-16 contre la France, une défaite 33-16 contre les Anglais lors de la tournée d'automne 1992.
Les Sud-africains perdent les séries contre la France et l'Australie lors de la tournée de juin 1993 des Bleus (1 nul, 1 défaite 17-18) et la visite en juillet-août des Springboks en Australie (1 victoire, 2 défaites). Après une tournée en Nouvelle-Zélande l'été 1994 qui se solde par 2 défaites et un nul, Ian McIntosh (4 victoires, 2 nuls et 6 défaites) est renvoyé, il a fait guère mieux que John Williams (1 victoire et 4 défaites) en 1992. Kitch Christie prend les rênes de l'équipe, il mènera l'équipe à 14 victoires consécutives, l'heure est pourtant au doute avant le grand rendez-vous.[25]
La coupe du monde de rugby à XV 1995 s'est tenue en Afrique du Sud du 25 mai au 24 juin 1995.
Pour leur coupe du monde, les Sud-africains jouent dans le groupe A avec l'Australie, la Roumanie et le Canada. Les Sud-africains battent l'Australie tenante du titre 27-18[26], puis la Roumanie 21-8 et le Canada 20-0. Les Sud-africains terminent premiers de poule, ils affrontent les Samoa. Ils l'emportent 42-14. Le samedi 17 juin 1995, la France en demi-finale est opposée à l’Afrique du Sud, chez elle, dans son stade du Kings Park de Durban[27], la pelouse est inondée, le coup d’envoi est repoussé, dans des conditions difficiles les Sprinboks gagnent 19-15.
Les All Blacks sont favoris pour la finale : ils remportent facilement leur poule puis éliminent l'Écosse en quart de finale et l'Angleterre en demi finale. Jonah Lomu se met en évidence en marquant quatre essais lors de la demi finale. Les Néo-zélandais s'inclinent de peu en finale contre les Springboks (12-15) au terme d'un match très disputé pendant lequel aucun essai n’est marqué[28]. Thierry Lacroix est le meilleur réalisateur (112 points), Mark Ellis et Jonah Lomu sont les meilleurs marqueurs d’essais avec 7 essais chacun. Cette coupe du monde est forte en symboles : François Pienaar, capitaine des Springboks, reçoitt des mains de Nelson Mandela, premier Président noir du pays, le trophée William Webb Ellis. Nelson Mandela revêt le maillot de François Pienaar. Elle symbolise la naissance d'une nation, avant les ethnies vivaient séparées par l'apartheid jusqu'au début des années 90. Chester Williams est le seul joueur non-blanc de l'effectif d'Afrique du Sud qui est victorieux de la Coupe du Monde 1995.
Le Newlands Stadium acceuille les Stormers pour le Super 12/14
Le Newlands Stadium acceuille les Stormers pour le Super 12/14
Cependant, le milieu des années 1990 fait entrer le rugby sud-africain dans une nouvelle ère. La création des tournois du Tri-Nations et du Super 12, et le passage à l'ère du rugby professionnel donnent au rugby à XV une vitrine. Ils attirent les médias et les sponsors, révolutionnent la préparation physique et améliorent le niveau de vie des meilleurs joueurs. Le rugby se professionnalise en 1995[29]. Les trois nations principales de l'hémisphère Sud dans le domaine du rugby se regroupent et forment SANZAR[30] qui est chargé de vendre les droits de diffusion télévisuelle du Super 12 et du Tri-nations.
Si tout un peuple a soutenu les Springboks lors de la coupe du monde en 1995, l'ouverture au peuple noir se fait attendre et des crises éclatent. Kitch Christie, atteint de leucémie, doit quitter son poste. L'entraîneur Andre Markgraaff part en 1997 à cause de commentaires racistes et son successeur Carel du Plessis eest renvoyé en 1997 et remplacé par Nick Mallett. Sous sa direction, les Springboks réalisent une série record de dix sept matchs victorieux consécutifs, série qui s'achève en décembre 1998 contre les Anglais à Twickenham. La même année, l'Afrique du Sud remporte le tri-nations. Le groupe s'appuie sur des avants solides et conquérants, James Dalton, Adrian Garvey, Mark Andrews, André Venter et Gary Teichmann le capitaine, des demis efficaces Joost van der Westhuizen et Henry Honiball.
La coupe du monde 1999 commence par une polémique nationale au sujet de l'exclusion du capitaine Gary Teichmann du groupe. Malgré des scores record contre l'Italie puis l'Angleterre (44-21), l'Afrique du Sud est éliminée en demi-finale par les futurs vainqueurs, les Australiens.
De 1990 à 1999, pendant cette période, l'équipe d'Afrique du Sud a disputé 82 matchs et remporté 54 victoires, soit 66% de réussite.
Les Springboks jouent 4 matchs contre les Écossais et compte 4 victoires, 6 matchs contre les Argentins pour 6 victoires, 3 matchs contre les Irlandais pour 3 victoires ; ils gagnent également 100% de leurs rencontres contres les Italiens, le Canada, l’Espagne, les Fidji, la Roumanie, les Samoa, le Tonga. Les Sud-africains jouent 6 matchs face aux Gallois et ils en remportent 5, contre les Français, le bilan est de 6 victoires pour 2 défaites et un nul, avec une série de 5 victoires consécutives entre 1994 et 1999. Le XV de la rose est largement dominé par les Springboks (5 défaites, 3 victoires) dans les duels qui les opposent, en particulier le quart de finale de la CM 1999.
Les Springboks ont moins de réussite face aux nations de l’hémisphère Sud, ils présentent à cette époque le bilan le plus défavorable de leur riche histoire contre ces grandes nations. Ils présentent un bilan équilibré face aux Wallabies avec sept victoires pour sept défaites, dont une victoire par 27-18 en match de poule de la CM 1995 et une défaite serrée en demi finale de la CM 1999[31].
Les Springboks sont dominés par les All-Blacks (11 défaites, 5 victoires, 1 nul). Mais ce sont les Sud-africains qui ont remporté leur duel lors de la finale de la CM 1995, lors de la petite finale de la CM 1999.
Le nouveau millénaire (2000-2007) [modifier]
Articles détaillés : Afrique du Sud en coupe du monde de rugby 2003, Équipe d'Afrique du Sud du Tri-nations 2004 et Afrique du Sud en coupe du monde de rugby 2007.
Bob Skinstad capitaine de juin 2001 à juin 2002
Bob Skinstad capitaine de juin 2001 à juin 2002
En février 2004 Jake White devient le nouveau sélectionneur. Il a eu auparavant en charge l'équipe des moins de 21 ans, qui a gagné la coupe du monde des moins de 21 ans en 2002.
Les Springboks débutent contre l'Irlande, les deux rencontres se soldent par deux victoires. Après une victoire contre le pays de Galles et les îles du Pacifique, le Tri-nations 2004 sert de test. L'équipe d'Afrique du Sud remporte le tournoi avec seulement deux victoires. Les Sud-africains ambitionnent de faire aussi bien que les glorieux anciens et tentent un grand chelem en tournée dans les îles britanniques et irlandaise fin 2004. Ils perdent contre les Anglais après avoir perdu de manière controversée le match contre les Irlandais. Même si l'objectif ambitieux n'est pas atteint, les Springboks ont gagné le pays de Galles et l'Écosse. Ils ont dominé l'année 2004 et trustent les titres certes sans importance: meilleur équipe, meilleur entraîneur et Meilleur joueur du Monde IRB avec un jeune talent de 21 ans Schalk Burger. Avec la deuxième ligne Bakkies Botha-Victor Matfield, le capitaine John Smit et le retour d'Os du Randt et de Percy Montgomery, les fondements sont solides.
La saison 2005 confirme la bonne santé du rugby sud-africain. La première rencontre contre l'Uruguay affole les compteurs: score record (134-3), et Tonderai Chavhanga dépasse le record de Stefan Terblanche d'essais inscrits sur un match avec six réalisations. L'équipe termine deuxième du tri-nations alors que les résultats ont été meilleurs qu'en 2004: Afrique du Sud 22–16 Australie, Afrique du Sud 22–16 Nouvelle-Zélande, Australie 19–22 Afrique du Sud et Nouvelle-Zélande 31–27 Afrique du Sud. Les All Blacks terminent également avec trois victoires et comptent davantage de points de bonus.
En 2006, après deux victoires contre l'Écosse, la situation dégènère: défaite à domicile contre la France qui met fin à une longue invincibilité à domicile, défaite 49-0 à Brisbane contre les Wallabies, trois autres défaites suivent dans le tri-nations, avant de relever la tête et de l'emporter contre les All Blacks et les Wallabies... La tournée d'automne en Europe s'achève sur une victoire 25-14 en Angleterre après une première défaite contre ces Anglais et une défaite en début de tournée contre les Irlandais.
En 2007, à l'occasion de la tournée de mai-juin, l'équipe d'Afrique du Sud et l'équipe d'Angleterre s'affrontent. Les deux rencontres se soldent par deux très nettes victoires des Springboks.
Un dernier test avant la Coupe du monde 2007 sera fourni par le Tri-Nations 2007.
Attaque sud-africaine lors de la Coupe du monde de rugby à XV 2007
Attaque sud-africaine lors de la Coupe du monde de rugby à XV 2007
Le premier match oppose les Springboks aux Wallabies. Or, depuis 1992, en quatorze rencontres disputée sur le sol sud-africain, les Wallabies ne l'ont emporté qu'à deux reprises (1992 et 2000) pour 12 défaites. Et le résultat (victoire 22-19 des Sud-africains) est dans la lignée... Mais Jake White n'a qu'un objectif: la Coupe du monde. S'il présente une équipe-type contre la Nouvelle-Zélande qui l'emporte difficilement 26-21, les deux derniers matchs du tournoi sont l'occasion de faire tourner l'effectif.
L'Afrique du Sud fait partie des favoris pour la victoire finale lors de la Coupe du monde de rugby 2007 qu'elle dispute en France. Elle entame brillamment la Coupe du monde en produisant un match sérieux, engagé et appliqué contre une vaillante opposition, les Samoa qu'elle bat 59-7. Pour le choc contre les tenants du titre, les Springboks sont encore une fois présents, très appliqués dans le jeu au pied et très réalistes, punissant les Anglais 36-0.
Palmarès [modifier]
Coupe Webb Ellis
Coupe Webb Ellis
* Coupe du monde de rugby 1995
* Tri-nations : 1998 et 2004
* Coupe d'Afique des Nations 2000, 2001
Coupe du monde [modifier]
Le tableau suivant récapitule les performances des Sud-africains en coupe du monde. Les Springboks ont gagné l'épreuve dès leur première participation.
Performances de l'Afrique du Sud en Coupe du monde.[32]
Édition Organisateur Place Commentaire
1987 Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande & Australie Australie Absent
1991 Angleterre Angleterre[33] Absent
1995 Afrique du Sud Afrique du Sud 1er voir Afrique du Sud CM 1995
1999 Pays de Galles[34] 3e voir Afrique du Sud CM 1999
2003 Australie Australie 1/4 finaliste voir Afrique du Sud CM 2003
2007 France France voir Afrique du Sud CM 2007
Tri-Nations [modifier]
Le Tri-nations est un championnat annuel entre les équipes de Nouvelle-Zélande, Australie et Afrique du Sud, la première édition a eu lieu en 1996. L'Afrique du Sud l'a remporté en 1998 et en 2004.
À partir de l’édition 2006, chaque équipe rencontre trois fois ses adversaires, soit un total de six matchs par équipe.
Tenue, emblème du XV sud-africain [modifier]
La tenue vestimentaire [modifier]
Un ancien maillot.
Un ancien maillot.
Les Springboks jouent en vert et or. Le maillot a toujours comporté un col de couleur or. Les joueurs portent également un short blanc et des chaussettes vertes avec deux cercles jaunes et le logo de l'équipementier. Le drapeau national est visible sur la manche. Les joueurs ont également un maillot alternatif de couleur blanche. Quand l'équipe d’Australie fait sa première tournée dans le pays en 1933 les visiteurs portaient des maillots bleu ciel afin d'éviter toute confusion, les deux équipes étant toutes les deux en vert sombre à l'époque. En 1953 lors d'une nouvelle tournée des Wallabies, les hôtes portaient un maillot blanc[35]. Lors d'un test-match contre l'Irlande en novembre 2006, les sud-africains portaient une réplique du maillot porté par leurs prédécesseurs en 1906 : un tee-shirt vert avec un col blanc, un short et des chaussettes bleus. Aucun sponsor n'apparaissait. Toutefois le springbok sur le maillot sautait dans la direction opposée à d'habitude[36].
Le maillot est actuellement fabriqué par la société Canterbury of New Zealand et sponsorisé par Sasol[37]. Sasol est une entreprise de l'industrie chimique basée en Afrique du Sud. C'est la 2e entreprise d'Afrique du Sud derrière Old Mutual et la 3e entreprise d'Afrique[38].
Les « Springboks » [modifier]
Un springbok
Un springbok
Les Sud-africains sont surnommés Springboks en référence au springbok, une gazelle d'Afrique méridionale dont le nom afrikaner signifie « bouc sauteur » de par son aptitude à exécuter de grands bonds lorsqu'il est poursuivi par un prédateur tel que le guépard, le lion ou le léopard. Il constitue la seule espèce du genre Antidorcas.
Le nom trouve ses origines dans la première tournée de 1906-1907 en Grande-Bretagne et n'était pas réservés qu'à l'équipe formée seulement de joueurs blancs[39]. La Nouvelle-Zélande vient de se produire, et les médias britanniques l’ont baptisée All Blacks en référence à la couleur de la tenue des joueurs. Les médias demandent alors aux Sud-africains de se trouver un surnom.
Le logo de l'équipe d'Afrique du Sud est dans le coin supérieur gauche du maillot.
Stades [modifier]
Carte d'Afrique du Sud montrant les principales villes du pays
Carte d'Afrique du Sud montrant les principales villes du pays
Contrairement aux équipes nationales européennes, l'équipe nationale ne joue pas dans un stade privilégié pour les rencontres à domicile. Ils jouent dans la plupart des grands stades d'Afrique du Sud, ce qui permet à la fédération sud-africaine de ne pas privilégier un État par rapport aux autres. Parmi les stades utilisés se trouve l'Ellis Park de Johannesburg, avec une capacité de 60 000 spectateurs. Les Springboks jouent également au Lotus Versfield de Pretoria, au Newlands Stadium du Cap, à l'ABSA Stadium de Durban, à l'EPRFU Stadium de Port Elizabeth, lieu de leur première rencontre internationale. La plupart des stades utilisés appartiennent aux fédérations provinciales.
Les Springboks ont un net avantage sur les équipes en tournée quand ils jouent en altitude dans la province de Gauteng. Les matchs à l'Ellis Park ou au Loftus Versfeld posent des problèmes physiques, et influent sur des facteurs du match, comme la longueur plus grande des coups de pied de déplacement.[40] Des joueurs pensent au contraire que c'est un problème d'état d'esprit plutôt qu'une difficulté physique.
Statistiques [modifier]
Statistiques sur les matchs [modifier]
Le tableau suivant dresse le bilan des matchs contre tous les adversaires de l'équipe d'Afrique du Sud, il est mis à jour au 15 septembre 2007[41].
L'équipe d'Afrique du Sud présente un bilan négatif par rapport à une autre équipe majeure du rugby à XV, la Nouvelle-Zélande. Elle dépasse cependant l'Australie et toutes les nations européennes qui disputent le Tournoi des six nations, l'Angleterre, l'Écosse, la France, le pays de Galles, l'Irlande et l'Italie.
Bilan de l'Afrique du Sud par adversaire : matchs joués par l'Afrique du Sud, nombre de victoires et défaites sud-africaines, nombre de matchs nuls, et taux de victoires. Le nombre de matchs est, le cas échéant, un lien vers l'article détaillé des confrontations de l'Afrique du Sud avec l'équipe en question. (modifier) Adversaires ↓ Matchs ↓ Victoires ↓ Nuls ↓ Défaites ↓ % Victoires ↓
Amérique du Sud 8 7 0 1 87,50
Angleterre Angleterre 29 16 1 12 55,17
Argentine Argentine 11 11 0 0 100,00
Australie Australie 62 37 1 24 59,68
Barbarians Barbarians 5 3 0 2 60,00
Canada Canada 2 2 0 0 100,00
Écosse Écosse 19 15 0 4 78,95
Espagne Espagne 1 1 0 0 100,00
États-Unis États-Unis 2 2 0 0 100,00
Fidji Fidji 1 1 0 0 100,00
France France 36 20 6 10 55,56
Géorgie Géorgie 1 1 0 0 100,00
Irlande Irlande 18 14 1 3 77,78
Italie Italie 6 6 0 0 100,00
Royaume-Uni Lions britanniques et irlandais 43 21 6 16 48,84
Namibie Namibie 1 1 0 0 100,00
Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 72 29 3 40 40,28
Pacific Islanders 1 1 0 0 100,00
Pays de Galles Pays de Galles 19 17 1 1 89,47
Roumanie Roumanie 1 1 0 0 100,00
Samoa Samoa 6 6 0 0 100,00
Tonga Tonga 1 1 0 0 100,00
Uruguay Uruguay 3 3 0 0 100,00
XV du Monde 3 3 0 0 100,00
Total contre 24 adversaires 351 219 19 113 62,39
La plus large victoire de l'Afrique du Sud est acquise sur le score de 134 à 3 contre l'équipe d'Uruguay le 11 juin 2005. Sa plus large défaite est concédée sur le score de 53 à 3 contre l'Angleterre le 23 novembre 2002.
Statistiques concernant les joueurs [modifier]
Article détaillé : Records en équipe d'Afrique du Sud de rugby à XV masculin.
Record de sélections [modifier]
La liste suivante dresse le bilan des records de sélections pour l'équipe d'Afrique du Sud de rugby à XV, il est mis à jour au 14 septembre 2007[42]. La liste met en valeur les joueurs des 25 dernières années, il faut noter qu'un classement par nombre de sélections ne dépend pas que de la qualité du joueur mais aussi du nombre de rencontres internationales. La naissance de la coupe du monde en 1987, la fin de l'isolement de l'Afrique du Sud, la périodicité désormais bi-annuelle des tournées et la création du Tri Nations influent sur ce classement et doivent donc être rappelés.
Percy Montgomery
Percy Montgomery
1. Joost van der Westhuizen (1993-2003) - 89
2. Percy Montgomery (1997-2007) - 89
3. Mark Andrews (1994-2001) - 77
4. Os du Randt (1994-2007) - 76
5. John Smit (2000-2007) - 69
6. André Venter (1996-2001) - 66
7. Breyton Paulse (1999-2007) - 64
8. Victor Matfield (2001-2007) - 62
Record d'essais [modifier]
Joost van der Westhuizen est le joueur qui a marqué le plus grand nombre d'essais avec l'Afrique du Sud. Son record sera difficile à battre[43].
1. Joost van der Westhuizen 38 essais (89 tests)
2. Bryan Habana 26 essais (30 tests)
3. Breyton Paulse 26 essais (64 tests)
4. Percy Montgomery 23 essais (89 tests)
5. Pieter Rossouw 21 essais (43 tests)
6. James Small 20 essais (47 tests)
7. Danie Gerber 19 essais (24 tests)
8. Stefan Terblanche 19 essais (37 tests)
Record de points [modifier]
Le record de points marqués est détenu par Percy Montgomery avec 808 points[44]. Montgomery détient également le record de points incrits en un seul match : 35 contre la Namibie, le 18 août 2007 au Cap (1 essai, 12 transformations, 2 pénalités).
Percy Montgomery, Bryan Habana 9 septembre 2007
Percy Montgomery, Bryan Habana 9 septembre 2007
1. Percy Montgomery 808 points (89 tests)
2. Naas Botha 312 points (28 tests)
3. Joël Stransky 240 points (22 tests)
4. Braam van Straaten 221 points (21 tests)
5. Joost van der Westhuizen 190 points (89 tests, 38 essais)
6. Jannie de Beer 181 points (13 tests)
7. André Pretorius 163 points (24 tests)
8. Henry Honiball 153 points (35 tests)
Record de capitanats [modifier]
Le record de capitanats est détenu par John Smit avec 42 sélections comme capitaine[45].
1. John Smit 42 fois (67 tests)
2. Gary Teichmann 36 fois (42 tests)
3. François Pienaar 29 fois (29 tests)
4. Dawie de Villiers 22 fois (25 tests)
Composition du XV sud-africain [modifier]
L'équipe actuelle [modifier]
La liste suivante comporte les 30 joueurs sélectionnés pour la coupe du monde 2007.
Les avants [modifier]
Joueur Poste Club
Bakkies Botha Deuxième ligne Bulls
Brendon Botha Pilier Image:Sharks-Rugby-Reduit.gif Sharks
Gary Botha Talonneur Bulls
Schalk Burger Troisième ligne aile Stormers
Bismarck du Plessis Talonneur Central Cheetahs
Os du Randt Pilier Central Cheetahs
Victor Matfield Deuxième ligne Bulls/ RC Toulon
Johann Muller Deuxième ligne Image:Sharks-Rugby-Reduit.gif Sharks
Danie Rossouw Troisième ligne aile Bulls
Bobby Skinstad Numéro 8 Image:Lions-Rugby-Reduit.gif Lions
John Smit Talonneur Image:Sharks-Rugby-Reduit.gif Sharks / ASM Clermont
Juan Smith Troisième ligne aile Central Cheetahs
Gurthro Steenkamp Pilier Image:Lions-Rugby-Reduit.gif Lions
Albert van den Berg Deuxième ligne Image:Sharks-Rugby-Reduit.gif Sharks
CJ van der Linde Pilier Central Cheetahs
Wikus van Heerden Troisième ligne aile Image:Lions-Rugby-Reduit.gif Lions
Les arrières [modifier]
Joueur Poste Club
Jean de Villiers Ailier Stormers
Fourie du Preez Demi de mêlée Bulls
Jaque Fourie Trois quart centre Image:Lions-Rugby-Reduit.gif Lions
Bryan Habana Ailier Bulls
Butch James Demi d'ouverture Image:Sharks-Rugby-Reduit.gif Sharks
Enrico Januarie Demi de mêlée Image:Lions-Rugby-Reduit.gif Lions
Percy Montgomery Arrière Image:Sharks-Rugby-Reduit.gif Sharks/ USA Perpignan
Akona Ndungane Ailier Image:Lions-Rugby-Reduit.gif Lions
Wynand Olivier Trois quart centre Bulls
Ruan Pienaar Demi de mêlée Image:Sharks-Rugby-Reduit.gif Sharks
Jon-Paul Roger Pietersen Arrière Image:Sharks-Rugby-Reduit.gif Sharks
Andre Pretorius Demi d'ouverture Image:Lions-Rugby-Reduit.gif Lions
François Steyn Arrière Image:Sharks-Rugby-Reduit.gif Sharks
Ashwin Willemse Ailier Image:Lions-Rugby-Reduit.gif Lions / Biarritz olympique
Joueurs emblématiques [modifier]
Victor Matfield
Victor Matfield
Tout au long de son histoire, l'équipe d'Afrique du Sud a compté un grand nombre de joueurs d'exception. Il n’est pas possible de les citer tous ici, on se reportera à Catégorie:Joueur sud-africain de rugby à XV pour en avoir une liste plus complète.
La liste suivante est limitée à des joueurs qui ont au moins 60 sélections en équipe d'Afrique du Sud, plus quelques personnalités marquantes (capitaines des Springboks, membres du Temple international de la renommée du rugby, joueurs comptant moins de sélections mais ayant évolué à une époque où il y avait moins de matchs internationaux).
* Mark Andrews
* Naas Botha
* Schalk Burger
* Danie Craven
* Dawie de Villiers
* Morné du Plessis
* Frik du Preez
* Os du Randt
* Danie Gerber
* Hendrik Gerber
* Bryan Habana
* Norman Joordan
* André Joubert
* Victor Matfield
* Percy Montgomery
* Hennie Muller
* Flip Nel
* Bennie Osler
* Breyton Paulse
* Francois Pienaar
* James Small
* John Smit
* Joël Stransky
* Gary Teichmann
* Joost van der Westhuizen
* André Venter
* Chester Williams
Parmi ces joueurs emblématiques, le tableau suivant distingue quelques joueurs qui possèdent le meilleur palmarès en terme de nombre de sélections et de titres remportés avec l'équipe d'Afrique du Sud. Par leur activité, ils couvrent la période 1924-2007.
Joueurs emblématiques d'Afrique du Sud. (modifier) Joueur Période Poste Capes Tournois Distinctions
Naas Botha
[46],[47],[48],[49]
1980-1992 Demi d'ouverture 28
* Trois test matches victorieux
contre les Lions (1980)
* Temple international de la renommée
* Record national de points de l'époque :
312 points
dépassé par Percy Montgomery
Danie Craven
[50]
1931-1938 Demi de mêlée 16
* grand chelem 1931-1932
* invaincu en série de test match (12 victoires contre 4 défaites)
* Temple international de la renommée
Morne du Plessis 1971-1980 Numéro 8 22
* Temple international de la renommée
* 15 fois capitaine (2 défaites)
Frik du Preez
[51]
1961-1971 Deuxième ligne ou troisième ligne aile 38
* victoires en série de test match contre toutes les grandes nations
* Temple international de la renommée
* Le plus grand joueur sud-africain du XXe siècle ![52].
* Record sud-africain de sélections de l'époque (38)
dépassé aujourd'hui
Danie Gerber
[53]
1980-1992 Centre 24
* Temple international de la renommée
* 19 essais en 24 matchs
Hennie Muller 1949-1953 Numéro 8 13
* grand chelem 1951-1952
* invaincu en série de test match (12 victoires contre 1 défaite)
* Temple international de la renommée
Bennie Osler
[54]
1924-1933 Demi d'ouverture 17
* grand chelem 1931-1932
* Temple international de la renommée
Francois Pienaar
[55]
1993-1996 Troisième ligne aile 29
* Champion du monde 1995
* Temple international de la renommée
* 29 fois capitaine en 29 sélections
Joost van der Westhuizen
[56]
1993-2003 Demi de mêlée 89
* Champion du monde 1995
* Vainqueur de la Currie Cup en 1998 et en 2002
* Temple international de la renommée
* Record sud-africain de sélections (89)
* Record sud-africain d'essais (38)
Entraîneurs notables [modifier]
Danie Craven devient entraîneur de l’équipe en 1949. Il entame son bail en remportant 4 victoires à 0 une série contre l'autre grand du rugby mondial, les All Blacks, ce qu’aucune autre équipe n’avait jamais réalisé, et n’a réalisé depuis. Dans la foulée, il mène les Springboks à une tournée triomphale dans les îles Britanniques et en France, au cours de laquelle ils remporteront 30 de leurs 31 matchs, dont un grand chelem contre les cinq équipes du Tournoi des cinq nations. Avec une victoire supplémentaire contre l’Australie, les Springboks restent invaincus pendant 10 matches, une éternité à l’époque, avant de tomber lors du deuxième test de 1953 contre les Wallabies. Au total, il conduit son équipe à 17 victoires lors des 23 tests qu'il aura dirigés en tant qu'entraîneur.
* Cecil Moss : 2 Juin 1984 - 2 Septembre 1989 (10 matchs - 9 victoires)
* Kitch Christie : 8 Octobre 1994- 18 Nov. 1995 (14 matchs - 14 victoires)
Nick Mallett devient entraîneur de l’équipe en 1997. Sous sa direction, les Springboks réalisent une série record de dix sept matchs victorieux consécutifs, série qui s'achève en décembre 1998 contre les Anglais à Twickenham. La même année, l'Afrique du Sud remporte le tri-nations 1998. La coupe du monde 1999 est réussie : scores record contre l'Italie puis l'Angleterre (44-21), élimination en demi-finale par les futurs vainqueurs, les Australiens. L'exclusion de Teichman, ses critiques publiques envers la SARFU, l'obligent à démissionner de son poste en 2000 sur un bilan de 38 matchs pour 27 victoires.
Jake White entraîne l'équipe d'Afrique du Sud depuis 2004. Les Springboks ont refait surface en remportant le Tri-nations en 2004, une victoire qui leur échappait depuis 1998. En 2005 ils remportent de nouvelles victoires contre les Wallabies et les All Blacks (seule défaite des Blacks en 2005). Les résultats des Springboks sont moins brillants en 2006.
Angleterre Angleterre
Surnom XV de la rose
Stade Twickenham (73 500 places)
maillot blanc maillot blanc maillot blanc
short blanc
bas noir
'
maillot ED2025 maillot ED2025 maillot ED2025
short ED2025
bas noir
'
Entrée au Board 1890
Sélectionneur Brian Ashton
Capitaine Phil Vickery
Record de sélections Jason Leonard : 114
Record de points Jonny Wilkinson : 906
Record d'essais : {{{nombre record d'essais}}}
Premier match officiel
27 mars 1871
Écosse Écosse 4 - 1 Angleterre Angleterre
Plus large victoire
17 mars 2001
Angleterre Angleterre 134 - 0 Roumanie Roumanie
Plus large défaite
6 juin 1998
Australie Australie 76 - 0 Angleterre Angleterre
Coupe du Monde
-Phases finales
-Meilleur résultat
5/5
1er (2003)
Tri-Nations
Tournoi des six nations
35 fois vainqueur,
dont 12 Grand chelems
Tournoi des six nations
voir Rugby à XV
L'équipe d’Angleterre de rugby à XV est l’équipe représentant l'Angleterre dans les compétitions internationales majeures de rugby à XV, la Coupe du monde et le tournoi des six nations (appelé Tournoi dans la suite de l'article).
Elle est sous le patronage de la Rugby Football Union. Elle est considérée comme l’une des meilleures sélections nationales au monde de par son palmarès, et est actuellement septième du classement des équipes nationales de rugby.
Le rugby à XV est un sport populaire en Angleterre. L’équipe d’Angleterre, surnommée le « XV de la rose », dispute chaque année le Tournoi des six nations contre les meilleures équipes européennes ; elle effectue aussi régulièrement des tournées pour se confronter aux meilleures équipes de l’hémisphère Sud, l’Afrique du Sud, l’Australie et la Nouvelle-Zélande et elle tente tous les quatre ans de remporter le trophée majeur, la Coupe du monde de rugby. Elle est championne du monde en titre.
Le XV de la rose a un palmarès inégalé dans le rugby à XV dans le Tournoi des six nations.
Les Anglais jouent en blanc avec une rose sur le cœur. Le « XV de la Rose » évolue à domicile au stade de Twickenham.
Rugby, ville anglaise du Warwickshire.
Rugby, ville anglaise du Warwickshire.
Champions du monde en 2003
Champions du monde en 2003
Sommaire
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* 1 Historique
o 1.1 Origine du rugby et première rencontre internationale
o 1.2 Rencontres et brouilles britanniques (1870-1889)
o 1.3 Années difficiles et affrontement de nouveaux adversaires (1890-1909)
o 1.4 Âge d’or (1910-1929)
o 1.5 Toujours des succès (1930-1939)
o 1.6 Sept victoires dans le tournoi en 17 éditions (1947-1963)
o 1.7 Traversée du désert (1964-1979)
o 1.8 La rose n’a pas d’épines (1980-1989)
o 1.9 Au sommet du rugby européen (1990-1999)
o 1.10 Au sommet du rugby mondial (2000-2003)
o 1.11 Réveil brutal (2004-2007)
o 1.12 Palmarès
* 2 Tenue, emblème du XV de la rose
* 3 Composition du XV de la rose
o 3.1 L'équipe actuelle
+ 3.1.1 Les avants
+ 3.1.2 Les arrières
o 3.2 Joueurs emblématiques
o 3.3 Entraîneurs notables du XV de la rose
* 4 Infrastructures
o 4.1 Les stades du XV de la rose
+ 4.1.1 Les premières rencontres à domicile
+ 4.1.2 Twickenham
o 4.2 Centre de préparation
* 5 Statistiques
o 5.1 Statistiques sur les matchs
o 5.2 Plus larges victoires
o 5.3 Plus larges défaites
o 5.4 Statistiques concernant les joueurs
+ 5.4.1 Record de sélections
+ 5.4.2 Record d'essais
+ 5.4.3 Record de points
* 6 Couverture audiovisuelle et aspects économiques
o 6.1 Couverture audiovisuelle
o 6.2 Aspects économiques
* 7 Annexes
o 7.1 Quelques repères chronologiques
o 7.2 Notes & références
o 7.3 Bibliographie
* 8 Pour aller plus loin
o 8.1 Articles connexes
o 8.2 Liens externes
Historique [modifier]
Origine du rugby et première rencontre internationale [modifier]
William Webb Ellis
William Webb Ellis
Selon une légende tenace, le rugby à XV remonte au geste de William Webb Ellis, qui, en 1823, au cours d'un match de football, se serait saisi du ballon à pleines mains alors qu'il jouait au Collège de Rugby.
Des anciens élèves de nombreuses écoles privées (et en premier lieu celle de Rugby) répandent le jeu dans la première moitié du XIXe siècle[1]. Celui-ci trouve sa place dans les universités (un club est formé à Cambridge en 1839) et dans des clubs de Londres et de province.
La fondation du club de Blackheath, qui est déterminant dans la genèse du jeu, date de 1858. Ce club adhère à la Football Association (FA) en 1863 puis, après sept années de cohabitation avec les footballeurs, quitte la FA pour fonder une fédération spécifique qui règlemente le jeu à la main : c'est la Rugby Football Union (26 janvier 1871).
La première rencontre internationale de l'équipe d’Angleterre de rugby à XV a lieu contre l'Écosse le dimanche 27 mars 1871[2]. Ce n’est pas seulement le premier match de l’Angleterre, mais également la première rencontre internationale jamais disputée. Le match a lieu à Raeburn Place, situé à Édimbourg (Écosse). L’Écosse l’emporte 4-1 devant 4 000 personnes[3][4].
Le match est joué au Raeburn Place, un stade de cricket car la fédération écossaise de rugby n'avait pas encore de stade adapté pour un match international[5]. Il est disputé par deux équipes de 20 joueurs, en deux mi-temps de 50 minutes. Les Écossais gagnent le match par 1 essai et 1 but marqués contre 1 essai pour les Anglais.
Rencontres et brouilles britanniques (1870-1889) [modifier]
Carte du Royaume-Uni et de l'Irlande
Carte du Royaume-Uni et de l'Irlande
La revanche entre les équipes d'Écosse et d'Angleterre a lieu, sur le terrain de ces derniers, à l’Oval de Londres. L’Angleterre remporte le match par 8-3 (les Anglais inscrivent trois essais, une transformation et une pénalité, et les Écossais marquent un drop goal)[6]. Le match suivant entre les deux nations se déroule au Hamilton Crescent de Glasgow, il se termine sur un partage des points[7]. Les deux nations se rencontrent à nouveau deux ans plus tard, le lundi 23 février 1874, la rencontre se solde par un succès anglais 3-1.
L’Irlande débute sur le plan international en rencontrant l’Angleterre en 1875 (défaite 7-0 des Irlandais) (voir Angleterre-Irlande en rugby à XV)[8]. Le Pays de Galles débute un peu plus tard sur le plan international avec des matchs contre l’Angleterre en 1881, l'Irlande en 1882 et l'Écosse en 1883.
Ce n'est qu'en 1884 que ces quatre équipes se rencontrent toutes pendant la même saison, en effet il manque un match à l'édition de 1883 pour que le Tournoi soit disputé complètement[9]. Les éditions de 1885, 1887 et 1889 ne sont pas complétées, à la suite de disputes entre fédérations[10].
Les Anglais sont exclus des éditions de 1888 et 1889 du Tournoi en raison de leur refus de rejoindre l'International Rugby Board[11] [12].
Années difficiles et affrontement de nouveaux adversaires (1890-1909) [modifier]
Pendant cette période, l'équipe d'Angleterre s'ouvre à de nouveaux horizons : premières rencontres internationales contre l'Afrique du Sud, l'Australie, la France, la Nouvelle-Zélande.
Le tournoi britannique 1890 voit une victoire partagée entre l’Angleterre et l’Écosse, l’année suivante l’Angleterre perd son match contre l’Écosse qui remporte alors le Tournoi.
L’Angleterre prend sa revanche en 1892, elle gagne le Tournoi avec une triple couronne à la clé. Cependant, elle a moins de réussite les deux années suivantes avec une seule victoire par an.
Après deux victoires dans le Tournoi, l'Angleterre entre dans une période noire sans succès majeur. En 1895, l’Angleterre gagne deux matchs mais perd contre l’Écosse (6-9) qui remporte cette édition du Tournoi. La période 1896-1899 n’est pas fameuse : une seule victoire en 1897 et une en 1898.
Après avoir gagné un match, fait un match nul et concédé une défaite face aux Gallois en 1900, l’Angleterre ne gagne aucun match en 1901. Le XV de la rose se reprend l'année suivante, en 1902, en remportant deux matchs mais perd à nouveau tous ses matchs en 1903. Le Pays de Galles est alors inaccessible pour les Anglais qui de 1900 à 1909, perdent neuf matchs pour un nul et aucune victoire contre les Diables Rouges (voir Angleterre-Galles en rugby à XV) [13]. Après avoir gagné un match, fait un match nul (contre les Gallois) et concédé une défaite en 1904, l’Angleterre perd encore tous ses matchs en 1905, et elle termine l’année en perdant sa première rencontre contre les All Blacks (défaite 15-0).
Le 22 mars 1906, l'équipe de France, qui inaugure sa première tenue tricolore, rencontre l'équipe d’Angleterre au Parc des Princes et perd 8 à 35. Ce résultat honorable conduit les Anglais à jouer un match annuel contre le XV de France, ils sont imités un peu plus tard par les Gallois et les Irlandais[14]. À noter que l'équipe de France est admise pour la première fois à disputer le Tournoi en 1910, la compétition devient le Tournoi des cinq nations.
L'équipe d'Angleterre dispute son premier match face à l'Afrique du Sud le 8 décembre 1906, le match se termine sur une égalité 3-3. L’Angleterre commence 1907 par une large victoire contre la France avec 28 points d’écart à Richmond, mais elle subit ensuite trois défaites contre les nations britanniques. L’Angleterre fait un peu mieux l’année suivante, puis en janvier 1909 l’équipe d'Angleterre dispute son premier match face à l’Australie, elle s'incline sur le score de 3-9.
Âge d’or (1910-1929) [modifier]
Le 15 janvier 1910 voit le premier match de l'équipe d'Angleterre disputé à Twickenham (Londres). C’est la fin d’une série noire et le début d’un âge doré.
L’Angleterre gagne contre le Pays de Galles à Twickenham, puis remporte le Tournoi en 1910, une première depuis 1895. Leur titre coïncide avec la splendeur des Harlequins, dont l’art de l’attaque permet au XV de la rose à dominer le Tournoi jusqu’à la Grande Guerre. L’Angleterre ne conserve pas son titre en 1911, gagnant et perdant deux matchs, elle doit partager le titre en 1912 avec l’Irlande à la suite de sa défaite contre les Écossais. Le XV de la rose réussit le Grand Chelem en 1913 (ils remportent donc tous leur matchs), il défend son titre avec brio en 1914 et enchaîne sur un autre Grand Chelem. Cette équipe compte alors des joueurs de talent comme W.J.A. Davies, Cyril Lowe et Ronald Poulton-Palmer.
La Première Guerre mondiale met fin aux rencontres internationales de 1915 à 1919, et le Tournoi est disputé à nouveau en 1920. L’Angleterre garde le rythme de 1914 en remportant un autre Grand Chelem en 1921. Davies est de retour pour diriger l’attaque, et Wavell Wakefield invente le travail spécifique de la mêlée pour donner aux Anglais une longueur d’avance au niveau des avants. En 1922, le XV de la rose perd un match contre les futurs vainqueurs, le Pays de Galles, et fait match nul contre la France. L’Angleterre réalise à nouveau le Grand Chelem en 1923 et 1924.
Ils commencent l’année 1925 en perdant contre les Invincibles néo-zélandais devant 60 000 supporters à Twickenham. Le XV de la rose remporte ensuite deux matchs, concède un nul et une défaite lors du Tournoi 1925. Sa prestation lors du Tournoi 1926 est moins bonne (1 victoire, un nul, 2 défaites), puis son bilan s'équilibre en 1927 (2 victoires et 2 défaites).
La défaite des Anglais face aux Français le 2 avril 1927 revêt une importance particulière car c'est la première obtenue contre la France. Jusqu'à cette date la France avait perdu 15 des 16 rencontres contre les Anglais et avait fait, au mieux, match nul en 1922 (voir France-Angleterre en rugby à XV)[15].
En 1928, l’Angleterre remporte un autre Grand Chelem dans le Tournoi avec à sa tête Ronald Cove-Smith, mais l'année suivante le XV de la rose ne gagne que deux matchs sur quatre.
Pendant cette période 1910-1929, l'équipe d’Angleterre domine les nations européennes. Elle a disputé 63 matchs et remporté 45 victoires, soit 71% de réussite. Si l’on restreint la période aux années 1913 à 1924, le XV de la rose a disputé 29 matchs et remporté 25 victoires, soit 86% de réussite. Parmi les trois défaites, deux sont dues aux Diables Rouges du Pays de Galles, le grand rival de l’Angleterre[16].
Le bilan des Anglais face à l’Afrique du Sud est favorable car ces derniers ne parviennent à l’emporter qu'une seule fois. Parmi les joueurs anglais, W.J.A. Davies s'est distingué en restant invaincu durant ses 21 dernières sélections (il connaît sa seule défaite à sa 1re sélection face à l'Afrique du Sud en 1913 et il ne joue pas face au Pays de Galles victorieux du tournoi en 1922).
Toujours des succès (1930-1939) [modifier]
La série de succès des Anglais se poursuit en 1930 avec une nouvelle victoire dans le tournoi. En 1931, la France est exclue pour professionnalisme (paiement des joueurs, recrutement inter-clubs) et en raison de son jeu violent lors de certains matchs[17],[18]. Le Tournoi est disputé seulement par les quatre équipes britanniques jusqu'en 1939.
Le Tournoi britannique 1932 voit une victoire partagée à trois entre l’Irlande, l’Angleterre et le Pays de Galles. En janvier 1932, le XV de la rose affronte les Springboks devant une foule de 70 000 supporters à Twickenham. En 1933, les Anglais ne remportent qu’un match, cependant l’Angleterre gagne le Tournoi 1934 avec une triple couronne à la clé[19]. Les Anglais présentent le même bilan équilibré dans le Tournoi en 1935 et 1936 avec une victoire, un nul et une défaite.
Les All Blacks font une longue tournée de septembre 1935 à janvier 1936 qui les amène successivement dans les îles britanniques puis au Canada. Ils subissent leur première défaite en test match contre l’équipe d'Angleterre [20]. Le prince russe Alexander Obolensky a contribué au succès des Anglais en marquant deux essais, l'un en débordement le long de la touche, l'autre mémorable appelé la diagonale du prince.
En 1937, l’Angleterre gagne à nouveau le Tournoi avec une triple couronne, puis partage la victoire lors de l'édition de 1939 avec deux victoires et une défaite.
Sept victoires dans le tournoi en 17 éditions (1947-1963) [modifier]
Après une interruption due à la Seconde Guerre mondiale, le Tournoi reprend en 1947 avec la participations de cinq nations car la France est admise à participer après le Tournoi de 1939. Le XV de la rose ne perd qu’un match lors du Tournoi de reprise et partage la victoire avec le Pays de Galles.
L’année suivante l’Angleterre ne gagne pas un seul match, concédant un nul contre les Gallois et perdant les trois autres rencontres. Le Tournoi de 1949 est meilleur pour les Anglais avec deux victoires et autant de défaites. Le début des années 1950 n’est pas glorieux pour le XV de la rose avec une seule victoire dans le Tournoi en 1950 et une autre en 1951. L’Angleterre fait une tournée en Afrique du Sud pour la première fois en 1952, les Anglais perdent le test match contre les Springboks par 3 à 8 (voir Angleterre-Afrique du Sud en rugby à XV) [21].
Le Tournoi de 1952 voit un meilleur comportement des Anglais avec trois victoires pour une défaite. Le XV de la rose gagne le Tournoi 1953, remportant tous ses matchs sauf un nul concédé contre les Gallois. Le Tournoi 1954 est presque aussi brillant pour l’Angleterre qui l’emporte, mais elle partage alors la victoire avec la France et le Pays de Galles qui comptent aussi trois victoires et une défaite.
Le Tournoi 1955 est moins brillant avec deux défaites, dont une à domicile contre la France, un match nul en Irlande et une victoire contre l'Écosse, cette dernière est à ce moment-là la plus faible des cinq nations. L’année suivante n'est pas meilleure avec deux défaites et deux victoires.
Le XV de la rose se reprend en 1957, réussissant le Grand Chelem. Il compte des joueurs brillants comme Eric Evans, Muscles Currie, Dickie Jeeps, Jeff Butterfield et Peter Jackson.
En 1958, deux victoires et deux matchs nuls suffisent aux Anglais pour remporter seuls le Tournoi; cette même année, ils l’emportent aussi contre l’Australie. Le Tournoi 1959 se solde par un bilan équilibré pour l'Angleterre avec deux nuls, une victoire et une défaite.
Alors que la France domine le Tournoi au début des années 1960, l’Angleterre remporte certes une victoire partagée en 1960 mais ne confirme pas par la suite avec une victoire seulement en 1961 et 1962.
En 1963, les Anglais mettent fin à l’hégémonie des Bleus qui ont été victorieux en 1960, 1961 et 1962. Après cette victoire, le XV de la rose joue trois tests matchs dans l’hémisphère sud et les perd tous: 11-21 et 6-9 contre les All Blacks, 9-18 contre l’ Australie.
Traversée du désert (1964-1979) [modifier]
L'année 1964 débute par une défaite (0-14) des Anglais face à la Nouvelle-Zélande qui effectue une tournée en Europe. Après sa victoire en 1963, l’Angleterre ne gagne plus le Tournoi pendant les années 1960 et elle ne compte aucun succès dans les années 1970.
De 1964 à 1968, c'est la traversée du désert pour l’Angleterre qui ne remporte que cinq matchs en cinq ans. Le bilan du XV de la rose s'améliore en 1969 avec deux matchs gagnés dans le Tournoi et une victoire lors de son premier match contre les Springboks sur le score de 11-8.
L’année du centenaire de la RFU en 1971, les Anglais peinent à battre le Japon 6-3 à Tokyo et ils ne brillent pas au niveau continental. Ils n’ont ni le fond de jeu ni les joueurs qui brillent alors dans les équipes de France et du Pays de Galles: les Gallois Barry John, Gareth Edwards, JPR Williams, John Taylor et Gerald Davies et les Français Jean-Pierre Rives, Claude Dourthe, Jean-Pierre Lux, Jo Maso, Jean Trillo et Jean-Michel Aguirre.
De 1970 à 1972, l’Angleterre ne remporte que deux matchs en trois ans dans le Tournoi. Elle compte cependant des victoires significatives contre l’Afrique du Sud en 1972, la Nouvelle Zélande en 1973 et l’Australie en 1976.
Le Tournoi des cinq nations 1972 n’est pas achevé à cause des troubles en Irlande du Nord. Après le Bloody Sunday, un mouvement de foule met le feu à l’ambassade britannique de Dublin et des lettres de menace sont adressées aux joueurs. Les Écossais et les Gallois refusent de se déplacer en Irlande. Cependant l’Angleterre accepte de jouer l'année suivante à Dublin, après une défaite des Anglais par 18-9 à Lansdowne Road, le capitaine anglais John Pullin déclare "Nous n’avons pas été très bons mais au moins nous nous sommes déplacés".
Le Tournoi des cinq nations 1973 voit toutes les équipes gagner à domicile : résultat unique dans les annales, et par conséquent, elles gagnent toutes le Tournoi... Cette même année, l’Angleterre remporte ses matchs contre la Nouvelle-Zélande et l’Australie.
La rose n’a pas d’épines (1980-1989) [modifier]
Article détaillé : Grand Chelem en rugby de l'Angleterre en 1980.
L’Angleterre commence la décennie avec un Grand Chelem en 1980, leur premier depuis 23 années, grâce à une victoire 9-8 (trois pénalités contre deux essais) acquise contre un Pays de Galles réduit à 14; Bill Beaumont est alors le capitaine de l'équipe anglaise. L’Angleterre remporte pour la première fois le trophée BBC du sportif de l’année 1980. Cette équipe compte de brillantes individualités comme Fran Cotton, Bill Beaumont, Maurice Colclough, Nigel Horton, Steve Smith, Clive Woodward. Mais cela ressemble à un faux départ car le reste de la décennie n’est pas fameux pour le XV de la rose.
Le Tournoi 1981 est moins bon pour les Anglais, avec deux victoires sur quatre rencontres. Cette même année, l’Angleterre joue contre l’Argentine et obtient un nul et une victoire.
Le XV de la rose débute l’année 1982 en affrontant victorieusement les Wallabies dans un match serré 15-11. Elle gagne deux rencontres dans le Tournoi. Son bilan est moins bon en 1983 (une seule victoire) et pourtant en fin d’année le XV de la rose rencontre victorieusement les All Blacks[22].
La période 1984-1987 n'est pas bonne pour le XV anglais, en particulier 1984 (cinq défaites et une victoire) et 1985 (deux victoires, un nul et quatre défaites), une des deux victoires étant un piètre résultat (22-15) contre la Roumanie.
L’Angleterre participe à la première coupe du monde en 1987, elle joue dans le groupe A avec l'Australie, le Japon et les États-Unis. Le premier match est le sommet entre les Wallabies et l’Angleterre, il voit la victoire des coéquipiers australiens de David Campese 19-6. Le XV de la rose bat par la suite le Japon 60-7 et les États-Unis 30-6 pour finir second de la poule, derrière l’Australie. L’Angleterre doit ensuite affronter le Pays de Galles, elle est défaite sur le score de 16-3.
L’Angleterre débute le Tournoi 1988 par une courte défaite 9-10 contre la France, puis enchaîne sur une autre défaite contre le Pays de Galles. La suite est meilleure, elle bat l'Écosse et l’Irlande.
Le XV de la rose perd ses deux test-matchs contre les Wallabies (voir Angleterre-Australie en rugby à XV) [23]. Le Tournoi 1989 est encore meilleur que celui de 1988 avec deux victoires, un nul et une défaite contre le Pays de Galles, qui domine alors ses voisins.
Pendant la période 1980 à 1989, l'équipe d’Angleterre a disputé 61 matchs et remporté 29 victoires (28 défaites, 4 nuls), soit 47% de réussite. Le XV de la rose est largement dominé par les Diables rouges (7 défaites, 1 nul, 3 victoires), les Bleus (6 défaites, 1 nul, 3 victoires), les Wallabies (4 défaites, 2 victoires) et les All Blacks (2 défaites, 1 victoire). Il domine seulement l’Irlande, la Roumanie, les Fidji et les États-Unis.
Au sommet du rugby européen (1990-1999) [modifier]
Articles détaillés : Grand Chelem en rugby de l'Angleterre en 1991, Grand Chelem en rugby de l'Angleterre en 1992 et Grand Chelem en rugby de l'Angleterre en 1995.
Les Anglais dominent le rugby européen durant les années 1990 avec 4 Tournois gagnés 1991, 1992, 1995, et 1996 dont 3 Grand Chelems (GC) en 1991, 1992 et 1995. La France rivalise avec les Anglais pour la suprématie en Europe : 3 Tournois gagnés en 1993, 1997[24] (avec une victoire chez les rivaux anglais) et 1998 dont 2 GC en 1997 et 1998[25].
Pendant cette période, le XV de la rose est entraîné successivement par Geoff Cooke (1990-1994), Jack Rowell (1995-1997) et Clive Woodward (1997-1999).
En 1990, l’Angleterre réalise un brillant début de Tournoi en gagnant ses trois premiers matchs de manière convaincante : 23-0 contre l’Irlande, 26-7 en France, 34-6 contre le Pays de Galles. Elle bute sur la dernière marche en perdant 13-7 contre les Écossais qui remportent le Tournoi et le Grand Chelem. L'année suivante, en 1991, l’Angleterre prépare très sérieusement la coupe du monde puisqu’elle remporte le Tournoi en réussissant le Grand Chelem, son premier depuis 1980. L'équipe d’Angleterre comprend alors des individualités marquantes comme Rob Andrew, Rory Underwood, Will Carling, Dean Richards.
L’Angleterre est le pays hôte de la coupe du monde (CM) 1991, elle joue dans le groupe A avec les All Blacks, l’Italie et les États-Unis. Le match d’ouverture du tournoi à Twickenham est le sommet entre les All Blacks et l’Angleterre, il voit la victoire des champions du monde en titre Néo-zélandais par 18-12. Le XV de la rose bat par la suite l’Italie 36-6 et les États-Unis 37-9 pour finir second de la poule, derrière les All Blacks. L’Angleterre doit alors affronter le vainqueur de la poule D, au Parc des Princes à Paris. Elle réussit une grande performance contre la France de Serge Blanco et s’impose 19-10. Grâce à cette victoire, les Anglais disputent une demi-finale contre les Écossais à Murrayfield (Édimbourg), leur victoire par 9-6 leur permet de disputer leur première finale de coupe du monde, contre l’Australie. La finale a lieu dans un stade de Twickenham qui affiche complet. L’Angleterre perd sur un petit score de 12-6, laissant aux Wallabies le titre prestigieux de Champions du monde.
L’Angleterre remporte le trophée BBC du sportif de l’année, trophée qu’elle remporte de nouveau en 1992, partagé cette fois-ci avec le relais olympique du 4 x 400 m. Le trophée acquis en 1992 fait suite au Grand Chelem remporté par les Anglais lors du Tournoi, et couronne une saison sans défaite et avec des victoires contre le Canada et les Springboks qui font leur rentrée sur la scène internationale.
La campagne victorieuse continue d'abord en 1993, avec une nouvelle victoire sur la France pour le match d’ouverture du Tournoi des cinq nations. Par contre, ils perdent contre les Gallois et les Irlandais et ne remportent qu'une autre rencontre contre les Écossais. En novembre 1993, le XV de la rose bat les All Blacks 15-9. L’Angleterre remporte encore le trophée BBC du sportif de l’année 1993, et ce pour la troisième fois consécutive.
En 1994, les Anglais ne perdent qu'un match du Tournoi mais sont devancés au classement par les Gallois qui terminent avec une meilleure différence de points. L'Angleterre connait une deuxième fois la défaite lors d'un des deux test match contre les Springboks.
Dans le cadre de la préparation de la CM 1995, les Anglais se distinguent et réussissent un troisième Grand Chelem en cinq ans.
L’Angleterre joue dans le groupe B et termine en tête, battant successivement l'Argentine 24-18, l’Italie 27-20 et puis les Samoa 44-22. L’Angleterre doit alors rencontrer le tenant du titre, l’Australie, elle s’impose 25-22. le XV de la rose affronte ensuite en demi-finale les impressionnants All Blacks[26]. Dans un match dominé par les All Blacks et Jonah Lomu qui crève l’écran avec ses quatre essais, les Anglais perdent 45-29. La France battue lors de la coupe du monde (CM) 1991 prend sa revanche contre les Anglais lors de la CM 1995 avec une victoire pour la 3e place. Ce sont les Springboks qui remportent l’épreuve.
En 1997, l’ancien international et membre de l’équipe victorieuse du Grand Chelem de 1980 Clive Woodward devient entraîneur de l’équipe anglaise.
Cette année-là, les Anglais obtiennent un résultat nul contre les All Blacks à Twickenham, après avoir été défaits à Manchester la semaine précédente. Une grande partie de l’équipe anglaise déclare forfait pour la tournée désastreuse de l’été 1998 en Australie, Nouvelle-Zélande et en Afrique du Sud connue comme la tournée infernale où l’Angleterre prit une correction 76-0 par les Wallabies.
Lors du Tournoi 1997, les Anglais perdent contre les Français à Twickenham sur le score de 20 à 23 alors qu'ils menaient pendant la partie par 20 à 6. Ce résultat permet aux Français de réaliser un nouveau Grand Chelem[27] et les Anglais terminent second.
L’Angleterre perd encore un match crucial contre les Gallois en 1999 et ils laissent ainsi le titre dans le Tournoi aux Écossais. Dans la dernière rencontre du Tournoi des cinq nations (le Tournoi accueille l’Italie la saison suivante et devient alors le Tournoi des six nations) Scott Gibbs échappe à six placages anglais pour inscrire un essai à la dernière minute. L’Angleterre est vaincue et le titre revient aux Écossais.
Le XV de la rose est seulement quart-de-finaliste de la CM 1999. L’Australie est championne du monde sur le score de 35-12 contre les Français [28] qui atteignent le même niveau de performance qu'en 1987.
De 1990 à 1999, l'équipe d’Angleterre a disputé 92 matchs et remporté 60 victoires, soit 65% de réussite.
Le XV de la rose joue 11 matchs contre les Écossais et compte 10 victoires, 10 matchs contre les Gallois pour 8 victoires, 10 matchs contre les Irlandais pour 8 victoires. Il joue 12 matchs face aux Français, le bilan est de 8 victoires pour 4 défaites, avec une série de 8 victoires consécutives entre 1989 et 1995.
Le XV de la rose présente un bilan défavorable face aux Springboks avec trois victoires pour cinq défaites, dont une défaite par 44-21 en demi-finale de la CM 1999[29].
Les Anglais n'ont pas de réussite face aux nations de l’hémisphère Sud, la différence de niveau est alors grande. En effet, le XV de la rose est largement dominé par les Australiens (6 défaites, 1 nul, 1 victoire) dans les duels qui les opposent, en particulier la finale de la CM 1991. Les Wallabies sont redoutables pendant cette période car ils sont champions du monde en 1991 et 1999. Le XV de la rose est également largement battu par les All Blacks (6 défaites, 1 nul, 1 victoire) avec trois défaites en Coupe du monde[30] [31] [32].
Au sommet du rugby mondial (2000-2003) [modifier]
Articles détaillés : Grand Chelem en rugby de l'Angleterre en 2003 et Angleterre en coupe du monde de rugby 2003.
L’Angleterre commence la nouvelle décennie en remportant le Tournoi des six nations inaugural, elle ne réalise cependant pas le grand chelem car elle est défaite lors du dernier match à Murrayfield (Écosse). L’année suivante voit l’Angleterre connaître le même sort, victoire dans le Tournoi 2001, mais avec une défaite lors du dernier match à Lansdowne Road (Irlande).
La France remporte le Tournoi 2002 après une victoire sur l’Angleterre à Paris mais une triple couronne console un peu les Anglais.
Durant l’été 2002 la force de l’équipe anglaise apparaît : une très jeune équipe, avec Phil Vickery comme capitaine, qui défait une forte équipe d'Argentine à Buenos Aires. Puis en novembre, sous les ordres de Martin Johnson, l’Angleterre bat les trois géants de l’hémisphère sud à Twickenham à une semaine d’intervalle. Le XV de la rose montre qu'elle est capable de battre sur une rencontre les All Blacks, même si cette victoire est n'acquise que par trois points d'écart[33]. L’Australie après avoir subi une défaite contre l’Irlande est battue par les Anglais lors d'un autre match très serré. Les Springboks sont, pour leur part, sévèrement défaits 53-3.
En 2003, l’Angleterre continue de progresser, elle remporte le Grand Chelem pour la première fois depuis 1995 mais surtout elle s’impose comme l’équipe No.1 sur le plan mondial. Après avoir battu en match d'ouverture la France, qui est le tenant du titre et détenteur d'un Grand Chelem en 2002, et avoir battu les Gallois au Millennium Stadium, l’Angleterre marque au moins 40 points lors des derniers matchs du Tournoi. Ce succès dans le Tournoi est suivi d’une brillante tournée en juin pour préparer la Coupe du monde : victoires contre l’Australie et les All Blacks [34].
Célébrations à Trafalgar Square après la victoire de l’Angleterre en Coupe du monde.
Célébrations à Trafalgar Square après la victoire de l’Angleterre en Coupe du monde.
L’Angleterre aborde la Coupe du monde de rugby à XV 2003 en position de favorite pour le titre final et son parcours ne connaît pas d’embûche. L'Angleterre bat la France en demi-finale sur le score de 24-7, les 24 points anglais étant marqués par des drops et pénalités de Jonny Wilkinson. L'équipe d'Angleterre remporte cette CM 2003 en battant les Wallabies en finale le 22 novembre 2003. L’Angleterre est couronnée championne du monde sur un drop goal réussi dans les 30 dernières secondes de la prolongation par Jonny Wilkinson. Le score final est de 20-17 dans un match considéré comme un des sommets du rugby. Trois jours après l’équipe anglaise est accueillie par des milliers de supporters à l’aéroport d’Heathrow, aux premières heures du matin. Le 8 décembre un jour de fête nationale a lieu, comme l’Angleterre n’en a jamais connue. L’équipe anglaise a vu 750 000 supporters fêter le titre lors de la parade dans Londres avant d’être félicitée par la reine Elizabeth II à Buckingham Palace[35].
L’Angleterre remporte le trophée BBC du sportif de l’année, avec Jonny Wilkinson premier devant Martin Johnson pour les récompenses individuelles. L'équipe d’Angleterre comprend alors des individualités marquantes comme Jonny Wilkinson, Martin Johnson, Lawrence Dallaglio, Jason Robinson.
Pendant la période 2000-2003, l'équipe d’Angleterre domine le reste du monde. Elle dispute 51 matchs et remporte 44 victoires, soit 86% de réussite. Parmi les sept défaites, deux sont à l’actif des Barbarians. Parmi les grandes nations, seules la France (par 2 fois), l’Afrique du Sud, l’Écosse, l’Irlande (1 fois) chacune sont parvenues à l’emporter. L’Angleterre présente donc un bilan positif contre toutes les nations, elle a aussi réussi l'exploit de remporter ses 16 matchs disputés à Twickenham. Le XV de la rose gagne ses 2 matchs disputés contre les All Blacks, 5 matchs sur 5 contre les Australiens champions du monde en titre. Il gagne 12 matchs successifs contre les 3 grandes nations de l’hémisphère sud. Le vieil ennemi de l’Angleterre, le Pays de Galles, "gît" aux pieds de la rose rouge avec six défaites consécutives[36].
Réveil brutal (2004-2007) [modifier]
Angleterre-Galles dans le tournoi 2004
Angleterre-Galles dans le tournoi 2004
Après la victoire obtenue lors de la Coupe du monde 2003, une partie des joueurs-clé annoncent leur retraite internationale : le capitaine Martin Johnson, Jason Leonard, Kyran Bracken et Neil Back.[37] L’ouvreur buteur providentiel, Jonny Wilkinson, est absent suite à de nombreuses blessures.
Dans le Tournoi 2004, l’Angleterre perd à la fois contre la France et l’Irlande et finit troisième[38]. Fin août 2004, le capitaine Lawrence Dallaglio prend sa retraite internationale, tout au moins temporairement[39]. Sir Clive Woodward démissionne de son mandat de sélectionneur le 2 septembre, Andy Robinson est désigné pour le remplacer [40], [41], [42].
La première campagne de Robinson dans le tournoi des six nations est encore moins fructueuse que celle de 2004. Une quatrième place clôt le Tournoi 2005 avec trois défaites, et deux matchs remportés. [43]
De nombreux joueurs anglais sont impliqués dans la tournée infructueuse des Lions britanniques et irlandais en Nouvelle-Zélande en 2005. Les All Blacks gagnent la série 3-0. [44] L’entraîneur anglais Andy Robinson fait partie de l’encadrement technique de l’entraîneur en chef Clive Woodward pour la tournée. [45] Pour la fin de l’année l'Angleterre accueille l'Australie le 12 novembre à Twickenham et l’Angleterre l'emporte 26-16.
La semaine suivante, le 19 novembre, les All Blacks ont rendez-vous à Twickenham et ils gagnent difficilement 23-19. Le bilan de ces deux parties semble indiquer que l’Angleterre sera compétitive pour le Tournoi 2006.
Dans le Tournoi 2006 le match d’ouverture gagné contre les Gallois, tenants du titre, laisse espérer aux Anglais un départ prometteur[46]. Mais le match suivant se termine sur une victoire pas très convaincante contre l’Italie, il est suivi de défaites contre l'Écosse et la France[47]. L'entraîneur Robinson réagit en opérant sept changements pour l’ultime match contre l'Irlande. Les Verts irlandais l’emportent et gagnent la triple couronne[48] [49]. La RFU réagit après le Tournoi et décide de modifier la direction de l’encadrement technique. Andy Robinson conserve son poste mais un poste de manager est créé dont Rob Andrew est le premier détenteur. La RFU nomme John Wells comme entraîneur des avants, Mike Ford comme chargé du secteur de la défense, et Brian Ashton comme entraîneur des lignes arrières.
Lors de la tournée de juin l'Angleterre retourne en Australie pour y disputer deux test matchs. L'équipe est un mélange d’expérience et de jeunesse ; le résultat est catastrophique avec deux cinglantes défaites 34-3 et 43-18[50].
En automne, le XV de la rose dispute quatre test matchs à Twickenham contre la Nouvelle-Zélande, l'Argentine et l'Afrique du Sud par deux fois. Le 5 novembre 2006, l'équipe d'Angleterre joue dans le stade de Twickenham rénové devant 82 076 spectateurs, face aux All Blacks. L’Angleterre perd 20-41 puis elle affronte l'Argentine et connaît une grande première, une défaite contre les Pumas à Twickenham 18-25[51].
Triomphe pour les Argentins et désillusion pour les Anglais le 12 novembre 2006
Triomphe pour les Argentins et désillusion pour les Anglais le 12 novembre 2006
Elle subit alors une septième défaite consécutive, un record peu enviable est égalé. Elle évite une infamante huitième défaite en battant difficilement les Springboks 23-21. Cependant, le 25 novembre, les Sud-Africains prennent leur revanche 25-14[52]. Le bilan est donc de 8 défaites en 9 matchs, série catastrophique jamais réalisée, par suite l’entraîneur Andy Robinson quitte sa fonction.
L'entraîneur des lignes arrières Brian Ashton est nommé sélectionneur en décembre 2006. L'Angleterre est dans un tel état qu’aucun grand nom ne veut se risquer à accepter de prendre cette responsabilité.
Le match suivant de l'Angleterre est la rencontre de Calcutta Cup contre l'Écosse dans le cadre du Tournoi 2007. Les Anglais l'emportent 42-20 avec le retour déterminant de Jonny Wilkinson qui inscrit 27 points.[53] Leur rencontre suivante se dispute contre l'Italie à Twickenham, la victoire de l'Angleterre (20-7) une équipe encore fragile qui dépend d'un solide buteur pour remporter ses matchs[54].
L'impression est confirmée contre l'Irlande où l'Angleterre apparaît limitée et impuissante. Elle connaît là une défaite historique 43-13, c'est la plus lourde défaite de l'Angleterre contre l'Irlande et la plus lourde défaite jamais concédée dans un Tournoi des cinq ou six nations. L'Angleterre, profondément remaniée et sans Phil Vickery et Jonny Wilkinson, bat les Français 26-18 à Twickenham, et obtient ainsi sa première victoire contre la France depuis la coupe du monde 2003.
Jonny Wilkinson
Jonny Wilkinson
Lors du dernier match, alors qu’elle peut encore mathématiquement remporter le Tournoi, elle s'incline 27-18 contre les Gallois qui évitent pour leur part l’infamante cuillère de bois. L'Angleterre termine troisième du Tournoi avec trois victoires et deux défaites.
L'Angleterre disputera la Coupe du monde 2007, organisée par la France, en étant dans la poule A pour la première phase; elle affrontera l’Afrique du Sud, les Samoa, les États-Unis et le Tonga[55]. Si l'Angleterre se qualifie pour le deuxième tour, elle devrait jouer contre l'Australie, ou le pays de Galles, voire les Fidji, le Canada ou le Japon.
Palmarès [modifier]
Triomphe pour les Anglais champions du monde en 2003
Triomphe pour les Anglais champions du monde en 2003
* Coupe du monde
o Coupe du monde de rugby 1987 : quart de finaliste (voir Angleterre CM 1987)
o Coupe du monde de rugby 1991 : finaliste (2e) (voir Angleterre CM 1991)
o Coupe du monde de rugby 1995 : demi-finaliste (4e) (voir Angleterre CM 1995)
o Coupe du monde de rugby 1999 : quart de finaliste (voir Angleterre CM 1999)
o Coupe du monde de rugby 2003 : champion du monde (1er) (voir Angleterre CM 2003)
* Tournoi des six nations :
o Grand Chelem (12) : 1913, 1914, 1921, 1923, 1924, 1928, 1957, 1980, 1991, 1992, 1995, 2003
*
o Victoire seul (24) : 1883, 1884, 1892, 1910, 1913, 1914, 1911, 1923, 1924, 1928, 1930, 1934, 1937, 1953, 1957, 1958, 1963, 1980, 1991, 1992, 1995, 1996, 2000, 2003
o Victoire partagée (11) : 1886, 1890, 1912, 1920, 1932, 1939, 1947, 1954, 1960, 1973, 2001,
o (Depuis 1879, la Calcutta Cup est attribuée annuellement au vainqueur du match Angleterre-Écosse dans le tournoi)
o (Depuis 1988, le Millennium Trophy est attribué au vainqueur du match Angleterre-Irlande)
o (Depuis 2000, le Trophée Eurostar est attribué au vainqueur du match Angleterre-France)
* Jeux olympiques :
o Vice-champion olympique en 1908
o Médaille de bronze olympique en 1900 (avec le club des Moseley Wanderers)
* Angleterre A:
o Churchill Cup : 2005
Tenue, emblème du XV de la rose [modifier]
rugby à XV anglais
rugby à XV anglais
football anglais
football anglais
L’Angleterre joue en maillot blanc, short blanc et bas noir. L’emblème sur les maillots est une rose rouge, plutôt que les Trois Lions Plantagenêt disposés sur les maillots de l’Équipe d'Angleterre de football et l’Équipe d'Angleterre de cricket. En 2007 c’est l’équipementier Nike qui habille l’Angleterre et O2 qui apparaît comme sponsor maillot.
Avant un déplacement à Édimbourg pour jouer contre l'Écosse en 1871, la Rugby Football Union créa l’emblème national de l’équipe. Une rose rouge fut choisie. Pourquoi ? Plusieurs hypothèses sont possibles, la véritable raison n'est pas connue.[56]
La légende raconte que la création de l’emblème remonte à la réception de Lawrence Sheriff (fondateur de l’école de Rugby) par Elizabeth I, qui aurait autorisé Sheriff à porter la rose rouge sur sa cotte d'armes ; quand Rugby a été créée ils prirent pour armoiries celle-ci (qui comportait la rose rouge).
Composition du XV de la rose [modifier]
L'équipe actuelle [modifier]
La liste suivante indique les joueurs retenus pour participer à la coupe du monde 2007.
Les avants [modifier]
Joueur Poste Club
Perry Freshwater Pilier USA Perpignan
Andrew Sheridan Pilier Sale Sharks
Matt Stevens Pilier Bath Rugby
Phil Vickery Pilier London Wasps
George Chuter Talonneur Leicester Tigers
Lee Mears Talonneur Bath Rugby
Mark Regan Talonneur Bristol Rugby
Steve Borthwick Deuxième ligne Bath Rugby
Nick Easter Deuxième ligne Harlequins
Ben Kay Deuxième ligne Leicester Tigers
Simon Shaw Deuxième ligne London Wasps
Martin Corry Troisième ligne Leicester Tigers
Lawrence Dallaglio Troisième ligne London Wasps
Lewis Moody Troisième ligne Leicester Tigers
Tom Rees Troisième ligne London Wasps
Joe Worsley Troisième ligne London Wasps
Les arrières [modifier]
Joueur Poste Club
Andrew Gomarsall Demi de mêlée Harlequins
Shaun Perry Demi de mêlée Bristol Rugby
Peter Richards Demi de mêlée Gloucester RFC
Oliver Barkley Demi d'ouverture Bath Rugby
Jonny Wilkinson Demi d'ouverture Newcastle Falcons
Mike Catt Centre London Irish
Andy Farrell Centre Saracens
Dan Hipkiss Centre Leicester Tigers
Jamie Noon Centre Newcastle Falcons
Mathew Tait Centre Newcastle Falcons
Mark Cueto Ailier Sale Sharks
Josh Lewsey Ailier London Wasps
Jason Robinson Ailier Sale Sharks
Paul Sackey Ailier London Wasps
Joueurs emblématiques [modifier]
Tout au long de son histoire, le XV de la rose a compté un grand nombre de joueurs d’exception. Il n’est pas possible de les citer tous ici, on se reportera à Catégorie:Joueur anglais de rugby à XV pour en avoir une liste plus complète.
La liste suivante est limitée à des joueurs qui ont au moins 60 sélections en équipe d'Angleterre, plus quelques personnalités marquantes (capitaines du XV de la rose, membres du Temple international de la renommée du rugby, joueurs comptant moins de sélections mais ayant évolué à une époque où il y avait moins de matchs internationaux).
Lawrence Dallaglio
Lawrence Dallaglio
Avants
* Neil Back
* Bill Beaumont
* Fran Cotton
* Ronald Cove-Smith
* Lawrence Dallaglio
* Wade Dooley
* Danny Grewcock
* Richard Hill
* Nigel Horton
* Martin Johnson
* Jason Leonard
Avants et demis
* Brian Moore
* Tony Neary
* John Pullin
* Dean Richards
* Wavell Wakefield
* Peter Wheeler
* Peter Winterbottom
* Rob Andrew
* Matt Dawson
* Jonny Wilkinson
Trois quarts et arrières
* Will Carling
* Carston Catcheside
* Mike Catt
* Will Greenwood
* Jeremy Guscott
* Dusty Hare
* Cyril Lowe
* Ronald Poulton-Palmer
* Jason Robinson
* Rory Underwood
Parmi ces joueurs emblématiques, le tableau suivant distingue quelques joueurs qui possèdent le meilleur palmarès en terme de nombre de sélections et de titres remportés avec l' équipe d'Angleterre. Par leur activité, ils couvrent la période 1913-2007.
Joueur Période Poste Capes Tournois Distinctions
Rob Andrew[57] , [58] 1985-1997 Demi d'ouverture 71 GC[59] 1991, 1992, 1995
Finaliste CM 1991, 396 points inscrits (record anglais de l'époque)
Neil Back 1994-2004 Troisième ligne aile 66 GC 2003
T6[60] 2000, 2001 Champion du monde CM 2003
Bill Beaumont [61] , [62] 1975-1982 Deuxième ligne 34 GC 1980 Temple international de la renommée du rugby, 21 fois capitaine
Lawrence Dallaglio 1995-2006 Numéro 8 77 GC 2003
T5[63] 1996, T6 2000, 2001 Champion du monde CM 2003
Richard Hill[64] , [65] 1997-2004 Troisième ligne aile 71 GC 2003
T6 2000, 2001 Champion du monde CM 2003
Martin Johnson[66] , [67] 1993-2003 Deuxième ligne 84 GC 1995, 2003
T5 1996, T6 2001 Temple international de la renommée du rugby, Champion du monde CM 2003, 51 fois capitaine
Jason Leonard 1990-2004 Pilier 114 GC 1991, 1992, 1995, 2003
T5 1996, T6 2000, 2001 Temple international de la renommée du rugby, Champion du monde CM 2003, Finaliste CM 1991, record anglais de sélections et 2e mondial
Cyril Lowe 1913-1923 Ailier 25 GC 1913, 1914, 1921, 1923
, T5 1920 18 essais (record anglais durant 67 ans, jusqu'en 1989)
Brian Moore[68] , [69] 1987-1995 Talonneur 64 GC 1991, 1992, 1995
Finaliste CM 1991
Rory Underwood[70] , [71] 1984-1996 Ailier 85 GC 1991, 1992, 1995
49 essais inscrits (record anglais)
Wavell Wakefield 1920-1927 Deuxième ligne ou Troisième ligne aile 31 GC 1921, 1923, 1924
, T5 1920 Temple international de la renommée du rugby, 13 fois capitaine
Jonny Wilkinson[72] , [73] 1998-en cours Demi d'ouverture 54 GC 2003
T6 2000, 2001 Champion du monde CM 2003, 859 points inscrits (record anglais)
Entraîneurs notables du XV de la rose [modifier]
Entre 1987 et 1994, Geoff Cooke a conduit l'Angleterre 49 matchs internationaux durant, remportant deux Grands Chelems dans le tournoi des cinq nations, atteignant la place de finaliste de la Coupe du monde de rugby 1991 et gagnant le titre de la Coupe du monde de rugby à sept 1993.
Jack Rowell lui succède à la tête de l'équipe d'Angleterre de 1995 à 1997. Il annonça son intention d'abandonner le jeu d'avants qui avait fait la force de l'Angleterre et qui lui avait permis d'emporter de nombreux tournois des cinq nations dans le passé, adoptant à la place un jeu basé sur la course. L'Angleterre de Jack Rowell emporta 21 des 29 matchs disputés, y compris le quart-de-finale de coupe du monde 1995 contre l'Australie.
En 1997, Clive Woodward devient entraîneur du XV de la Rose. C'est lui qui permet à celle-ci de passer dans le monde professionnel. Il a ainsi intégré l’utilisation de la vidéo, des entraîneurs spécialistes de chaque ligne, et a tissé des liens de collaboration étroite entre la sélection et les clubs.
Même s'il a été fortement attaqué par la presse lors de la Coupe du monde de rugby 1999, après la défaite en 1/4 de finale contre les Sud-Africains, il poursuit, gagnant enfin le Grand Chelem dans le Tournoi des six nations 2003, puis battant les tenants du titre australien à domicile lors de la finale de la Coupe du monde de rugby 2003.
Il est anobli en 2004. Bien que son contrat courre jusqu'à la coupe du monde 2007, et devant la retraite internationale de certains cadres de l'équipe comme Lawrence Dallaglio et Martin Johnson, et la détérioration des relations entre l'équipe nationale et les clubs anglais, il décide de démissionner de son poste.
Infrastructures [modifier]
Les stades du XV de la rose [modifier]
Les premières rencontres à domicile [modifier]
De 1871 à 1910 l’équipe d’Angleterre a disputé ses rencontres internationales à domicile dans de nombreux stades avant de s'installer à demeure à Twickenham. Ses stades comprennent Kennington Oval et Crystal Palace à Londres, Whalley Range et Fallowfield à Manchester, St John's Ground, Headingley Stadium et Meanwood Road à Leeds, Richardson's Field et Rectory Field à Blackheath, Crown Flatt à Dewsbury, l’Athletic Ground à Richmond et le Birkenhead Park. Kingsholm à Gloucester, Welford Road à Leicester (tous des stades d’actuels clubs de rugby à XV) et Ashton Gate à Bristol ont également été utilisés.
Twickenham [modifier]
Twickenham avant la reconstruction de la tribune sud
Twickenham avant la reconstruction de la tribune sud
Article détaillé : Stade de Twickenham.
A la fin de l’année 1905, la Rugby Football Union se rend compte des bénéfices qu’elle pourrait retirer de la possession de ses propres installations après l'étude des ventes d’entrées lors des réceptions de la Nouvelle-Zélande en 1905 et de l’Afrique du Sud en 1906 à Crystal Palace. En 1906, la Rugby Football Union mandate William Williams pour trouver un stade pour les matchs à domicile de rugby à XV anglais. Le terrain pour le stade est acquis l’année suivante au prix de 5 572 £ 12 shillings et 6 pence, la construction commence l’année d’après.
Le premier match de l’Angleterre a lieu le 9 octobre 1910 entre l’Angleterre et le Pays de Galles. L’Angleterre en sort vainqueur, 11 points à 6, battant le Pays de Galles pour la première fois depuis 1898. L’Angleterre établit des statistiques impressionnantes en gagnant ses matchs à domicile dans son terrain ce qui lui vaut d’être surnommé Forteresse Twickenham. Récemment Twickenham a fait l’objet d’un programme de rénovation, transformant le stade en un anneau complet. Le premier match à être disputé dans le stade de Twickenham rénové a été un test match joué le dimanche 5 novembre 2006. Le match perdu 20-41 contre la Nouvelle-Zélande a connu une affluence record de 82 076 spectateurs.
Le stade de Twickenham en 2004 : au fond l'ancienne tribune sud
Le stade de Twickenham en 2004 : au fond l'ancienne tribune sud
Projetons-nous sur le dernier match de la saison 1988, contre l’Irlande à Twickenham, l’Angleterre vient de perdre 15 de ses 23 derniers matchs disputés dans le Tournoi des cinq nations. Le public de Twickenham a seulement vu un essai anglais lors des deux dernières années, et à la mi-temps l’Irlande mène 3-0.
Lors de la deuxième mi-temps l’Angleterre inscrit 6 essais pour une victoire surprenante 35-3. Trois essais sont inscrits par Chris Oti, un joueur noir qui débute à Twickenham. Un groupe de l’école Benedictine de Douai commence à chanter un hymne de gospel de leur club de rugby Swing Low, Sweet Chariot en honneur du nouvel héros. La foule entière se joint à eux. Au match suivant, contre l’Australie, un jeune centre nommé Will Carling fait ses débuts comme capitaine de l’Angleterre pour une brillante victoire. L’équipe anglaise allait enchaîner succès sur succès et connaître une période dorée. Swing Low, Sweet Chariot ne faisait plus qu’un avec Twickenham et l’équipe nationale anglaise.
Après la reconstruction progressive des quatre tribunes, les travaux d'agrandissement du stade de Twickenham sont en cours d'achèvement avec la nouvelle tribune sud. Ils auront permis d'augmenter la capacité du stade mais aussi, à terme, de fournir de nouveaux services : hôtel, centre de fitness, salle de presse et restaurants[74].
Centre de préparation [modifier]
L'équipe d'Angleterre de rugby ne dispose pas actuellement d'un centre de préparation comparable au Centre national du rugby dont dispose l'équipe de France, elle prépare ses matchs soit à Twickenham, soit à l'université de Loughborough[75].
Statistiques [modifier]
Statistiques sur les matchs [modifier]
L'Angleterre contre la Nouvelle-Zélande.
L'Angleterre contre la Nouvelle-Zélande.
Le tableau suivant dresse le bilan des matchs contre tous les adversaires de l'équipe d’Angleterre, il est mis à jour au 19 août 2007[76].
L' équipe d'Angleterre présente un bilan négatif par rapport à trois autres équipes majeures du rugby à XV (Afrique du Sud, Australie, Nouvelle-Zélande). Elle dépasse cependant le Pays de Galles, la France, l'Écosse, l'Irlande et l'Italie qui disputent aussi le Tournoi des six nations et fait pratiquement jeu égal avec le XV d'Afrique du Sud qui possède un titre de champion du monde.
Avant les années 1960, les Anglais ont accumulé une avance importante par rapport à l'équipe de France, tout particulièrement avant leur première défaite en avril 1927, mais de 1977 à 2007 les Anglais sont menés par les Français : 18 victoires, 19 défaites et un match nul (voir France-Angleterre en rugby à XV).
Pour la même période 1977 à 2007, les Anglais ont un bilan plus positif par rapport aux Gallois avec 20 victoires, 14 défaites et un match nul (voir Angleterre-Galles en rugby à XV) alors que les Gallois ont dominé de 1977 à 1990.
Bilan du XV de la rose face aux autres sélections. Lorsqu'il existe un article détaillé sur les rencontres avec une équipe internationale, le lien est donné par le nombre dans la colonne « nombre de matches ». Adversaires ↓ Nombre de
rencontres ↓ Victoires
anglaises ↓ Nuls ↓ Défaites
anglaises ↓ Victoires
anglaises (%) ↓
Afrique du Sud Afrique du Sud 28 12 1 15 42.86
Argentine Argentine 13 9 1 3 69.23
Australie Australie 34 13 1 20 38.24
Barbarians Barbarians 6 2 0 4 33.33
Canada Canada 6 6 0 0 100.00
Écosse Écosse 124 66 17 41 53.23
États-Unis États-Unis 4 4 0 0 100.00
France France 89 47 7 35 52.81
Fidji Fidji 4 4 0 0 100.00
Géorgie Géorgie 1 1 0 0 100.00
Irlande Irlande 120 69 8 43 57.50
Italie Italie 13 13 0 0 100.00
Japon Japon 1 1 0 0 100.00
Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 29 6 1 22 20.69
Maoris Maoris néo-zélandais 2 2 0 0 100.00
Pays de Galles Pays de Galles 116 53 12 51 45.69
Pays-Bas Pays-Bas 1 1 0 0 100.00
Roumanie Roumanie 4 4 0 0 100.00
Samoa Samoa 4 4 0 0 100.00
Tonga Tonga 1 1 0 0 100.00
Uruguay Uruguay 1 1 0 0 100.00
Total contre 21 adversaires 601 319 48 234 53.08
Plus larges victoires [modifier]
La plus large victoire de l’Angleterre est acquise sur le score de 134 à 0 contre l'équipe de Roumanie, le 17 novembre 2001.
À domicile
* Roumanie : 134-0 (134 points), 17 novembre 2001 à Twickenham
* Pays-Bas : 110-0 (110 points), 14 novembre 1998
* États-Unis : 106-8 (98 points), 21 août 1999
* Tonga : 101-10 (91 points), 15 octobre 1999 à Twickenham
* Géorgie : 84-6 (78 points), 12 octobre 2003
* Canada : 70-0 (70 points), 13 novembre 2004 à Twickenham
* Japon : 70-7 (63 points), 30 mai 1987
* Italie : 67-7 (60 points), 2 octobre 1999 à Twickenham
* Argentine : 51-0 (51 points), 3 novembre 1990
* Afrique du Sud : 53-3 (50 points), 23 novembre 2002 à Twickenham
* Pays de Galles : 50-10 (40 points), 23 mars 2002 à Twickenham
* Écosse : 43-3 (40 points), 3 mars 2001 à Twickenham
* Samoa : 40-3 (37 points), 26 novembre 2005 à Twickenham
* Fidji : 58-23 (35 points), 4 novembre 1989 à Twickenham
* Irlande : 50-18 (32 points), 5 février 2000 à Twickenham
* France : 48-19 (29 points), 7 avril 2001 à Twickenham
* Australie : 40-15 (25 points), 27 juillet 1991
À l’extérieur
* Uruguay : 13-111 (98 points), 2 novembre 2003 à Brisbane
* Nouvelle-Zélande : 10-16 (6 points), 15 septembre 1973 à l’Eden Park d’Auckland.
Plus larges défaites [modifier]
À domicile
* Nouvelle-Zélande : 20-41 (21 points), le 5 novembre 2006 à Twickenham devant un record d’assistance de 82.076 spectateurs.[77]
À l’extérieur
* Australie : 76-0 (76 points), le 6 juin 1998 à Brisbane.[78]
Statistiques concernant les joueurs [modifier]
Les données qui suivent sont valables au 19 août 2007. Les noms en gras indiquent les joueurs qui sont encore en activité.
Record de sélections [modifier]
# Joueur Parcours en équipe nationale Nombre de sélections
1 Jason Leonard 1990-2004 114
2 Rory Underwood 1984-96 85
3 Martin Johnson 1993-2003 84
4 Lawrence Dallaglio 1995-en activité 82
4 Matt Dawson 1995-2006 77
6 Will Carling 1988-97 72
6 Mike Catt 1994-en activité 72
8 Rob Andrew 1985-97 71
8 Richard Hill 1997-2004 71
10 Danny Grewcock 1997-en activité 69
Le record de sélections dans le XV de la rose est détenu par Jason Leonard. Ce record semble inaccessible.
Quelques joueurs en activité peuvent progresser dans ce classement mais ils ne participent pas actuellement aux matchs du XV de la rose.
Il faut noter qu'un classement par nombre de sélections ne dépend pas que de la qualité du joueur mais aussi du nombre de rencontres internationales. La naissance de la coupe du monde en 1987, la périodicité désormais bi-annuelle des tournées et le passage du tournoi de cinq à six nations influent sur ce classement et doivent donc être rappelés.
Record d'essais [modifier]
Rory Underwood est le joueur qui a marqué le plus grand nombre d'essais avec le XV de la Rose. Son record sera difficile à battre.
Rory Underwood 49 essais (85 tests)Ben Cohen 31 essais (57 tests)Jeremy Guscott 30 essais (65 tests)Jason Robinson 28 essais (48 tests)Cyril Lowe 18 essais (25 tests)
Record de points [modifier]
Le record de points marqués est détenu par Jonny Wilkinson avec 1002 points (6 essais, 134 transformations, 179 pénalités, 22 drops + autres nombre inconnu). [79]
Jonny Wilkinson 955 points (62 tests)Paul Grayson 400 points (32 tests)Rob Andrew 396 points (71 tests)